Histoire du socialisme européen rédigée d’après des notes de cours par un groupe d’amis et d’élèves d’Élie Halévy

Mots-clés : Agriculture, Coopératives, Industrie, Internationale, marxisme, Rusie, Socialisme

1974 • HALÉVY Élie

Cote : HALE

Histoire rédigée d’après des notes de cours par un groupe d’amis et d’élèves d’Élie Halévy. Les cours d’Élie Halévy ont exercé une influence profonde sur de nombreux penseurs. Depuis les débuts du XIXe siècle jusqu’à la IIIe Internationale, Élie Halévy retrace l’évolution doctrinale et politique du socialisme dans une synthèse d’une rare profondeur. – Le socialisme européen de 1815 à 184! – Marx et le marxisme – La I°Internationale – La II° Internationale – Les partis socialistes pendant la guerre et l’expérience socialiste en Russie soviétique

HALÉVY Élie
1974
17,8 x 10,8 cm, 408 p.
Gallimarde

Simple militant

Mots-clés : Militantisme, Témoignage

1974 • JAQUIER Maurice

Cote : JAQU

Il s’agit du journal politique d’un militant de base qui a vécu au jour le jour, en pleine conscience et en pleine action, les principaux événements de notre temps. Né à la vie politique lors du 6 février 1934, il participe aux grèves de 36, au Front Populaire, puis c’est la guerre d’Espagne où s’affermissent ses convictions et ses expériences. Sous l’Occupation, il est bien entendu clandestin, et condamné à la prison à trois ou quatre reprises : la Santé, Fresnes, Montluc, d’où chaque fois il s’évade. A la Libération, il s’inscrit au Parti Communiste dans un souci d’efficacité; sept mois plus tard, il en sort en claquant les portes. Son activité sera désormais surtout syndicale. L’éclatement de Mai 68 le remplit d’espoir. Dans les dernières pages, il tente de dominer les problèmes avec simplicité, bon sens et justesse. Maurice Jaquier mêle les événements de sa vie privée à ceux de l’Histoire. Des uns et des autres il parle avec le même bonheur simple, la même droiture, le même émouvante sincérité.

JAQUIER Maurice
1974
20 x 11,5 cm, 358
Denoel

Les classes sociales dans le capitalisme aujourd’hui

Mots-clés : Bourgeoisie, classes sociales, Division du travail, Intellectuel, Manuel, Petite bourgeoisie

1974 • Nicos POULANTZAS

Cote : POUL

Dans son nouveau livre Les classes sociales dans le capitalisme aujourd’hui, Nicos Poulantzas s’est efforcé de préciser et de corriger, mais aussi d’élargir la problématique du pouvoir et des classes qui est la sienne depuis Pouvoir politique et classes sociales, paru en 1968. Il ne s’agit plus seulement pour lui de procéder à la mise au point de définitions ou à des classifications permettant une première mise en ordre d’une matière particulièrement touffue, il s’agit de passer à une théorisation plus poussée des rapports de classes dans les sociétés capitalistes contemporaines afin de mieux saisir leurs mouvements. Il ne faut donc pas s’étonner si l’on trouve dans l’ouvrage beaucoup plus de références aux phénomènes et à l’empirie en général, et si l’étude des transformations sociales récentes est au centre de l’intérêt. Nicos Poulantzas ne craint pas de prendre parti dans des questions complexes et très controversées : internationalisation du capital, existence ou non d’une nouvelle petite bourgeoisie, etc., en s’éloignant des sentiers abrités de la prudence académique. Cela fait tout le prix de son travail pour ceux qui ne se satisfont pas d’abstractions désincarnées, et il apparaît indispensable, pour en faire un compte rendu sérieux, correspondant à son importance, de ne pas éviter la discussion de fond. (Jean-Marie Vincent)

Nicos POULANTZAS
1974
18 X 11,5 cm, 352 p.
Seuil

L’allergie au travail

Mots-clés : Jeunesse, Progrès, Travail

1974 • Jean ROUSSELET

Cote : ROUS

L’allergie au travail, dont la deuxième édition est parue en 1974, est un essai du médecin pédiatre et psychologue Jean Rousselet, spécialiste des problèmes de la jeunesse. Dans ce livre, Jean Rousselet part du constat suivant : la jeunesse se détourne du travail, lui refuse la place qu’il avait avant dans la société, au grand dam de leurs aînés qui pourtant subissent eux aussi le même processus. Après avoir exposé les caractéristique de cette évolution des moeurs, l’auteur en cherche les causes et les possibles solutions. Le rejet du travail par les jeunes et moins jeunes se manifeste pour l’auteur par plusieurs comportements, qu’il expose dans les deux premiers chapitres de l’ouvrage. Est mise en évidence la tendance à repousser le plus possible l’échéance de l’entrée dans la vie active, en allongeant des études, que l’auteur considère parfois comme inutiles d’un point de vue professionnel et sans réel débouché. Egalement, le comportement consistant à enchaîner les petits boulots sans fin est étudiée par l’auteur : l’entrée dans la vie active n’est ainsi pas réelle. Quand enfin celle-ci arrive, la tendance est à donner de l’importance aux aspects matériels plus qu’aux apports du travail en lui-même, qui apparaissent comme négligeables. Ces derniers comportements touchent la jeunesse, mais le principal problème concerne toute la société de la fin du XXe siècle : la valeur travail y a perdu de son importance, non pas au profit de la paresse, mais bien d’autres voies considérées comme étant la clef d’une vie épanouie : loisirs, études, vie familale. Voyant toute une série d’autres valeurs s’opposer à lui, le travail se voit reduit à un simple impôt en temps, à une nécessité pour pouvoir vivre. Faire carrière, s’épanouir dans le labeur n’a que peu d’importance de ce point de vue : l’essentiel est hors du travail. Cela est encore plus vrai pour les personnes excerçant des travaux peu qualifiés et mécaniques : leurs possibilités d’épanouissement et de mise en valeur d’eux-même étant réduites à néant dans leur emploi, leur bonheur doit se trouver ailleurs.

Jean ROUSSELET
1974
18 X 11,5 cm, 255 p.
Seuil

1 2 3 5