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Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

CAPES-AGREG, Faut-il encore boycotter ?

Le bilan du boycott des concours en mai 1969 n’est pas satisfaisant. Quelle autre forme de luttes faut-il organiser ? Rapport entre le SNES, le SNESUP et l’U.N.E.F. Quelle remise en cause de la fonction de l’enseignement, de la sélection, de la formation des maîtres ? L’U.N.E.F. propose un plan d’action pour l’année 1970.

Continuons le combat !

Après les grèves de la fin 1969, l’U.N.E.F. analyse la situation sur les différents fronts de luttes : les travailleurs sont touchés par l’inflation et la dévaluation, comme par l’actionnariat qui perce dans les entreprises. L’Université renforce la sélection, l’armée enrôle les jeunes travailleurs et les étudiants. L’impérialisme se fait de plus en plus imposant sur le plan international. L’U.N.E.F. propose un plan d’action.

Stratégie Universitaire

Robert Chapuis retrace l’évolution de l’Université et affirme : « En dix ans l’Université est devenue d’abord un enjeu, puis un terrain de la lutte des classes ». Il retrace cette évolution et la situe à la fois, dans le contexte syndical et celui des luttes anti capitalistes. Pour lui, il est nécessaire de définir une stratégie spécifique à l’université pour le combat socialiste. Il reprend en cela les thèses développées au 4ème Congrès de Dijon.

Fonctions et contradictions de l’université

Le texte Fonctions et contradictions de l’Université dans une formation sociale où le mode de production capitaliste est dominant est une analyse marxiste des possibilités et des limites des luttes étudiantes. La formation scolaire et universitaire est totalement intégrée au mode de production capitaliste ; les appareils scolaires sont des instruments de la bourgeoisie pour répondre à ses besoins de force de travail et assurer l’unité idéologique et politique des classes dominantes.  L’autonomie relative, les contradictions au sein des institutions universitaires peuvent-elles contribuer à une rupture  des couches étudiantes avec l’idéologie dominante et leur milieu d’origine ? La réponse positive à cette question expliquerait pourquoi la bourgeoisie refuse de reconnaître juridiquement et économiquement l’allocation d’étude, la signification sociale du travail de l’étudiant et cherche à imposer la sélection.

Chasse aux sorcières au Lycée Louis-Le-Grand

Après les évènements de  Mai 1968, les poursuites disciplinaires intentées dans les lycées et les facultés contre les étudiants les plus politisés et les plus conscients ont été fréquentes. Ici à Louis-Le-Grand, l’exclusion définitive de 7 élèves et l’exclusion temporaire de 7 autres est particulièrement inquiétante. Les moyens déployés pour une affaire mineure d’affiche collée signent le souhait d’un retour à l’ordre général et du retour de l’autoritarisme.

Lancement de la brochure « Problèmes du Socialisme »

La Commission Nationale formation ESU lance une brochure intitulée : « Problèmes du Socialisme ». Il s’agit d’une brochure interne, d’information sur les idées et débats du moment, en particulier sur tout ce qui touche à l’enseignement, à l’université et au socialisme en général.

Les compagnies d’assurance à l’assaut de la mutualité

Les compagnies d’assurances et les mutuelles n’ont ni les mêmes droits ni les mêmes obligations. Les premières sont inscrites dans une logique de marché tandis que les mutuelles sont soumises à l’équilibre budgétaire et les cotisations sont à taux prescrit. Pourtant il semble bien que le dumping commercial pratiqué par les compagnies d’assurance ne soit qu’un leurre et qu’en fin de compte le service rendu ne soit pas celui attendu. En revanche, on s’aperçoit qu’en diminuant les taux de remboursement (Ordonnances de 1967), ce sont les assurés qui supportent la dépense et au-delà d’une lutte d’intérêts commerciaux, ce sont les fondements de la protection sociale qui sont en jeu.

