Qu’appelons-nous aujourd’hui démocratie représentative ?

Mots-clés : Élections, stratégie électorale

24 Février 2016 • Emmanuel Terray

En posant la question de la démocratie représentative aujourd’hui, Emmanuel Terray , à la suite de Jean-Jacques Rousseau, interroge la notion de la légitimité de la représentation, du vote comme expression de la volonté générale. Son histoire personnelle lui a permis d’observer le fonctionnement des délibérations africaines et il pose la question d’une société qui ne serait pas fondée sur l’acceptation passive mais au contraire sur des interventions actives des citoyens.

Emmanuel Terray, anthropologue et militant politique, a confronté sa propre histoire et ses engagements aux problèmes sociaux que génèrent nos sociétés contemporaines, en particulier la question des travailleurs « sans papiers ». Il est notamment l’auteur de : Immigration: fantasmes et réalités, avec Claire Rodier, La Découverte, 2008 et de Penser à droite, Galilée, 2012.

« Au nom de quoi…? » les légitimités ordinaires, fondement de la démocratie

Mots-clés : Démocratie sociale, Élections

24 Février 2016 • Hélène Hatzfeld

En posant la question « Au nom de quoi ? », Hélène Hatzfeld réfléchit aux limites de la représentation démocratique qui supposent une articulation entre les intérêts particuliers et l’intérêt général. L’extension de la légitimité hors des champs institutionnels du pouvoir et des compétences, dans les actions et expressions de la vie quotidienne, prolonge les transformations du rapport au politique, amorcée dans les années 70, dont le développement aujourd’hui atteste d’une mutation de la démocratie. Les revendications de légitimité participent de la dés-institutionalisation du politique et en approfondissent aussi la signification. Par leur diffusion, elles révèlent aussi leur capacité à former des espaces publics d’expression, d’échange, de critique et à manifester ainsi l’élaboration de nouvelles formes de légitimité, conditions de ressourcement de la démocratie.

Hélène Hatzfeld est maîtresse de conférence à l’Institut d’Études Politiques de Paris et enseigne les sciences humaines et sociales à l’École nationale Supérieure d’architecture de Lyon. Elle participe au laboratoire Lavue (Laboratoire Architecture Ville Urbanisme) UMRCNRS 7218. Elle a publié notamment : Faire de la politique autrement – les expériences inachevées des années 1970, ADELS-Presses Universitaires de Rennes, 2005

Quels « nous » collectifs ?

Mots-clés : Élections

8 Février 2016 • Alain Bertho, Roland Cayrol, Michèle Riot-Sarcey

Quels « nous » collectifs ? est une interrogation sur les élections et le système électoral.  Alain Bertho, Roland Cayrol et Michèle Riot-Sarcey cherchent à comprendre les vraies raisons de la désaffection électorale et de la montée des violences sociales. Si l’on va au-delà d’une lecture institutionnelle, les différentes élections de l’année 2015 permettent de réfléchir sur des enjeux démocratiques et sociaux essentiels : Un « Nous » est-il possible ?
L’échange ici reproduit s’est tenu dans les locaux de l’Institut Tribune Socialiste le 8 Février 2016

Alain Bertho, anthropologue, est directeur de la Maison des sciences de l’homme de Paris-Nord. Il vient de publier : Les Enfants du chaos. Essai sur le temps des martyrs, La Découverte, 2016.

Roland Cayrol est directeur du Centre d’études et d’analyses (Cetan) et directeur de recherche associé à la Fondation nationale des sciences politiques au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Il a publié notamment : Opinion, sondages et démocratie, Presses de la FNSP, 2011 et Tenez enfin vos promesses ! – Essai sur les pathologies politiques françaises, Fayard, 2012

Michèle Riot-Sarcey, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-VIII-Saint-Denis, elle travaille sur l’histoire politique du XIXe siècle, les utopies, le féminisme et le genre. Elle vient de publier : Le Procès de la liberté, La Découverte, 2016.

Le déclin électoral des partis de gouvernement et le rapport des citoyens à la politique

Mots-clés : Élections

Septembre 2015 • Pierre Martin

L’analyse des résultats des élections législatives dans 15 pays d’Europe occidentale depuis 1970 montre un déclin des partis gouvernementaux, qu’il s’agisse de la social-démocratie ou de la droite modérée, déclin compensé par la progression des écologistes et de la droite radicale. On observe également une volatilité électorale croissante, et une participation en diminution. Pourquoi ? Deux facteurs se conjuguent pour expliquer ce phénomène : les électeurs ont de plus en plus d’attentes, une vision de plus en plus consumériste de la politique, au moment où, avec le ralentissement de la croissance économique, les gouvernements ont de moins en moins la capacité de développer une politique basée sur le partage des fruits de la croissance.

L’affaiblissement des grandes forces politiques n’est pas sans conséquence sur le fonctionnement des systèmes politiques occidentaux, qu’ils soient poussés à la polarisation ou aux coalitions. Ce qui n’est pas sans problème d’autant que la baisse du taux de croissance semble devoir perdurer…

Pierre MARTIN, politologue, chargé de mission à la FNSP, est Ingénieur de recherches CNRS au laboratoire PACTE ; il enseigne à l’Institut d’études politiques de Grenoble où il anime un groupe de recherches « Élections et Partis ». Spécialiste des élections et des systèmes partisans, il a publié « Le déclin des partis de gouvernement en Europe »In Revue  Commentaire, automne 2013, et  avec Florent Gourou, « Gauche, droite et vote populaire » In Commentaire, printemps 2014.

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