L’archipel du Goulag. Tome 3

Mots-clés : Bagne, Goulag, Relégation, Staline, URSS

1976 • SOLJÉNITSYNE

Cote : SOLJ

Voici le troisième et dernier volume d’une oeuvre qui restera comme un monument impérissable à la mémoire des dizaines de millions de victimes du totalitarisme en U.R.S.S. Il traite de la période finale du règne de Staline et de celui de ses successeurs : comment, un quart de siècle après son abolition par la Révolution, a été rétabli le bagne russe, bientôt confondu avec les camps spéciaux, réservés aux détenus politiques, où on leur fait porter des numéros comme chez les nazis — oui, à peine quelques années après Nuremberg, quand l’humanité soupirait : « Cela ne se reproduira plus jamais ! » « Mais pourquoi donc vous êtes-vous laissé faire ? » demande aujourd’hui l’historien marxiste soucieux de rejeter sur les victimes la responsabilité de leur sort. Soljénitsyne saisit l’occasion de répondre par une extraordinaire chronique des évasions, grèves, révoltes héroïques qui ont jalonné l’histoire des camps soviétiques de l’après-guerre et dont personne n’avait eu jusqu’ici connaissance. La mort de Staline a-t-elle mis fin au Goulag ? Absolument pas, répond Soljénitsyne. A certains égards, le régime des camps s’est encore durci. Quant à la relégation, cette forme d’exil intérieur qui toucha 15 millions de paysans lors de la « dekoulakisation », puis des nations entières, elle est devenue une méthode généralisée de mise à l’écart des indésirables. En bref, « les dirigeants passent, l’Archipel demeure ». Au terme de leur lecture, bien peu d’Occidentaux contesteront qu’ils viennent de refermer un témoignage unique sur l’Histoire de ce siècle, ainsi qu’une œuvre majeure de la littérature mondiale. Qu’ils n’oublient cependant pas, parvenus à la dernière page, que maints protagonistes anonymes de cette œuvre, pas encore morts, y sont toujours. Traduit du russe par Geneviève et José Johannet.

SOLJÉNITSYNE
1976
24 X 15,5 cm, 480 p.
Seuil

La bataille du livre

Mots-clés : Edition, Livre

1976 • Antoine SPIRE, Livre - Jean-Pierre VIALA

Cote : SPIR

Aujourd’hui le livre et l’édition française sont en crise. Cette crise est une composante et un facteur d’aggravation de la crise de la société française. Elle a des conséquences pour l’activité créatrice, victime d’un malthusianisme et d’un autoritarisme d’une croissante gravité: elle a aussi des conséquences pour là lecture. Si des millions de Français ne lisent pas c’est qu’ils n’ont ni le temps, ni les moyens, ni les raisons de lire. Après avoir fait le bilan de la politique gouvernementale en la matière, les auteurs montrent le rôle que joue aujourd’hui le livre dans la bataille idéologique en décrivant comment les communistes donnent quotidiennement une impulsion nouvelle à la bataille du livre.

Antoine SPIRE, Livre – Jean-Pierre VIALA
1976
17,5 X 11 cm, 304 p.
Editions sociales

L’apprenti sorcier

Mots-clés : Civilisation, Démographie, Euthanasie, Génétique, Médecine, Psychologie

1976 • Marc ORAISON

Cote : ORAI

Depuis environ cent mille ans — autant qu’on sache — l’espèce vivante qui parle et se nomme elle-même Homo sapiens évolue, travaille, « progresse ». Après des millénaires d’une lente émergence dont nous ne savons pas grand-chose, la civilisation accessible à l’exploration historique apparaît. Et soudain, en quelques siècles à peine, surgit la civilisation contemporaine : scientifique et technique. Partant du domaine médical, l’auteur — qui a été lui-même chirurgien — tente d’exprimer une bouleversante constatation. Homo sapiens, par son effort de « savoir » et de « pouvoir », a déclenché des puissances irréversibles qui lui échappent aujourd’hui et vont tragiquement contre son désir. Or, on le sait, il n’y a pas de « maître sorcier » pour remettre de l’ordre. Alors ? Que signifie cette monstrueuse et inhérente contradiction ? Maints faits concrets tirés d’une expérience qui se situe aux carrefours de la médecine, de la psychologie et de la vie sociale, permettent à l’auteur d’éclairer une question à laquelle notre époque ne peut plus échapper.

Marc ORAISON
1976
20,514 cm, 160 p.
Seuil

La mystification pédagogique. Réalités sociales et processus idéologiques dans la mémoire de l’éducation

Mots-clés : Ecole, Education, Enfant, Idéologie, Pédagogie

1976 • Bernard CHARLOT

Cote : CHAR

L’éducation est politique. La culture véhicule l’idéologie dominante. L’école sert les intérêts de la classe sociale qui détient le pouvoir. Ces trois idées reviennent de plus en plus souvent dans les écrits politiques et pédagogiques contemporains. Comment un projet pédagogique apparemment humaniste et apolitique peut-il véhiculer une idéologie de classe et servir les intérêts de la bourgeoisie ? Comment l’idéologie bourgeoise parvient-elle à imprégner les conceptions culturelles, la représentation de l’enfance et les pratiques scolaires ? Comment s’articulent pédagogie et idéologie ? Telles sont les questions fondamentales abordées dans ce livre. La pédagogie présente la culture comme un phénomène individuel, définit l’homme et l’enfant par référence à une idée de la nature humaine, et conçoit l’école comme un milieu coupé des réalités économiques, sociales et politiques. « La pédagogie remplace ainsi la réflexion sur l’influence éducative des réalités sociales par un discours sur l’Homme, sur l’Enfant, sur la Culture, sur la Nature, etc. » A cette démarche idéologique de la pédagogie, Bernard Charlot oppose une conception sociale de l’éducation. « Une pédagogie sociale de l’éducation doit s’ordonner à un projet de société. » Dans une société où règne la lutte de classes, aucune pédagogie ne peut avoir une valeur universelle. La lutte de classes traverse la théorie pédagogique, comme elle traverse actuellement toute théorie sociale.

Bernard CHARLOT
1976
18 X 11 cm, 288 p.
Petite Bibliothèque Payot

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