Tribune Socialiste n°435 – 25 décembre 1969

Tribune Socialiste n°434 – 18 décembre 1969

Thieu renforce la dictature à Saigon

Thieu, encouragé par Washington renforce sa dictature à Saigon et menace de faire décapiter tous les opposants. Tout ceci fait partie d’un plan cohérent de la part des Etats-Unis pour transformer le Vietnam en Corée du Sud et maintenir la moitié du Vietnam sous contrôle américain. La pacification de Nixon se traduit par des assassinats en masse et les américains enrôlés n’hésitent pas à dénoncer le programme de pacification appelé « plan phoenix ». Des mercenaires américains sont recrutés pour torturer et tuer sans discrimination d’âge ou de sexe des civils récalcitrants ou suspects. Au moment où les Américains arrêtent les raids contre le Nord et commencent à négocier à Paris avec le F.N.L., au Vietnam, les Américains entament une immense campagne de terreur policière afin de casser l’infrastructure politico-militaire des résistants. Il se confirme donc que les pressions sur les Etats-Unis dans le monde devront se faire de plus en plus nombreuses car une longue guerre d’usure se prépare. Nos luttes ne doivent pas se cantonner au seul Vietnam.

Guichard, un ministre plein de franchise

Déclaration d’Olivier Guichard sur les liens entre l’Université et le tissu économique régional à l’occasion d’un dîner-débat de la Fédération des Associations pour la Liaison Université – Vie régionale à Lyon le 17 Décembre 1969. Pour Olivier Guichard, les projets de réforme de la régionalisation permettront à l’Université de se moderniser en développant des liens forts avec le secteur industriel régional. Il ajoute : l’Université pluridisciplinaire est la solution. La recherche pourra s’appuyer sur l’industrie pour se moderniser grâce à l’apport de fonds qui lui permettront un développement offrant des débouchés concrets aux étudiants.

Nixon a choisi le mensonge et la guerre

Nixon a répété deux mensonges en affirmant que « la vietnamisation » mettra fin au conflit et que le massacre de Song-My a été un « incident » isolé. Par ailleurs il mène une guerre secrète contre le Laos en invoquant l’intérêt national américain. Il annonce une nouvelle réduction des effectifs militaires mais renforce les armes meutrières. Dans ces conditions, tout indique que la guerre sera encore longue. Les mouvements d’opposition doivent se renforcer et la tenue des Assises nationales pour le Vietnam les 13 et 14 décembre à Yvry doit être placée sous le signe la solidarité de tous ceux qui luttent contre l’impérialisme américain, contre le silence du gouvernement français. Victimes des bombes américaines, les Vietnamiens n’ont pas vraiment besoin de subir les conséquences des sectarismes militants qui laissent finalement le champ libre à Nixon, ses bombes et ses fantoches.

Tribune Socialiste n°433 – 11 décembre 1969

Lutte en informatique

À la Faculté des Sciences de Paris, section informatique, les conditions d’enseignement sont déplorables, le manque de matériel est flagrant, en outre, le conseil d’UER est noyauté par un professeur proche du pouvoir. Tous ces éléments, ont entraîné une grève non organisée à partir du 8 décembre 1969 . C’est un véritable échec pour les étudiants. Un petit nombre d’étudiants proches de l’U.N.E.F. décide donc de créer un CA-U.N.E.F pour canaliser les revendications et organiser le mouvement de contestation. Une section U.N.E.F. Paris-Sciences se met en place et tentera d’organiser la réflexion et la forme des luttes.

Tribune Socialiste n°432 – 4 décembre 1969

Naissance et caractérisation politique du mouvement étudiant

 Le texte extrait de l’ouvrage intilué : La stituation actuelle et les tâches politiques du mouvement étudiant édité en 1969 à Milan (traduction Lio Battelo) commence par une analyse de l’impérialisme, et des politiques possibles dans un monde dominé par l’économie internationale. Il aborde le phénomène de « prolétarisation des couches moyennes » et termine par les difficultés rencontrées par le développement du mouvement de masse, ses contradictions et les tâches spécifiques des étudiants.

Stratégie étudiante et médiation politique

Ce texte est un essai de camarades étudiants italiens de Rome qui ont publié en 1969 une revue intitulée « Pour l’École du Peuple ». En premier lieu, ce texte pose la question de la signification sociale et historique de l’irruption d’un mouvement de masse étudiant anticapitaliste sur la scène politique. Par ailleurs, il ébauche une critique des groupes d’extrême gauche dans la mesure où l’échec de Mai 68 est aussi leur échec puisqu’ils n’ont pu offrir au mouvement la « médiation politique » appropriée à la conjoncture et à leurs forces.

