« LA GAUCHE ET L’EUROPE » séminaire des 6 fondations le 27 mars

Quelle est aujourd’hui, à quelques semaines des élections européennes, la situation de la gauche dans les divers pays européens ? Quelles sont les alliances en cours de constitution ? Quelle est la tendance, s'il en existe une, des sondages d'opinion ? Quelles sont les perspectives pour une conception « de gauche » de l'Union européenne, par ailleurs déstabilisée par le Brexit ?

Dans le cadre du cycle de séminaires organisé par six Fondations :
L’Europe, obstacle ou opportunité ? 
Saison 2018-2019
Mercredi 27 mars 2019 à 18h30
à l’espace « Le Maltais rouge » – 40 rue de Malte – 75011 Paris
INVITATION à participer à la réunion-débat
LA GAUCHE ET L’EUROPE
Le terme de gauche recouvre en Europe une réalité tout aussi complexe qu’en France. Historiquement, la social-démocratie a été, avec les chrétiens-démocrates, à l’origine de la construction européenne actuelle et de ses évolutions, du traité de Rome et de l’Europe des Six jusqu’à la dérive néolibérale de ces dernières années. Pendant longtemps, ces deux courants ont été les seuls à s’organiser véritablement au niveau européen, selon diverses modalités.
La gauche dite « radicale » est en revanche plus composite. Elle rassemble en effet des partis qui, après avoir pendant longtemps refusé la construction européenne, en contestent aujourd’hui les orientations en préconisant une « autre Europe » et des partis, notamment dans les pays scandinaves, ayant milité contre l’adhésion de leurs pays à l’Union européenne et continuant avec plus ou moins de constance à la refuser. Logiquement, certains de ces partis ont davantage hésité et continuent à hésiter à s’organiser au niveau européen. De leur côté, les Verts, apparus plus tardivement dans l’espace politique, ont d’emblée opté pour une organisation plus forte au niveau européen et restent les seuls à se présenter aux élections européennes sur une base commune à tous les pays.
Enfin, le retour sur la scène politique de forces nationalistes et rétrogrades, accédant de plus en plus aux responsabilités gouvernementale nationales, s’est appuyé sur la contestation de plus en plus forte de l’Europe actuelle. Ce qui a profondément changé les rapports de force au niveau national, au détriment principalement mais pas seulement des conservateurs ou des coalitions qu’ils dirigent.
Quelle est aujourd’hui, à quelques semaines des élections européennes, la situation de la gauche dans les divers pays européens ? Quelles sont les alliances en cours de constitution ? Quelle est la tendance, s’il en existe une, des sondages d’opinion ? Quelles sont les perspectives pour une conception « de gauche » de l’Union européenne, par ailleurs déstabilisée par le Brexit ?Avec
  • Didier Georgakakis, professeur de science politique au département de science politique de l’Université Paris I – Panthéon-Sorbonne et professeur visitant au Collège d’Europe de Bruges.
  • Laure Neumayer et Guillaume Sacriste, maîtres de conférences à l’Université Paris-I Sorbonne CESSP (centre européen de sociologie et de science politique) (sous réserve)
Débat animé par Anne Le Huerou, maîtresse de conférences à l’Institut des sciences sociales du politique (CNRS) ; Assemblée européenne des citoyens/IPAM.
Inscriptions : inscription@gabrielperi.fr (précisant l’objet et la date du séminaire)
Contact : Tania Remond tania@gabrielperi.fr 01 41 83 88 47

Quelles politiques de défense en Europe? – Les vidéos

Mercredi 12 décembre 2018 à 18h30
INVITATION
à participer à la réunion-débat 

Quelles politiques de défense en Europe?

