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Le choix de la non-violence par Bernard Ravenel – Vidéo

 

Le choix de la non-violence

Une étude de
Bernard RAVENEL
pour les cahiers de l’ITS

Ce livre est le résultat d’une recherche personnelle. Elle prolonge une interrogation relativement récente dans le mouvement ouvrier, même si la grève a souvent été accompagnée d’expériences significatives de désobéissance civile de masse. J’ai été amené à cette réflexion à partir de mon expérience directe d’un mouvement social, l’Intifada palestinienne de la fin des années 1980.  
Il s’agissait d’une impressionnante insurrection civile de la société palestinienne, avec une nouvelle poussée au début du XX° siècle puis les récents « printemps arabes », Intifada démocratique généralisée à l’ensemble du monde arabe et au-delà. J’en suis venu à considérer la lutte non-violente comme le moteur de l’histoire et comme une nécessité politique. Ma recherche m’a conduit à faire un retour sur le passé et sur le rapport entre violence et politique au XX° siècle. Ce qui m’a amené à poser la question du moment historique que nous vivons, celle du rapport entre non-violence et transformation révolutionnaire, c’est-à-dire dépassement du mode de production capitaliste. En somme, celle d’une révolution non-violente. Un oxymore ? Une contradiction dans les termes ? Une stupidité théorique et non seulement pratique ? Ce sont les interrogations auxquelles ce livre essaie d’apporter des éléments de réponse ou, à tout le moins, de réflexion.

 

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Disparition

Jean-Marie DEMALDENT n’est plus

Jean-Marie DEMALDENT

Jean-Marie DEMALDENT est décédé le 26 août à Paris

Né en 1943, Jean-Marie DEMALDENT appartient à une génération profondément marquée par la guerre d’Algérie même s’il était trop jeune pour être appelé au contingent lors de son épilogue. Mais c’est seulement en 1968, après un passage par le Parti communiste, qu’il rejoint le PSU dans la section du XVIème arrondissement de Paris et il n’est pas anodin de constater que son premier travail universitaire cité dans son CV est un mémoire de DES de science politique portant sur « Le PSU, courant autogestionnaire après 1968 ». 

En 1975, Jean-Marie participe activement à la création par le PSU du « Centre populaire de formation socialiste » : ce dernier, qui est « ouvert aux travailleurs, aux étudiants, aux intellectuels, aux militants syndicalistes et politiques, se propose d’aborder à travers quatre cycles d’études (marxisme et philosophie, analyse marxiste de l’économie, histoire du mouvement ouvrier, critique des pratiques sociales) les principaux thèmes de la réflexion marxiste autogestionnaire d’aujourd’hui. Enrichir la formation politique et théorique, étendre les connaissances, pour permettre une meilleure intervention consciente dans la lutte des classes, telle est la fonction que le Centre populaire de formation socialiste voudrait jouer. » Cette annonce résume bien les motivations politiques qui ont été depuis lors celles de Jean-Marie, même si le CPFS lui-même n’a vécu que quelques années. 

Assistant en Sciences juridiques en 1969 à l’Université Paris Nanterre (future Paris X), il est titularisé en 1979 maître assistant en science politique à cette même université. Il y intègre en 1985 le corps des Maîtres de Conférence, puis y est titularisé professeur de science politique en 1994 et promu à la Classe Exceptionnelle du corps des professeurs en 2005. En 2011, à sa retraite, il est nommé à l’éméritat, renouvelé en 2015 pour 5 ans.

Dans la longue liste de ses travaux universitaires, figurent bien sûr ses travaux sur le marxisme et le socialisme qui l’amènent notamment au cours des deux décennies suivantes à collaborer à des revues (Critique Socialiste, revue du PSU ; Politique Aujourd’hui ; Devenir). A partir de la fin des années 80, et tout en poursuivant ces centres d’intérêt il devient un spécialiste reconnu des pays issus de l’ex-Empire ottoman.

Il fut élu à la « Direction politique nationale » (DPN) du PSU lors de trois Congrès successifs : à Amiens pour la première fois en décembre 1974, puis à Strasbourg en janvier 1977 et à Saint Etienne en janvier 1979.  

Compagnon d’idées et de combat de Victor FAY, il l’appuya lorsque celui-ci fit, à l’occasion du vingtième anniversaire du PSU, en 1980, le bilan critique de cette expérience, et en général de celle d’un tiers parti. Il rejoignit avec lui le comité national de soutien de la candidature de Mitterrand, et adhéra ensuite au Parti socialiste avec un groupe de membres du PSU.

Tout en militant activement ensuite au PS, notamment dans sa section de Courbevoie, il continua son compagnonnage intellectuel avec Victor FAY dont il devint au fil des ans le meilleur disciple, entretenant avec lui une relation quasi-filiale qui l’amènera après la mort de Victor à co-diriger l’édition de certains de ses écrits et à les préfacer*. Il participa aussi à la création de l’Association des Amis de Victor Fay dont il était premier vice-président ; à ce titre il avait encore tenu conférence l’an dernier au Maltais rouge  sur le thème « Victor Fay, la révolution d’octobre et le léninisme ».

A partir de la commémoration du cinquantième anniversaire de la création du PSU, en avril 2010, Jean-Marie s’était impliqué dans l’évocation des combats d’idées menés par le PSU. Il était depuis 2013 Vice-président de l’Institut Tribune Socialiste (ITS), où ses interventions vives et caustiques, pétries de références théoriques et pratiques, étaient appréciées de toutes et tous ; c’est ce souvenir vivant et chaleureux de Jean-Marie que nous garderons dans nos mémoires. 

* Préface de « Contribution à l’histoire de l’URSS », Paris, éd. La Brèche, 1994
Préface de « Marxisme et socialisme. Théorie et stratégie », pp.9-27, Paris, L’Harmattan, 1999

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