Etudiants et précarité

Mots-clés : Précarité

21 novembre 2019 • Robi Morder

Le suicide récent d’un étudiant a mis sur la place publique ce que dans une grande discrétion, les organisations étudiantes et les associations ont décrit en tirant la sonnette d’alarme. On a aujourd’hui oublié la violence sociale de masse que subissent les jeunes. Il est temps de ne pas réduire la précarité étudiante à des chiffres. L’étudiant pauvre est un thème récurent depuis fort longtemps mais ce qui change c’est la possibilité donnée à un étudiant de travailler en respectant son besoin d’étudier. La politique d’insertion professionnelle en contrats précaires des moins qualifiés fait disparaître un bon nombre de postes en contrat de travail pour étudiants. En outre l’incertitude de l’avenir pèse sur l’étudiant « pauvre » et « méritant ». La précarité devient un horizon difficilement dépassable. La précarité est tout autant matérielle que morale. Il est temps de relire la Chartre de Grenoble de 1946 : ni charité, ni assistance : la dignité comme un droit !

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Wallon

Dominique WALLON

Né le 21 juin 1939 à Paris Paris (XVe arr.) ; syndicaliste étudiant, Président de l’UNEF (1961-1962). Au printemps 1960, élu vice-Président de l’UNEF, il fut l’acteur de la reprise des relations ouvertes de l’UNEF et de l’UGEMA, association illégale en France. il souhaitait la fin de la guerre d’Algérie. Puis militant PSU, il fut successivement inspecteur général des finances, puis haut fonctionnaire au ministère de la Culture.

A la demande de Jacques Sauvageot il avait écrit un texte sur son parcours au PSU

Bio PSU Dominique Wallon
J’adhère au PSU, seulement à la sortie de l’ENA, en septembre ou octobre 1966. Je suis « versé » par Heurgon à la 6ème section de Paris, considérée comme une section d’accueil des intellectuels ou supposés tels, alors que j’habitais Boulogne Billancourt.
Proche de Michel Rocard, qui avait été un de mes profs à l’ENA, j’étais déjà et j’ai continué à être associé à différentes réunions parallèles au PSU, ADELS, groupes de travail…
Il me conseille de prendre un pseudonyme, Jacques Breton.
En mai 1968, après m’être déclaré gréviste dès le 13 mai auprès du chef de service de l’Inspection Générale des Finances, par ailleurs directeur de cabinet de Michel Debré, outre ma participation personnelle au mouvement, j’assure différentes permanences rue Mademoiselle pour recevoir de multiples délégations. Je deviens secrétaire de la Commission économique, dont l’activité ne sera pas marquante.
Pour les élections de juin, Heurgon souhaite que je me présente face à une notoriété, je suis parachuté à Bordeaux, dans la 2ème circonscription de la Gironde, celle de Chaban Delmas. Malgré une campagne active, je n’obtiens qu’un résultat modeste, 4,8% des voix, bien que supérieur à tous les résultats obtenus par le Parti dans cette circonscription.
Déménageant dans Paris, je m’inscris en 1969 à la 20ème section, où je milite jusqu’à mon départ pour Grenoble en septembre 1974.
En 1969, je prends trois semaines de congé pour travailler à la campagne électorale présidentielle de Michel Rocard, essentiellement à la rédaction de textes (lettres aux multiples organisations, participation à la rédaction de certains discours…). J’interviens également comme orateur du parti à des réunions électorales ( Nevers, Annonay…).
Au Congrès de Dijon (1969), je suis élu à la Direction Politique Nationale. Je ne suis pas candidat au Congrès de Lille et je quitte ma responsabilité à la Commission économique également en 1971, sans avoir marqué ni ma responsabilité de la Commission économique, ni ma participation à la DPN.
En septembre 1974, je quitte Paris pour Grenoble, professeur associé à l’Institut d’Etudes Politiques. Je m’inscris à la section de Saint Martin d’Hères, mais ne reprends pas ma carte en 1975, l’essentiel du PSU grenoblois étant passé au PS, mais n’adhère pas non plus à ce parti.

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Décès de Jacques Sauvageot

Mai 68, Mouvements Etudiants

29 octobre 2017 • ITS

Jacques Sauvageot, secrétaire général et animateur de l’Institut tribune Socialiste, est décédé le 28 octobre au soir, des suites d’un accident de la circulation intervenu le mois dernier ; il était depuis lors hospitalisé, sans connaissance.

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