Faut-il un revenu universel ?

Mots-clés : Emploi, Revenu universel, Solidarité, Travail

2017 • Les Économistes atterrés - La Fondation Copernic. Coordonné par Jean-Marie Harribey et Christiane Marty - Anne Eydoux, Didier Gelot, Marc Mangenot, Stéphanie Treillet

Cote : REVE

Le débat sur le revenu universel est omniprésent. Ses partisans partent du constat que les plus pauvres ne peuvent vivre décemment avec le niveau actuel des minima sociaux… pour en conclure qu’il conviendrait de donner un revenu identique à chaque personne, quel que soit son niveau de vie. Si le constat est juste, la proposition avancée ne contribue à résoudre ni le problème du chômage ni ceux de la pauvreté et des inégalités. Elle s’appuie sur l’idée fausse que le travail serait en voie de disparition, que les protections sociales seraient obsolètes et que nous serions condamnés à vivre dans une société de plus en plus « uberisée ». Cet ouvrage pose des questions qui traversent la société, les partis politiques, les syndicats et les associations. Il propose une alternative au revenu universel basée sur la mise en place d’une garantie de revenu décent, qui ne laisse personne sur le bord de la route, ainsi que sur une transformation du système productif associée à une réduction du temps de travail afin d’assurer une transition sociale et écologique. Cet ouvrage a été dirigé par Jean-Marie Harribey, membre des Économistes atterrés, et Christiane Marty, membre de la Fondation Copernic. Tous deux sont membres du conseil scientifique d’Attac.

Les Économistes atterrés – La Fondation Copernic. Coordonné par Jean-Marie Harribey et Christiane Marty – Anne Eydoux, Didier Gelot, Marc Mangenot, Stéphanie Treillet
2017
18 x 12 cm, 144 p.
Les Éditions de l’Atelier

Camus, militant communiste. Alger 1935-1937. Suivi d’une correspondance entre Amar Ouzegane et Charles Poncet (1976)

Mots-clés : Algérie, Camus, Colonisation, Parti Communiste

2017 • PHÉLINE Christian, SPIQUEL-COURDILLE Agnès

Cote : PHEL

À la rentrée de 1935, Albert Camus, porté par son « goût de la justice », adhère à ce qui deviendra l’année suivante le Parti communiste d’Algérie (PCA) et s’attache à la création d’une Maison de la Culture et du Théâtre du Travail. L’expérience, où il s’était promis de « garder les yeux ouverts », ne dépasse pas deux ans. Elle inspirera durablement la prévention de l’écrivain à l’égard de toutes formes de stalinisme. La compréhension de cet épisode est aujourd’hui profondément renouvelée par des documents et souvenirs inédits remontant aux acteurs directs, par le témoignage enfin publié de l’ancien dirigeant communiste Amar Ouzegane, par des archives en provenance du Komintern jusque-là inaccessibles, mais aussi par une relecture attentive de plusieurs écrits de Camus lui-même. On y vérifie que celui-ci a bien été écarté du PCA pour ne pas s’être résigné à la répression frappant les premiers nationalistes algériens issus de l’Etoile nord-africaine ; et qu’en ce temps de procès de Moscou, la mesure s’inscrit dans une longue série d’exclusions qui conduit à des règlements de comptes jusqu’après les massacres de 1945. On y redécouvre pourtant toute la vivacité de compagnonnages politiques et culturels qui, de manière parfois inattendue, se prolongent au sein de la Résistance algéroise, puis parmi les «Libéraux» de l’après-1954. Le trajet de Camus militant communiste interroge ainsi, tour à tour, les déconvenues du Front populaire, les impasses de la politique du PCF sur la question coloniale, le lien entre combats démocratiques, quête d’une culture méditerranéenne et attentes d’une algérianité pluraliste, en même temps qu il côtoie « l’absurde et l’inutile » auxquels, face aux réalités d’appareil, s’expose un engagement sincère. Christian Phéline, auteur de plusieurs études de micro-histoire de l’Algérie coloniale, et Agnès Spiquel-Courdille, professeur de littérature française et spécialiste d’Albert Camus, ont déjà préparé ensemble l’édition chez Gallimard du récit de Charles Poncet Camus et l’impossible Trêve civile (2015).

