Angola: la lutte continue

Mots-clés : Angola, Colonie, Esclavage, Libération nationale, MPLA, Portugal

1977 • Groupe d’Afrique centrale du CEDETIM

Cote : CEDE

Angola, Mozambique, Guinée-Bissau : pour la première fois en Afrique noire, des mouvements de libération arrivent au pouvoir après une longue lutte armée; il ne s’agit pas de groupes fantoches, de solutions néo-coloniales imposées aux peuples dominés. Bien que le fascisme portugais, rétrograde, se soit désespérément accroché à ses colonies, les Caetano et Spinola n’ont pu assumer une décolonisation à leur profit. Ces pays prennent alors un relief, une importance extrêmes; là, en effet, se fabrique, prend forme l’Afrique de demain. Leurs formations sociales originales sont déjà largement dominées par le mode de production capitaliste, mais elles sont encore plongées dans des formes antérieures d’organisation économique et sociale. Les tentatives, les solutions qu’essayent d’apporter ces mouvements de libération ont donc une importance considérable et des conséquences immédiates à l’intérieur et à l’extérieur, comme le prouvent déjà les événements d’Afrique du Sud, de Namibie et du Zimbabwe (Rhodésie). Où en est l’Angola aujourd’hui ? Qu’est-ce que le M.P.L.A. qui le dirige ? Que contiennent-ils en germe ? Voici les questions auxquelles s’efforce de répondre cet ouvrage, en les situant toujours dans leur dimension historique. Nombreux sont ceux, Français et Africains, qui, même bien informés, cherchent à comprendre la signification des événements récents en Angola et de leurs conséquences. L’intérêt de ce travail collectif de militants français et africains, c’est de répondre enfin par des analyses approfondies, partant des problèmes internes au mouvement et au pays ; ils permettent ainsi de sortir de la gangue des clichés, des a priori, pour saisir ce qui s’est passé, ce qui se passe, quelle Afrique s’ébauche là-bas, en Angola, et quelle lutte s’y poursuit.

Groupe d’Afrique centrale du CEDETIM
1977
22 X 13,5 cm, 224 p.
François Maspero Collection CEDETIM

Les juges et le pouvoir

Mots-clés : Juges, Justice

1977 • Gérard MASSON

Cote : MASS

La crédibilité de la justice repose pour beaucoup sur l’indépendance des juges vis-à-vis du pouvoir. Ses détenteurs le savent bien qui l’invoquent à tout propos et hors de propos. En opérant une confrontation minutieuse et serrée entre le discours sur l’indépendance des juges et les dispositions juridiques susceptibles de la favoriser et la pratique suivie de 1789 à aujourd’hui, l’auteur remet les choses à leur juste place. A travers toutes les formes d’Etat que s’est donné la bourgeoisie, les juges n’ont pas cessé d’être peu ou prou sous l’emprise du pouvoir. Les développements consacrés par cet ouvrage à la Ve République font plus que confirmer cette constante. Pour l’avenir et dans un autre contexte politique, l’indépendance des juges pourrait, et devrait connaître un progrès réel à condition toutefois d’être combinée avec une démocratisation poussée de l’appareil judiciaire.

