Agriculture et écologie, comment changer le modèle agricole européen ? 

Mercredi 17 avril 2019 à 18h30 à l’espace « Le Maltais rouge » - 40 rue de Malte - 75011 Paris Avec  Clotilde Bato, et Aurélie Trouvé

Séminaire des 6 fondations

 

 

 

 L’Europe, obstacle ou opportunité ?
Saison 2018-2019 

Mercredi 17 avril 2019 à 18h30 
à l’espace « Le Maltais rouge » – 40 rue de Malte – 75011 Paris 

INVITATION à participer à la réunion-débat 

Agriculture et écologie

comment changer le modèle agricole européen ? 

La politique agricole commune (PAC) est organisée aujourd’hui autour de deux piliers : d’une part le soutien aux prix et aux revenus des producteurs et d’autre part un accompagnement du « développement rural ». Prise dans son intégralité, cette PAC représente, avec 52 milliards d’euros par an soit 38% du total, le poste de dépenses le plus important du budget de l’Union européenne. Crée pour encourager le productivisme agricole, la PAC a longtemps été protectionniste. A partir des années 90, avec l’adhésion de l’UE à l’OMC, elle se conforme peu à peu aux impératifs néolibéraux du libre-échange international et a été privée de ses outils les plus régulationnistes. 

La PAC a accompagné l’essor d’un modèle agricole conventionnel intensif qui repose sur une forte mécanisation (et bientôt robotisation) et un usage abondant de produits de l’industrie agrochimique. Ce modèle est socialement dévastateur pour les producteurs agricoles : chute de l’emploi dans le secteur, revenus instable et en baisse, risques sanitaires, forte dépendance à l’industrie agroalimentaire et à la grande distribution… Il est aussi à l’origine de dégâts environnementaux considérables : dégradation des sols, des ressources en eau, de la biodiversité et mauvaise empreinte carbone du fait du transport des produits sur de longues distances. Enfin, en permettant d’exporter des produits subventionnés, la PAC déstabilise les marchés alimentaires des pays du Sud. 

Alors que l’UE est en train de préparer une révision générale de la PAC pour la période 2021-2027, comment concevoir une politique qui puisse accompagner une transition du système agricole vers l’agroécologie ? Le chantier est immense pour arriver à une agriculture socialement juste qui ne dégrade pas notre environnement et notre santé. Un modèle paysan libérer des intrants chimiques, qui développe des emplois en milieu rural, favorise les circuits courts, la désindustrialisation de l’alimentation, et qui ne concurrence plus les paysans du Sud chez eux, doit être encouragé. Quelles sont les voies pour y parvenir ? 

Débat animé par Gilles Luneau, écrivain, réalisateur et journaliste

Avec 

Clotilde Bato, secrétaire générale de l’ONG « SOL – Alternatives agroécologiques solidaires » et trésorière du collectif « Pour une autre PAC ». 

Aurélie Trouvé, agronome et économiste. Porte-parole d’Attac France. Elle est l’auteure de l’ouvrage « Le Business est dans le pré » (Fayard, 2015) et coauteure de « Cette Europe malade du néolibéralisme » (Attac/Fondation Copernic, Les liens qui libèrent, mars 2019). 

Inscriptions : inscription@gabrielperi.fr (précisant l’objet et la date du séminaire) Contact : Tania Remond tania@gabrielperi.fr 01 41 83 88 47 

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 URGENCE CLIMAT ! vidéos des interventions

Mots-clés : Écologie

23 février 2019 • P. Delabre

Mercredi 20 février à 18h30 au Maltais rouge
 Réunion-débat 

 URGENCE CLIMAT ! 

 En 2015, l’Accord de Paris avait suscité l’espoir d’un véritable démarrage des politiques climatiques de dimension internationale, même s’il y avait encore de bonnes raisons de se garder d’un excès de confiance. Il avait été accompagné pour la première fois en France d’une mobilisation populaire, notamment de jeunes, sortant des mobilisations politiques traditionnelles. 

Trois ans après, les paradoxes s’accumulent. D’un côté, le retrait des Etats-Unis s’ajoute aux trahisons grandes et petites des pays industrialisés, dont la France. Conséquence : alors que l’objectif minimal aurait été de limiter le réchauffement à la fin du siècle à +2°, c’est plutôt vers +3° que l’on s’achemine. 

