Le BIO est-il Écolo ?

Mots-clés : Bio

Dans nos imaginaires, bio rime avec écolo. Et pourtant, le faible poids du bio dans nos consommations suscite plusieurs interrogations

le samedi 2 février de 14 heures 30 à 18 heures 30 
40, rue de Malte 75011 – Paris (Métro République ou Oberkampf) 


 Avec la participation de
Marc DUFUMIER, agronome, professeur émérite à Agro-Paris,
Didier-Claude ROD, médecin, ancien député vert au Parlement Européen,
Michel BUISSON, agro-économiste et des intervenant.e.s de la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) et de la Confédération Paysanne 

Gilets jaunes, l’irruption de l’inédit – Vidéos

Mots-clés : Emmanuel Terray, Emmanuelle Reungoat, Gilets jaunes, Yann Le Lann

Réunion-débat organisée par six Fondations : 

Mercredi 23 janvier 2019 à 18h30 à l’espace « Le Maltais rouge »

 Gilets jaunes, l’irruption de l’inédit 

Le mouvement des gilets jaunes, d’abord protestation contre la taxe sur les carburants, s’est transformé en un mouvement inédit de contestation du gouvernement et, nommément, du président de la République. Un bouillonnement d’actions de désobéissance civile, d’expériences de démocratie directe, et de propositions pour en finir avec la misère, la précarité et le mépris de classe d’une oligarchie déconnectée. 

Il met ainsi l’ensemble de la politique sociale du gouvernement dans le débat public et, plus largement les politiques néolibérales mises en oeuvre depuis des décennies. L’évasion fiscale n’a en effet jamais été aussi importante. Les plus riches ont bénéficié de multiples allègements d’impôts, l’impôt sur les sociétés a diminué, etc. L’augmentation des taxes sur les carburants est apparue ainsi comme « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». 

L’extrême droite a vainement tenté de récupérer un mouvement qui se caractérise par son auto-organisation horizontale et pose l’exigence d’une démocratie réelle contre une présidence autoritaire et méprisante. 

Les gilets jaunes mettent également en évidence le lien entre la question sociale et les impératifs écologiques : les plus grands pollueurs sont exonérés de tout effort, les principales causes du réchauffement climatique ne sont pas traitées, la casse des services et des commerces de proximité et l’étalement urbain se poursuivent, les alternatives en matière de transport en commun ne sont pas développées. 

Au moment où l’impopularité du gouvernement atteint des sommets, le soutien au mouvement des gilets jaunes de se dément pas. Mais l’existence même de ce mouvement traduit aussi le discrédit des organisations traditionnelles, que beaucoup de « gilets jaunes » expriment régulièrement à l’égard des partis politiques mais aussi des syndicats. Comment dans ces conditions favoriser une plus grande convergence des luttes, aspiration largement partagée dans le mouvement social dans son ensemble ? 

Le débat était animé par Louise Gaxie, Fondation Gabriel Péri.

Emmanuelle Reungoat, politiste au Centre d’études politiques de l’Europe latine de l’université de Montpellier. Elle a participé à l’enquête lancée par des chercheuses du Centre Emile Durkheim (Bordeaux) au lendemain du 17 novembre.

 Yann Le Lann, sociologue à l’université de Lille. Il a coordonné l’enquête du collectif Quantité critique, composé de chercheurs et de doctorants de Lille et de Sciences Po Paris.

 Emmanuel Terray, anthropologue

 Débat avec la salle

Les conférences débats organisés par l’ITS en 2018

 Quand le Sud réinvente le monde

 

« Le PSU avant le PSU »

 

Le rocardisme devoir d’inventaire avec Jean-François Merle – Vidéos

 

« Nouvelle-Calédonie, 4 novembre, les enjeux du référendum » Les vidéos

 

Communistes en 1968, le grand malentendu – VIDEOs

 

La dette, arme de dissuasion sociale massive – La vidéo

 

Transformation du travail : compétences, précarité, précarisation

 

Les ravages de la financiarisation sur le fonctionnement des entreprises

 Quand le Sud réinvente le monde

 Mardi 18 décembre 2018 
au Maltais rouge

Bertrand Badie a présenté son livre

 Quand le Sud réinvente le monde
Essai sur la puissance de la faiblesse 

Bertrand Badie.
Professeur des universités à l’ IEP de Paris (Sciences Po),
Il s’est imposé comme l’un des meilleurs experts en relations internationales. Il est l’ auteur d’une vingtaine d’ouvrages qui font référence et conseiller de la rédaction de "L’ état du monde" depuis une vingtaine d’ années. (Editions La Découverte/2018)

 Né d’une décolonisation ratée, longtemps exclu du système international, le Sud se rappelle au Nord de façon souvent spectaculaire et violente. Il pèse d’un poids considérable en majorité absolue à l’ONU. Ses Etats sont très peu associés à la gouvernance mondiale (G7, G20). Ils regroupent pourtant plus des trois quarts de la population mondiale. Leur faiblesse institutionnelle résulte du « placage » de systèmes politiques importés et inadaptés à l’ histoire de leurs sociétés. Ces Etats faillis s’enlisent dans des conflits d’un type nouveau qui aboutissent à des « sociétés guerrières » où les jeunes n’ont d’autre avenir que de migrer ou de devenir « enfant-soldat ». Ce manque de lien social, de sociétés civiles fortes et de développement met à l’ordre du jour des enjeux sociaux majeurs : lutte contre l’insécurité alimentaire et sanitaire, réduction des inégalités au niveau mondial, inclusion dans le système international, accueil des migrants.

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