25ème Congrès du PCUS

Mots-clés : Congrès, Socialisme

13-20 Mars 1976 • Victor Fay

Le XXVème  congrès du PCUS (Parti Communiste de l’Union Soviétique) s’est tenu à Moscou du 24 février au 5 mars 1976. Sa clôture a coïncidé avec l’anniversaire de la mort de Staline, survenue le 5 mars 1953, et avec le vingtième anniversaire du discours « secret » de Khrouchtchev, prononcé au XXème congrès du parti inaugurant la « destalinisation » du régime. Ce fut un congrès de stabilisation du régime et de consolidation du parti. Il serait abusif cependant de parler de la restalinisation , car le régime a évolué et il paraît peu probable que, sauf danger immédiat, on revienne à la terreur de masse pratiquée par l’ancien dictateur. Brejnev, réélu secrétaire général, sort renforcé du congrès. Un congrès marqué par l’immobilisme et l’autosatisfaction dont l’objectif essentiel était de conserver et de préserver un équilibre au sommet de la hiérarchie. Ce parti présente des signes d’usure des hommes et des institutions. Les décisions, prises par le congrès, ne font que perpétuer l’état de choses existant ; elles n’offrent pas, pour le proche avenir, la possibilité de révolution, a fortiori de la libéralisation, du régime.

22ème Congrès du PCF

Mots-clés : Congrès, Démocratie, France, Parti Communiste

14-21 Février 1976 • François Turquan

Couverture TS N°690, 14-21 Février 1976« Les olympiades de la démocratie »

Le 22ème Congrès du PCF (Parti Communiste Français) a confirmé les changements survenus dans le Parti depuis plusieurs années mais n’a pas introduit de nouveaux changements. Le PCF a pris modérément ses distances vis à vis de l’URSS (PCUS) en exprimant son désaccord sur les privations de libertés individuelles et collectives, assurant que la démocratie politique et économique sont les conditions de la marche du socialisme. Le congrès réaffirme son engagement dans l’union de la gauche. Mais les termes du débat montrent que la concurrence entre le PCF et le PS ne va pas s’atténuer. Leurs projets politiques, les alliances sociales qu’ils proposent, sont loin d’être identiques et les tensions ne sont pas prêtes à disparaître. Le congrès a montré par ailleurs la prépondérance personnelle de Georges Marchais et la personnalisation du pouvoir. Enfin on peut regretter le manque de démocratie dans l’expression autorisée des sections et des conférences fédérales puisque sur les 4968 amendements transmis par les sections et les 821 amendements transmis par les fédérations seuls 76 ont été retenus par la commission de la résolution du Congrès.

Le PCF et la dictature du prolétariat

Mots-clés : Congrès, Socialisme

24-31 Janvier 1976 • François Turquan, Victor Leduc, Louis Althusser

L’abandon officiel par le PCF (Parti Communiste Français), à son 22ème Congrès, de la référence à la dictature du prolétariat interroge les médias. François Turquan et Victor Leduc profitent de cette occasion pour en interroger l’origine et la signification. La conception originelle de la dictature du prolétariat, celle de Marx, celle du marxisme vivant, n’a rien à voir avec les mythologies staliniennes ou groupusculaires. Elle s’appuyait sur la réalité et découlait de l’analyse des situations concrètes auxquelles la classe ouvrière s’est vue confrontée au siècle dernier, dans les phases les plus aiguïes de sa lutte contre la bourgeoisie. Cette réalité a été modifiée et précisée chaque fois que la question de la conquête et de l’exercice du pouvoir s’est vu posée aux travailleurs. Victor Leduc cite Marx qui explique que l’organisation de la société sur la base d’une association libre et égalitaire des producteurs relèguera le rôle de l’Etat au Musée des antiquités. La dictature du prolétariat telle qu’elle est invoquée aujourd’hui fait plutôt référence à une dictature bureaucratique et s’oppose de façon absolue à la démocratie ouvrière.

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