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Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

12ème Conférence nationale étudiante

Durant une période de 30 mois qui suit Mai 1968, les E.S.U. ont une existence agitée, dominée par leurs rapports avec les autres groupes révolutionnaires étudiants. Ainsi à cette Conférence nationale étudiante l’un des principaux points de clivage enregistrés dans les débats concerne le problème des alliances politiques dans le mouvement de masse et, sur ce point, l’attitude à avoir vis-à-vis d’Humanité Rouge (HR). Un autre débat a lieu sur la poursuite de l’existence de Lutte Socialiste.

Tribune Socialiste n°431 – 27 novembre 1969

Périodique – Directives n°170

Correspondance

Titre du document : Directives n°170 – Notre cadre de vie livré au capitalisme.

Date du document : 21 novembre 1969.

Auteur(s) : Georges Gontcharoff (dir.), C. Alamichel, J.-C. Bauer, P. Charconnet, D. Chartier, J. Cottez, M. Goezt, D. Métivier, J-C. Raguin.

Thématiques abordées : cadre de vie, campagne, écologie.

Typologie : périodique.

Nombre de pages : 26 p.

Dimensions : 21 x 27 cm.

Sommaire

  1. Cadre général
  2. L’expérience de Sarcelles
  3. L’expérience de Grenoble
  4. La politique de Chalandon
  5. Discussion sur le rapport « politique Chalandon »
  6. Application de la politique Chalandon à la Région Paris
  7. Petite mythologie des promoteurs
  8. Une action dans l’Essonne
  9. Un tract « Vallée de la Bièvre »
  10. Un tract « S.O.S. Vanoise »
  11. Liste des participants (envoyée aux seuls stagiaires)

18 Jours de grève en Lettres à Poitiers

Le 20 Novembre 1969, le Ministère de l’Éducation Nationale publie une circulaire sur l’enseignement des langues vivantes. La pratique d’une deuxième langue vivante est rendue facultative dans le secondaire à partir de la rentrée 70. Cette décision est un pas de plus vers la fermeture des débouchés pour les étudiants en Lettres. Cette décision a motivé la grève à la Faculté de Poitiers. Le Bureau National de l’U.N.E.F décide une réunion nationale de toutes les facultés des Lettres pour élaborer des modalités de luttes communes à toutes les facultés sans que l’action se polarise sur cette seule circulaire.

Nixon a peur

Couverture Tribune Socialiste N°419, 10 Juillet 1969Devant l’ampleur des manifestations américaines contre la guerre, Nixon a peur et durcit son attitude au Vietnam. Il faut comprendre que cette réaction est l’expression des intérêts de l’ensemble de la classe dirigeantes américaines et de toute la grande bourgeoisie mondiale. Cette contradiction entre le désir d’en finir avec une guerre ruineuse et la crainte de voir les capitaux s’enfuir de tout l’Extrême-Orient, explique en grande partie pourquoi l’administration Nixon, garante de la stabilité de l’ordre capitaliste à l’échelle mondiale, a eu des réactions violentes lors des manifestations des 13, 14 et 15 Novembre à Washington. Ces manifestations, à Paris comme aux Etats-Unis, menacent le capitalisme. La lutte contre l’impérialisme U.S. ne nous éloigne pas des problèmes spécifiques de la France. En luttant contre l’impérialisme américain c’est le pouvoir capitaliste français que nous touchons aujourd’hui directement.

Tribune Socialiste n°430 – 20 novembre 1969

La manifestation du 15 Novembre

Couverture TS N°433, 11 Décembre 1969« Le 15 Novembre n’est qu’un début »

La manifestation du 15 Novembre aux Etats-Unis, en France, comme dans le monde entier, contre l’agression américaine au Vietnam doit aller au-delà du succès et le dépasser pour prendre le temps d’expliquer la solidarité des états capitalistes entre eux au travers de cette guerre avant tout impérialiste. Certes, la manifestation sur le Vietnam n’est pas une fin en soi. C’est bien dans les entreprises, dans les luttes économiques et sociales que se situe le front principal. Mais ces luttes elles-mêmes ne sont pas détachées du contexte international. Depuis quelque temps, il faut bien le dire, nous assistons à un certain recul des actions menées en France sur le thème du Vietnam. Nous devons mesurer ce que représente une telle manifestation pour la France, au moment où le gouvernement de Pompidou et de Chaban-Delmas accentue la politique d’alignement et de soumission aux Etats-Unis que le général de Gaulle l’avait amorcée lui-même. Il faut expliquer et aller plus avant dans l’explication, faire comprendre la duplicité du gouvernement français, le caractère mondial de la lutte anti-impérialiste. Le 15 Novembre n’est qu’un début.

