De la guerre à la négociation
De la guerre à la négociation est-ce possible ? La grande erreur des stratèges américains est d’avoir mésestimé la riposte vietnamienne à la politique américaine de « vietnamisation ». Ce qui frappe dans cette offensive, c’est son aspect méthodique et économes en vies humaines. Elle consiste à couper à l’ennemi ses principaux axes de communication. La tactique utilisée par les patriotes vietnamiens sont menées en combinant l’artillerie et les blindés en évitant les assauts humainement coûteux : contournement et encerclement sont les deux axes de la tactique afin d’user le moral de l’adversaire. Un mois après le début de l’offensive, le général Giap et ses troupes contrôlent toutes les hauteurs du Sud-Vietnam et gardent l’initiative de la majeure partie des opérations. D’ores et déjà de grandes leçons sont à tirer de cette offensive sur le plan militaire, humain et politique. C’est pour la réunification de leur nation que les vietnamiens se battent et ils entendent être maître de leur avenir. C’est la fin de la balkanisation du monde au profit de grandes unités nationales. Un mois plus tard, Romain Saint-Servan fait le bilan de l’offensive tragique.
Conseil national, stratégie internationale du PSU
Le conseil national est l’occasion pour les membres du Bureau National de soumettre leur analyse de la situation internationale dans une perspective d’action du Parti.
Pour le Bureau national de tendance majoritaire les luttes contre l’impérialisme ou le colonialisme ou contre un régime aux ordres d’une puissance étrangère, sont avant tout politiques et doivent s’exprimer en soutien aux peuples qui défendent leur droit de choisir le type de société qu’ils souhaitent afin de préserver l’indépendance de leur révolution par rapport aux grandes puissances qui les soutiennent. La solidarité de tous les travailleurs est nécessaire pour lutter contre le capitalisme afin de préparer les conditions d’une riposte organisée et coordonnée face aux stratégies du capitalisme.
Pour les membres du Bureau national de tendance minoritaire, deux textes d’orientation expriment leur analyse. L’un axe sa réflexion sur le passage au socialisme tirant les leçons du mouvement ouvrier international et explique que la coordination des luttes à l’échelle internationale est une condition nécessaire à la victoire du socialisme en France. L’autre se référant à la crise générale du capitalisme explicite comment cette crise peut devenir une chance pour l’instauration de nouveaux rapports sociaux de production dans une perspective marxiste révolutionnaire.
Une victoire ouvrière : la lutte à Évian-Cachat
Le récit d’une mobilisation ouvrière dans une usine de fabrication de verre à Evian-Cachat d’avril à octobre 1971. Le conflit a démarré sur des problèmes dans l’entreprise (cadences, conditions de travail, garantie de l’emploi), les travailleurs ont contesté le pouvoir patronal et l’organisation capitaliste du travail. Leur victoire est celle du contrôle ouvrier. Le PSU continuellement présent dans la lutte a pris l’initiative d’une assemblée ouvriers-paysans le 3 Octobre 1971 pour tirer les conclusions politiques de la lutte et prolonger la victoire des ouvriers et paysans qui ont participé au mouvement de solidarité. La question du contrôle ouvrier et de l’autogestion a été posée concrètement. Le PSU conclut que c’est à travers la lutte et les leçons qu’en tirent les travailleurs que doit se définir un projet socialiste né de l’expérience commune.
Le mouvement anti-guerre aux Etats Unis
Le développement du mouvement anti-guerre aux Etats Unis est un des secteurs privilégiés où se forge le rassemblement de militants révolutionnaires en rupture avec le jeu des politiciens républicains ou démocrates. La force principale du mouvement est constituée par le NPAC (National Peace Action), coalition nationale d’action pour la paix. Elle vient d’organiser les manifestations de New-York et de Los Angeles qui ont regroupé le 22 avril 1972 plusieurs milliers de participants. Le mot d’ordre était « Out Now » (dehors tout de suite). En animant un réel mouvement de masse aux objectifs politiques, les révolutionnaires américains se donnent les moyens de contribuer à empêcher la récupération des forces principales du mouvement par les politiciens. Aujourd’hui, c’est sur la solidarité avec le Front révolutionnaire indochinois que doit construire le regroupement des révolutionnaires du monde entier.
