Décoloniser les territoires et les affranchir

Mots-clés : Aménagement du territoire, Politique Économique, stratégie politique

Rendez-vous de l'ITS 1er Avril 2014, 40 Rue de Malte 75011 Paris

Séminaire du 1er Avril 2014

Dans le rapport pour les « Colloques de Grenoble » titré « Décoloniser la province » (1966), Michel Rocard, défendait une conception hardie d’une réforme locale et régionale des institutions et du pouvoir économique. Dans la conclusion, il émettait ce pronostic :

«La ligne proposée rencontrera des ennemis de tous bords. Les technocrates la déclareront absurde, de nombreux élus y  verront une menace pour leurs mandats. Certains hérauts du régionalisme seront pris de frayeur devant l’idée d’unités régionales assez grandes et assez urbanisées pour prendre en mains l’animation de leur développement  économique. La quasi-totalité des forces politiques organisées de ce pays a en fait manifesté souvent des positions et toujours des attitudes centralisatrices plutôt que décentralisatrices. »

Près d’un demi siècle plus tard, on s’y reconnaîtrait bien… En y ajoutant cette crise des rapports entre le citoyen et le politique que tous commentent mais que peu proposent de traiter.

A la lumière des questions d’aujourd’hui, ITS a invité l’auteur du rapport à  débattre de la construction d’un nouveau pouvoir local. En commençant par une réflexion sur les réformes institutionnelles intervenues depuis 1981 et  en cours maintenant. Un premier séminaire à eu lieu à l’Institut Tribune Socialiste le 1er Avril 2014, il se prolongera par un deuxième séminaire en décembre sur le thème : « Décoloniser les territoires et les investir »

 

Autogestion : une question pour le 21ème siècle ?

Mots-clés : Économie, Politique Économique

Août 2013 • Annick Coupé, Union Syndicale Solidaires

« Les travailleurs peuvent-ils gérer l’économie »? « Est-il possible de reprendre aujourd’hui la question de l’autogestion à la fois en terme de réflexion mais aussi en terme d’expérimentation sociale, de pratiques novatrices dans des luttes ou dans le quotidien que ce soit dans le travail ou la Cité ? » Si personne ne peut prétendre avoir un modèle clé en main, Annick Coupé ouvre le débat sur le socialisme autogestionnaire.

Le minimum garanti : un droit

Mots-clés : Politique Économique, Taxe sur les robots

11 Avril 1988 • Yvan Craipeau

La discussion sur le revenu minimum social garanti ne pose pas seulement un problème moral, humanitaire ou de justice. Elle s’inscrit dans la crise de civilisation amorcée depuis une quinzaine d’années qui masque la crise économique. En 1988, droite et socialistes entendent toujours sauvegarder à tout prix le principe sacro-saint du capitalisme : la seule source de revenu doit être le profit ou le travail salarié, mais, quand les robots et l’informatique tendent à remplacer les hommes en travail direct dans la production des richesses, c’est précisément ce principe qui est battu en brèche. Le revenu doit nécessairement être déconnecté du travail salarié. Sinon la réduction du temps de la consommation conduira à la catastrophe, les richesses produites par les machines constituent une richesse sociale. Une partie doit être distribuée. Pour commencer à ceux auxquels la société n’est plus capable de fournir un travail normalement rétribué. C’est ce que A. Caillé appelle avec raison un revenu de citoyenneté. Ce droit à un revenu minimum est reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. L’évolution technologique l’impose aujourd’hui.

Le revenu social garanti au Conseil National de Novembre 1987

Mots-clés : Politique Économique, Sécurité Sociale

21-22 Novembre 1987

Le Conseil National du PSU des 21 et 22 Novembre 1987, après sa résolution générale sur un soutien actif à la campagne de Pierre Juquin pour les prochaines élections présidentielles, approuve à 59% pour, 14% contre et 27% d’abstentions le droit à un revenu minimum d’insertion.
Alors que par le passé, les pays à système d’économie libérale avaient fait reposer leur légitimité sur leur capacité à assurer un quasi plein-emploi, une progression constante des revenus, et une protection sociale convenable, l’augmentation du chômage, le ralentissement de la croissance et les mutations technologiques ont modifié considérablement la société. Jusqu’ici les exclus étaient pris en charge par les mécanismes de protection sociale. Cette protection est aujourd’hui remise en cause. Il y a donc nécessité pour les forces populaires de prendre en compte, non plus de façon individuelle mais de façon collective, le problème de ces exclus, Une réponse possible pourrait être le revenu minimum social garanti. Une partie des produits de l’économie performante servirait à assurer les conditions de vie décentes aux exclus du travail. Pour le PSU, ce revenu minimum garanti doit relever du droit de chacun à bénéficier d’une autonomie financière minimum. Cette allocation dont le mode de financement pourrait être calqué sur les allocations déjà existantes permettra d’affirmer le droit de vivre dans la dignité à chacun.

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