Déchiffrer l’économie

Mots-clés : Capitalisme, Chômage, Croissance, Dépenser, Entreprise, Inflation, Marché, Monnaie, Produire, Profit, Répartir, Travail

1999 • CLERC Denis

Cote : CLER

Nous sommes plongés dans l’information économique, au point qu’elle nous submerge et parfois nous écrase. Mais comment s’en passer ? Premier objectif de ce livre, donc : « déchiffrer » (c’est-à-dire traduire en clair) l’avalanche de faits, de chiffres, d’événements ; démêler l’écheveau, qu’il s’agisse de questions monétaires, de la production, de l’investissement, du chômage ou de l’inflation. Toutefois, l’économie n’est pas un ensemble de mécanismes neutres, automatiques ou inéluctables. C’est aussi le résultat de choix collectifs, conscients ou non, car il n’existe pas de fatalité en économie. Il est possible – et souhaitable – de modifier notre modèle de production pour sortir de la crise : voilà le second objectif. Cet ouvrage de base est conçu pour s’adresser au plus grand nombre. Best seller de la collection « Alternatives économiques », Déchiffrer l’économie est devenu un manuel indispensable. Cette treizième édition est entièrement actualisée et modifiée pour tenir compte des développements de l’actualité.

CLERC Denis
1999
18 x 11 cm, 442 p.
Syros et La Découverte

Le nouvel esprit du capitalisme

Mots-clés : Capitalisme, Changements, classes sociales, Critique sociale, Management, Projets, Syndicalisme, Travail

1999 • BOLTANSKI Luc, CHIAPELLO Ève

Cote : BOLT

Le capitalisme prospère ; la société se dégrade. La croissance du profit s’accompagne de celle de l’exclusion. La véritable crise n’est pas celle du capitalisme, mais celle de la critique du capitalisme. Trop souvent attachée à d’anciens schémas d’analyse, la critique conduit nombre de protestataires à se replier sur des modalités de défense efficaces dans le passé mais dCapitalisme – Critique – ésormais largement inadaptées aux nouvelles formes du capitalisme redéployé. Cette crise, Eve Chiapello et Luc Boltanski, sociologues, l’analysent à la racine. Ils tracent les contours du nouvel esprit du capitalisme à partir d’une analyse inédite des textes de management qui ont nourri la pensée du patronat, irrigué les nouveaux modes d’organisation des entreprises : dès le milieu des années 70, le capitalisme renonce au principe fordiste de l’organisation hiérarchique du travail pour développer une nouvelle organisation en réseau, fondée sur l’initiative des acteurs et l’autonomie relative de leur travail, mais au prix de leur sécurité matérielle et psychologique. Ce nouvel esprit du capitalisme a triomphé grâce à la formidable récupération de la « critique artiste » — celle qui, après Mai 68, n’avait eu de cesse de dénoncer l’aliénation de la vie quotidienne par l’alliance du Capital et de la bureaucratie. Une récupération qui a tué la «critique artiste». Comme, dans le même temps, la «critique sociale » manquait le tournant du néocapitalisme et demeurait rivée aux vieux schémas de la production hiérarchisée, on la trouva fort démunie lorsque l’hiver de la crise fut venu. C’est à une relance des deux critiques complémentaires du capitalisme qu’invite cet ouvrage sans équivalent.

BOLTANSKI Luc, CHIAPELLO Ève
1999
22,5 x 14 cm, 843 p.
Gallimard

Les entreprises ont-elles une âme?

Mots-clés : Capitalisme, Entreprises, Management

1990 • ETCHEGOYEN Alain

Cote : ETCH

Louis Vuitton, BSN, Elf-Aquitaine, Michelin, Evian, Géo Martel, Badoit, Sodexho, LVMH, autant de cas particuliers qui laissent penser qu’il n’existe pas de modèle unique de management. En ces temps d’OPA, de rachats, de cessions, les entreprises sont soumises à des tensions qui mettent en cause leur singularité, ce qu’on peut appeler leur « âme ». Rien de spiritualiste dans le choix de ce mot, mais la volonté d’ancrer l’analyse de l’entreprise dans une démarche philosophique et rationnelle. L’âme évoque l’animation, l’animateur et le ressort d’une entreprise vivante. Encore reste-t-il à la connaître grâce aux outils des sciences humaines et sociales, en particulier de l’ethnologie, pour permettre la cohérence de la stratégie, de la communication et de la gestion des ressources humaines. Ainsi peut être préservée et enrichie la personnalité propre d’une entreprise. Alain Etchegoyen est né en 1951. Normalien, agrégé de philosophie, directeur général du groupe SHS, président du club «Problèmes internes de l’entreprise», du C.N.R.S., ses travaux personnels portent sur la relation nécessaire de la philosophie, du management et des sciences humaines. SINGULARITE DES ENTREPRISES 1. Michelin 2. Société des eaux minérales d’Evian 3. LVHM 5. Elf et BSN 6. Sodexho 7. Géo Martel 8. Elf-France 9. Administrations inanimées: aurez-vous donc une âme? LES ENTREPRISES ONT-ELLES UNE ÂME? 1. La notion d’âme dans l’entreprise 2. Communication et âme de l’entreprise 3. Le projet d’entreprise: approche conceptuelle MANAGEMENT, PHILOSOPHIE ET SCIENCES HUMAINES 1. Littérature des managers et livre de management 2. Analyses dans l’entreprise 3. L’entreprise comme objet de la réflexion pour la philosophie et les sciences humaines 4. Les sciences humaines et sociales et l’entreprise 5. Sur le “capitalisme populaire” et la “revalorisation de l’entreprise” 6. La notion de “veille sociale” 7. L’utilisation des sciences sociales par les entreprises américaines dans l’appréhension de leur environnement

ETCHEGOYEN Alain
1990
22,5 X 14 cm, 300 p.
Editions François Bourin

La Chine. Le réveil du dragon

Mots-clés : Capitalisme, Chine, Communisme, Deng Xiaoping, Dragons, Mao

1989 • DE BEER Patrice

Cote : BEER

La décennie qui s’achève est celle de Deng Xiaoping. Paysans enrichis, nouveaux gestionnaires, petits patrons capitalistes, officiers dépolitisés, étudiants ayant découvert à l’étranger des techniques et des idées nouvelles, familles vivant désormais pour elles-mêmes, dirigeants libéraux désireux de changer la Chine, sans toutefois oser la démocratie à l’occidentale et conservateurs assis sur leurs privilèges : chacun, pourvu qu’il ne souffle pas trop fort, pouvait enfin respirer à son rythme. Jusqu’à ce qu’au printemps 1989 la jeunesse prenne ses dirigeants au mot. Sur la place Tiananmen, la Chine a explosé à la face du monde ! En juin 1989, les pieds enfoncés dans ce loess de la Chine du Nord où naquit l’empire du Milieu, le régime, après avoir un temps vacillé, a tenu bon face aux étudiants, comme les dynasties résistaient aux explosions de colère paysanne. Mais à quel prix ? Toujours aussi imprévisible dans ses soubresauts, la Chine poursuit sa lente évolution, grignotée crise après crise par le vent des idées qui s’infiltrent à travers sa Muraille. Et si les quatre décennies de communisme, au lieu d’être l’aube d’une ère nouvelle, n’étaient en réalité que la fin d’une époque ? La Chine aurait alors cessé d’être immobile. Patrice de Béer, journaliste au Monde, spécialiste de l’Asie et du Pacifique, a été correspondant du Monde en Chine pendant plusieurs années.

DE BEER Patrice
1989
22 x 15 cm, 379 p.
Centurion

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