Mai ou l’irruption des classes moyennes dans le mouvement révolutionnaire
Philippe Nazaire analyse les composantes des mouvements de Mai au regard de l’organisation de la société capitaliste en pleine évolution. Il explicite comment le développement des forces productives et les innovations technologiques ont opéré depuis quelques vingt ans une profonde mutation du capitalisme qui se manifeste essentiellement par l’impérialisme monétaire, militaire et culturel du Capital. Il explicite par ailleurs la place grandissante des « couches moyennes » qui ont participé aux mouvements revendicatifs de Mai. Enfin il analyse les contradictions de l’autogestion et de la participation qui restent pour lui des attitudes technocratiques sans lien avec les aspirations révolutionnaires. (Texte extrait du journal ronéotypé strasbourgeois « Gros Sel »)
La bête impérialiste se désespère
Les Vietnamiens ont lancé une offensive massive contre la bête impérialiste qui se désespère d’obtenir une victoire au Vietnam. Pour placer les peuples sous son joug, la « bête » a pour moyen l’adaptation de la société vietnamienne au capitalisme pour son profit et l’agression frontale. Nixon ne croit qu’à la force, mais il doit avouer son échec. Malgré une puissance de feu jusqu’ici inégalée, la guerre populaire gagne du terrain et riposte aux américains. L’offensive généralisée montre que les forces de libération sont partout et réduit la pacification à néant. Ce mépris des peuples s’est heurtée à la volonté d’indépendance absolue des vietnamiens et des forces amies. A Hanoi ce sont des vietnamiens qui dirigent, décident de tout, manoeuvrent et bombardent, pilotent les chars et les avions et guident les tirs d’artillerie. Nous sommes directement concernés par cette résistance, et nous devons refuser une Europe néo-colonialiste pour inventer des sociétés en conséquence. Bernard Jaumont intitule son article « un vent de panique » et précise qu’en France il faut poursuivre l’information et apporter un soutien sans réserve aux vietnamiens.
Programme commun de gouvernement du parti communiste et du parti socialiste (27 juin 1972)
Cote : PROG
« Cela ne peut plus durer. » Cette question est à l’ordre du jourde la vie de la nation. La France est à la croisée des chemins : ou bien elle s’enfoncera dans la crise où la plonge le capitalisme, ou bien elle s’engagera dans la voie d’une transformation sociale profonde permettant l’essor national. Avec le Programme commun de gouvernement du Parti communiste et du Parti socialiste, l’horizon s’est éclairci pour des millions de Françaises et de Français… L’issue apparaît. La mise en œuvre d un tel programme novateur, cohérent, réaliste, fera du bonheur une idée neuve en France. Vivre mieux, vivre autrement? C’est possible, sans délai. Ce livre le démontre. A l’union populaire d’en faire une réalité vivante.
Introduction de Georges Marchais
1972
17,5 x 11 cm, 192 p.
Editions sociales
Ecole, culture et langue française
Cote : BERN
Avant de mettre au point un enseignement du Français qui tienne compte des inégalités culturelles, il n*est pas inutile de réfléchir à la réalité du français, tel qu’on l’enseigne dans nos écoles. La langue joue, dans le système scolaire, un rôle clé. et il existe un rapport contradictoire entre langue normative et langue a-normative, qui reprend la division culturelle entre culture bourgeoise et culture marchande. L’école sélectionne les élèves en fonction de leur aptitude à reproduire la norme linguistique, c’est-à-dire la langue des bourgeois moyens. Les différences ne sont plus alors perçues comme enrichissantes mais comme menaçantes, des déviances qu’il faut réprimer. « Défense de cracher et de parler breton »… La suprématie des classes dominantes se perpétue ainsi, tandis que grandit l’aliénation linguistique — et culturelle — des autres. Cette recherche, théorique et sur le terrain, mérite d’être prolongée. Ses premiers résultats nous ont cependant paru susceptibles d’alimenter la réflexion des enseignants, formateurs… Régis Bernard, Doctorat en sociologie à l’Université de Lyon II où il poursuit ses recherches, orientées sur la sociologie et l’éducation.
