Sortir du néolibéralisme

Mots-clés : Aménagement du territoire, Capitalisme, planification

4 Novembre 2013 • Gustave Massiah

En novembre 2013 Gustave Massiah a publié, dans le prolongement de son livre « Une stratégie altermondialiste » (La Découverte, 2011), un texte intitulé : sortir du néolibéralisme. Ce texte propose une analyse de « la crise », les avancées possibles, les changements de la mondialisation capitaliste, la stratégie altermondialiste, les politiques nouvelles, les perspectives. Gus Massiah présente les mesures marquantes de ces politiques : le traitement de la dette, le contrôle du secteur financier, le soutien aux secteurs créateurs d’emplois et de revenus, une politique environnementale incitative, une planification territoriale…

Gustave Massiah propose de prolonger ses réflexions : quels pourraient dans un programme de gouvernement, les points essentiels du volet économique et financier susceptibles de répondre à la situation et aux attentes ?

La richesse, la valeur et l’inestimable. Fondements d’une critique de l’économie capitaliste

Mots-clés : Capitalisme, Économie politique, Richesse, Travail, Valeur

2013 • HARRIBEY Jean-Marie

Cote : HARR

La richesse est le trou noir de la science économique. Se réduit-elle à la valeur économique des marchandises ? Pour sortir de la crise sociale et écologique du capitalisme, faut-il procéder à une fuite en avant productiviste ? La théorie économique dominante ne sait pas répondre à ces questions parce qu’elle assimile la valeur d’usage à la valeur d’échange, elle postule que l’accumulation infinie du capital est porteuse de bien-être et tient pour acquis que les forces libres du marché conduisent la société à son optimum et à son équilibre. Ce livre propose une critique sociale et écologique de l’économie capitaliste contemporaine en effectuant un retour sur l’économie politique, d’Aristote à Smith et Ricardo, et sur sa critique radicale accomplie par Marx : le travail est le seul créateur de valeur économique, et cette valeur acquiert une reconnaissance sociale à travers l’échange monétaire, que celui-ci soit marchand ou non marchand. Mais l’humanité puise dans la nature des richesses irréductibles à la valeur économique, richesses que le capitalisme tente de transformer en nouvelles marchandises et donc en occasions de profit. Toutes les institutions internationales, prises de panique devant la dégradation écologique, s’évertuent à calculer la valeur intrinsèque de la nature, celle des services qu’elle rend, afin de la réduire à du capital qu’il s’agira de rentabiliser. En maintenant la distinction radicale entre richesse et valeur, ce livre montre au contraire l’importance de ce qui échappe à la quantification marchande parce que c’est inestimable. Jean-Marie Harribey est professeur agrégé de sciences économiques et sociales et ancien maître de conférences à l’université Bordeaux-IV. Il a coprésidé Attac-France de 2006 à 2009 et il copréside actuellement Les Economistes atterrés. Il a déjà publié notamment L’Economie économe (L’Harmattan, 1997), La Démence sénile du capital (Le Passant ordinaire, 2002), Raconte-moi la crise (Le Bord de l’eau, 2009).

