La Paix ou…le chaos

Mots-clés : Algérie, Indépendance

23 Septembre 1961 • Robert Verdier

La reconnaissance par De Gaulle de la souveraineté algérienne sur le Sahara est un nouveau revirement après l’échec des négociations d’Evian et de Lugrin. Pour Ben Khedda, nouveau président du G.P.R.A, la reprise des négociations pour la paix est possible. Un communiqué du Bureau National du P.S.U insiste pour l’ouverture rapide des négociations car en Algérie les désordres se multiplient, des incidents éclatent de plus en plus entre soldats du contingent et les ultras. Les heurts entre les deux communautés deviennent de plus en plus fréquents. Les soldats sont prêts à désobéir face à l’imminence d’un nouveau coup d’état. Le P.S.U appelle à manifester pour un accord immédiat pour la paix avant un chaos inévitable.

Les multiples interrogations à propos d’un remaniement

Mots-clés : Algérie, stratégie politique

2 Septembre 1961 • Jacques Pomonti

Le remplacement de Ferhat Abbas par Youssef Ben Khedda à la tête de l’exécutif du Gouvernement provisoire de la République Algérienne (G.P.R.A.) est interprété par certains comme de bon augure pour les négociations à venir. D’autres soulignent qu’au-delà de la lutte pour l’indépendance, ce sont les questions de l’Algérie future et des réformes à réaliser qui expliquent ce changement.

Français et Algériens de nouveau face à face

Mots-clés : Algérie, Indépendance

23 Juillet 1961 • Gilles Martinet

Dans son discours du 12 juillet 1961 à Lugrin, De Gaulle annonce la reprise des négociations entre l’Algérie et la France. L’annonce du partage de l’Algérie a jeté de l’huile sur le feu et mobilisé les solidarités marocaines et tunisiennes sur la redéfinition des frontières. Mais Bourguiba, jusque là allié du gouvernement français, se désolidarise et lance la double opération de « Bizerte » (contre le gouvernement français) et de la « borne 233 » (contre les algériens). Toutes ces divergences ne présagent pas une négociation fructueuse pour la paix.

La prison de Fresnes par la grand’porte

Mots-clés : Algérie

22 Juillet 1961 • Bertrand Renaudot

Dans tout régime normal, les officiers putschistes, pour avoir voulu renverser le gouvernement, seraient passibles de lourdes peines et auraient été considérés comme dangereux pour la sécurité de l’État, mais aujourd’hui,  ils s’évadent de la prison de Fresnes avec la voiture officielle du Colonel Crespin, qui a eu un commandement en Algérie. Celui-ci est aujourd’hui, Directeur de la préparation Olympique auprès du Cabinet du Haut Commissaire à la Jeunesse M.Herzog. Ces officiers comploteurs savaient n’avoir rien à craindre d’une Justice aux ordres du Gouvernement. Le sous titre de l’article est explicite : « C’est par la tête que pourrit le poisson ». La complicité du gouvernement Debré ne trompe personne.

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