La mort de Joseph Staline. Bouffonnerie philosophique

Mots-clés : pouvoir, Staline, Théâtre

1978 • LARDREAU Guy

Cote : LARD

La bouffonnerie s’imposait à moi. dès lors que je voulais parler, disons grossièrement, du «pouvoir», comme la seule langue sans doute qui n’y soit pas tout à fait impropre. Si du pouvoir l’on ne peut rien dire de vrai, le comique seul, me semble-t-il, permet d’y toucher d’une façon qui ne soit quand même pas trop inadéquate, d’en dire quand même quelque chose qui aille à l’essentiel. Mon Staline ne prétend à aucune «vraisemblance historique». Sa vérité, s il y en a une, est ailleurs. Je ne pense pas, donc, que Staline s’intéressât aux petites filles – ni qu’il ait été assassiné. Ou plus exactement, je n’en sais rien, et ça ne m’intéresse pas. Disons, d’un mot. que si ce n’est à aucun titre une pièce historique, j’avais l’ambition d’écrire une pièce d’Histoire. G. L. Guy Lardreau est l’auteur du Singe d’Or (1973) et, avec Christian Jambet, de l’Ange (1976). Il enseigne la philosophie à Auxerre.

LARDREAU Guy
1978
20,5 X13 cm, 190 p.
Grasset

La tragédie du pouvoir. Quel avenir pour la France?

Mots-clés : Avenir, Campagne, Démocratie, Démographie, Économie, Energie, Enseignement, Progrès, Ville

1978 • Alfred SAUVY

Cote : SAUV

Les années 1978 et 1979 représentent, pour la France, une période essentielle. Quels que soient le ou les partis au pouvoir, le pays devra prendre un virage important et peut-être décisif, dans le domaine économique. L’économie française, en effet, vit ingénument sur sa lancée. La facilité à laquelle elle s’est trop laissée aller lui a permis de bénéficier de certains progrès, mais, faute d’avoir amorcé à temps les innovations nécessaires, le pays va affronter de graves troubles économiques et sociaux. Pour les éviter, s’impose une mutation profonde, dont la France a les moyens. A travers les jours difficiles qui l’attendent, elle peut se construire un avenir neuf. Cette grande mutation doit avoir deux pôles essentiels : la jeunesse et la lumière, c’est-à-dire la connaissance. Devant la persistance du chômage et de l’inflation, les incertitudes de l’écologie, la pénurie d’énergie, il faut, tout en adaptant les habitudes économiques à notre temps, prendre conscience du vieillissement de la population qui pèse sourdement, clandestinement, sur les institutions et y remédier. Enfin, et par-dessus tout, le peuple souverain doit pouvoir prendre connaissance de ses propres affaires, contrairement à l’obscurantisme et aux mirages actuels. La lumière n’est-elle pas la condition même de la démocratie ? Plus que jamais, Alfred Sauvy, grâce à une vue en profondeur des problèmes de l’économie, nous propose des solutions claires et novatrices. Professeur honoraire au Collège de France, Alfred Sauvy, reçu à l’École polytechnique en 1920, s’est spécialisé dans les études de prévision économique et de population. Il a créé et dirigé l’Institut de conjoncture, puis l’Institut national d’études démographiques. Depuis 1946, il représente la France aux Nations Unies (Commission de la Population) et depuis 1947, il est membre du Conseil économique et social. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Croissance zéro ?, la Fin des riches et L’Economie du diable (Calmann-Lévy).

Alfred SAUVY
1978
23 X 15 cm, 288 p.
Calmann-Lévy

Le ghetto judiciaire

Mots-clés : Avocats, Juges, Justice, Magistrats, Prison, Victimes

1978 • BOUCHER Philippe

Cote : BOUC

« Justice », nom d’un univers mal connu où l’arbitraire et le hasard semblent faire loi. Arbitraire ? Hasard ? Ou bien sujétion des juges aux gouvernements ? Dans l’opinion se tisse, jour après jour, un discours simpliste mais révélateur : la justice n’est plus, depuis belle lurette, au-dessus de tout soupçon. Avec le regard d’un historien, la plume d’un écrivain classique, l’acidité d’un Saint-Simon, la verve d’un pamphlétaire, Philippe Boucher peint, de main de maître, le tableau de la justice contemporaine et de ses acteurs. Acteurs de profession : magistrats, avocats, surveillants de prison ; acteurs obligés : plaideurs, condamnés, détenus. Tableau de la justice en effet, puisque par le truchement de portraits des plus importants magistrats du temps et de quelques avocats, il décrit le fonctionnement d’un système qui vit comme une succession de mondes clos : celui des juges, celui du barreau, celui des prisons. Justice-gigogne. Au fil des pages et des comptes rendus de faits significatifs, se pose, de plus en plus brûlante, la question des rapports difficiles entre la loi, l’Etat, la magistrature. Question non éludée par l’auteur, question fondamentale : ne serait-ce que pour l’analyse qu’il en offre, le Ghetto judiciaire est un livre indispensable à qui veut comprendre les mystères contemporains de la justice et du pouvoir. Né en 1941, à Lunéville, Philippe Boucher fait des études de droit public. Juriste dans une société financière durant deux ans, il entre, le 20 mai 1970, au journal le Monde où il est chargé des questions touchant à In justice et aux libertés publiques. Chef des informations gênérales le 1er novembre 1976, il est nommé éditorialiste le 8 mai 1978.

BOUCHER Philippe
1978
20,5 X 13 cm, 294 p.
Grasset

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