Plan d’Alice Saunier-Seité, secrétaire d’Etat aux universités

Mots-clés : Enseignement - Réforme, Mouvements Etudiants, sélection, stratégie syndicale, Université

28 Mai 1976 • Joël Roman, Geneviève Petiot

« Etudiants, travailleurs, même combat » – 2ème Cycle : histoire d’une lutte »

Le Plan d’Alice Saunier-Seité, secrétaire d’Etat aux universités introduisait une réforme générale du 2ème cycle universitaire en créant de nouvelles filières, imposait une nouvelle sélection après le premier cycle (DEUG) qui ne permettait pas de s’inscrire automatiquement en maîtrise. Ce projet est interprété par les étudiants comme une tentative de professionnalisation l’université. Ce projet déclenche une grève qui va durer trois mois, de mars à mai. Ce projet est finalement abandonné mais les étudiants ont dû se battre pour ne pas être sanctionnés pour fait de grève par le biais des examens. Dans le premier texte présenté ici de nombreux étudiants posent pour la première fois le problème des examens comme un objectif de lutte. Le deuxième texte rappelle les orientations et analyses différentes du SGEN et du SNESup face à ce projet de loi. Le SGEN réclame la garantie de l’emploi et la titularisation des auxiliaires et vacataires de l’enseignement supérieur dont la liquidation était programmée par l’arrêté et les circulaires d’application.

Frédo Krumnov : Prendre en charge son destin

Mots-clés : Socialisme autogestionnaire, stratégie syndicale

6-13 Mai 1976 • Frédo Krumnov

Frédo Krumnov vient de publier « CFDT au coeur » dans lequel il explique que le but de l’orientation autogestionnaire est de faire prendre en charge par les travailleurs leur destin. Il ne s’agit pas d’aller vers une plus grande participation des travailleurs au niveau des différentes instances de gestion, mais d’un transfert total du pouvoir de la propriété privée, de la bureaucratie et de la technocratie, à la collectivité de base des travailleurs. Il s’agit pour la collectivité des travailleurs de se donner pour commencer les structures qu’elle imagine elle-même et qu’elle trouve les plus adaptées à une prise en charge collective pour une meilleure expression démocratique. Ce qui est important pour une organisation syndicale c’est de ne pas laisser tout cela au hasard de la spontanéité mais au contraire d’incorporer cet objectif dans sa stratégie. Par ailleurs, une stratégie de prise de pouvoir ouvrier par l’action de masse pourrait provoquer le déséquilibre fatal au pouvoir capitaliste de l’Etat et des patrons, et faire avancer des objectifs allant nettement dans le sens d’une société socialiste autogérée.

Journée nationale d’action

Mots-clés : Mouvements sociaux, stratégie syndicale

22 Novembre 1974 • Jacques Thibault

La journée nationale d’action s’est déroulée à Paris comme en province sous l’impulsion des postiers, suivis par une forte proportion de travailleurs de la fonction publique et du privé engagés dans les luttes où les enjeux sont clairement identifiés. Les appréciations sur l’impact et le succès de ce mouvement varient chez les commentateurs mais aussi chez les militants ouvriers. On a pu remarquer, au travers des slogans de la manifestation, une indétermination des manifestations quant au but de leur action. Il semblerait que le mouvement ouvrier se cherche des perspectives. Si on est prêt à se battre pour répondre au défi Chirac et pour l’ouverture de négociations salariales, il semble que le manque de réponses politiques et syndicales pour l’élargissement des luttes comme le manque de propositions sur les alternatives aux conditions économiques n’ont pas permis une mobilisation résolue du mouvement ouvrier.

Inflation, chômage, répression politique

Mots-clés : Mouvements sociaux, Politique Économique, stratégie syndicale

8 Novembre 1974 • André Barjonet

Longtemps « limitée » au domaine économique (inflation, échanges extérieurs, spéculation monétaire), la crise du système capitaliste se développe aujourd’hui dans le domaine social. En un an les demandes d’emploi non satisfaites ont augmenté de 28 % tandis que les offres d’emploi ont diminué de 30%. Le chômage touche environ 3,2% de la population salariée. La crise est voulue par le patronat qui souhaite une restructuration en profondeur par la concentration des emplois et la disparition des secteurs les plus traditionnels et des sous-traitants pour rentabiliser au mieux l’outil de production. La crise est aussi organisée par le pouvoir qui sacrifie délibérément les Charbonnages comme l’aviation civile, les équipements collectifs comme les services publics. La répression contre les ouvriers en grève ou les syndicats est de plus en plus présente. A cela il faut riposter en adaptant les luttes au contexte. Il faut transformer la tactique habituelle (défense du pouvoir d’achat, défense de l’emploi) en une stratégie offensive ou tout succès, même partiel, dans un secteur donné entraîne forcément des succès plus vastes dans d’autres branches industrielles.

1 2 3 4 5 22