Guerre civile au Vietnam ?

Mots-clés : Indépendance, Vietnam

21 Octobre 1961 • J.C.Bastia

Depuis début 1960, la guerre civile ravage le Vietnam. Les Viêt-Cong (partisans pro-communistes) se sont constitués en unités de guerre, équipées d’armements lourds et variés et sèment la terreur dans tout le pays. Quel que soit le rôle joué par Hanoï dans cette guerre civile qui sévit au Sud-Vietnam, il reste pas moins vrai que les Viêt-Cong bénéficient du soutien, même tacite, de la population. Dans la lutte contre le régime de Diem, le peuple sud-vietnamien et les Viêt-Cong sont unis, même si leurs intérêts divergent. Les Américains soutiennent Diem au nom de la lutte contre le communisme et s’accrochent à leur conviction plutôt que de reconnaître leurs erreurs d’analyse politique. Pourtant il semblerait, si M.Diem était renversé et si les Etats-Unis ne tentaient pas de le remplacer par un de leurs pions, qu’une ouverture économique et culturelle vers le Nord soit possible et qu’une réunification soit envisageable. Mais cette solution ne pourra se faire tant que Washington n’aura pas constaté sur le terrain l’échec de son plan.

Le Sud-Est asiatique, champ clos des rivalités Est-Ouest

20 Mai 1961 • J.C.Bastia

Le Sud-Est asiatique, ex-Indochine Française, subit les méfaits des rivalités impérialistes et les conséquences néfastes de la guerre froide. Les conséquences des 7 ans de la « guerre d’Indochine », furent la création du royaume du Laos et la division du Vietnam en deux états antagonistes. Les accords de Genève ont été rompus, entre autres, par l’intervention des U.S.A au Laos. Le Cambodge voit sa neutralité menacée. Les Américains mènent dans cette partie du monde une politique d’anticommunisme virulent et accordent une aide militaire et un appui au régime fasciste de M.Diem au Sud-Vietnam. Le Laos est aujourd’hui le motif officiel de la réunion des « 14 » qui vient de débuter ses travaux à Genève mais le Vietnam ne sera pas non plus absent du débat. Le Laos, le Cambodge et le Sud-Vietnam sont aujourd’hui dans des situations différentes mais dont l’Europe ne peut s’en désintéresser au risque de donner carte blanche aux Américains et d’abandonner le Sud-Est asiatique voué à une guerre civile.