Pour la prolétarisation du Parti

Mots-clés : Congrès - PSU, Mouvements sociaux, Politique Économique

24 Juin 1971 • M.Grégoire, R.Delahais, M.LE Borgne- Ouvriers Le Havre

Le progrès technique améliore le profit patronal mais sûrement pas la condition ouvrière. Il y a en France, une montée des luttes ouvrières anticapitalistes. Ces luttes ne sont pas cordonnées et manquent de perspectives. Les organisations traditionnelles de la classe ouvrière ne correspondent plus aux besoins de la lutte anticapitaliste actuelle. Il faut construire un mouvement politique de masse rassemblant, sur une orientation révolutionnaire, c’est-à-dire de transformation globale de la société, la totalité des travailleurs engagée dans la lutte anticapitaliste. Le Parti doit être l’organisation homogène de militants inclus dans les luttes de masse et doit affirmer qu’au-delà de période socialiste révolutionnaire, son but final est bien l’instauration de la société communiste.

Un parti pour la révolution

Mots-clés : Congrès - PSU, stratégie politique

17 Juin 1971 • Jolivet, Kergoat, Leucate, Sabin

Le Parti traverse une crise grave qui touche à la nature même de celui-ci et à ses orientations fondamentales. Il semble important que les forces organisées qui se revendiquent du mouvement ouvrier et de la révolution opèrent un certain nombre de ruptures avec ce qu’elles sont actuellement si on veut dépasser le stade des groupuscules. Sur la question syndicale comme sur celle des rapports avec le P.C.F, comme sur la question de l’avant-garde et du parti révolutionnaire, les auteurs pensent que seul le texte de Béneteau et Morand « Pour définir le rôle du PSU dans le mouvement révolutionnaire » peut fournir une base de travail satisfaisante et suffisamment précise pour les délibérations des sections et fédérations.

Pour la politisation du mouvement de masse

Mots-clés : Congrès - PSU, stratégie politique

17 Juin 1971 • François Dalbert

Le mouvement politique de masse est un terme ambigu et mal défini. Le P.S.U. hésite actuellement entre deux conceptions de l’avant-garde. Cette hésitation entretient toutes les ambiguïtés sur le rapport entre le « parti révolutionnaire » et le « mouvement politique de masse ». En réalité, la plupart des critiques portées au mouvement politique de masse partent de prises de position abstraites et non d’une analyse concrète des luttes actuelles. C’est en assurant un travail politique dans et hors de l’entreprise que les militants pourront assurer la convergence des luttes. Le Parti doit partir des luttes pour élaborer et préciser les orientations stratégiques à développer.

Allons-nous vers l’auto-destruction ?

Mots-clés : Congrès - PSU, stratégie politique, stratégie syndicale

10 Juin 1971 • Bernard Lambert

Tribune Socialiste N°499, 3 Juin 1971Quel sera notre Congrès de Lille ? Bernard Lambert ne nie pas l’importance des débats théoriques, des affrontements mais refuse un Congrès qui ne respecterait pas la démarche révolutionnaire initiée entre autres dans le secteur paysan. Il souhaite que le Congrès prenne en compte dans ses structures le mouvement politique de masse et tente de dépasser les contradictions entre engagement politique et engagement syndical. Il refuse que la théorie gomme l’apport des travailleurs pour la construction d’un parti révolutionnaire. B.Lambert s’engagera dans les structures du Parti mais réprouve ceux qui, sous prétexte de clarification, mènent en fait une lutte d’élimination d’une orientation. Il souhaite que le congrès approuve ceux qui proposent une transformation du parti assurant son unité.

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