Temps de travail et travail du temps

Mots-clés : Travail

2014 • MONCHATRE Sylvie, WOEHL Bernard (dir.) - Mateo Alaluf, Alexandra Bidet, Paul Bouffartigue, Patrick Cingolani, Henri Eckert, William Gasparini, Florence Jany-Catrice, Emmanuelle Leclercq, Pascal Michon, Lilian Pichot, Thierry Pillon, Pierre Rolle, Marcelle Stroobants, MichèleTallard, JensThoemmes, François Vatin

Cote : MONC

La centralité du travail dans nos existences n’est plus à démontrer mais comment en cerner la portée ? Cet ouvrage propose de l’éclairer à partir des rapports entre le temps et le travail. Notre approche vise à saisir simultanément les transformations du temps du travail et ses incidences sur les autres temps sociaux. Les contributions rassemblées ici permettent de faire le lien entre des réalités trop souvent saisies séparément : celles du travail d’un côté, celles de l’éducation-formation, de la famille et de l’organisation domestique de l’autre, Or, il importe de les relier dans la mesure où les transformations du travail et des modes de vie s’inscrivent dans une dynamique salariale qui rythme les existences de plus en plus tôt, de plus en plus tard et de plus en plus profondément. Simultanément, les temps sociaux s’enchevêtrent en cours d’existence dans le cadre de tensions toujours plus vives qu’il importe de saisir non seulement à travers les quantités de temps qu’ils nous disputent mais également à travers les évolutions qualitatives qu’elles rendent possibles. La question est alors de savoir comment s’extraire de l’emprise de l’urgence et de l’accélération dans les faits comme dans l’analyse afin de saisir le présent dans son épaisseur temporelle.

MONCHATRE Sylvie, WOEHL Bernard (dir.) – Mateo Alaluf, Alexandra Bidet, Paul Bouffartigue, Patrick Cingolani, Henri Eckert, William Gasparini, Florence Jany-Catrice, Emmanuelle Leclercq, Pascal Michon, Lilian Pichot, Thierry Pillon, Pierre Rolle, Marcelle Stroobants, MichèleTallard, JensThoemmes, François Vatin
2014
24 x 16 cm, 250 p.
Publication de la Sorbonne

L’intégration inégale. Force, fragilité et rupture des liens sociaux.

Mots-clés : Citoyenneté, Famille, Intégration, Jeunes, logés, Mal, Personnes âgées, Travail

Février 2014 • PAUGAM Serge

Cote : PAUG

La notion d’intégration est omniprésente dans le débat social. Elle permet à la fois de penser les institutions, les normes et les politiques qui assurent la régulation sociale et d’analyser les phases du processus au cours duquel les individus parviennent à participer à des groupes déterminés et à la société dans son ensemble. L’objectif de ce livre est d’interroger le système social dans sa globalité en partant des différents types de liens sociaux (filiation, participation élective, participation organique et citoyenneté) qui attachent les individus entre eux et à la société. Sa problématique repose sur l’hypothèse que l’intégration est fondamentalement inégale en raison de la fragilité intrinsèque de ces liens sociaux et de la fragilisation poussée de leur entrecroisement. Pour en faire la démonstration, il interroge, d’une part, la transformation du système normatif qui encadre ces liens et, d’autre part, à partir de nombreux exemples, les obstacles réels auxquels sont confrontés les différents groupes sociaux pour s’y conformer. Il débouche sur une typologie qui permet de comparer les différents paliers de l’intégration et, par conséquent, les inégalités structurelles à l’origine des tensions sociales actuelles.
A propos des auteurs : Serge Paugam est sociologue, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Ses travaux portent sur les inégalités, les ruptures sociales et les formes contemporaines du lien social. Ce livre est le résultat d’un travail d’équipe, qui a été élaboré au sein de l’Équipe de recherche sur les inégalités sociales (ERIS) du Centre Maurice Halbwachs.