A l’opposé, le dernier rapport « spécial » du GIEC révèle l’ampleur du différentiel de risques encourus en tous genres de ce fait. Il n’hésite pas à déborder sur le champ politique en recommandant des transitions systémiques incluant par exemple, dans leurs objectifs, non seulement la lutte contre la pauvreté, mais aussi la réduction des inégalités. Il met en outre l’accent sur les conséquences incalculables qui résulteraient d’un dépassement de la cible. De nombreux scientifiques dénoncent le risque de « basculement systémique » non datable car sans précédent historique, qui exige d’autant plus d’exclure tout retard dans l’exécution du scénario à +1,5 °. 

Ces changements du paradigme du climat posent de façon encore plus aigüe les questions de renouvellement des politiques nationales. Il s’agit d’ouvrir un débat de société. Deux faits récents peuvent nous y encourager : le succès de la pétition « L’affaire du siècle » qui a dépassé les 2 millions de signatures ; la manière dont le mouvement des gilets jaunes a évité de tomber dans le climato-négationnisme malgré son déclenchement dû à une politique aussi technocratique qu’imbécile. 

Débat animé par Benoit Monange, directeur de la Fondation de l’Ecologie politique.

Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, directrice de recherche au CEA et co-présidente du groupe nᵒ 1 du GIEC.

Maxime Combes, économiste, militant d’Attac France, où il suit les grands enjeux environnementaux et énergétiques nationaux et mondiaux. 

Débat

Le BIO est-il Écolo ?

Mots-clés : Bio

Dans nos imaginaires, bio rime avec écolo. Et pourtant, le faible poids du bio dans nos consommations suscite plusieurs interrogations

le samedi 2 février de 14 heures 30 à 18 heures 30 
40, rue de Malte 75011 – Paris (Métro République ou Oberkampf) 


 Avec la participation de
Marc DUFUMIER, agronome, professeur émérite à Agro-Paris,
Didier-Claude ROD, médecin, ancien député vert au Parlement Européen,
Michel BUISSON, agro-économiste et des intervenant.e.s de la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) et de la Confédération Paysanne 

Les communs, outils de transition

Mots-clés : Appropriation collective, Propriété

10 mai 2017 • Benjamin Coriat, Pierre Thomé, Marie Chéron

Les « communs », qui perdurent parmi les peuples premiers, sont remis à l’ordre du jour par les travaux d’Elinor Ostrom qui a observé et théorisé la supériorité, du point de vue de l’efficacité, de l’auto-organisation de communautés autour de la préservation de ressources naturelles. Dans le monde numérique contemporain, on compte des communs remarquables : Wikipedia, les logiciels libres, ….
La définition très générale d’Elinor Ostrom « les biens communs (ou simplement communs) sont des ressources, gérées collectivement par une communauté selon une forme de gouvernance qu’elle définit elle-même » recouvre une grande diversité de réalisations, quant à la nature de la ressource (bien matériel ou immatériel), aux objectifs poursuivis (préserver la ressource/ la développer,…), à la dimension de la communauté (d’une communauté locale autour d’une pêcherie aux communs mondiaux que sont les communs numériques), aux modes de gouvernance choisis, …
Les caractéristiques des communs suscitent l’intérêt, à l’heure où l’organisation économique démontre son impuissance à endiguer les dommages environnementaux et sociaux.

Les « communs » ou les « biens communs » apparaissent alors pour Benjamin Coriat comme des instruments novateurs dans la gestion des ressources et l’approfondissement de la démocratie.

Pierre Thomé a travaillé dans l’action sociale. Il est l’auteur de « Créateurs d’utopies » et de « Biens communs, quel avenir ?). Il s’interroge : le concept de « biens communs » peut-il préfigurer un futur post-capitalisme, peut-il participer à un récit politique reconnaissable par le grand public ?

Marie Chéron, membre d’un groupe d’habitat participatif, expose les difficultés à faire accepter, dans les faits, un projet de mixité sociale.

Benjamin CORIAT, professeur d’Université, directeur des programmes de recherche sur les Communs PROPICE et  « Entreprendre en commun « , membre des économistes atterrés.

Discutants : Pierre THOMÉ auteur de l’ouvrage  (Biens) communs, quel avenir ? Un enjeu stratégique pour l’économie sociale et solidaire (Ed. Yves Michel, 2016),
Marie CHÉRON membre d’un groupe d’habitat participatif, responsable mobilité à la Fondation Nicolas Hulot.

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