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Faut-il plafonner les revenus et le patrimoine ? – Les vidéos

mercredi 02 octobre 2019

au Maltais rouge

SÉMINAIRE ORGANISÉ PAR SIX FONDATIONS

Faut-il plafonner les revenus

et le patrimoine ?

Plafonner les revenus : pourquoi ? Comment ?

Le principe de fixer une limite supérieure aux plus hauts revenus – un « seuil de richesse » ou un « revenu maximal » – progresse dans l’opinion publique. Cependant, les propositions concrètes qui sont formulées retiennent des objectifs conventionnels (un écart maximum de 1 à 10, ou 20,…) : mais leur caractère arbitraire ne permet pas de légitimer aux yeux de l’opinion publique le principe, pourtant nécessaire, d’un plafonnement des revenus.

Quel niveau de revenu est alors compatible avec une égalité minimum ? On propose une démarche permettant de définir un objectif cible concret susceptible de rassembler, sur un horizon de moyen ou long terme, un large consensus, aussi bien dans la population que dans les forces sociales et politiques soucieuses de faire avancer ce projet. 

Limiter l’inégalité de revenus ne constitue bien sûr qu’une étape dans un projet plus vaste d’émancipation qui devrait viser également à limiter l’inégalité des patrimoines, laquelle structure de façon bien plus déterminante les inégalités sociales. On montrera que le plafonnement des revenus permet également de progresser de façon significative vers ce second objectif.

Avec
Pierre Concialdi, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES), co-auteur du livre de la fondation COPERNIC : Vers une société plus juste – manifeste pour un plafonnement des revenus et des patrimoines, Paris, Les liens qui libèrent, 2019)

Débat introduit par Stéphanie Trillet, maitresse de conférences en économie.

Les vidéos de la soirée

Le travail du care : évolutions et problèmes

Mots-clés : Politique familiale, Santé

21 septembre 2017 • Laurent Fraisse

La définition du travail du care ne peut être réduite au seul soutien de la personne fragile. Pour de nombreux auteurs il faut le mettre au centre d’un projet de société et le penser comme une politique de justice sociale.
Laurent Fraisse présente ici une analyse socio-économique des services de protection sociale en faveur des personnes les plus fragiles : petite enfance et personnes âgées.
Il analyse les combinaisons entre les différentes possibilités de prise en charge : famille, droits sociaux, bénévolat, associations, travail au noir, services marchands. Il montre comment les inégalités de genre ou de classes sociales, la mondialisation, l’approche gestionnaire sont très présents dans le travail du care. Il souligne que la question n’est pas posée en terme politique ni intégrée dans un projet de société incluant comme un droit, la création d’un 5ème pilier du risque social.

Laurent FRAISSE est membre du Laboratoire Interdisciplinaire pour la sociologie Economique (LISE/CNAM/CNRS) et de l’IRIS (Institut francilien Recherche Innovation Société)

Le revenu universel – Baptiste Mylondo

Mots-clés : Allocations, Économie, Emploi, Impôt

7 Décembre 2016 • Baptiste Mylondo

Le revenu universel fait débat aujourd’hui, à droite comme à gauche, comme hier, notamment en 1987,  à gauche et plus particulièrement au sein du PSU. Compte tenu du développement des richesses… et des inégalités, des mutations économiques et sociales en cours, l’idée d’un revenu de base, d’un revenu universel permettant à chacun-e d’avoir tout au long de sa vie les moyens de vivre, quels que soient les aléas de son existence, est, semble-t-il de plus en plus largement partagée. Mais entre une vision émancipatrice et égalitaire et une réforme limitée des aides sociales, tout le monde ne parle pas de la même chose.
Baptiste MYLONDO, enseignant en économie et philosophie politique appartient au collectif Utopia ; il défend le revenu universel avec le collectif « Pour un Revenu Social » (POURS). Pour lui, le revenu universel est une proposition audacieuse, désirable, innovante, susceptible de changer la vie. Dans son intervention il présente les différents projets de revenu universels : ceux de droite, ceux de gauche, ceux qui ne sont ni de droite ni de gauche. A gauche, il observe deux types de démarches : l’une fondée sur le droit au revenu, l’autre fondée sur la reconnaissance du fait que tout le monde, quelles que soient ses activités, participent à l’enrichissement collectif. C’est cette deuxième démarche qu’il soutient, démarche articulée à l’extension du champ de la gratuité, à la remise en cause de la spéculation lucrative, au plafonnement des revenus ; ce n’est donc pas une proposition libérale mais un projet revendiquant un droit au travail libéré du devoir d’emploi.

Une Rencontre-débat organisée par la Fondation Copernic, la Fondation Gabriel Péri et l’Institut Tribune Socialiste  dans le cadre de leur séminaire commun : « Qu’est-ce qui fait débat à gauche aujourd’hui? »

Le revenu universel – Stéphanie Treillet

Mots-clés : Économie, Emploi, Impôt, Temps de travail

7 Décembre 2016 • Stéphanie Treillet

Le revenu universel : comment le financer ? Comment s’inscrit-il dans le contexte social et politique d’aujourd’hui ?
Stéphanie TREILLET Économiste, membre de la fondation Copernic, considère que les propositions de revenu universel, présentées par Baptiste Mylondo (pour un revenu inconditionnel) présentent les mêmes risques que les propositions que font certains néo-libéraux, et que l’on ne peut pas faire abstraction du contexte politique, économique et social dans lequel elles s’inscrivent. Elles reposent sur un diagnostic erroné : la fin du travail, qui serait notamment liée aux innovations technologiques. Pour elle, la diminution de la durée légale de travail est le résultat des luttes sociales collectives. Et aujourd’hui encore le travail rémunéré est le principal vecteur d’intégration sociale. Les coûts de mise en œuvre d’un revenu universel correspondant à peine au niveau du seuil de pauvreté sont équivalents à l’ensemble des budgets de protection sociale. Et l’on peut se demander si le revenu universel n’entérinerait pas la dualisation de la société et, notamment pour les femmes, s’ajoutant à l’extension du temps partiel, ne remettrait pas en cause le droit à un emploi à temps plein, condition de leur autonomie.

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