Faut-il changer le code du travail ?

Mots-clés : Emploi, Organisation du travail, Politique Économique

Rencontre Les Controverses de Montpellier 2020 et ITS, Jeudi 11 Février 18H Gazette Café, 6 Rue Levat, Montpellier

Pour beaucoup la complexité et la lourdeur du code du travail contribueraient au maintien d’un taux élevé de chômage : d’où les projets, comme le rapport COMBREXELLE, qui viseraient à « simplifier » le droit du travail et à « faciliter » les possibilités de négociation au niveau des entreprises. Dans le contexte de la mondialisation, de la révolution numérique, du chômage de masse et de la précarité est-ce une réponse pertinente ?
Alors que la Ministre du Travail, Myriam EL KHOMRI a annoncé un projet de loi pour mars 2016, le sujet divise les acteurs économiques, sociaux, et politiques : quelles places accorder respectivement à la loi, à la négociation collective nationale et locale, au contrat de travail, et à une révision du Code du Travail ?

Les Controverses de Montpellier 2020 et l’Institut Tribune Socialiste propose un débat et accueillent trois anciens responsables de l’UNEF :  Michel PERRAUD, Henri ROUILLEAULT et Jacques SAUVAGEOT  

Michel PERRAUD est ingénieur informaticien retraité, militant CGT. Henri ROUILLEAULT a dirigé l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail et a participé à la commission COMBREXELLE. Jacques SAUVAGEOT a publié en 2013 « Le PSU : des idées pour un socialisme du XXIe siècle ? » ; il est secrétaire de l’Institut Tribune Socialiste. La soirée sera animée par Claude NEUSCHWANDER, ancien PDG de LIP.

Travail féminin : les dommages de la précarité

Mots-clés : Emploi, Temps partiel

6 Novembre 2015 • Margaret Mariani

Réfléchir et explorer la situation du travail féminin c’est avant tout se plonger dans la réalité de la précarité et de ses conséquences sur les conditions de vie, plus particulièrement des femmes. La précarité du travail et de l’emploi est une réalité sociale envahissante et multiforme. C’est une question sociale essentielle. Elle touche les femmes plus que les hommes et elle les touche par des voies différentes. La précarité est le fil rouge pour comprendre le paradoxe de la place des femmes dans le monde du travail contemporain. Margaret Maruani explique que la précarité est productrice de discriminations en tous genre. Elle vient re-créer des écarts, des inégalités, des disparités : entre hommes et femmes et entre les femmes elles mêmes. L’auteur envisage trois axes de réflexion et d’analyse :
1. Les précarités masculines et féminines : les formes de précarité qui affectent les hommes comme les femmes, mais de manière différente ;
2. Les précarités réservées aux femmes ; Configurations européennes – l’exception française
3. Le résultat des courses : pauvreté, sous-emploi, bas salaires et petites retraites.

Margaret MARUANI, née à Tunis, est une sociologue française, directrice de recherche au CNRS. Elle dirige la revue Travail, genre et sociétés depuis sa fondation en 1999 ainsi que le Réseau de recherche international et pluridisciplinaire MAGE «Marché du travail et genre». Elle a, notamment, écrit : Travail et emploi des femmes et dirigé : Travail et genre dans le monde. L’état des savoirs.

Pauvreté laborieuse, fruit de la précarité

Mots-clés : Chômage, Emploi

6 Novembre 2015 • Denis Clerc

La pauvreté laborieuse est le résultat des différentes évolutions du marché de l’emploi. Le travailleur pauvre est celui qui travaille à un salaire très bas, ou sur des temps très partiels et/ou temporaires, en constant renouvellement, avec des périodes de non travail et, enfin,  qui assure le seul revenu de  la famille. Denis Clerc explicite ces évolutions et fait le constat de la précarité installée et durable. Il souligne que la pauvreté laborieuse masque une réalité sociale majeure : le dualisme d’une société dans laquelle une partie de la population est sous-prolétarisée, exclue socialement,  parce qu’elle ne dispose pas des armes de plus en plus nécessaires pour affronter le marché du travail. Il constate la multiplication des emplois précaires, la diminution des emplois ne nécessitant pas de grandes qualifications, le coût élevé des services telles les gardes d’enfant et du même coup, l’impossibilité d’un deuxième emploi. Enfin il dénonce l’échec du système éducatif qui fonctionnant par écrémage engendre un laminage social avec pour conséquence le développement des revendications à court terme (défense des revenus) au détriment de la solidarité dont les exclus auraient besoin.

Denis CLERC est économiste, fondateur de la revue Alternatives économiques, et de L’économie politique. Il est membre de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale et Président de la FNARS Franche-Comté (une fédération d’associations s’occupant d’hébergement et d’insertion économique). Il a publié récemment : La paupérisation des Français (Colin, 2010) et Déchiffrer l’économie (La Découverte, 2007-2011).

Dessine-moi une Région. Propositions pour la nouvelle Région Languedoc-Roussillon / Midi Pyrénées

Mots-clés : Démocratie, Démographie, Education, Emploi, laïcité, Languedoc, Régions, Roussillon/Midi Pyrénées, Santé

2015 • Montpellier 2020

Cote : MONT

Quand des citoyens ambitieux, des militants parfois désabusés mais toujours enthousiastes, imaginent une alternative au fonctionnement des partis et institutions classiques structurant la vie politique de notre pays, quand leurs cercles de réflexion découvrent la cordialité et l’efficacité, à travers des ateliers ou des rencontres, et se nourrissent de vrais débats respectueux et gratifiants en laissant de côté les luttes d’égos et les ambitions carriéristes, quand ces Think-tanks, après avoir contribué à Toulouse, à Montpellier et à Nîmes à l’élaboration de projets à l’occasion des échéances municipales de 2014 ou de la mise en place des nouvelles Métropoles, se mettent à réfléchir, penser et produire ensemble, alors, ils se passionnent pour ce formidable défi et cette chance rare que représente la CONSTRUCTION de notre NOUVELLE REGION … et ils proposent à tous les citoyens de venir la « dessiner ensemble ! »

Montpellier 2020
2015
21X 15 cm, 120 p.

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