12ème Conférence nationale étudiante

Durant une période de 30 mois qui suit Mai 1968, les E.S.U. ont une existence agitée, dominée par leurs rapports avec les autres groupes révolutionnaires étudiants. Ainsi à cette Conférence nationale étudiante l’un des principaux points de clivage enregistrés dans les débats concerne le problème des alliances politiques dans le mouvement de masse et, sur ce point, l’attitude à avoir vis-à-vis d’Humanité Rouge (HR). Un autre débat a lieu sur la poursuite de l’existence de Lutte Socialiste.

Tribune Socialiste n°431 – 27 novembre 1969

Périodique – Directives n°170

Correspondance

Titre du document : Directives n°170 – Notre cadre de vie livré au capitalisme.

Date du document : 21 novembre 1969.

Auteur(s) : Georges Gontcharoff (dir.), C. Alamichel, J.-C. Bauer, P. Charconnet, D. Chartier, J. Cottez, M. Goezt, D. Métivier, J-C. Raguin.

Thématiques abordées : cadre de vie, campagne, écologie.

Typologie : périodique.

Nombre de pages : 26 p.

Dimensions : 21 x 27 cm.

Sommaire

  1. Cadre général
  2. L’expérience de Sarcelles
  3. L’expérience de Grenoble
  4. La politique de Chalandon
  5. Discussion sur le rapport « politique Chalandon »
  6. Application de la politique Chalandon à la Région Paris
  7. Petite mythologie des promoteurs
  8. Une action dans l’Essonne
  9. Un tract « Vallée de la Bièvre »
  10. Un tract « S.O.S. Vanoise »
  11. Liste des participants (envoyée aux seuls stagiaires)

18 Jours de grève en Lettres à Poitiers

Le 20 Novembre 1969, le Ministère de l’Éducation Nationale publie une circulaire sur l’enseignement des langues vivantes. La pratique d’une deuxième langue vivante est rendue facultative dans le secondaire à partir de la rentrée 70. Cette décision est un pas de plus vers la fermeture des débouchés pour les étudiants en Lettres. Cette décision a motivé la grève à la Faculté de Poitiers. Le Bureau National de l’U.N.E.F décide une réunion nationale de toutes les facultés des Lettres pour élaborer des modalités de luttes communes à toutes les facultés sans que l’action se polarise sur cette seule circulaire.

Nixon a peur

Couverture Tribune Socialiste N°419, 10 Juillet 1969Devant l’ampleur des manifestations américaines contre la guerre, Nixon a peur et durcit son attitude au Vietnam. Il faut comprendre que cette réaction est l’expression des intérêts de l’ensemble de la classe dirigeantes américaines et de toute la grande bourgeoisie mondiale. Cette contradiction entre le désir d’en finir avec une guerre ruineuse et la crainte de voir les capitaux s’enfuir de tout l’Extrême-Orient, explique en grande partie pourquoi l’administration Nixon, garante de la stabilité de l’ordre capitaliste à l’échelle mondiale, a eu des réactions violentes lors des manifestations des 13, 14 et 15 Novembre à Washington. Ces manifestations, à Paris comme aux Etats-Unis, menacent le capitalisme. La lutte contre l’impérialisme U.S. ne nous éloigne pas des problèmes spécifiques de la France. En luttant contre l’impérialisme américain c’est le pouvoir capitaliste français que nous touchons aujourd’hui directement.

Tribune Socialiste n°430 – 20 novembre 1969

La manifestation du 15 Novembre

Couverture TS N°433, 11 Décembre 1969« Le 15 Novembre n’est qu’un début »

