La France du front populaire

Mots-clés : Blum, CFTC, CGT, Congés payés, Culture, Espagne, Front populaire, Munich, Organisation du travail, PCF, Socialistes

1986 • KERGOAT Jacques

Cote : KERG

Cinquante ans après, la mémoire collective des Français conserve encore présentes les images du Front populaire : grèves, occupations d’usines, manifestations, accords Matignon, semaine des 40 heures, congés payés, etc. Les bibliothèques ne manquent pas d’études, de souvenirs, de mémoires qui tracent à grands traits ou dans le détail cette période mouvementée. Jacques Kergoat, auteur d’une histoire du Parti socialiste de la Commune à aujourd’hui (Le Sycomore), ne s’est donc pas cantonné dans l’histoire politique chronologique. Il a reconstitué l’ambiance et le décor avant d’y laisser jouer les personnages. Bénéficiant d’importants documents jusqu’alors inédits et de nombreux entretiens avec des acteurs, il s’est efforcé de montrer les incertitudes, les hésitations, les rêves et les passions des Français des années trente. C’est une France provinciale et rurale plus que parisienne que nous visitons. Une France qui semble se réveiller d’un long sommeil tranquille et qui découvre avec stupeur les nouvelles contraintes de ce temps de crise. La jeunesse revendique une place; les femmes travaillent, manifestent et font grève; la seconde génération d’immigrés italiens et polonais s’intègre tant bien que mal dans une France composite, qui accueille alors des réfugiés espagnols. Les anciens combattants deviennent pacifistes et parfois anti-militaristes. Les partis politiques et les syndicats vivent des clivages, des scissions ou des recentrages. Ainsi toute la société amorce une profonde mutation. De l’empire colonial aux nouvelles industries, de la musique au cinéma, tout exprime ce remue-ménage. Le Front populaire est l’instant privilégié de ces changements : signe de santé sociale, élan d’optimisme, volonté d’un mieux-être. C’est cela que l’ouvrage nous fait découvrir. Jacques Kergoat ne s’adresse pas aux seuls spécialistes du mouvement ouvrier mais aussi à ceux et celles qui souhaitent comprendre l’impact d’un changement politique et social sur l’ensemble de notre société.

KERGOAT Jacques
1986
22 x 13,5 cm, 414 p.
Le Découverte

Les syndicats européens et la crise

Mots-clés : Allemagne, Bretragne, Crise, Espagne, Europe, Grande-Bretagne, Italie, Syndicats

1981 • K. Armingeon, G. Gouffignal, A. Cox, D. Labbé, R. Mouriaux, M. Revelli

Cote : SYND

Depuis 1974. la crise s’installe dans les faits et dans les esprits. Cette crise pose une question capitale aux syndicats européens : à bien des égards, c’est leur devenir, leur place dans chaque système politique, leur rôle en tant qu’acteur de changements qui est en jeu. Partout l’on assiste aux mêmes types de phénomènes : résurgence du corporatisme, fractionnement de la classe ouvrière en groupes antagonistes, croissance très rapide du nombre de travailleurs non protégés. Les pratiques syndicales elles aussi sont remises en cause. Élaborées dans l’euphorie de la croissance, elles apparaissent bien souvent inadaptées pour résister aux restructurations industrielles. Tels sont les constats qui ont amené un groupe de chercheurs à tenter de cerner les stratégies syndicales face à la crise, en proposant cinq analyses comparatives : Allemagne, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie.