Ce que j’ai subi dans les prisons vietnamiennes

Mme Nguyen Thi-Chon, membre de la délégation du Gouvernement révolutionnaire provisoire du Sud-Vietnam témoigne des violences atroces subies dans les prisons vietnamiennes, en particulier, par les femmes. Les camps d’internement ont une population à majorité féminine car elles sont les victimes privilégiées de la pacification. Elles sont arrêtées en masse par les Américains qui contrôlent tout, depuis la construction des prisons jusqu’au choix des instruments de torture. Les prisonnières sont envoyées dans les camps d’internement sans procès et si à Saigon, ce ne sont pas les Américains qui torturent les femmes directement, dans les provinces les prisonniers dépendent directement des U.S.A. Le nombre de prisonnières ne cessent d’augmenter. La solidarité des prisonnières ont permis un mouvement de révolte dans la prison de Thu Duc mais nombreuses sont celles qui ont été tuées ou sont portées disparues.

Résidents, étudiants : un seul combat

Le règlement intérieur des cités universitaires habituent les étudiants à être dociles, à travailler le plus possible afin d’écourter leur temps de formation. Les cités universitaires accentuent le rôle d’intégration idéologique et la ségrégation sociale. Elles offrent une possibilité de mobilisation importante. Depuis longtemps le mouvement étudiant dénonce la répression sexuelle en Cité Universitaire et l’austérité économique qui justifie des augmentations de loyers. L’UNEF et La M.N.E.F peuvent être le relais des étudiants dans leur contestation.

Tribune Socialiste n°429 – 13 novembre 1969

Battre les agresseurs du Vietnam

Couverture TS N°429, 13 Novembre 1969Nous devons poursuivre notre action pour battre les agresseurs du Vietnam. Face à cette volonté à peine cachée de ravir au peuple vietnamien et au mouvement ouvrier international les fruits d’un combat sans précédent, nous devons être partie prenante aux négociations et tant que soutiens du peuple vietnamien et en tant qu’adversaires déclarés de l’impérialisme américain. Nous ne pouvons rester neutres comme le demande le gouvernement français. Le Vietnam nous concerne. L’impérialisme est sur la défensive sur une grande partie de la planète. Il doit affronter des difficultés politiques, idéologiques, économiques (monétaires) qui sont dues pour une part non négligeable à l’action du peuple vietnamien et à ses répercussions un peu partout. C’est le sens que nous donnerons à notre participation aux manifestations du 15 novembre qui auront lieu dans toute la France. Ce que nous voulons, c’est exiger que nos gouvernants reconnaissent le gouvernement révolutionnaire provisoire du Sud-Vietnam et qu’ils cessent le jeu hypocrite de la neutralité, paravent de la solidarité des exploiteurs.

Le Secteur santé pilier du capitalisme

Une analyse du secteur Santé où l’on distingue l’idéologie propre au corps médical et la fonction idéologique de la santé. Présentation des forces réformistes, réactionnaires face aux forces révolutionnaires qui veulent engager une lutte contre la médecine au service du Capital.

Un nouveau front de lutte

Les choix du Gouvernement en matière de santé ouvre un nouveau front de la lutte étudiante du secteur santé. Ces choix placent les médecins comme les relais des forces capitalistes par le soutien aux trusts pharmaceutiques, la réévaluation des honoraires, la reconnaissance du syndicat réactionnaire et anticonventioniste, le maintien du mandarinat et de la hiérarchie à l’Université, la rentabilisation des soins. Le secteur santé est un des piliers de l’expansion et de l’exploitation capitaliste.

Poussée des luttes dans le secteur santé

Les grèves des étudiants en médecine ont débuté au CHU Cochin sur le problème des fonctions hospitalières en troisième année, puis se sont étendues aux 1ère et 2ème années. Devant le refus de toute concession de la part du Doyen et du syndicat autonome, les comités d’action UNEF étendent la grève CHU par CHU. Les mots d’ordre sont  la lutte contre la sélection et les problèmes du secteur santé. Cette grève qui a duré plus d’un mois s’étend à d’autres universités.

