Affermissement ou déclin de la Vème République

Mots-clés : Constitution, Démocratie, Élections

5 Décembre 2017 • Roland Cayrol

Affermissement ou déclin de la Vème République est la question que pose Roland Cayrol après les élections présidentielles et législatives de 2017. Les institutions constitutionnelles donnent à la France un régime hybride entre un régime présidentiel très présent et revendiqué par les français et un régime parlementaire dont on peut déplorer le manque de réelle représentation des différentes forces politiques. En 2000 le mandat présidentiel est porté à 5 ans, la France s’aligne ainsi sur tous les pays du monde, le calendrier électoral prévoit l’élection présidentielle avant les élections législatives et le mode de scrutin législatif devient uninominal à deux tours ce qui favorise le fait majoritaire au service du Président.
Roland Cayrol souligne que la lecture des sondages montre que d’une part le débat autour des institutions n’intéresse pas les Français et que la question qui reste posée est celle de l’introduction d’une proportionnelle intégrale pour les élections législatives. On s’aperçoit cependant que cela peut poser de sérieuses difficultés lorsqu’il n’y a plus de majorité. Le mode de scrutin actuel ne permet aucun compromis au parlement, c’est le fait majoritaire qui l’emporte. Les Français interrogés souhaiterait un rôle plus important du Parlement en matière de contrôle de l’exécution des lois, du travail du Parlement et refusent les domaines réservés qui devraient pouvoir faire l’objet de débats parlementaires. Le débat politique est fragilisé par la personnalisation du pouvoir et si cela peut être regretté il ne faut pas l’attribuer pour autant au mode de scrutin : partout, les appareils politiques ont participé à cette personnalisation du pouvoir. La critique doit s’étendre à l’ensemble des démocraties européennes et pas seulement aux modes de scrutin.

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Mai 68 et le PSU

Mots-clés : Mai 68, PSU

Octobre 2017 • Jean-Claude Gillet


« Mai 68 et le PSU : la pensée, l’action et la représentation de Mai 68 dans le Parti Socialiste Unifié »

Jean-Claudel Gillet au travers de multiples documents produits par le PSU lui-même, ou issus d’instances collectives, ou de militants et de responsables,  offre une tentative de synthèse de la pensée, de l’action et de son déroulé en Mai 1968 au jour le jour.  Il permet d’apprécier et de mieux saisir la représentation que le PSU, dans sa diversité, a engendré, en interaction avec les autres protagonistes de l’époque.

Ouvrage publié aux Editions Bruno Leprince – Dossiers et Documents ITS

Editions Bruno Leprince

 

La résistance palestinienne : des armes à la non-violence

Octobre 2017 • Bernard Ravenel

Dans sa lutte désormais centenaire, le peuple palestinien, colonisé par le mouvement sioniste, a traversé plusieurs périodes correspondant à des contextes géopolitiques très différents : l’empire ottoman, le mandat britannique, la créationde l’Etat d’Israël, l’expulsion de la majorité de sa population – la Nakba -, le développement du mouvement nationaliste arabe et la constitution d’Etats arabes indépendants.

Ces bouleversements ont failli faire disparaître la Palestine comme sujet politique autonome sur la scène internationale. Confronté à un ennemi puissant soutenu par les principales puissances impériales (Grande-Bretagne, Etats-Unis), mais aussi stimulé par le mouvement mondial d’émancipation des peuples colonisés, le mouvement national palestinien a cru un moment nécessaire et possible d’obtenir la libération par une lutte armée de longue durée soutenue en particulier par le monde arabe. Il a perdu ce pari aux prix d’énormes destructions humaines et matérielles. Une volonté intacte de résistance l’a amené à tirer les leçons des ses échecs politiques et militaires et à s’engager dans une résistance populaire non-violente

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Les mouvements en mouvement – Débats de l’ITS N°7

Mots-clés : Démocratie, femmes, lien social, Militantisme

Juin 2017 • Jacques Ion, Gustave Massiah, Catherine Delahaie, Françoise Picq, Anne-Cécile Mailfert, Odile Jouanne, Philippe Domergue, Patrick Farbiaz

Les contributions proposées dans ce numéro s’inscrivent dans le cadre général de la réflexion que nous avons entreprise sur la crise du lien social et de la démocratie.
Depuis quelques temps, nous assistons à de nombreux déplacements des modes d’action et de mobilisation, de formes et de moyens d’action. Tout laisse à penser que dans l’avenir ces mouvements se développeront et s’intensifieront, rendant difficile la perception des repères et des perspectives.
Est-à-dire pour autant que l’horizon ne laisserait entrevoir que le développement de démarches individuelles, au mieux de groupement éphémères, sans perspectives sociales communes, donc – pour reprendre le titre d’un ouvrage d’Alain Touraine – « la fin des sociétés ? ».
Ne faut-il pas considérer plutôt que le paysage militant s’est renouvelé, que les façons de militer ont changé, remettant en question le couple action collective de masse/ relais sur la sphère politique ?

Textes :

Jacques ION : Les modalités contemporaines de l’engagement

Gustave MASSIAH : L’engagement dans la solidarité internationale. Les forums sociaux modaux

Carine DELAHAIE : Femmes solidaire et le Forum social européen. Fémininisme et désillusions

Françoise PICQ : Les évolutions du mouvement féministe

Odile JOUANNE : Le réseau Education Sans Frontières :  Pour protéger les mineurs migrants scolarisés. De l’individu au collectif

Philippe DOMERGUE : Versailles. Des collectifs de bénévoles citoyens pour les migrants

Patrick FARBIAZ : Nuit Debout ou le film d’une génération

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