Biographie :
Paul ORIOL (1935-2026)
Né le 2 décembre 1935 à Carcassonne (Aude), Paul Oriol est décédé le 9 juillet 2026. Les anciens du PSU étaient représentés à la cérémonie d’adieu qui a eu lieu le 21 juillet au cimetière du Père-Lachaise.
Ses grands-parents sont venus directement de Huesca à Carcassonne et s’appelaient Uriol ; Oriol est une erreur de transcription à l’État civil.
Son père, Michel Oriol était apprenti tailleur, puis artisan maçon ; sa mère, Elise Cabanac, était modiste, puis ouvrière dans une confiturerie pendant la guerre, et mère au foyer ensuite ; le père était électeur communiste, mais lui et son épouse n’étaient pas militants.
Membre de l’Association générale des étudiants de Toulouse (AGET-UNEF) lorsqu’il est étudiant, il y est à l’initiative de la création et de l’animation de la Corpo de médecine de Toulouse.
Paul Oriol adhère à l’UGS 15 jours avant sa fusion avec le PSA pour former le PSU ; il milite aux étudiants du PSU durant la Guerre d’Algérie.
Docteur en médecine (Toulouse 1962), il commence son activité professionnelle en 1964 comme médecin épidémiologiste départemental à Constantine), puis pneumologue en dispensaire antituberculeux à Alger en 1966, et devient spécialisé en pneumo-phtisiologie en 1970, toujours à Alger ; il est donc resté huit années coopérant dans l’Algérie indépendante. Adhérent du CEDETIM
Il est resté ensuite en lien avec lui.
De retour en France en 1972, il est chercheur sur contrat à l’Inserm Paris, puis pneumologue en dispensaire antituberculeux à Versailles-Trappes.
Il assure l’animation de la section PSU de Versailles-Yvelines, puis assez vite, celle de la Commission Immigrés du PSU sur le plan national ; il fait ensuite partie de l’équipe d’animation de la forte section PSU du 20ème arrondissement, qui a mené de très nombreuses actions (par exemple le soutien à la grève de la faim des tunisiens à la crypte de l’église ND de la Croix de Ménilmontant ou l’action contre l’expulsion des travailleurs migrants du Foyer Bisson). Ces activités ont été décrites dans leur contexte dans le livre « Le PSU vu d’en bas » (PUR 2009) par
deux articles de Séverine Lacalmontie et Daniel Gordon
Co-créateur et animateur du Collectif de la Carte unique pour les immigrés, il assure la créationanimation du collectif français-immigrés du XX°, et d’une association santé-immigrés. Cette activité se déploie localement dans le cadre de multiples collectifs (emploi, chômage, logement, IVG, santé, éducation, …) qui regroupent des habitants et des organisations très diverses et qui se poursuivent dans les années 90.
Après l’auto-dissolution du PSU, Paul Oriol a milité aux Alternatifs, et a transposé au niveau européen son activité en faveur du droit de vote des résidents étrangers en participant aux « forums sociaux européens ».
Membre du comité de rédaction de « Migrations société », il est l’auteur de plusieurs publications :
⁃ Immigrés, métèques ou citoyens – Syros 1985
⁃ Les Immigrés devant les urnes – Ciemi – L’Harmattan 1992
⁃ Résidents Étrangers, Citoyens ! Plaidoyer pour une citoyenneté européenne de résidence Presse-Pluriel 2003
Il a signé sous le pseudonyme de « PUCE » quelques articles dans Tribune Socialiste après 1972 ;
Avant cette date, un de ses articles sur le Tchad a été signé du pseudo collectif de Remy Grillault qui servait dans TS (« A propos de l’intervention française au Tchad » TS du 11/03/1971.
A partir de 2008 et jusqu’à sa disparition, il a animé un blog à son nom, dont plusieurs textes ont été publiés par Mediapart
Les archives militantes de Paul Oriol déposées à l’ITS ont été inventoriées en 2024.
Anne Couteau, son épouse, a été militante du PSU, du GISTI et de la Commission immigrés du 20°arrdt de Paris ; elle était professeure dans le secondaire ; ils n’ont pas eu d’enfants. Ils ont habité à Paris de 1972 à 1988, à Versailles de 1988 à 2013, puis à nouveau à Paris.
