Analyse des luttes, texte de synthèse

Mots-clés : Congrès - PSU, Mouvements sociaux, Socialisme

27 Mai 1971 • Texte de synthèse des A.O.P. des 1er et 2 Mai 1971 à Paris

Tribune Socialiste supplément au N°498, 27 Mai 1971L’analyse des luttes sociales font prendre conscience des transformations du capitalisme. Ces mutations entraînent la dégradation des modes de vie et des rapports sociaux : prolétarisation de plus en plus importante des travailleurs, développement du recours à la main-d’oeuvre immigrée, déqualification de l’emploi des jeunes. La revendication nouvelle est celle de la participation des travailleurs aux décisions par la mise en place des assemblées de travailleurs décidant du mode d’action revendicative. A cet égard, le P.S.U. a un rôle d’explication qui porte sur l’analyse du conflit et sa portée politique afin de montrer comment le conflit peut déboucher sur un autre type de société.

L’Avant-garde des O.S.

Mots-clés : Mouvements sociaux, Politique Économique

13 Mai 1971 • Jean-Marie Vincent

Tribune Socialiste N°496, 13 Mai 1971Les grèves à l’usine Renault du Mans, aux usines Berliet de Venissieux et de Montplaisir, à la Rodhia-Belle Étoile concernent le statut des O.S., leurs revendications salariales et leurs conditions de travail, elles secouent un système hiérarchique qui exploite aussi les ouvriers professionnels et les mensuels. Elles interrogent car ce ne sont pas des luttes catégorielles mais des luttes qui attaquent le capitalisme dans ses fondements.  Depuis 1968 la productivité du travail qui est le principal instrument de mesure du progrès technique et économique, a fait un bond en avant considérable. Pour beaucoup cela entraîne l’opulence et une vie plus agréable. Pour les travailleurs, par contre, produire plus ne signifie pas libération, mais bien augmentation de leur dépendance par rapport à l’organisation capitaliste du travail. Cette situation, qui est commune à l’ensemble du prolétariat industriel moderne, pèse particulièrement sur les ouvriers spécialisés ou O.S. Considérés comme une masse d’hommes interchangeables par le patronat, voués aux travaux les plus pénibles et les plus monotones, frappés les premiers par les licenciements. Si ces grèves étaient gagnées, elles réduiraient la marge de manoeuvre du patronat, limiteraient son arbitrage dans la manipulation des salaires et des primes, des horaires et des cadences de travail.

Une classe, un combat, un programme

Mots-clés : marxisme, stratégie politique

28 Janvier 1971 • Abraham Béhar

Les luttes continuent et se durcissent tant aux Batignolles, qu’à Fougères, dans les Vosges, chez les postiers comme chez les métallos et touchent des secteurs de plus en plus larges. Cette situation de forte combativité ouvrière, sans coordination des luttes, crée des tensions et les luttes isolées ne peuvent aboutir. Le programme d’action du P.S.U. est une réponse pour souder ensemble non seulement les luttes de Bretagne, celle de Peugeot mais aussi les luttes ouvrières et paysannes. Pour animer ces luttes il faut dépasser le cadre de l’entreprise et faire la jonction avec tous les exploités pour donner toute sa dimension aux luttes. « L’objectif du programme d’action est de pousser partout, dans tous les cas, par tous les moyens à la globalisation des luttes, tout de suite et à tout prix ».

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