Claude Bourdet et la guerre d’Algérie

Décembre 2014 • Claude Bourdet, Agnès Denis, Mehdi Lallaoui

Interrogé en 1991 sur son action d’élu de Paris après la répression sanglante du 17 octobre 1961 contre les algériens de la région parisienne, Claude Bourdet évoque aussi l’engagement contre la guerre d’Algérie de son journal, France Observateur, et de son parti politique, le PSU,. Des aspect importants d’une vie de militant où l’anticolonialisme avait une part essentielle. Des images inédites d’un militant exceptionnel qui a laissé très peu de traces filmées dans les médias.

Rappelons que Claude Bourdet ( 1909-1996) avait été un grand résistant , membre du Conseil national de la résistance, avant d’être déporté à Buchenwald. Il avait reçu la distinction de Compagnon de la Libération.

Un film réalisé à partir d’images inédites tournées en 1991 par Agnès Denis et Mehdi Lallaoui.

Algérie, témoignage de Jean Lhopital

Mots-clés : Algérie, Répression

Novembre 2013 • Interview de Gérard Tronel, Secrétaire de l'association Maurice Audin

Jean Lhopital est un technicien électronicien qui après une formation technique à l’école d’apprentissage de l’armée de l’air est mobilisé en Algérie durant 4 années. Quand il arrive en Algérie, il n’a pas 19 ans. Il va découvrir à Colomb Béchar les méfaits du colonialisme, la torture et l’horreur du bagne militaire de Timfouchy situé au Sahara où il est envoyé pour des réparations. Ce séjour long et difficile va contribuer dès son retour en France à une prise de conscience syndicale puis politique.

 

Algérie, témoignage de Jacques Devos

Mots-clés : Algérie

5 Novembre 2013 • Interview par Jacques Sauvageot

Jacques Devos est né en 1938, vit dans la région Lilloise. En 1958, après avoir milité à la CFTC et à la JOC, Jacques Devos, qui aurait pu ne pas partir en Algérie, en choisissant la nationalité belge acquise par son père, a finalement opté pour la nationalité française et a demandé son incorporation, par solidarité avec ses camarades, puis est parti en Algérie comme sous-officier, persuadé que la cause des Algériens était une juste cause qui finirait par triompher. A sa demande il a été muté dans une harka, Il a quitté l’Algérie en 1961, a renoué avec le syndicalisme à la CFDT, puis a milité au PSU avant de rejoindre le PS dont il a été un élu municipal, sans pour autant apprécier le fonctionnement de ce parti. Aujourd’hui il n’a pas d’ affiliation politique, mais il demeure un militant, en particulier, lorsqu’il témoigne de son expérience algérienne auprès des jeunes.

 

Christian Fiquet, témoignage

Mots-clés : Algérie, Armée, Répression

12 Juillet 2013 • Interview par Jacques Sauvageot

Christian Fiquet, en 1954, alors qu’il était en préparation militaire, a refusé de servir en Algérie. Il a assumé son statut de réfractaire et a été condamné à la prison ferme. Cet emprisonnement, dans plusieurs lieux de détention, en France et en Algérie, le conduira à rester incorporé 3 années dont une année après le cessez–le-feu. Dans son témoignage il explicite la différence entre le statut de réfractaire et le statut d’objecteur. Il s’est ensuite engagé à la CFDT et a créé une section syndicale dans son entreprise. Il est toujours militant CFDT en tant que retraité. Tout au long de ce parcours de militant, Christian Fiquet restera en dehors des partis politiques dont il n’avait pas apprécié l’attitude vis à vis des réfractaires. Il s’est toujours senti proche des militants PSU, en particulier vis à vis de leur action dans les entreprises et dans l’action syndicale.

 

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