Les révolutions minuscules. Actions et causes en miettes. Qui “s’engage” aujourd’hui et pourquoi faire?

Mots-clés : Contestations, Engagement, Mouvements, Révolution

Février 1981

Cote : REVUES AUTREMENT

Entre deux chaises, Henry Dougier. En deçà, au-delà du Politique… les portes étroites, Jules Chancel. Leur projet, c’est leur identité Système D, repli tribal… une explosion de « centres d’intérêt », Bernard Cathelat Des passions entre parenthèses, Edwige Lambert Chronique du rock ordinaire, Eric Conan Réseau zone : la preuve par zéro, Pierre Delannoy CEdip’ sur la console, Bruno Tilliette L’angoisse du cibiste, Bruno Tilliette Quelle identité cherchent-ils ? Pierre-Eric Tixier Adieux à la sidérurgie, Jules Chancel Licenciés à 50 ans : l’occasion de changer ? Xavier Gautier La nouvelle entreprise, une aventure « moderne et intéressante », J. Chancel/P.-E. Tixier Être de notre temps ? Plutôt être de quelque part, Maurice Allefresde Narcisse en survêtement, Jean-Claude Lewandowski Soi comme projet ou la métamorphose militante, René Barbier Exister par le groupe Environnement : toujours sur la défensive ! J.-M. Charon/Eddy Cherki Contestataires, mais comme il faut, M. Dagnaud/D. Mehl French gay, encore un effort ! Eric Wesberge Le mouvement des sourds : les mains pour le dire, Bernard Mottez Les autonomes : un label de ralliement, Laurent Greilsamer « Tu te rappelles, quand Fauchon a sauté ! », Marie Lablonde Légitime défense. La nuit des petits couteaux, Patrick Benquet Communication : la galaxie des minoritaires, Louis Quéré Mais où sont passés les mouvements sociaux ? Sommes-nous déjà les Grecs de Rome ? Alain Touraine Itinéraire écologiste, Laurent Samuel Les urnes en vert, Daniel Boy Amnesty, une aventure cosmique, Jean-François Chougnet Les Droits de l’Homme au fond des yeux, Corinne Perthuis Qu’est-ce qui fait courir le consommateur adhérent-militant ? Christine Weinberger Consommateur aide-toi, l’association t’aidera, Josée Doyère Le réflexe minoritaire, Olivier Mongin Syndicats : la fin de l’homme de marbre, Maurice Najman Blues syndical : la « cotte » d’alerte, Michel Wievorka Rejet ou récupération : que veulent les institutions ? Sur le marché politique : une panoplie de stratégies, D. Boy/J. Mossuz-Lavau Peut-on être le notable des minoritaires ? Henri Caillavet Quand l’administration joue à l’innovation, Jocelyne Gaudin Bercy, de la convivialité à la lutte, Charles-Eric, Jean-Marie, Eric, et Pierre Crosses boîtes et petits groupes : récupérer ou bloquer ? XXX

29
Février 1981
25 X 17 cm, 268 p.
Autrement

A l’Est du nouveau. BAHRO à Paris.

Mots-clés : Bahro, Classe ouvrière, Intellectuels, RDA, Réforme, Révolution

1980 • Rufolf BAHRO - Christine Buci-Glücksman - François Châtelet - Victor Leduc - Michael Lowy - Rolf Mainz - Jiri Pelikan - Jean-Marie Vincent

Cote : BAHR

Membre du parti communiste de R.D.A. depuis 1956. Rudolf BAHRO fut arrêté en août 1977, puis condamné à huit ans de prison pour avoir fait publier en R.F.A. son livre « l’Alternative », dont la R.D.A. interdisait la parution. A la suite de nombreuses interventions, il fut libéré en octobre 1979 et émigra en R.F.A. « A l’Est du nouveau » rend compte d’un colloque au cours duquel les participants s’efforcent de montrer en quoi la pensée originale et rigoureuse de BAHRO interpelle toute la gauche européenne. De ce bilan se dégage la conviction qu’une « alternative » au capitalisme est possible, qui ne soit pas la caricature de démocratie que présentent les pays prétendument socialistes. 1ère partie. L’Etat et le Système économique dans les pays de l’Est 2° partie. Sur les intellectuels et le non concept de classe ouvrière 3° partie. Contre le pouvoir

