Je hais cette France-là

Mots-clés : Collaboration, Racisme

1979 • MINCES Juliette

Cote : MINC

La France de la lâcheté. La France des veaux. La France de ceux qui ne veulent pas savoir. Cette France-là, Juliette Minces la hait. La France de Vichy qui emprisonne ses juifs au camp de Gurs (Pyrénées-Orientales). Cette France-là est devenue vingt ans après celle qui fait la chasse aux Algériens dans les rues de Paris. Longtemps après Juliette Minces se souvient. Sa haine n’a rien perdu de sa violence. Elle ne s’adresse pas à la France mais à ceux qui la défigurent. Ce livre brûlant est un cri à l’état pur. Juliette Minces est née à Paris en 1937 de parents juifs polonais. Son père est frappé d’une mesure d’expulsion en 1938 pour activité syndicale. La mère et l’enfant cherchent à gagner clandestinement l’Espagne en 1942 et sont arrêtées, en zone libre, non loin de la frontière, par des gendarmes du gouvernement de Vichy. Elles passeront vingt mois au camp de concentration de Gurs • Juliette Minces avait cinq ans au moment de l’arrestation.

MINCES Juliette
1979
25 X 14 cm, 96 p.
Seuil. Collection “Intervention”

L’Eglise et la gauche. Le dialogue polonais

Mots-clés : Église, Gauche, Pologne

1979 • Adam MICHNIK

Cote : MICH

Où le conflit a-t-il été plus fort qu’en Pologne entre une foi traditionnelle centrée sur l’Église et la patrie, et une gauche libérale qui luttait pour les droits de l’homme ? Mais cette Eglise, confrontée à l’hitlérisme et au stalinisme, a évolué. C’est un des plus brillants et des plus courageux représentants de la jeune gauche polonaise, Adam Michnik, qui le proclame. Il regrette d’avoir trop longtemps confondu l’Église avec la réaction et il constate que malgré ses outrances et ses faiblesses, elle a posé les fondements d’une résistance au totalitarisme dont les dissidents constatent aujourd’hui la solidité. C’est bien plus qu’une coïncidence et qu’une tactique : c’est une rencontre historique qui mène à la reconnaissance mutuelle et au dialogue. Les ghettos s’ouvrent et une alliance antitotalitaire s’ébauche qui n’est pas l’anticommunisme mais la recherche d’une unité pluraliste. Lorsque le socialiste comprend que son ennemi n’est pas la foi religieuse, mais le fanatisme, le mensonge et la tyrannie, il se rapproche d’une Église qui a renoncé à justifier l’ordre établi et qui lie sa liberté à toutes les autres : l’Église du cardinal Wojtyla, forgée dans la pratique d’une résistance sans violence mais sans compromis. ADAM MICHNIK « Un communiste, c’est un homme qui lutte pour la justice sociale, pour la liberté et l’égalité, pour le socialisme. A cause de ses convictions, il passe des années en prison, mais dès qu’il est libéré, il reprend son activité révolutionnaire. » Adam Michnik était « scout rouge » lorsqu’il entendit cette exhortation de son instructeur Jacek Kurov. Il y est resté fidèle. Arrêté une première fois en 1965, à l’âge de 18 ans, exclu de l’Université en 1966 pour avoir fondé le « Club des Investigateurs de contradictions », il passa deux années en prison. Ouvrier dans une usine de Varsovie, puis secrétaire de l’écrivain Slonimski, il est devenu l’animateur du KOR qui a solidarisé les intellectuels avec les ouvriers protestataires, et l’un des animateurs de « l’Université volante », université parallèle dont le corps enseignant est composé de volontaires qui n’acceptent aucune censure sur leur enseignement et refusent d’être clandestins. Il est pédiodiquement arrêté, puis relâché, mais le harcèlement policier ne l’a pas fait renoncer à son action. I – La résistance de l’Episcopat II – Totalitarisme et laïcité III – Genèse du dialogue

