Si la gauche savait. Entretiens avec Georges-Marc Benamou

Mots-clés : Epinay, Guerre d’Algérie, Jospin, Mai 68, Mitterrand, PS

2005 • ROCARD Michel

Cote : ROCA

« Quand le sage montre la Lune, l’imbécile regarde le doigt. » On peut certes retenir de ce livre d’entretiens avec Michel Rocard les petites phrases vachardes glissées sur les uns (unes) ou les autres. On peut aussi se faire surprendre par les louanges qu’adresse l’auteur… à lui-même (autopromu « un des meilleurs Premiers ministres de la Ve République »). Ce serait pourtant passer complètement à côté d’un remarquable ouvrage de réflexion et de pédagogie politique. Militant depuis 1949, Michel Rocard passe en revue plus de cinquante ans d’histoire de la gauche. Il y explique pourquoi le Parti socialiste français compte beaucoup moins d’adhérents que ses confrères européens, pourquoi l’alliance avec les cathos de gauche lui paraissait nécessaire, comment le PSU a pu rassembler aussi longtemps des réformistes et des gauchistes. Il retrace l’histoire des affrontements de personnes, mais surtout de choix économiques, politiques et de valeurs, entre la première et la deuxième gauche. Des débats qui restent encore largement d’actualité. Enfin, à ne pas louper: la scène plutôt hilarante où Michel Rocard raconte comment François Mitterrand l’a nommé Premier ministre, tant elle reflète ce qu’ont été les relations entre les deux hommes.
Première conversation : Aux origines Deuxième conversation : génération guerre d’Algérie Troisième conversation : Mitterrand, Rocard : qui a commencé… ? Quatrième conversation : Mai 68 en coulisses Cinquième conversation : Digérer Mai 68 – Le rendez-vous manqué d’Epinay Sixième conversation : Vers le PS – Au PS, les beaux jours avec Mitterrand Septième conversation : Sortir du bois (1977-1980) Huitième conversation : Mai 1981, l’Installation Neuvième conversation : Bref retour sur Matignon Dixième conversation : La prise du PS – Les Européennes de 1994 – Du jospinisme, etc.

ROCARD Michel
2005
24 X 15,5 cm, 382 p.
Editions Robert Laffont

Jours tranquilles à Matignon

Mots-clés : Gauche, Mitterrand, Nouvelle Calédonie, Rocard

1993 • HUCHON Jean-Paul

Cote : HUCH

Quand, en mai 1988, Michel Rocard devint le nouveau Premier ministre de François Mitterrand, la France entière guetta — avec espérance ? avec scepticisme ? — la rencontre du rocardisme et de la réalité. Comment l’ancien leader du PSU allait-il s’y prendre pour gouverner, et pour séduire, un pays en proie à d’insaisissables désarrois ? Comment le symbole de la « deuxième gauche » allait-il s’accommoder d’un socialisme mitterrandien ? Jusqu’où, enfin, oserait-il, ou pourrait-il, réformer une société bloquée par ses innombrables corpora-ismes ? Pendant trente-six mois, Jean-Paul Huchon — qui était alors le directeur de Cabinet de Michel Rocard — a donc suivi, au jour le jour, cette aventure pleine de surprises et d’embûches. Des « jours tranquilles » ? Par antiphrase, bien sûr… Car Jean-Paul Huchon a choisi, sans complaisance, de tout raconter. Révélations, anecdotes, indiscrétions, portraits tendres ou cruels, analyses, rien ne manque à ce récit. De la guerre du Golfe aux ambiguïtés élyséennes, de l’ouverture au centre aux événements de Nouvelle-Calédonie, des « stratégies de communication » aux mœurs impitoyables de la classe politique, l’auteur se souvient, égratigne, s’explique. De plus, à l’heure où l’ancien Premier ministre est devenu le «candidat virtuel », voire officiel, de la gauche aux prochaines élections présidentielles, rien n’interdit de lire, dans le bilan de cette expérience, les grandes lignes d’un programme pour demain. Jean-Paul Huchon est né en 1946. Il a dirigé le Crédit Agricole (1984-1986) et le groupe EXOR (1986-1988). Il fut directeur du Cabinet de Michel Rocard (1988-1991) avant de rejoindre le groupe Pinault-Printemps.

HUCHON Jean-Paul
1993
20,5 x 13 cm, 280 p.
Grasser

La haine tranquille

Mots-clés : Gauche, Mitterrand, Politique, Rocard

1993 • SCHNEIDER Robert

Cote : SCHN

Aux yeux de l’opinion publique, François Mitterrand et Michel Rocard sont faits pour s’entendre. Et pourtant, depuis un quart de siècle, c’est la défiance mutuelle qui les unit. Même – et surtout – quand les aléas de la politique et de l’Histoire les amènent à gouverner ensemble. Dès lors, un lourd contentieux fait de ce couple inévitable un couple impossible. Puisque tout les oppose, ils se sépareront, mais à la manière de ceux qui sont appelés à se retrouver nécessairement. La passionnante chronique d’une longue aversion entre un président qui aura marqué l’Histoire et un éternel présidentiable qui sera peut-être un jour président. Robert Schneider Chef du service politique et rédacteur en chef du Nouvel Observateur, est l’auteur du Roman de la rose (en collaboration avec Albert du Roy) et d’une biographie de Michel Rocard.

SCHNEIDER Robert
1993
18 x 10,7 cm, 288 p.
Seuil. Points actuels

La part d’ombre

Mots-clés : Gauche, Mitterrand

1992 • PLENEL Edwy

Cote : PLEN

NOUVELLE EDITION REVUE ET AUGMENTEE Ce livre navigue entre confession et colère. Confession d’un journaliste qui rend des comptes, livre ses doutes et ses contradictions, dit ce que, jusqu’ici, il n’avait pas écrit. Colère d’un citoyen qui, explorant les coulisses d’un règne présidentiel, ses secrets et ses mensonges, se surprend à affronter des valeurs étrangères à la gauche. Il ne s’agit pas ici de l’homme Mitterrand, qui vaut mieux que son œuvre, mais d’un système, le mitterrandisme, où les courtisans devancent les militants, où les fidélités priment l’éthique, où l’engagement s’efface devant l’arrangement, où la mémoire a ses absences, l’argent ses jeux et la basse police ses cabinets noirs. Sans en démentir la part de vérité, cette part d’ombre éclaire la cohérence d’une politique convenablement bourgeoise mais, à coup sûr, rien moins que socialiste. L’identification de la gauche au mitterrandisme est le chemin assuré de son déclin, celui sur lequel s’avance la longue cohorte des déceptions devenues rancœurs, des désespoirs livrés aux haines lepénistes, des tragédies amères prenant leur revanche sur d’illusoires consensus. C’est de cette fascination que la gauche doit se déprendre si elle veut, demain, se reconstruire et se refonder dans ce paysage d’espérances égarées ou trahies que nous lèguent la débâcle d’un communisme d’imposture et le discrédit d’un socialisme d’occasion.

PLENEL Edwy
1992
18 x 10,7 cm, 464 p.
Gallimard Folio actuel

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