L’avenir est-il au socialisme ?

Mots-clés : Économie, Indépendance, Politique industrielle, Socialisme autogestionnaire

6-12 Juillet 1978 • Yvan Craipeau

Faut-il penser que l’avenir politique et économique des pays doit être socialiste ? Comment ne pas être frappé par l’évolution de la planète depuis 60 ans ? De la Chine à Cuba, du Vietnam à la Yougoslavie, mais aussi à l’Angola ou à l’Ethiopie, à l’Algérie ou à la Libye, la majorité de la population du globe vit dans des pays qui se réclament du socialisme. Cependant, nulle part les travailleurs n’y contrôlent la production et n’y déterminent leur destin. La production est entièrement ou essentiellement sous le contrôle de l’Etat. Toutes ces sociétés sont apparentées à la société « soviétique », même si leur histoire est différente. Mais, pratiquement, partout la voie est barrée à la réalité de la démocratie et du socialisme autogestionnaire. Faut-il penser que le socialisme n’a rien à voir avec la lutte que les travailleurs mènent depuis un siècle et demi pour leur émancipation ? C’est le sens de notre lutte qui est remise en question. Si le capitalisme bureaucratique d’Etat permet de surmonter les obstacles de l’industrialisation, il ne permet pas au capitalisme mondial de surmonter ses contradictions. Au contraire, il les porte à leur paroxysme. L’exacerbation des conflits armés en est un signe.

Yougoslavie, trente ans après le « non » à Staline

Mots-clés : autogestion, Indépendance, Socialisme

29 Juin-5 Juillet 1978 • Victor Leduc

La Ligue des communistes de Yougoslavie, trente ans après le « Non » à Staline, vient de tenir son XIème congrès. En recevant les délégations de la quasi totalité des Partis communistes, y compris l’imposante délégation soviétique et en enregistrant le message chaleureux du Parti Communiste chinois, Tito et ses compatriotes, les premiers qui ont dit non à Staline, ont éprouvé de la satisfaction. Dans son rapport, Tito se garde de triomphalisme en dépit de l’évidente consolidation de la position de la Yougoslavie. Il souligne les dangers de l’hégémonisme et condamne les partis qui tenteraient d’imposer leurs conceptions politiques et idéologiques aux pays en voie de développement. Il avoue des insuffisances dans le système économique yougoslave et rappelle les progrès à faire pour intensifier la productivité du travail et dénonce les investissements non rentables. Au coeur des problèmes il y a tout ce qui touche au développement de l’autogestion dans la vie économique. Des questions se posent pour arriver à faire naître et vivre le système politique de la base autogérée, pour venir à bout du technocratisme et de la bureaucratie. Il faut dépasser le monopole du pouvoir malgré le parti unique. Des discours optimistes et contradictoires à la fois, qui témoignent d’une réflexion et d’une volonté de dépassement qui méritent d’être signalées à tous les autogestionnaires.

Paris-Alger, la brouille

Mots-clés : Algérie, Indépendance, Politique Économique

12-18 Janvier 1978 • José Sanchez

La «  brouille » entre Boumedienne et Giscard, personne, ne semblait la prendre très au sérieux. Il sera difficile maintenant de la nier. Côté algérien, comme à la Chambre de Commerce et d’Industrie française à Alger on s’interroge très sérieusement sur la politique menée par l’Elysée. Boumedienne affirme que les mesures que le gouvernement Algérien prend aujourd’hui entrent dans le cadre d’une politique de diversification des achats algériens. La France exporte beaucoup en Algérie et achète peu, ce qui entraine un déficit colossal pour l’Algérie. La France est en train de perdre sa place de premier fournisseur de l’Algérie et a perdu récemment beaucoup de marchés au profit de l’Allemagne, de l’Italie et des Etats-Unis. La politique militaire de la France au Maghreb n’est pas non plus étrangère à ce choix algérien. Une délégation du PSU a rencontré le FLN entre le 7 et 11 Janvier 1978. Les deux délégations ont souligné que l’attitude de la France en Méditerranée constitue une grave menace pour la paix, une atteinte au libre exercice de la souveraineté des peuples et une entrave à toute coopération. Les deux délégations soulignent à ce propos la situation des travailleurs algériens en France où 71 crimes perpétrés contre ces derniers sont demeurés impunis.

Angola: le prix de la liberté (Préface par Bernard Ravenel)

Mots-clés : Angola, Colonisation, Indépendance, Portugal

1976 • COSSE J.P. , SANCHEZ J.

Cote : COSS

Qui savait avant le 25 avril 1974, date du coup d’Etat qui met fin au régime fasciste portugais, de quelle étrange maladie mourait l’empire bâti par les premiers navigateur partis de la pointe de Sagr un demi-millénaire plus tôt ? Et de quelle ignominieuse mission il s’était rendu coupable cinq siècles durant : trafic d’esclaves, travail forcé, génocide, pillage économique… ? Et comment encore expliquer ce paradoxe d’un Portugal colonisateur, lui-même colonisé par les multinationales ? Les peuples ont une vie souterraine. Niés, ils ressuscitent un jour. Les nationalistes angolais, autour du M.P.L.A., pendant quinze années d’une lutte ardente contre les armes abjectes de l’occupant (napalm, défoliants, tortures, emprisonnements) ont recouvré leur indépendance et leur liberté. Aujourd’hui, l’accession à l’indépendance de l’Angola, comme du Mozambique, bouleverse l’équilibre des forces dans toute l’Afrique australe. Quel affrontement majeur avec le pouvoir pâle du cône austral autorise aujourd’hui la victoire du peuple angolais ?

COSSE J.P. , SANCHEZ J.
1976
20,5 X 13,5 cm, 248 p.
Syros

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