Rufolf BAHRO – Christine Buci-Glücksman – François Châtelet – Victor Leduc – Michael Lowy – Rolf Mainz – Jiri Pelikan – Jean-Marie Vincent
1980
21,5 X 13,5 cm, 164 p.
Syros

L’Occident devant la révolution soviétique

Mots-clés : 1917, Révolution, URSS

1980 • FERRO Marc

Cote : FERR

Passant de l’événement à sa traduction et du fait à son écho, Marc Ferro relate les réactions de l’Occident face à la Révolution soviétique. A l’appui des divers mouvements d’opinions, des déclarations officielles et de la presse, l’auteur restitue le contexte diplomatique et psychologique international dans lequel, en pleine guerre mondiale, cette Révolution fut reçue en Occident. De l’enthousiasme prodigieux qui souleva les socialistes à l’annonce de la Révolution, à la grande peur qui saisit les milieux conservateurs, il confronte l’histoire de la réalité à l’histoire de l’imaginaire. Du Poilu dans sa tranchée qui crie: « Vive le Soviet!» et des milieux progressistes qui chantent: «la Révolution, c’est la Paix», «la lumière vient aujourd’hui de l’Orient», jusqu’aux conservateurs qui clament: «la Révolution, c’est la guerre», «des jeunes filles sont vendues contre de la viande et du pain», «il est désormais interdit de posséder des montres», etc.. Marc Ferro analyse la naissance de la mythologie soviétique. Dans une dernière partie, l’auteur montre comment, depuis 1917, les mythes, positifs ou négatifs, vont, malgré leurs avatars successifs, se perpétuer jusqu’à aujourd’hui.

FERRO Marc
1980
18 x 11,5 cm, 152 p.
Editions Complexe

La révolte de Cronstadt

Mots-clés : Conseillisme, Révolution, Russie

1980 • ARVON Henri

Cote : ARVO

Mars 1921, quelques mois à peine après la fin de la guerre civile, les marins de Cronstadt, qualifiés par Trotsky d’ «orgueil et de gloire de la Révolution», se révoltent contre le pouvoir central. Les 15 jours qui ébranlèrent le pouvoir bolchevique nous sont ici restitués dans leur dramatique progression. Ils constituent le révélateur de la société politique de la jeune République des soviets et des idéologies révolutionnaires en présence. Face à face, résolus ou déchirés voici Lénine et Trotsky, Pétrichenko et Zinoviev, Emma Goldman et Victor Serge dans l’affrontement. Cronstadt : Ultime tentative contre-révolutionnaire, fruit d’ une propagande insidieuse ayant réussi à détourner des hommes qui avaient défendu un idéal avec un héroïsme particulier ou au contraire ultime soubressaut d’une démocratie ouvrière établie tout d’abord par la Révolution d’Octobre sous la forme de soviets autonomes et abolie ensuite au profit d’une bureaucratie tentaculaire et d’un parti tout puissant ? Au-delà de l’ambiguïté de la révolte sur laquelle il ne manque pas d’insister, Henri Arvon situe Cronstadt – «La Troisième Révolution» – dans l’histoire du Conseillisme dont la Commune de Paris (qui se produisit exactement 50 ans plus tôt) fut la première manifestation. La «Troisième Révolution» s’oppose en effet à la fois à la révolution bourgeoise et à la révolution prolétarienne. Elle dépasse la liberté politique, apanage de la première, et la liberté sociale, but de la deuxième par une liberté toute nouvelle dont les dimensions se confondent avec l’immense étendue de toutes les aspirations humaines.

ARVON Henri
1980
18 x 11 cm, 154 p.
Editions Complexe

1 2 3 4 5 20