Adieux au prolétariat. Au-delà du socialisme. Essai

Mots-clés : autogestion, classes sociales, Entreprise, Etat, Marx, Révolution, Travail

1980 • André GORZ

Cote : GORZ

Il ne s’agit plus de nous dévouer à une Cause transcendante qui rachèterait nos souffrances et nous rembourserait avec intérêts le prix de nos renoncements. Désormais il s’agit au contraire de savoir ce que nous désirons. La logique du Capital nous a conduits au seuil de la libération. Mais ce seuil ne sera franchi que par une rupture remplaçant la rationalité productiviste par une rationalité différente. Cette rupture ne peut venir que des individus eux-mêmes. Le règne de la liberté ne résultera jamais des processus matériels : il ne peut être instauré que par l’acte fondateur de la liberté se prenant elle-même pour fin suprême en chaque individu. Nous savons désormais que la société ne sera jamais « bonne » par son organisation, mais seulement en raison des espaces d’autonomie, d’auto-organisation et de coopération volontaire qu’elle ouvre aux individus. A.G.

André GORZ
1980
21,5 x 13,3 cm, 248 p.
Galilée

Elementi di politica

Mots-clés : Entreprise, Morale, Parti, Parti Communiste, Politique, Réformisme, Représentativité, Révolution

1978 • Antonio GRAMSCI Préface de Mario Spinella

Cote : GRAM

Negli scritti qui raccolti, che rap-presentano i momenti principali della battaglia politica e idéale condotta da Gramsci per individuare gli elementi essenziali della lotta delle classi in Italia, appaiono chiare le linee di una scienza della politica che corrisponde alla contraddizione fondamentale della società moderna, quella tra borghesia e proletariato, e alla lotta che tali classi conducono rispettivamente per la conservazione e per la conquista del potere.

Antonio GRAMSCI Préface de Mario Spinella
1978
18,5 X 12 cm, 144 p.
Editori Riuniti

La France de 68

Mots-clés : Etudiants, Mai 68, Mouvement Culturel, Révolte, Révolution

1978 • DELALE Alain - RAGACHE Gilles

Cote : DELA

Pour des millions de personnes, cette date évoque les barricades, les voitures en flammes, la Sorbonne en folie. Pourtant, on ne peut réduire la crise profonde qui secoue la société française pendant plusieurs mois à ces quelques clichés. Il y aurait là plus qu’une simplification : une caricature. Le quartier Latin n’est pas la France, les étudiants parisiens ne sont pas toute la jeunesse. Surtout, on ne peut oublier que, de mai à juillet, se déroule la plus grande grève de notre histoire, qui se superpose à une formidable ébullition culturelle et politique sans jamais s’y fondre totalement. En réalité, des métallos d’Elbeuf et de Calais, des paysans bretons, des ouvrières de Fourmies furent acteurs de l’événement au même titre que les émeutiers du boulevard Saint-Michel. Les auteurs ont donc voulu – et c’est la première fois – tracer un portrait aussi complet que possible de la France de 1968, avant, pendant et après les jours de mai, en insistant sur les particularités géographiques et sociales du pays entier, en situant les faits dans leurs perspectives propres. Ils montrent ainsi que, pendant plus de quinze jours, la France fut au bord d’un affrontement armé, et quelle fut l’attitude des militaires dans ces circonstances exceptionnelles. Cette vision globale, assurément difficile à établir, a supposé l’étude de milliers de documents originaux de toute nature, en particulier la presse de province, source d’information jusqu’alors délaissée mais d’une richesse insoupçonnée. Les cartes, plans et graphiques qui accompagnent le texte permettent de localiser les foyers de grève, les bastions de la résistance ouvrière, de suivre au jour le jour l’évolution du nombre des grévistes et des manifestants. Tracts, affiches, graffiti, caricatures, photographies : l’étonnante floraison des images que suscita 68 trouve ici largement sa place. En avril 1968, Alain Délaie terminait ses études de philosophie à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, à Paris, et Gilles Ragache ses études d’histoire à la faculté de Nanterre. Ils participent ensemble au mouvement de mai. Depuis 1970, devenus enseignants, ils animent la revue d’histoire populaire « Le Peuple français » qu’ils ont fondée avec cinq de leurs camarades. En 1977, ils prennent part à la création d’une petite maison d’édition, Floréal, qui a publié un ouvrage sur les luttes ouvrières en France

DELALE Alain – RAGACHE Gilles
1978
28 x 20 cm, 238 p.
Seuil

Mai retrouvé. Contribution à l’histoire du mouvement révolutionnaire du 3 mai au 16 juin 1968.

Mots-clés : autogestion, Comités d’action, Etudiants/ouvriers, Mai 68, Militants, Révolution

1978 • BAYNAC Jacques

Cote : BAYN

Mai 68 : déjà si loin que Jacques Baynac, qui fut à la faculté de Censier l’un des animateurs du mouvement, peut en écrire l’histoire, toute l’histoire, tracer pour la première fois de l’intérieur le récit complet des événements. Deux ans d’enquête, l’utilisation de l’ensemble des sources disponibles, l’expérience aussi de militant et d’historien font de ce Mai retrouvé, un livre essentiel à qui veut savoir ce qui s’est réellement produit. Mai retrouvé, c’est l’histoire vue depuis le cœur des hommes et des choses. Cependant, à lire ce livre, on mesure que Mai 68, pour loin qu’il soit, c’est aujourd’hui encore. Jacques Baynac en effet, s’il a utilisé toutes les techniques de l’historien, s’est souvenu qu’il était l’un des acteurs de Mai. Il a ainsi, interviewant les principaux dirigeants du mouvement comme les simples manifestants, recréé le climat de ce printemps. Voici les « manifs » et les barricades. Voici les facultés occupées. Jacques Baynac, en même temps qu’il trace les perspectives, plonge ainsi dans la réalité quotidienne où l’autogestion s’instaure spontanément. Ni chef ni credo par exemple dans Censier occupée. Les « paysans rouges » apportent des vivres. Des militants de tous âges, classes et nationalités, arrivent. Ils impriment des millions de tracts, créent et coordonnent des Comités d’Action qui s’implantent dans les entreprises, guerroient contre les « jaunes », mobilisent les quartiers, lancent des expéditions en province et même à l’étranger, prônent le passage à la grève active, proposent une société sans hiérarchie et sans argent. Aux derniers jours de mai, ils ont ouvert une brèche dans le rideau de fer abaissé entre eux et les travailleurs.

BAYNAC Jacques
1978
24 X 15,5 cm, 304 p.
Robert Laffont

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