Gérard MASSON
1977
21,5 X 13 cm, 496 p.
Editions Alain Moreau/ Editions Syros

La vie de Lucien Herr

Mots-clés : Affaire Dreyfus, Lucien Herr, marxisme, Parti Socialiste, POSR

1977 • ANDLER Charles - Introduction de Justinien Raymond

Cote : ANDL

Parce que, délibérément, par une extraordinaire modestie, il a voulu rester toute sa vie dans l’ombre d’un poste des plus obscurs — bibliothécaire de l’Ecole normale supérieure — Lucien Herr, mort en 1926, demeure peu connu du public. Il est pourtant l’une des plus grandes figures du socialisme français, l’homme qui a le plus fait pour introduire le marxisme en France et qui a marqué profondément la pensée et l’action politiques de sa génération, à commencer par celles de Jaurès à qui il inspira le titre de son journal, L’Humanité. Ce livre, réédité aujourd’hui pour la première fois depuis sa parution en 1932, est à la fois une biographie et une analyse politique. Mais il est mieux que cela : il est le témoignage passionné de son meilleur ami, grand germaniste — traducteur du Manifeste du parti communiste —, Charles Andler, alsacien, normalien et socialiste comme lui : une sorte de dialogue poursuivi au-delà de la mort par un autre intellectuel militant. L’affection profonde qui les unissait avait résisté à des divergences politiques très profondes : s’ils avaient milité ensemble dans les grands combats — l’affaire Dreyfus, la défense de la théorie de la grève générale révolutionnaire —, leurs vues avaient divergé, avant 1914, sur les chances de sauver la paix grâce à l’action de la Deuxième Internationale et de la social-démocratie européenne ; comme Jaurès, comme Liebknecht et Rosa Luxemburg, Herr croyait dans la possibilité de faire face à la montée de la guerre. Dans son introduction, Justinien Raymond fait revivre l’amitié de ces deux hommes qui, engagés dès leur jeunesse dans le Parti ouvrier socialiste révolutionnaire, puis militants du Parti socialiste français : « Hommes de pensée, ils étaient aussi des hommes d’action. Ils ne se départiront jamais des serments de pureté militante faits dans leur noviciat socialiste. Jamais ils ne brigueront un poste quelconque. Ils aideront à toutes les tâches d’éducation populaire de l’école socialiste. Ils participeront jusque dans la rue à toutes les formes de luttes… »

ANDLER Charles – Introduction de Justinien Raymond
1977
22 x 13,8 cm, 354 p.
Maspero

Dans le front de gauche de l’art

Mots-clés : Art, Avant, Brecht, Futurisme, LEF, Maïakovski, Réalisme socialiste, Surréalisme, Théâtre, URSS

1977 • TRETIAKOV Serge

Cote : TRET

Recueil de textes extraits de diverses revues et publications soviétiques, 1923-1936. Précédé de 2 poèmes de Bertolt Brecht. En appendice, lettres de S. Tretiakov à Bertolt Brecht, 1933-1937. Du futurisme au réalisme socialiste, l’itinéraire de Serge Trétiakov (1892-1939) va le mener de sa Lettonie natale à l’Extrême-Orient, de l’Allemagne de Piscator à la Tchécoslovaquie des surréalistes, pour se rompre en 1937, en Union soviétique, l’année de la répression. Homme de théâtre et poète, traducteur et journaliste, théoricien de la littérature et avant-gardiste militant, il se veut idéologue de la révolution culturelle, pédagogue de l’Homme nouveau. Il tente de fondre en un seul bloc de combat la politique culturelle de l’U.R.S.S., l’idéologie marxiste-léniniste et les interventions de l’avant-garde artistique. Dès 1918-1921, il est poète, futuriste, à Vladivostok, occupée par les Japonais, où il participe à l’organisation du L.E.F. (Front gauche de l’art, groupe et revue animés par Maïakovski). A Moscou, il travaille avec Meyerhold, qui crée l’une de ses pièces, et Eisenstein, qui monte, au Théâtre du Proletkult, une autre de ses œuvres. Trétiakov collabore intensément au L.E.F. (1923-1925), puis au nouveau L.E.F. (1927-1928), où il développe ses positions contre le subjectivisme et la fiction, la littérature psychologique et le retour en force, avec la N.E.P. (Nouvelle politique économique), des rengaines de l’ « art bourgeois pourri ». Il leur oppose, avec une théorie de la « commande sociale » et de la « destination » de l’œuvre d’art, une esthétique de l’ « opérativité », un « productivisme » organisateur d’un « psychisme socialiste » propre à l’élaboration d’une manière d’être, d’un comportement neufs liés à la promotion de l’Homme soviétique. Il se met au service du « fait » (il parle de « réalisme factuel »), de l’ « objet », de la « chose vue » (il ramène de Pékin, où il a vécu en 1924-1925, une « bio¬interview », et pratique la recherche de matériaux pris sur le vif au kolkhoze). Comme ses amis futuristes et formalistes, il s’intéresse de près au cinéma. Il participe activement au Premier congrès des écrivains soviétiques. Il y propose un vaste front de lutte antifasciste. Brecht, dont il est le traducteur et qu’il accueille à Moscou en 1934, le considère comme son maître.

TRETIAKOV Serge
1977
22 X 13,5 cm, 224 p.
Maspero

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