Lip : le deuxième souffle

Mots-clés : Aménagement du territoire, Politique industrielle, Répression

2-8 Juin 1977 • Yves Sparfel

Lip : ils produisent à nouveau des montres. Ils ne veulent être ni vaincus ni inutiles et continuent la lutte au-delà de l’occupation de l’usine mais à partir du 13 juin prochain, les premiers Lip cesseront de toucher l’allocation supplémentaire d’attente instaurée en partie grâce à leur bataille de 1973. Ils ont décidé d’agir et de combattre. L’Assemblée Générale a proposé un projet chiffré : produire des montres pour se payer, soit 90 montres par jour. Lip, affaire non classée, un livre écrit collectivement qui devient aujourd’hui une réalité. Mais il faudra un énorme effort de solidarité car il faudra prouver que le mot d’ordre de nationalisation sous contrôle ouvrier ne sert pas uniquement pour les meetings. La popularisation et la solidarité deviendront très rapidement nécessaire contre toute riposte policière.

Lip : des emplois, pas de flics

Mots-clés : Aménagement du territoire, Mouvements sociaux, Politique Économique, Répression

17-23 février 1977 • Yves Sparfel

A Lip, l’expulsion est imminente et les ouvriers attendent l’affrontement avec les forces de l’ordre. Des solutions existent pour que Lip reste une entreprise viable mais les pouvoirs publics se montrent réticents à toute aide financière. Le patronat local s’organise pour briser toute résistance ouvrière tant dans les industries métallurgiques et mécaniques (GIMM) de la région de Besançon, qu’à l’entreprise MODEL ou encore chez PEUGEOT. La répression est partout présente et si les ouvriers sont solidaires ils pourraient espérer plus de soutien de la part de la gauche. Cependant en période électorale, l’évocation des luttes de la classe ouvrière ne peut être que discrète…

Une épine pour les sociétés de production

Mots-clés : Mouvements sociaux, presse

17-23 Février 1977 • Françoise Claire

Les sociétés de production sont paralysées par la grève des artistes-interprètes. Il y a huit jours, les artistes-interprètes prolongeaient leur grève, reconductible, par un vote quasi unanime jusqu’au 13 février. Ce dimanche 13, c’est avec la même unanimité (mais tout en se posant de sérieux problèmes, spécialement financiers) qu’ils ont décidé, en assemblée générale, de continuer la grève jusqu’au jeudi 17 février minuit, par 584 voix sur 627 votants. Cette longue grève des artistes a servi de déblocage à celles menées par les réalisateurs de télévision. Toute cette semaine, les réalisateurs vont mener une grève tournante pour obtenir une télévision de qualité réalisée dans des conditions de travail décentes. C’est donc toute la radio et la télévision qui vont être désorganisées. L’avenir de la profession est en jeu et dans un contexte d’élections municipales à venir les négociations devront être rapides mais encore faudra-t-il que les accords obtenus soient, à terme, effectifs.