HARRIBEY Jean-Marie
2013
23,5 x 15,5 cm, 544 p.
Les Liens qui Libèrent

Le temps du monde fini. Vers l’après-capitalisme

Mots-clés : Biens communs, Capitalisme, Modernité

2010 • AZAM Geneviève

Cote : AZAM

« Le temps du monde fini commence », écrivait Paul Valéry en 1931. Pourquoi cet appel n’a-t-il pas été entendu ? Comment faire de la conscience de cette finitude un commencement ? Près d’un siècle s’est écoulé et la globalisation économique a accéléré la clôture du monde et celle de l’imagination. Les vainqueurs laissent une Terre épuisée et un monde commun miné par les inégalités, le déracinement et la violence. Ce monde-là, assigné à la rentabilité immédiate, s’effondre. Les crises mettent à nu la promesse empoisonnée de réaliser la liberté et la justice par le « libre «échange, la croissance et la consommation. Elles dévoilent l’illusion scientiste qui repousse à l’infini les limites de la Terre et l’espoir fou de s’affranchir de la matérialité de l’existence. S’inscrire dans le temps du monde fini, c’est s’échapper de l’enclos et écouter les voix, souvent celles des vaincus, qui, au nord et au sud, expriment plus que leur défaite ; elles disent que la Terre et ses éléments sont un patrimoine commun vital et inaliénable ; elles opposent le « bien-vivre » au « toujours plus », les mondes vécus aux abstractions expertes ; elles luttent pour conserver les biens communs qui les protègent et les enracinent, réinventent la démocratie et l’aspiration à l’universel. Sous les décombres souffle un autre imaginaire, fait de coopération au lieu de concurrence, d’attachement à la Terre au lieu d’arrachement, d’une propriété-usage au lieu de la propriété-appropriation, d’une liberté retrouvée face à la « raison » économique et à l’asservissement de sujets renvoyés à eux-mêmes. Geneviève Azam est économiste à l’Université Toulouse II. Co-prési-dente du conseil scientifique d’Attac, elle collabore à La Revue du MAUSS et à Politis.

AZAM Geneviève
2010
22 x 14,5 cm, 544 p.
Les Liens qui Libèrent

Que faire… des partis?

Mots-clés : Africains, Capitalisme, Citoyens, Drogues, Environnement, Partis, Projet, Verts

2006 • Luc BOLTANSKI - Dominique BOULLIER et Eric MACÉ - Jacques ION - Anne COPPEL - Francis-André WOLLMAN - Joël MARTINE - Benoît RIHOUX - Evelyne DAMM JIMENEZ - Bruno VILLALBA - Jean NKE NDIH Notes sur Bernard Manin, Jacques Rancière et François Bégaudeau

Cote : Revues – C

Plus de cent ans après le « Que faire ? » de Lénine, en 1902, la mise en question de la forme parti est indispensable. Lorsque les cosmopolitiques se proposent de contribuer à la composition d’un monde commun, elles sont loin de tout modèle guerrier sous-entendu dans le terme même de militants. Pourtant. il faut bien passer à la décision mais aussi à la désignation de responsables, à la sélection des candidats aux élections, candidats bien vivants avec leurs , leurs compétences et leurs passions et pas seulement porte-parole abstraits d’un programme. Le malaise des militants est particulièrement vif en France et dans tous les secteurs de la représentation (politique, associative ou syndicale). Les tentatives pour faire de la politique autrement ne semblent pas avoir porté leurs fruits pour l’instant chez les Verts par exemple…
Sommaire: Les changements actuels du capitalisme et la culture du projet (Luc Boltanski) Au-delà des partis? (Dominique Boullier et Eric Macé) Mobilisations militantes et représentation politique (Jacques Ion) Drogues: la politique introuvable (Anne Coppel) Le scientifique et le politique (Francis-André Wollman) Les mouvements citoyens face aux effets pervers de la démocratie représentative (Joël Martine) Faire le deuil de la politique autrement pour les Verts? (Benoît Rihoux) Journal de campagne Contributions aléatoires de l’écologie politique à la représentation politique (Bruno Villalba) L’environnement, cause commune des Africains contre les intérêts privés des hommes politiques Note de lecture sur B. Manin: Principes du gouvernement représentatif Note de lecture sur J. Rancière: la haine de la démocratie Note de lecture sur F. Bégaudeau: Un démocrate, Mick Jagger, 1960-1969

Luc BOLTANSKI – Dominique BOULLIER et Eric MACÉ – Jacques ION – Anne COPPEL – Francis-André WOLLMAN – Joël MARTINE – Benoît RIHOUX – Evelyne DAMM JIMENEZ – Bruno VILLALBA – Jean NKE NDIH Notes sur Bernard Manin, Jacques Rancière et François Bégaudeau
12
2006
24 X 16 cm, 176 p.
Apogée

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