Les limites de la puissance impérialiste

Mots-clés : Vietnam

21 Mars 1968 • Jean-Marie Vincent

De la fin de la guerre à l’année 1964, la puissance impérialiste américaine semblait ne pas avoir de limites. L’Amérique pensait pouvoir contrôler la planète, dominer les chinois comme l’Union Soviétique. C’est cette optimisme qui peut expliquer leur attitude au Vietnam. Le gouvernement Johnson, à la suite de Kennedy pensait, qu’en y mettant les moyens militaires nécessaires, en intimidant la Chine et en pratiquant l’escalade, ils règleraient la question du Vietnam en quelques mois. Mais l’escalade ne conduisit pas aux résultats escomptés mais stimula au contraire la lutte du peuple vietnamien. La plus puissante armée du monde était mise à mal par un tout petit peuple déterminé. La crise du système monétaire international et du dollar, la montée de l’opposition à l’agression américaine dans le monde mettent en crise la stratégie globale des Etats-Unis, secouent leur système politique et multiplient les résistances à leur hégémonie. Il y a là pour le mouvement socialiste international une situation à exploiter. Il est temps de transformer la position difficile de l’impérialisme en une nouvelle ère de l’histoire du monde.

Déserteurs américains, « le second front »

Mots-clés : Armée, Vietnam

21 Mars 1968 • Vincent Renault

Les déserteurs américains sont les témoins et les acteurs de la forme la plus radicale de la résistance américaine à la guerre du Vietnam. Un quart des étudiants refuseraient l’incorporation. Ce mouvement concerne essentiellement les Noirs, les étudiants et les intellectuels, mais il se radicalise. La résistance américaine prend une importance nouvelle. La désertion s’organise et devient de plus en plus une expression politique et ouvre le « second front » de la guerre du Vietnam. Le F.N.L. a exprimé publiquement son soutien aux jeunes déserteurs et à la résistance américaine. Il a créé le « Comité de solidarité de la population du Sud-Vietnam avec le peuple américain ». En Europe, il serait normal, que ceux qui veulent être solidaires du peuple vietnamien en guerre, en fasse de même.

Guatemala : Indio, Guerrillero et révolution

Mots-clés : Mouvements révolutionnaires

Mars 1968 • Hervé Huntzinger

En Amérique Latine, plus que partout ailleurs dans le Tiers-monde, le capitalisme américain a noué des liens avec la bourgeoisie nationale. Il veut, sous prétexte de défendre le « monde libre » et lutter contre le communisme, défendre d’abord ses intérêts capitalistes. C’est dans cette perspective que l’auteur étudie les caractéristiques de la lutte anti-impérialiste au Guatemala.

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