K. Armingeon, G. Gouffignal, A. Cox, D. Labbé, R. Mouriaux, M. Revelli
1981
22 x 13,5 cm, 210 p.
Presses Universitaires de Grenoble

Socialistes et pacifistes ou l’impossible dilemne des socialistes français (1933-1939)

Mots-clés : Espagne, intervention, Léon Blum, Pacifisme, Paul Faure, SFIO, Socialisme

1979 • BILIS Michel

Cote : BIL

Du Manifeste Communiste aux débats actuels sur la construction de l’Europe, en passant par l’Armée Nouvelle de Jaurès, le socialisme a entretenu avec les notions de pacifisme, défense nationale et patriotisme une relation mouvementée. L’évolution des socialistes français (S.F.I.O.) dans les années 30 (souvenirs de l’union sacrée de 1914, montée des fascismes, Front Populaire, guerre d’Espagne…) constitue une illustration historique saisissante de la difficulté de définir un rapport durable entre ces termes : Léon Blum, Paul Faure, Marceau Pivert, et la Gauche révolutionnaire, Jean Zyromski et la Bataille Socialiste autant d’approches différentes qui résument les diverses sensibilités du socialisme français sur ces questions. TABLE DES MATIERES – 1933-1936, les doctrines de paix à l”épreuve des faits – De la guerre d’Espagne à l’Anschluss (1936-1938) – Un parti paralysé

BILIS Michel
1979
21 X 13,5 cm, 376 p.
Syros

L’eurocommunisme

Mots-clés : Espagne, Eurocommunisme, France, Italie, Socialisme

1977 • CLAUDIN Fernando

Cote : CLAU

L’eurocommunisme hésite encore à se reconnaître comme tel, il doute de lui et se nie en même temps qu’il s’affirme. Tant en ce qui concerne les problèmes internationaux que ceux de politique intérieure, les trois principaux partis eurocommunistes, italien, français, espagnol, ont jusqu’à présent refusé toute discussion de fond et toute position commune. L’une des raisons de cette attitude — comme l’a montré le sommet de Madrid — est la crainte d’aggraver l’affrontement avec Moscou. Malgré tout, la résistance à l’action conjointe est probablement due à l’incertitude de chaque parti sur sa propre politique. Les trois partis oscillent entre la tentation social-démocrate — réduction de la voie démocratique au socialisme à une simple réformisme social-démocrate — et la volonté de tout faire pour créer les conditions d’une alternative socialiste à la crise du capitalisme. Tous trois annoncent une démocratisation interne, mais ne se décident pas a se défaire du centralisme antidémocratique. Tous trois disent avoir surmonté leur passé stalinien, mais continuent de reculer devant le dévoilement total de la vérité historique. L’eurocommunisme contient la possibilité et l’espoir d’une résolution — dans le capitalisme mûr — de la crise générale du mouvement communiste. Mais ce sera peut-être aussi son chant du cygne. Cette incertitude ne doit pas seulement préoccuper les communistes, mais aussi toutes les forces qui se situent dans la perspective socialiste, car il est aussi problématique de concevoir la transition socialiste en Occident sans les communistes que sans les socialistes. Si la pratique de l’eurocommunisme ne tient pas ses promesses et si le socialisme ne dépasse pas le réformisme social-démocrate, le capitalisme pourra se rétablir à nouveau, et le chemin du socialisme se fermera une fois de plus en Europe pour une étape de durée indéterminée. Chemin étroit, difficile, hérissé d’écueils : ce serait une illusion que de le nier. Mais c’est le seul chemin possible et il doit être tenté. Car l’unique alternative au socialisme reste la barbarie. L’auteur : Fernando Claudin était dirigeant des Jeunesses communistes espagnoles avant la guerre civile, à l’époque où Santiago Carillo était, lui. dirigeant des Jeunesses socialistes, Santiago « Carillo ayant adhéré au parti communiste en 1936. Fendant la guerre civile. Fernando Claudin a été élu au Comité central du paru communiste, puis, en 1947, au Bureau politique et, en 1956, au Secrétariat du Parti. Exclu en 1964. il est. depuis, resté indépendant. Il est l’auteur de La crise du mouvement communiste international (éditions Maspero, 1972) et de Marx et Engels et la révolution de 1848 (à paraître aux éditions Maspero). Il vit actuellement à Madrid. .

CLAUDIN Fernando
1977
22 x 13,5 cm, 151 p.
François Maspero

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