« Tiraillades », plus de 400 morts cette semaine

Mots-clés : Algérie, Répression

22 Octobre 1960

Un bilan qui montre la réalité du terrain malgré les proclamations rassurantes des Généraux. En France, et dans le monde, la politique algérienne de De Gaulle est de moins en moins soutenue. Une solidarité active s’organise autour des jeunes emprisonnés pour leur refus de la guerre. Les chefs nationalistes algériens se tournent vers le bloc de l’Est. Habid Bourguiba, Président de la République tunisienne, propose l’union de l’Algérie et de la Tunisie comme contribution à la paix. L’internationalisation du conflit est engagée et les négociations de paix sont urgentes.

Appel de l’U.N.E.F.

Mots-clés : Algérie, Mouvements sociaux, Répression

6 Octobre 1960

La rentrée d’Octobre voit monter le désarroi et la révolte des jeunes devant la poursuite de la guerre en Algérie. L’U.N.E.F. organise pour la fin du mois d’octobre une manifestation nationale pour rassembler tous ceux qui veulent la paix. Appel à l’opinion contre la répression vis-à-vis des jeunes qui choisissent l’insoumission et pour que s’ouvrent les négociations de paix.

L’internationalisation des problèmes africains

Mots-clés : Afrique, Algérie, Indépendance

Septembre 1960 • Georges Suffert, B.-Ad Benoist

Eté 1960 : en moins de trois mois, l’ONU est intervenue au Congo, en Algérie, au Soudan. L’Afrique est en crise. L’éclatement du Mali est l’échec de la Communauté Franco-Africaine mise en place en 1958 par De Gaulle et aussi, celle de la Fédération du Mali (Sénégal, Soudan, Haute-Volta, Dahomey). Ces échecs sont le résultat d’une politique française qui souhaite garder l’avantage des richesses africaines tout en donnant l’indépendance aux colonies mais c’est aussi la conséquence des rivalités entre le Sénégal et le Soudan Français qui deviendra le Mali. Le Congo a acquis son indépendance de façon précipitée et sans préparation pour éviter un soulèvement des colons belges et cela aboutit à la confusion, la pauvreté et le chaos. En Algérie le G.P.R.A., à la conférence de Melun, parle de l’internationalisation de la lutte pour l’indépendance des colonies et demande à l’ONU d’être garante de la validité du scrutin sur l’autodétermination.

Pour une politique des « Français d’Algérie »

Mots-clés : Algérie, coopération, Économie, Indépendance

Août-Septembre 1960 • Georges Servet

Les français d’Algérie sont les Français de souche européenne établis en Algérie pendant la colonisation. Ils atteignent un effectif d’environ 840 000 personnes.  Le gouvernement français est responsable de la vie et des biens d’un million de ses membres. Il doit leur garantir des perspectives d’avenir acceptables pour eux et leur famille. Une analyse sociologique et économique montre que l’Algérie évolue au profit des Algériens d’origine tant dans le secteur agricole que la fonction publique et dans l’industrie ou le secteur tertiaire. Il convient donc en premier lieu d’aider à rester en Algérie les Français qui y sont réellement utiles. Cela suppose, en ce qui concerne les cadres industriels et les professions libérales, la négociation de convention d’établissement à long terme avec la future nation algérienne. Pour les autres, ouvriers qualifiés et employés supérieurs, cela suppose un gros effort d’enseignement et de formation professionnelle pour garantir à la fois leur plus grande utilité à l’Algérie et la sécurité de leur emploi. Un effort de recensement des besoins est nécessaire tout comme une politique chiffrée du coût de l’accompagnement au retour de ces Français. Il n’y a pas de plan de paix valable en Algérie qui ne comporte de telles dispositions.

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