Les élucubrations de la commission Mallet

Créée à l’origine pour le dépistage de la tuberculose, la M.P.U (Médecine Préventive Universitaire) devrait selon la commission Mallet développer une action de dépistage des troubles psychopathologiques d’inadaptation pouvant entraîner des échecs universitaires. L’U.N.E.F. et la M. N.E.F déplore le fait qu’on ne pose que les problèmes de dépistage sans poser les problèmes de prévention c’est-à-dire sans s’attacher aux racines mêmes des troubles qui seraient liés à l’actuelle structure universitaire.

Tribune Socialiste n°428 – 6 novembre 1969

Tribune Socialiste n°427 – 30 octobre 1969

Périodique – Directives n°166

Présentation

Titre du document : Directives n°166 – Notre cadre de vie livré au capitalisme.

Auteur(s) : Georges Gontcharoff (dir.), Alain Cabanes, Claude Neuschwander, Jacques Pietri, Jean-Michel Reffet, Pierre Ringuet

Date du document : 20 octobre 1969.

Thématiques abordées : cadre de vie, campagne, écologie.

Typologie : périodique.

Nombre de pages : 18 p.

Dimensions : 21 x 27 cm.

Sommaire

  1. Pourquoi cette campagne
  2. Quelle campagne ?
  3. Stage « urbanisme » des 26, 27 et 28 septembre 1969
    • Compte-rendu de la discussion sur les « questionnaires »
    • Compte-rendu de la discussion sur les thèmes de la campagne
    • Compte-rendu de la discussion sur le matériel et le style de la campagne

Histoire du PSU

Cote : PSU-DOC

Série Histoire du Mouvement ouvrier I/- DE « l’ECHEC » DE LA LIBERATION A LA NAISSANCE DU P.S.U. – A. 1945-1958 : la libération trahie et l’avènement du « néo-capitalisme », B. Les « nouvelles gauches » et leur triple refus : – refus des organisations traditionnelles, – refus de la guerre d’Algérie, – refus du gaullisme. Il/- LES CRISES DE CROISSANCE – A. 1960-1962 : guerre d’Algérie et consolidation du Parti. B. Le Congrès d’Alfortville ( janvier 1963 ). C. D’Alfortville à Gennevilliers ( 1963 – 1965 ). III/- LE PARTI S’AFFIRME EN TANT QUE FORCE POLITIQUE AUTONOME DU Vème au Vlème CONGRES – A. Le renforcement de l’autonomie. B. Le renforcement des positions du Parti dans le courant socialiste’.

François Dalbert
008 et 009
1969 – 1er novembre
29,5 x 20,8 cm, 12 p.

U.S.A., les limites du pacifisme

Aux U.S.A, le courant pacifiste qui demande l’arrêt des combats au Vietnam ne parvient pas à dépasser les limites d’une opposition aux formes pittoresques mais elle n’est en rien politique. Si une forte majorité des Américains en a assez de la guerre, très peu d’Américains remettent en cause la politique étrangère des Etats-Unis. La contestation est essentiellement une contestation de la part de la classe moyenne qui va forcer Nixon à changer de cap et ce d’autant que les milieux de la finance s’opposent aussi à cette guerre. Il serait absurde de sous-estimer l’efficacité politique d’une opposition dans l’opinion publique mais il serait tout aussi absurde de la surestimer car le niveau de politisation est très faible. L’esprit du capitalisme et l’esprit national se confondent et personne ne s’émeut du développement de l’impérialisme américain. En Méditerranée, en Asie du Sud-Est, en Amérique latine ou en Afrique la « démocratie » américaine continue à affirmer son soutien aux Etats les plus forts, les plus réactionnaires et on ne note aucune mobilisation contre cette politique.

Tribune Socialiste n°426 – 23 octobre 1969

Le rentrée de choc de Guichard

69 participation GuichardL’U.N.E.F. analyse les effets de la Loi Faure et invite les étudiants à lutter, à ses côtés, contre la restructuration de l’Université, les numerus clausus, la sélection, l’illusion de la participation.