PHÉLINE Christian, SPIQUEL-COURDILLE Agnès
2017
20,5 x 14 cm, 394 p.
Gallimard

Un président ne devrait pas faire ça ! Inventaire d’un quinquennat de droite

Mots-clés : François Hollande, PS

2017 • Gaëlle d’Arnicelli, Pierre Khalfa et Willy Pelletier (coord.)

Cote : COPE

Dénoncer sans complaisance c’est bien, expliquer, c’est mieux! Ce bilan du quinquennat Hollande s’y emploie et donne des clés. Un quinquennat de droite? Une continuité avec la présidence Sarkozy? L’ouvrage le démontre. À l’exception, certes importante, du mariage pour tous, pas une mesure que la droite n’aurait pu prendre. Il est nécessaire de comprendre les enchaînements au gré desquels se fit la politique Hollande et d’en saisir les causes. Pourquoi cette permanence dans la construction d’une Europe libérale? Pourquoi tant de cadeaux sans contrepartie aux entreprises? Pourquoi cet abandon des sans-papiers, des sans-logis, des précaires, des syndicalistes? Pourquoi rien contre les discriminations? Pourquoi cette politique sécuritaire, la criminalisation du mouvement social, les violences policières? Pourquoi aucune démocratisation de la monarchie républicaine? Pourquoi si peu d’écologie?… On trouvera dans cet ouvrage des explications pour que demain ne répète plus jamais ces cinq années perdues pour la gauche. Auteurs : Collectif Notre santé en danger, Maxime Combes, Pierre Crétois, Sandra Demarcq, Guillaume Etiévant, Jacques Fath, Norbert Holcblat, Didier Gélot, Pierre Khalfa, Patrick Le Moal, Jean Malifaud, Marc Mangenot, Christiane Marty, Christian de Montlibert, Frédéric Neyrat, Dominique Noguères, OD, Francis Parny, Willy Pelletier, Stéphanien Roza, Evelyne Sire-Martin, Axel Trani, Stéphanie Treillet Fondation Copernic – Les notes de la Fondation Copernic

Gaëlle d’Arnicelli, Pierre Khalfa et Willy Pelletier (coord.)
2017
19 x 11,5 cm, 376 p.
Syllepse

L’âge du faire. Hacking, travail, anarchie.

Mots-clés : Créativité, hacker, Informatique, Silicon Valley

2015 • Michel LALLEMENT

Cote : LALL

De nouveaux lieux de conception, de production et de collaboration voient aujourd’hui le jour un peu partout dans le monde. Équipés de machines industrielles comme des plus récents équipements informatiques, les hackers inventent un nouveau modèle d’activité : le faire (make). À distance des exigences imposées par le marché et les grandes organisations bureaucratiques, les membres des hackerspaces et autres laboratoires de fabrication font du travail une fin en elle-même, sans que quiconque n’impose d’objectifs, de délais, de contraintes… Juste l’envie de faire pour soi. Fruit d’une enquête ethnographique menée dans la région de San Francisco, là où les chantres de la contre-culture libertaire côtoient les entrepreneurs de la Silicon Valley, ce livre plonge au cœur du mouvement faire. Il en décrit les origines historiques ainsi que ses multiples impacts sur l’économie et la société. Michel Lallement a partagé la vie des hackers, les a regardé inventer, bidouiller et s’organiser au quotidien dans des communautés frottées, pour certaines d’entre elles, aux principes de l’anarchisme. Il les a fait raconter et expliquer leurs vie, leurs choix, leurs idées. En expérimentant une utopie concrète, les hackers font plus qu’imaginer une autre manière de travailler. C’est une nouvelle grammaire du vivre ensemble que, sous nos yeux, ils sont en train de composer. Michel Lallement est professeur du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), titulaire de la chaire d’Analyse sociologique du travail, de l’emploi et des organisations et membre du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (CNRS). Il est l’auteur de nombreux ouvrages de sociologie du travail.

Michel LALLEMENT
2015
25 X 14 cm, 448 p.
Seuil

1 2 3 89