La manifestation du 15 Novembre aux Etats-Unis, en France, comme dans le monde entier, contre l’agression américaine au Vietnam doit aller au-delà du succès et le dépasser pour prendre le temps d’expliquer la solidarité des états capitalistes entre eux au travers de cette guerre avant tout impérialiste. Certes, la manifestation sur le Vietnam n’est pas une fin en soi. C’est bien dans les entreprises, dans les luttes économiques et sociales que se situe le front principal. Mais ces luttes elles-mêmes ne sont pas détachées du contexte international. Depuis quelque temps, il faut bien le dire, nous assistons à un certain recul des actions menées en France sur le thème du Vietnam. Nous devons mesurer ce que représente une telle manifestation pour la France, au moment où le gouvernement de Pompidou et de Chaban-Delmas accentue la politique d’alignement et de soumission aux Etats-Unis que le général de Gaulle l’avait amorcée lui-même. Il faut expliquer et aller plus avant dans l’explication, faire comprendre la duplicité du gouvernement français, le caractère mondial de la lutte anti-impérialiste. Le 15 Novembre n’est qu’un début.

Ce que j’ai subi dans les prisons vietnamiennes

Mme Nguyen Thi-Chon, membre de la délégation du Gouvernement révolutionnaire provisoire du Sud-Vietnam témoigne des violences atroces subies dans les prisons vietnamiennes, en particulier, par les femmes. Les camps d’internement ont une population à majorité féminine car elles sont les victimes privilégiées de la pacification. Elles sont arrêtées en masse par les Américains qui contrôlent tout, depuis la construction des prisons jusqu’au choix des instruments de torture. Les prisonnières sont envoyées dans les camps d’internement sans procès et si à Saigon, ce ne sont pas les Américains qui torturent les femmes directement, dans les provinces les prisonniers dépendent directement des U.S.A. Le nombre de prisonnières ne cessent d’augmenter. La solidarité des prisonnières ont permis un mouvement de révolte dans la prison de Thu Duc mais nombreuses sont celles qui ont été tuées ou sont portées disparues.

Résidents, étudiants : un seul combat

Le règlement intérieur des cités universitaires habituent les étudiants à être dociles, à travailler le plus possible afin d’écourter leur temps de formation. Les cités universitaires accentuent le rôle d’intégration idéologique et la ségrégation sociale. Elles offrent une possibilité de mobilisation importante. Depuis longtemps le mouvement étudiant dénonce la répression sexuelle en Cité Universitaire et l’austérité économique qui justifie des augmentations de loyers. L’UNEF et La M.N.E.F peuvent être le relais des étudiants dans leur contestation.

Tribune Socialiste n°429 – 13 novembre 1969

Battre les agresseurs du Vietnam

Couverture TS N°429, 13 Novembre 1969Nous devons poursuivre notre action pour battre les agresseurs du Vietnam. Face à cette volonté à peine cachée de ravir au peuple vietnamien et au mouvement ouvrier international les fruits d’un combat sans précédent, nous devons être partie prenante aux négociations et tant que soutiens du peuple vietnamien et en tant qu’adversaires déclarés de l’impérialisme américain. Nous ne pouvons rester neutres comme le demande le gouvernement français. Le Vietnam nous concerne. L’impérialisme est sur la défensive sur une grande partie de la planète. Il doit affronter des difficultés politiques, idéologiques, économiques (monétaires) qui sont dues pour une part non négligeable à l’action du peuple vietnamien et à ses répercussions un peu partout. C’est le sens que nous donnerons à notre participation aux manifestations du 15 novembre qui auront lieu dans toute la France. Ce que nous voulons, c’est exiger que nos gouvernants reconnaissent le gouvernement révolutionnaire provisoire du Sud-Vietnam et qu’ils cessent le jeu hypocrite de la neutralité, paravent de la solidarité des exploiteurs.

Le Secteur santé pilier du capitalisme

Une analyse du secteur Santé où l’on distingue l’idéologie propre au corps médical et la fonction idéologique de la santé. Présentation des forces réformistes, réactionnaires face aux forces révolutionnaires qui veulent engager une lutte contre la médecine au service du Capital.

Un nouveau front de lutte

Les choix du Gouvernement en matière de santé ouvre un nouveau front de la lutte étudiante du secteur santé. Ces choix placent les médecins comme les relais des forces capitalistes par le soutien aux trusts pharmaceutiques, la réévaluation des honoraires, la reconnaissance du syndicat réactionnaire et anticonventioniste, le maintien du mandarinat et de la hiérarchie à l’Université, la rentabilisation des soins. Le secteur santé est un des piliers de l’expansion et de l’exploitation capitaliste.