Tribune Socialiste n°425 – 16 octobre 1969

Bilan critique de l’année 68-69

Plutôt qu’un bilan chronologique l’article de l’Étudiant de France analyse les thèmes de luttes qui ont révélés les forces et faiblesses de l’action syndicale U.N.E.F. . Si tout n’a pas été gagné il faut réaffirmer la force de l’U.N.E.F. comme une organisation de masse qui peut rompre l’isolement du mouvement étudiant en pesant de tout son poids contre les plans d’austérité, la participation, la main mise du patronat sur la recherche publique, l’organisation des études…de façon à montrer partout que l’U.N.E.F est l’organisation des étudiants, alliée de la classe ouvrière, contre l’exploitation capitaliste.

Affrontements sociaux sur les problèmes de santé

Le mouvement de revendication des étudiants en médecine fait suite à la publication de l’arrêté dit « GUICHARD – BOULIN » et donne lieu dès sa publication le 26 septembre 1969 à une polémique qui oppose non seulement les étudiants, mais aussi les médecins, les enseignants et les politiques.
Le syndicat autonome des enseignants de médecine (avec l’appui  de l’Ordre des médecins) défend une sélection très sévère et le maintien du concours de l’internat, affirmant que l’afflux d’étudiants vers les facultés de médecine risque de créer une baisse de la qualité de la médecine.
Le Docteur J.C. AMZALAC, Médecin du dispensaire de Paris MNEF et P. DUPREZ, du comité d’action UNEF Médecine dénoncent ces arguments : pour eux, les défenseurs de la sélection sont aussi les défenseurs de la hiérarchie médicale.

La guerre au Vietnam et l’armée américaine

La durée de la guerre et les horreurs commises par l’armée américaine encouragent tout acte d’indiscipline des soldats. Au-delà des refus individuels de participer à cette guerre dans les années 65-66 on assiste aujourd’hui à un mouvement de masse d’opposition à l’intérieur de l’armée. Des syndicats se forment et revendiquent au nom des soldats. L’American Servicemen’s Union (l’A.S.U.) est une tentative pour donner voix au G.I. et leur permettre de s’exprimer sur les injustices si fréquentes au sein de la machine militaire. Le syndicat revendique sur 8 points fondamentaux. Ils demandent la suppression du salut hiérarchique sur commande, un contrôle sur la nomination des chefs, l’égalité raciale, le contrôle des hommes de troupes lors des décisions des Cours martiales, un salaire fédéral minimum, la libre expression politique et le droit d’association, le droit d’accord collectif et surtout le droit de désobéissance. « The Bond » est le journal des militaires écrit par et pour les G.I.’s

Littérature vietnamienne

« Ni endoctrinement aride, ni roucoulades »

A travers une civilisation différente, un mode de vie et de pensée différentes des nôtres, la littérature vietnamienne nous touche. En faisant la part du rêve et de la réalité, elle permet à des hommes de s’y refléter sans « endoctrinement aride » et sans « roucoulades », elle leur donne la dynamique qui les force à avancer. Le Vietnam est en guerre depuis si longtemps qu’il n’y a pas d’oeuvre qui n’y fasse allusion de près ou de loin. Sous les formes orale, chantée ou écrite, la littérature est un art populaire au Vietnam. Elle est réaliste et optimiste. Les héros de la littérature vietnamienne poursuivent un but, le temps et la durée sont des instruments dont ils utilisent les moindres parties et les moindres contradictions. Récits et poèmes nous en persuadent : les combattants vietnamiens connaissent une plénitude sans laquelle la résignation face aux envahisseurs se serait installée depuis longtemps.

Tribune Socialiste n°424 – 9 octobre 1969

Les grandes écoles : une machine bien huilée

La clé de voûte du système des grandes écoles est le concours d’entrée et la création du mythe de l’élite. Compétition individuelle, psychose du classement et abrutissement par une surcharge de l’emploi du temps, études abstraites et coupées de la réalité sociale, sélection qui aboutit à ne prendre que les meilleurs et les plus favorisés : tous ces facteurs aboutissent à un système pour une caste au service de la classe dominante.

Dans une deuxième partie l’article poursuit en précisant, en outre, que la création des Grandes Écoles correspond au premier développement de l’industrie mais aussi à la prise de pouvoir de la bourgeoisie. Les écoles créées correspondent aux besoins nouveaux, véritable bras droit des patrons. L’article démontre comment la bourgeoisie exerce son pouvoir et contrôle ces grandes écoles.

Tribune Socialiste n°423 – 2 octobre 1969