La CFDT ou la volonté de signer

Mots-clés : CFDT, Syndicalisme

2006 • GORIUS Aurore, MOREAU Michaël

Cote : CFDT

Le refus du CPE a permis de refaire l’unité syndicale. Mais la CFDT a récemment traversé une crise grave : des milliers de militants ont rendu leur carte après l’accord sur la réforme des retraites négocié par la confédération en 2003. Dans un paysage syndical marqué par le tropisme de la division et la tentation de la radicalité, le syndicalisme de négociation et de proposition peut-il trouver sa légitimité et sa crédibilité ? Aurore Gorius et Michaël Moreau ont enquêté pendant deux ans sur la nouvelle CFDT, les coulisses des grandes réformes, ses liens avec les politiques, les tractations secrètes avec les gouvernements de droite, l’évolution de ses réseaux intellectuels et de sa stratégie, pour mieux comprendre les atouts et les limites d’une confédération syndicale en plein doute. Successeur à la tête de la CFDT de la charismatique Nicole Notât depuis 2002, François Chérèque finira-t-il par convaincre les salariés français et ses interlocuteurs patronaux et gouvernementaux que la stratégie de son organisation est la seule à même de redonner ses lettres de noblesse au syndicalisme français ?
Aurore Gorius est journaliste au service « Économie et social » de France Soir. Michaël Moreau est rédacteur en chef adjoint de l’émission « On ne peut pas plaire à tout le monde », sur France 3. Il est aussi l’auteur du Gouvernement des riches (La Découverte, 2004).

GORIUS Aurore, MOREAU Michaël
2006
22,5 x 14 cm, 214 p.
Hachette Littératures

La part du rêve. Histoire du 1er Mai en France

Mots-clés : Cultures, Grève, Syndicalisme, Syndicats

2005 • TARTAKOWSKY Danielle

Cote : TART

En 1889, les organisations ouvrières de 22 pays, réunies à Paris à la faveur de l’Exposition universelle, adoptent le principe d’une grande manifestation internationale pour faire appel d’une même voix aux pouvoirs en place et réclamer la diminution du temps de travail. La journée du 1er Mai va presque aussitôt donner des représentations et un langage communs aux travailleurs du monde entier. En France, cette journée devient un rendez-vous syndical majeur à partir de 1905 et le demeure durablement. Subvertie par le régime de Vichy puis légalisée par la IVe République, elle évolue ensuite au gré des divisions syndicales ou de l’unité. En indéniable décrue, elle survit du moins à l’affaiblissement des organisations syndicales. Elle est simultanément appropriée par des associations toujours plus nombreuses dont les altermondialistes, aujourd’hui, et, plus paradoxalement, le Front national. À l’heure où la classe ouvrière décline, Danielle Tartakowsky s’interroge sur la pérennité et la complexité de cette journée toujours emblématique : est-elle l’un des derniers véritables bastions du rêve en politique?
Danielle Tartakowsky est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris VIII. Elle a notamment publié Le pouvoir est dans la rue et Nous irons chanter sur vos tombes (Aubier) et elle poursuit dans cet ouvrage sa réflexion sur les mobilisations collectives.

TARTAKOWSKY Danielle
2005
22,6 x 14 cm, 334 p.
Hachette

Réformiste et impatient !

Mots-clés : CFDT, Démocratie, Entreprise, Solidarité, Syndicalisme, Travail

2005 • CHÉRÈQUE François

Cote : CHER

La nostalgie est la maladie des époques finissantes : elle conduit à des postures plus routinières que révolutionnaires, à des conservatismes dissimulés derrière l’expression de la radicalité ou de la colère indignée. On ne devient pas réformiste parce qu’on pense que le monde va bien et qu’il suffirait de le gérer correctement pour qu’il aille encore mieux. On devient réformiste parce qu’on pense qu’il faut le transformer réellement. On ne devient pas réformiste parce qu’au fond rien ne presse et qu’on a le temps. On devient réformiste parce que, las d’attendre les grands soirs qui ne viennent pas et servent d’alibi à la passivité boudeuse, on veut se mettre en mouvement tout de suite. Redonner forme à la société, ce n’est pas seulement faire des réformes, négocier des compromis profitables ou en refuser d’autres, c’est faire en sorte que tout cela serve une certaine idée de l’égalité, de la justice et de la solidarité. Je suis persuadé que l’émancipation n’est pas un vain mot et qu’elle a encore un long avenir devant elle.
François Chérèque a été Secrétaire général de la CFDT

CHÉRÈQUE François
2005
22 x 14,5 cm, 188 p.
Seuil

Le syndicalisme dans la mondialisation

Mots-clés : Économie, Europe, Internationalisme, Mondialisation, Régionalisme, Syndicalisme

2000 • FOUQUET Annie, REHFELDT, LE ROUX Serge (coord.) - Barisi, Brandell, Caire, Cohen, La Cueva, Delaunay, La Vega, Di Ruzza, Early, Freyssinet, Gobin, Gumbrell-McCormick, Hoffmann, Hyman, Mason, Pochmann, Talahite, Treillet

Cote : SYND

Comment arrêter la marche en avant ultralibérale de la mondialisation ? Le syndicalisme, habitué à négocier des règles sociales dans le cadre de l’État-nation, a été pris de court par la stratégie des firmes transnationales qui mettent en compétition salariés et territoires dans un souci exacerbé de rentabilisation financière. Pour la première fois à cette échelle, des universitaires américains et européens analysent dans cet ouvrage les difficultés d’intervention du syndicalisme dans la nouvelle donne planétaire. Ils relèvent également les nouveaux terrains d’action des salariés afin d’instaurer des règles sociales dans la mondialisation. Ces règles doivent être proposées dans les espaces régionaux comme l’Union européenne, l’Alena pour l’Amérique du Nord ou le Mercosur pour l’Amérique latine. Par ailleurs, de nouveaux réseaux syndicaux de solidarité utilisant les nouvelles technologies de la communication comme internet peuvent se mettre en place au sein des entreprises transnationales. Ainsi, dans la dynamique de la mobilisation autour du sommet de Seattle de novembre 1999, le syndicalisme pourra-t-il participer à la régulation d’une mondialisation qui a besoin de l’intervention des citoyens pour s’humaniser.
Cet ouvrage est le fruit d’une collaboration entre le pôle universitaire de recherche « Travail, emploi et production » de Marne-la-Vallée et les universités américaines de New York et Columbia. Il a été dirigé par Annie Fouquet, directrice du Centre d’étude de l’emploi, Serge Le Roux, secrétaire général de l’Institut syndical d’études et de recherches économiques et sociales (ISERES) et Udo Rehfeldt, chercheur à l’Institut de recherches et d’études sociales (IRES).

FOUQUET Annie, REHFELDT, LE ROUX Serge (coord.) – Barisi, Brandell, Caire, Cohen, La Cueva, Delaunay, La Vega, Di Ruzza, Early, Freyssinet, Gobin, Gumbrell-McCormick, Hoffmann, Hyman, Mason, Pochmann, Talahite, Treillet
2000
22 x 15,5 cm, 238 p.
Éditions de l’Atelier

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