Les Débats de l’ITS

Mots-clés : Démocratie, Élections, Europe

5 Septembre 2015

Couverture Débats de l'ITS

Les Débats de l’ITS – revue trimestrielle – entendent contribuer à la réflexion pour penser des alternatives au système dominant : comment analyser les mouvements économiques et sociaux qui transforment en profondeur la société, quels sont les acteurs des changements possibles et nécessaires, quelles sont les voies nouvelles de pratiques politiques associant différentes formes d’organisations et de mouvements, sur quels objectifs et dans quelles perspectives ?

Le premier numéro des Débats de l’ITS propose quelques pistes pour une réflexion qui traversera en fait l’ensemble des thèmes qui seront abordés dans les numéros à venir : la précarité, les inégalités, les liens sociaux, les transformations du travail, les objectifs et les modes de production, la laïcité…

Les contributions de Pierre Martin (Le déclin électoral des partis de gouvernement et le rapport des citoyens à la politique) et de Pierre Khalfa (L’Union Européenne ou l’impensé démocratique) ne sont pas uniquement des constats. Elles resituent le problème dans un champ plus large que celui d’un cadre apparemment institutionnel ; la vision «européenne» offre à cet égard un champ de réflexion dont l’importance apparaît aujourd’hui avec force. Geneviève Fraisse (Voir et savoir la contradiction des égalités) pose la question de la démocratie et de l’égalité des sexes. Pour Etienne Balibar, il faut (démocratiser la démocratie). L’insurrection qu’il propose, c’est le mouvement, la recherche, pour l’émancipation collective, à l’opposé des garanties constitutionnelles du libéralisme.

Atlas des inégalités. Les Français face à la crise

Mots-clés : Élections, Inégalités, Populations, Revenus, Territoires

2014 • LE BRAS Hervé

Cote : LEBR

« La montée des inégalités agit comme un venin qui affaiblit progressivement la démocratie.» Plus de 120 cartes et infographies pour dresser l’état des inégalités en France. • Densité démographique, mortalité, fécondité : un portrait de la population française. • Les territoires de l’inégalité : chômage, éducation, revenus. • Les facteurs déterminants de l’exclusion. • La géographie du vote : l’expression politique d’un désarroi. Les cartes inédites soulignent crûment les différences de patrimoine, d’éducation, de réseau de relations, de sexe; de mentalité, qui fabriquent l’inégalité des chances et des revenus. Un ouvrage essentiel pour comprendre la France contemporaine et envisager les moyens de son redressement.
Hervé Le Bras est démographe et historien, directeur de recherches émérite à l’INED, et directeur d’étude à l’EHESS. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont L’invention de la France (avec Emmanuel Todd. Hachette, 1981), Les Trois France (Odile Jacob-Le Seuil, 1985), Les 4 mystères de la population française (Odile Jacob, 2007) et Le Mystère français (avec Emmanuel Todd. Le Seuil, 2013).

LE BRAS Hervé
2014
25 x 17,3 cm, 96 p.
Editions Autrement

Renouveler la démocratie… oui, mais comment ?

Mots-clés : Décentralisation, Élections, Territoires, Ville

2005 • DEPAQUIT Serge

Cote : DEPA

Les citoyens s’éloignent de plus en plus des formes traditionnelles de la démocratie. Abstention électorale, perte de confiance dans la représentation politique, replis identitaires, recherche de nouvelles formes d’engagement… Comment comprendre cette évolution ? Comment agir pour reconstruire une citoyenneté plus large et plus effective qui ne peut résulter d’un aménagement de dispositifs conçus dans un contexte aujourd’hui dépassé ? En s’appuyant sur l’expérience de l’Adels – une longue histoire faite de réflexions et de rapports avec les différents acteurs de la démocratie locale -, cet ouvrage est une contribution essentielle au débat sur la citoyenneté et propose des pistes pour redéfinir le contenu même du contrat démocratique.
SERGE DEPAQUIT est ancien secrétaire national du PSU et vice-président de l’Adels. L’ASSOCIATION POUR LA DEMOCRATIE ET L’EDUCATION LOCALE ET SOCIALE (ADELS) rassemble depuis 1959 des élus, des professionnels et des militants autour des thèmes de la démocratie locale, du développement local durable et de la citoyenneté. Elle édite la revue mensuelle Territoires.

DEPAQUIT Serge
2005
21,5 x 13,5 cm, 160 p.
Adels

Les ouvriers et la politique. Permanence, ruptures, réalignements (1962-2002)

Mots-clés : Classe ouvrière, Élections, Ouvriers, Politique

2004 • MICHELAT Guy, SIMON Michel

Cote : MICH

Les auteurs avaient construit, dans les années 1960, le modèle d’une culture politique ouvrière dans laquelle appartenance au groupe ouvrier, sentiment d’appartenir à la classe ouvrière, rejet du libéralisme économique et républicanisme débouchaient sur un vote de gauche, notamment communiste. Les mutations et ruptures intervenues dans les années 1980-1990 ont conduit, dans un esprit de retour critique, à cette recherche fondée sur des entretiens non directifs et 18 enquêtes par sondage réalisées entre 1962 et 2002. Si le « classisme de gauche » ouvrier s’affirme encore en 1978, il implose ensuite. Le sentiment d’appartenir à la classe ouvrière reflue brutalement, mais plus on est ouvrier plus on continue d’exprimer un « antilibéralisme protestataire ». Plus aussi, sous l’effet conjugué des ruptures sociales et des déceptions politiques, on marque une indifférence hostile au système politique et plus, enfin, on manifeste des propensions autoritaires et racistes. Le « vote de classe » pour la gauche régresse, le vote communiste s’effondre. Au recul électoral de la gauche et à celui, non moins prononcé, de la droite parlementaire, correspondent la montée de l’abstention et celle du vote Front national. Quelle que soit leur classe sociale, les jeunes générations sont plus réceptives aux « thèmes de gauche » que leurs aînées, mais encore davantage en rupture avec la politique instituée. Leur évolution et celle de leur composante ouvrière dépendent pour beaucoup des réponses qui seront faites à leurs attentes.
Les auteurs ont notamment publié ensemble : Classe, religion et comportement politique, Presses de Sciences Po-Éditions Sociales, 1977; « Religion, classe sociale, patrimoine et comportement électoral : l’importance de la dimension symbolique », dans D. Gaxie, Explication du vote, Presses de Sciences P0J985. GUY MICHELAT est directeur de recherche émérite au CNRS (CEVIPOF-Sciences Po). Il a publié, entre autres : Dimensions du nationalisme (avec J.P.H.Thomas), Presses de Sciences Po, 1966 ; Les Français sont-ils encore catholiques ? (en coll.), Cerf, 1991 ; Religion et sexualité (en coll.), L’Harmattan, 2002 ; L’héritage chrétien en disgrâce (en coll.), L’Harmattan, 2003.
MICHEL SIMON est professeur émérite à l’Université des sciences et technologies de Lille (CLERSE-IFRESI, CNRS-Lille I). Il a publié de nombreuses études sur l’idéologie, les classes sociales et les phénomènes politiques.

MICHELAT Guy, SIMON Michel
2004
23,5 x 14,9 cm, 373 p.
Presses de Sciences Po

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