La haine tranquille

Mots-clés : Gauche, Mitterrand, Politique, Rocard

1993 • SCHNEIDER Robert

Cote : SCHN

Aux yeux de l’opinion publique, François Mitterrand et Michel Rocard sont faits pour s’entendre. Et pourtant, depuis un quart de siècle, c’est la défiance mutuelle qui les unit. Même – et surtout – quand les aléas de la politique et de l’Histoire les amènent à gouverner ensemble. Dès lors, un lourd contentieux fait de ce couple inévitable un couple impossible. Puisque tout les oppose, ils se sépareront, mais à la manière de ceux qui sont appelés à se retrouver nécessairement. La passionnante chronique d’une longue aversion entre un président qui aura marqué l’Histoire et un éternel présidentiable qui sera peut-être un jour président. Robert Schneider Chef du service politique et rédacteur en chef du Nouvel Observateur, est l’auteur du Roman de la rose (en collaboration avec Albert du Roy) et d’une biographie de Michel Rocard.

SCHNEIDER Robert
1993
18 x 10,7 cm, 288 p.
Seuil. Points actuels

Jours tranquilles à Matignon

Mots-clés : Gauche, Mitterrand, Nouvelle Calédonie, Rocard

1993 • HUCHON Jean-Paul

Cote : HUCH

Quand, en mai 1988, Michel Rocard devint le nouveau Premier ministre de François Mitterrand, la France entière guetta — avec espérance ? avec scepticisme ? — la rencontre du rocardisme et de la réalité. Comment l’ancien leader du PSU allait-il s’y prendre pour gouverner, et pour séduire, un pays en proie à d’insaisissables désarrois ? Comment le symbole de la « deuxième gauche » allait-il s’accommoder d’un socialisme mitterrandien ? Jusqu’où, enfin, oserait-il, ou pourrait-il, réformer une société bloquée par ses innombrables corpora-ismes ? Pendant trente-six mois, Jean-Paul Huchon — qui était alors le directeur de Cabinet de Michel Rocard — a donc suivi, au jour le jour, cette aventure pleine de surprises et d’embûches. Des « jours tranquilles » ? Par antiphrase, bien sûr… Car Jean-Paul Huchon a choisi, sans complaisance, de tout raconter. Révélations, anecdotes, indiscrétions, portraits tendres ou cruels, analyses, rien ne manque à ce récit. De la guerre du Golfe aux ambiguïtés élyséennes, de l’ouverture au centre aux événements de Nouvelle-Calédonie, des « stratégies de communication » aux mœurs impitoyables de la classe politique, l’auteur se souvient, égratigne, s’explique. De plus, à l’heure où l’ancien Premier ministre est devenu le «candidat virtuel », voire officiel, de la gauche aux prochaines élections présidentielles, rien n’interdit de lire, dans le bilan de cette expérience, les grandes lignes d’un programme pour demain. Jean-Paul Huchon est né en 1946. Il a dirigé le Crédit Agricole (1984-1986) et le groupe EXOR (1986-1988). Il fut directeur du Cabinet de Michel Rocard (1988-1991) avant de rejoindre le groupe Pinault-Printemps.

HUCHON Jean-Paul
1993
20,5 x 13 cm, 280 p.
Grasser

Lettre ouverte à la génération Mitterrand qui marche à côté de ses pompes

Mots-clés : Gauche, Mitterrand, Politique, Rocard

1988 • PFISTER Thierry

Cote : PFIS

Pamphlet virulent, dénonciation d’une gauche d’apparence plus soucieuse d’occuper des fonctions que de réformer la société. Cet ouvrage, écrit par l’ancien conseiller de Pierre Mauroy, apparaîtra comme une critique de gauche du gouvernement et du Président. L’auteur part de l’affiche de Jacques Séguéla, « génération Mitterrand », pour s’interroger sur ce nouveau concept consistant à définir la vie publique en termes de génération. Il estime qu’en politique la notion de génération est fonction de la participation à quelques grands événements. Il distingue ainsi trois générations celle qui a participé à la Seconde Guerre mondiale, symbolisée par François Mitterrand et qui est baptisée « les charentaises »; celle de la guerre d’Algérie recyclée Mai 68, personnifiée par Michel Rocard et qualifiée « les mocassins »; enfin, « les baskets », c’est-à-dire la génération des potes, celle de SOS-racisme et des manifestations de 1986 contre Devaquet…. Deux idées sont développées au long de l’ouvrage. D’abord, le constat que la coalition dirigeante actuelle scelle l’alliance de républicains sans illusion style Mitterrand et Maurice Faure et de gauchistes soucieux de rattraper le temps perdu pour réintégrer l’élite, type Kouchner, Geismar, Weber… La seconde idée est plutôt une analyse de l’usage abusif et à bien des égards caricatural qui est fait actuellement de la notion de « société civile ».

PFISTER Thierry
1988
16,5 x 11 cm, 160 p.
Albin Michel. Poche

La vie quotidienne. A Matignon au temps de l’union de la gauche

Mots-clés : Mauroy, Mitterrand, Politique, Rocard

1985 Novembre • PFISTER Thierry

Cote : PFIS

La lutte pour le pouvoir à la tête de l’État est de toutes les époques et de tous les régimes. Rarement, pourtant, elle avait été aussi impitoyablement disséquée par un témoin direct, par un des acteurs. On trouve dans ce livre des portraits et un foisonnement d’intrigues qui appartiennent désormais à l’histoire. Voici Rocard, Delors, Fabius, Chevènement ou Fiterman tels qu’on ne les a jamais vus, aux prises avec leurs ambitions et leurs stratégies. Au-delà des anecdotes pittoresques sur la vie quotidienne dans les palais nationaux, ce reportage tendrement ironique sur les coulisses gouvernementales est aussi le récit des relations complexes au sommet de l’État entre le président de la République, François Mitterrand, et le Premier ministre, Pierre Mauroy, la description précise des rouages de la « cohabitation » entre les deux principaux pôles de l’exécutif. Les compétences de Matignon, l’autorité de l’Élysée, sont analysées en détail. Cette chronique d’histoire immédiate est, en ce sens, un guide pour l’actualité.

PFISTER Thierry
1985 Novembre
20 x 13 cm, 366 p.
Hachette

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