Armée européenne ? Initiative d’intervention européenne ? Autonomie stratégique européenne ?  De quelle défense parle-t-on, face à quelle menace, et pour quelle Europe, ou faudrait-il dire quelles Europes ?Pendant la période de guerre froide, la «défense en Europe (de l’ouest)» c’était d’abord, face à la « menace » soviétique, l’Alliance Atlantique sous contrôle politique et stratégique américain, les modes opératoires et doctrines d’engagement (y compris intérieur) de l’OTAN, la domination industrielle américaine en matière d’équipement… et la place particulière de la France gaullienne et post-gaullienne avec sa force de frappe nucléaire,qui, sans remettre en cause cette architecture atlantiste, a joué son propre « avantage compétitif » politique et industriel en Europe. La fin de l’affrontement des blocs après 1989-1992 et les nouvelles menaces n’ont pas remis en cause fondamentalement cette situation. Et la nouvelle course aux armements, y compris nucléaires, l’accumulation des contentieux russo-européens en Europe de l’est, semble même la remettre en selle.Pourtant le monde a changé. Les rivalités mondiales et conflits régionaux ne sont plus les mêmes. L’Europe s’est élargie, mais elle est en crise profonde, y compris sur le plan stratégique et militaire. Les relations euro-américaines se sont gravement dégradées avec Trump. Les appareils militaires et les doctrines d’emploi semblent inefficaces face aux crises concrètes. Contrairement aux espérances de la fin du XXe siècle aucun système de coopération et de sécurité collective ne s’est développé entre l’Europe et sa périphérie, tandis que sont remis en cause les conceptsissus de la période précédente.Avec

  • Claude Serfati, économiste et chercheur (Institut de recherches économiques et sociales et CEMOTEV université de Versailles St. Quentin, membre du conseil scientifique d’ATTAC, auteur de Le militaire, une histoire française, Editions Amsterdam 2017.
  • Bernard Dreano, président du centre d’études et d’initiative de solidarité internationale CEDETIM et membre de l’Assemblée européenne des citoyens (HCA-France), auteur (dir.) de (In)sécurité humaine, les luttes pour la paix au XXIe siècle, Editions Non-Lieu, 2015.

Débat animé parIris Muraz,doctorante en sociologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociale (EHESS) à Paris, rattachée au laboratoire du Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre européen (CERCEC).

L’euro : un carcan pour les peuples ? – Les vidéos

Rencontre organisée par 6 fondations avec Pierre Khalfa et Denis Durand sous la coordination de Chrystel Le Moins

Cycle de séminaires
L’Europe, obstacle ou opportunité ?
organisé par six Fondations :

L’euro : un carcan pour les peuples ?

avec
Pierre Khalfa et Denis Durand
sous la coordination de Chrystel Le Moins

La mise en place de l’Union économique et monétaire, avec une monnaie unique l’euro et une banque centrale déclarée indépendante, a contribué à instaurer la mainmise des marchés financiers mondialisés sur les gestions d’entreprises et sur les politiques économiques. En l’absence d’harmonisation sociale et fiscale, la mise en concurrence des systèmes sociaux des États membres sans aucun mécanisme de solidarité entre les pays a abouti à un éclatement des trajectoires économiques entre les États membres de l’Union et à une crise profonde de la construction européenne. Comment sortir de cette situation ? Quelle stratégie mettre en oeuvre pour briser ce carcan ?

Les Interventions



DÉBAT

Europe et immigration : quelles réponses ? Les vidéos de la soirée

Cycle de séminaires

L’Europe, obstacle ou opportunité ?


organisé par six Fondations :

Europe et immigration : quelles réponses ?

avec
Danièle Lochak et Catherine Wihtol de Wenden sous la coordination de Louis Weber

Soumise à la pression de l’extrême droite xénophobe en progression et qui gouverne un certain nombre de pays, ayant étranglé financièrement le gouvernement Syriza et persistant dans un fédéralisme autoritaire pour imposer un néolibéralisme destructeur, l’Union européenne est en crise profonde. Les marchés financiers restent tout-puissants et profitent des liquidités dont la BCE les a abreuvés pour relancer des opérations spéculatives mortifères tandis que les populations subissent jour après jour les méfaits des politiques d’austérité décidées au niveau européen par les gouvernements et les institutions de l’Union. Face au comportement hégémonique des Etats-Unis et à la politique expansionniste de la Russie, l’Union européenne semble paralysée. Quel rôle peut-elle encore jouer ?

Une autre Europe peut-elle être un point d’appui face à la mondialisation néolibérale et ne plus être ainsi condamnée à être un carcan pour les peuples ? Quelle stratégie alors pour une gauche de transformation sociale et écologique ?

Les vidéos

DÉBAT

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