Althusser et son parti

Mots-clés : Congrès, marxisme, Parti Communiste, Pouvoir populaire

16-22 Juin 1977 • François Turquan

Althusser vient de publier une brochure intitulée 22ème congrès. Celle-ci rassemble les remarques exposées au Cercle de l’Union des étudiants communistes de la Sorbonne, autour de l’abandon de la dictature du prolétariat lors du dernier congrès du PCF. Cependant, au cours de la lecture de ces remarques, on note qu’Althusser envisage de façon plus large les problèmes posés par l’évolution stratégique du PCF. Sa réflexion est critique et apparait essentiellement comme une confrontation entre la stratégie du PCF et l’orthodoxie marxiste-leniniste telle que la conçoit Althusser. Il semble qu’Althusser n’est pas prêt à rompre définitivement avec l’héritage doctrinal du stalinisme, même s’il en rejette les pratiques. Le regard critique que jette Althusser sur son parti, la liberté de discussion qu’il réclame ne sont pas négligeables et sont signes d’une évolution. Mais les limites de sa critique et sa conception du rôle de l’Etat montrent que les communistes français ne sont pas encore tout à fait sortis de la longue nuit du stalinisme.

Congrès de la Fédération des élus autogestionnaires

Mots-clés : Congrès, Socialisme autogestionnaire

26mai-1er Juin 1977 • Michel Camouis

Le Congrès de la Fédération des élus autogestionnaires (FEA) s’est tenu à Joinville-le-Pont les 21 et 22 mai 1977.

Il a rassemblé tous les élus résolus à exercer leur mandat, selon les principes du socialisme autogestionnaire. Toutes les interventions des congressistes ont mis l’accent sur la volonté de remettre en cause les modalités d’exercice du pouvoir au niveau local. Les congressistes ont défini les orientations de la Fédération et ses objectifs. Ils se sont fixés un plan de travail et ont retenu des initiatives, le tout axé sur des pratiques et les expériences spécifiquement autogestionnaires. Ils ont décidé la constitution d’assemblées populaires de quartier pour aborder de façon durable les préoccupations des habitants. Il est apparu au cours des débats que l’objectif n’était pas de regrouper les seuls élus PSU, certes à l’initiative de l’opération et présents en grand nombre, mais également tous ceux qui se retrouvent d’accord dans la pratique définie.

22ème Congrès : quand le PCF théorise

Mots-clés : Congrès, Parti Communiste, stratégie politique

25 Juin - 1er Juillet 1976 • Maurice Najman

Le 22e  congrès du PCF théorise la politique du Parti pour lever toute contradiction entre le discours orthodoxe et la pratique réformiste du Parti. Parmi les « formules dépassées » figure au premier plan celle de la nécessité de briser l’appareil d’Etat bourgeois comme condition sine qua non de la construction du socialisme. L’interprétation de cette formule par François Hincker, théoricien du Parti, est de porter au pouvoir politique les forces rassemblées autour du Programme commun. Pour le PCF, l’appareil d’Etat bourgeois n’est plus la machine de domination dont la nature, est de perpétuer, organiser, reproduire, les apports sociaux d’exploitation et d’oppression, mais un simple ensemble d’administrations mal gérées. Maurice Najman s’oppose à cette analyse, dénonce l’idée de « violence pacifique » théorisée par Hincker. Ligne nouvelle, abandon des références, contorsion avec la théorie marxiste sont dénoncées par Maurice Najman.

25ème Congrès du PCUS

Mots-clés : Congrès, Socialisme

13-20 Mars 1976 • Victor Fay

Le XXVème  congrès du PCUS (Parti Communiste de l’Union Soviétique) s’est tenu à Moscou du 24 février au 5 mars 1976. Sa clôture a coïncidé avec l’anniversaire de la mort de Staline, survenue le 5 mars 1953, et avec le vingtième anniversaire du discours « secret » de Khrouchtchev, prononcé au XXème congrès du parti inaugurant la « destalinisation » du régime. Ce fut un congrès de stabilisation du régime et de consolidation du parti. Il serait abusif cependant de parler de la restalinisation , car le régime a évolué et il paraît peu probable que, sauf danger immédiat, on revienne à la terreur de masse pratiquée par l’ancien dictateur. Brejnev, réélu secrétaire général, sort renforcé du congrès. Un congrès marqué par l’immobilisme et l’autosatisfaction dont l’objectif essentiel était de conserver et de préserver un équilibre au sommet de la hiérarchie. Ce parti présente des signes d’usure des hommes et des institutions. Les décisions, prises par le congrès, ne font que perpétuer l’état de choses existant ; elles n’offrent pas, pour le proche avenir, la possibilité de révolution, a fortiori de la libéralisation, du régime.

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