PAUGAM Serge
Février 2014
21,5 X 15 cm, 518 p.
Presses Universitaires de France.Collection le lien social

La richesse, la valeur et l’inestimable. Fondements d’une critique de l’économie capitaliste

Mots-clés : Capitalisme, Économie politique, Richesse, Travail, Valeur

2013 • HARRIBEY Jean-Marie

Cote : HARR

La richesse est le trou noir de la science économique. Se réduit-elle à la valeur économique des marchandises ? Pour sortir de la crise sociale et écologique du capitalisme, faut-il procéder à une fuite en avant productiviste ? La théorie économique dominante ne sait pas répondre à ces questions parce qu’elle assimile la valeur d’usage à la valeur d’échange, elle postule que l’accumulation infinie du capital est porteuse de bien-être et tient pour acquis que les forces libres du marché conduisent la société à son optimum et à son équilibre. Ce livre propose une critique sociale et écologique de l’économie capitaliste contemporaine en effectuant un retour sur l’économie politique, d’Aristote à Smith et Ricardo, et sur sa critique radicale accomplie par Marx : le travail est le seul créateur de valeur économique, et cette valeur acquiert une reconnaissance sociale à travers l’échange monétaire, que celui-ci soit marchand ou non marchand. Mais l’humanité puise dans la nature des richesses irréductibles à la valeur économique, richesses que le capitalisme tente de transformer en nouvelles marchandises et donc en occasions de profit. Toutes les institutions internationales, prises de panique devant la dégradation écologique, s’évertuent à calculer la valeur intrinsèque de la nature, celle des services qu’elle rend, afin de la réduire à du capital qu’il s’agira de rentabiliser. En maintenant la distinction radicale entre richesse et valeur, ce livre montre au contraire l’importance de ce qui échappe à la quantification marchande parce que c’est inestimable. Jean-Marie Harribey est professeur agrégé de sciences économiques et sociales et ancien maître de conférences à l’université Bordeaux-IV. Il a coprésidé Attac-France de 2006 à 2009 et il copréside actuellement Les Economistes atterrés. Il a déjà publié notamment L’Economie économe (L’Harmattan, 1997), La Démence sénile du capital (Le Passant ordinaire, 2002), Raconte-moi la crise (Le Bord de l’eau, 2009).

HARRIBEY Jean-Marie
2013
23,5 x 15,5 cm, 544 p.
Les Liens qui Libèrent

Pour quoi nous travaillons

Mots-clés : CGT, Entreprise, Métier, Santé, Syndicalisme, Travail

2013 septembre • BONGIORNO Yves, LE DUIGOU Jean-Christophe, MANSOURI-Guilani, NATON Jean-François, NÉDÉLEC Catherine - LEPAON Thierry (Préf.)

Cote : TRAV

Pour quoi nous travaillons? Dans quel but passons-nous des milliers d’heures à faire en sorte que le produit que nous fabriquons, le service que nous rendons soient bien faits? Pourquoi, malgré tout ce qui l’entrave, sommes-nous si attachés à notre travail ? Pourquoi en tirons-nous à la fois du plaisir, de la souffrance et de la fierté? C’est à partir de ces questions qu’est construit ce livre. La réalité vivante du travail a tendance à se dérober. Les mutations technologiques, les nouvelles techniques de management modifient son contenu. La précarité s’est installée, la rentabilité financière à court terme a imprégné les manières de s’organiser. Mais la résistance des salariés soucieux de bien faire leur travail a mis en évidence les dysfonctionnements générés par des stratégies incapables de répondre à leurs exigences d’être écoutés et reconnus. De nouveaux leviers d’action apparaissent: valorisation des métiers, prévention des accidents du travail et des maladies qu’il génère, création de solidarités avec des salariés précaires et isolés, démonstration de l’utilité de postes qu’une direction veut supprimer afin d’empêcher des licenciements… Autant de perspectives pour un mouvement syndical qui peut ainsi accompagner et amplifier les initiatives des salariés afin de les rendre efficaces.
Cet ouvrage, fruit d’une démarche de recherche de la CGT sur le thème «Transformation du travail et émancipation », a été coordonné par Catherine Guaspare, sociologue, ingénieure d’études au CNRS, et Jacques Léger, ancien secrétaire général de l’Union départementale CGT de l’Essonne, coordinateur du comité de pilotage de cette recherche.

BONGIORNO Yves, LE DUIGOU Jean-Christophe, MANSOURI-Guilani, NATON Jean-François, NÉDÉLEC Catherine – LEPAON Thierry (Préf.)
2013 septembre
22 x 15,5 cm, 176 p.
Editions de l’Atelier / Editions ouvrières

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