L’Algérie à l’heure du choix

Mots-clés : Algérie, Indépendance

27 Avril 1963 • Dominique Laury

Tribune Socialiste lance une série d’article intitulés : « l’Algérie à l’heure du choix ». Ces articles interrogent la situation du pays. Celui-ci  tente d’expliciter l’état d’esprit des européens. Les algériens vivent dans un État qui entre dans sa deuxième année d’indépendance. Ils expérimentent une réalité complexe dont il est difficile de prédire l’avenir. Si certains européens sont restés en Algérie et côtoient les musulmans il n’en n’est pas de même pour « les pieds noirs » qui se sont battus aux côtés de l’O.A.S. et qui regretteront encore longtemps l’ Algérie française et dénoncent l’attitude de l’armée française qu’il considère comme une trahison. Si l’enthousiasme populaire est présent, si la soif d’apprendre est grande, il n’en reste pas moins des traces lourdes d’incompréhension et d’interprétation individuelle de la guerre.

Le vrai conflit, la nature du parti

Mots-clés : Algérie, stratégie politique

Avril 1963 • Albert Roux

Mohamed Khidder annonce le 17 avril 1963 sa démission de secrétaire général du bureau politique du F.L.N. Il reste membre mais c’est le président Ben Bella qui le remplace à la tête du bureau politique. Les deux personnages sont opposés sur la nature du parti. Ben Bella veut un parti qui soit une « minorité d’avant-garde », encadrant les adhérents des organisations nationales et syndicales. Il souhaite un parti de cadres capables de conduire le changement dans le pays et au-delà dans toute l’Afrique. Mohamed Khidder défend la conception d’un parti de masse et souhaiterait que tous les responsables de la révolution dans et hors le FLN puissent examiner la nouvelle constitution.

Un attentat qui vise le régime – Khémisti est mort

Mots-clés : Algérie

Avril - Mai 1963

Mohamed Khémisti, nommé à l’âge de 32 ans Ministre des Affaires Étrangères de Ben Bella est tué par balles près du siège de l’Assemblée Nationale par un homme traité de « malade mental « . Khémisti était un militant de l’UGEMA, responsable de la section de Montpellier en 1955-1956. Il avait présidé le Congrès du 24 au 30 mars 1956 à Paris qui s’était conclu par des recommandations telles que l’indépendance nationale, la libération de tous les détenus et l’ouverture des négociations avec le FLN.

Le peuple algérien s’est engagé sur la voie du socialisme

Mots-clés : Algérie, cogestion, Indépendance, Politique Économique

Avril - Mai 1963 • Albert Roux, Dominique Laury

Par les décrets du 30 Mars 1963 Ben Bella, premier Président de l’Algérie indépendante consolide les décrets des 22 et 23 Octobre 1962 et donne une base juridique à l’exploitation collective, par des comités de gestion, des grands domaines et des biens vacants. Cette réglementation de l’autogestion, sur le modèle des conseils ouvriers yougoslaves constitue la première mesure de l’Algérie indépendante pour une ouverture au socialisme.

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