Adam MICHNIK
1979
20,5 x 14 cm, 226 p.
Seuil

La psychologie de masse du fascisme

Mots-clés : Etat, Fascisme, Idéologie, Psychologie, Race, sexualité, Travail

1979 • Wilhem REICH

Cote : REIC

Datant des années de crise en Allemagne de 1930 à 1933, cette étude classique de Wilhelm Reich demeure une contribution capitale à la compréhension d’un des principaux phénomènes de notre temps : le fascisme. Reich rejette vigoureusement l’idée que le fascisme représenterait l’idéologie ou l’action d’un individu isolé, d’une nation précise ou encore de tel ou tel groupe politique ou ethnique. Il refuse également l’explication purement socio-économique avancée par les marxistes. Il voit dans le fascisme l’expression de la structure caractérielle irrationnelle propre à l’individu moyen dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimés depuis des millénaires. Reich analyse minutieusement la fonction sociale de cette répression et le rôle capital qu’y jouent la famille et l’Eglise. Il montre combien toute forme de mysticisme organisé, y compris le fascisme, s’explique en définitive par le désir orgastique insatisfait des masses. L’importance actuelle de cet ouvrage ne peut être niée. La structure caractérielle humaine qui fut à l’origine des mouvements fascistes organisés demeure : elle domine encore les conflits sociaux d’aujourd’hui. Si nous voulons éviter à notre monde de sombrer dans le chaos et l’agonie, il faut que nous prêtions toute notre attention à la structure caractérielle qui peut provoquer cette catastrophe; il faut que nous comprenions la psychologie de masse du fascisme. Chap 1 – L’idéologie comme puissance matérielle Chap 2 – L’idéologie de la famille autoritaire dans la psychologie de masse du fascisme Chap 3 – La théorie raciale Chap 4 – Le symbolisme de la croix gammée Chap 5 – La famille autoritaire vue dans la perspective de l’économie sexuelle Chap 6 – Le mysticisme: organisation anti-sexuelle internationale Chap 7 – la lutte de l’économie sexuelle contre le mysticisme Chap 8 – La politique sexuelle: quelques problèmes pratiques soulevés Chap 9 – La masse et l’Etat Chap 10 – Les fonctions biosociales du travail Chap 11 – Donner de la responsabilité au travail d’importance vitale Chap 12 – L’erreur de calcul biologique dans la lutte de l’homme pour la liberté Chap 13 – La démocratie naturelle du travail

Wilhem REICH
1979
18 X 11 cm, 350 p.
Petite Bibliothèque Payot

Telles luttes telle école

Mots-clés : Ecole, Langevin, PCF, Plan Juquin, Programme commun, Wallon

1979 • Pierre ROCHE & Yves VARGAS

Cote : ROCH

Pour qui examine la politique du P.C.F. sur les questions de l’école de 1944 à 1978, un paradoxe saute aux yeux. Le P.C.F. s’occupe constamment de l’école : ses projets, ses dépôts de lois, ses discours, sa presse en témoignent. Mais en même temps, il paraît incapable de développer une politique spécifique des luttes scolaires et se trouve vite dépassé lorsque l’école bouge. On sait que Baudelot et Establet ont cru pouvoir circonscrire la cause de ce paradoxe en qualifiant la politique scolaire du P.C.F. de « planomanie » : à force d’avoir la manie des plans, le P.C.F. aurait, selon eux, délaissé la réalité des luttes concrètes. Pierre Roche et Yves Vargas s’inscrivent en faux contre cette interprétation. Ils montrent que les « plans » visent moins à résoudre les questions de l’école capitaliste qu’à organiser certaines structures internes du Parti et qu’à préparer le terrain de l’Union. A travers et en dehors des plans qui « s’enrichissent » et se gomment successivement — depuis Langevin-Wallon jusqu’à Reconstruire l’école —, il faut bien se poser la question de la place réelle de l’école dans les luttes politiques des communistes. Ce texte se veut la première tentative documentée sur la politique réelle du P.C.F. à l’école. Les auteurs ont voulu par là répondre à l’invitation de la direction de leur Parti : faire l’effort d’étudier mieux sa propre histoire pour agir mieux aujourd’hui et demain. Pierre Roche est membre du P.C.F. depuis 1960. Responsable des lycéens communistes de Paris en 1961-1963. Membre du Bureau national de l’Union des étudiants communistes (U.E.C.) en 1964-1967. Membre du collectif de travail « conseillers psychologues » auprès du Comité central depuis 1974. Conseiller d’orientation à Paris. Yves Vargas est membre du P.C.F. depuis 1962. Journaliste dans la presse communiste et syndicale de 1963 à 1970. Responsable national de l’U.E.C. en 1966-1970. Professeur de philosophie. Membre d’un comité de section de la Seine-Saint-Denis.

Pierre ROCHE & Yves VARGAS
1979
20 X 11,5 cm, 136 p.
François Maspero “Débats communistes” 1 Collection dirigée par G. Molina & Y. Vargas

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