BERNARD Régis. Préface de Guy VINCENT
1972
18 x 13,3 cm, 312
Téma-éditions
La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky – La dictature du prolétariat
Cote : LENI
Le texte de Lénine publié ici est un de ses plus célèbres. Il n’a rien perdu de son utilité politique, puisque le fond du problème est la lutte contre le révisionnisme, et que celui d’hier comme celui d’aujourd’hui se bat sur les mêmes positions. Le texte de Kautsky, par contre, que Lénine attaque si violemment, était demeuré ignoré ou peu connu. On sera frappé des similitudes qui existent entre ses « principes » ou ceux des partis révisionnistes modernes, notamment du Parti Communiste Français. A ce titre, c’est également un texte important, et la critique qu’en fait Lénine trouve une nouvelle actualité.
LENINE – KAUTSKY – Testes présentés par Patrick Kessel
1972
17,7 x 10,7 cm, 312 p.
UGE 10/18
Les O. S.
Cote : MOTH
– Les ouvriers spécialisés, qui sont-ils ? – Les conditions de travail – La lutte syndicale et politique des O.S. ? – Les revendications fondamentales – De la revendication à l’utopie
Daniel MOTHÉ
1972
18 X12 cm, 96 p.
CERF
Guide du militant
Cote : LANG
– Les militants et la police – Les militants et la justice – Les militants et la prison – Les internements psychiatriques – Les militants et l’armée – Les militants et l’information – Les associations – Les manifestations – Les étrangers
LANGLOIS Denis
1972
18 X 11,5 cm, 256 p.
Seuil
Le nouveau Léviathan 5. Bureaucratie et révolution
Cote : NAVI
– Le pouvoir – Le droit et la juridiction – La bureaucratie, l’économie et la Société – Les conflits des bureaucraties – La bureaucratie et la révolution.
NAVILLE Pierre
1972
22 x 13,8 cm, 388 p.
Anthropos
L’internationale situationniste. Protagonistes / Chronologie / Bibliographie
Cote : SITU
Les situationnistes proposent une démarche originale dans les années 1960, au croisement des avant-gardes artistiques et du communisme de conseils. En 1957 est crée l’Internationale situationniste, qui s’auto-dissout en 1972. Cette organisation échappe aux classements sociaux habituels. Entre les avant-gardes artistiques et les luttes ouvrières, ce mouvement exprime un refus du travail pour se réapproprier son existence. Les situationnistes rejettent les séparations entre l’art, l’architecture, la poésie, la politique, la philosophie. Le sociologue Éric Brun tente néanmoins de comprendre la démarche originale de ce mouvement dans le livre Les situationnistes. Une avant-garde totale. Il s’appuie sur les analyses issues de la sociologie de Pierre Bourdieu. Les situationnistes s’inscrivent dans l’histoire des avant-gardes. Divers mouvements refusent l’académisme littéraire et artistique pour valoriser l’innovation et la créativité. L’art commercial, avec la littérature industrielle et les conventions bourgeoises sont attaqués par ces mouvements. Cette démarche s’accompagne d’une radicalité politique. Pierre Bourdieu observe « la réconciliation de l’avant-gardisme politique et de l’avant-gardisme en matière d’art et d’art de vivre dans une sorte de somme de toutes les révolutions, sociale, sexuelle, artistique ». (Zones subversives)
Institut de préhistoire contemporaine : RASPAUD Jean-Jacques, VOYER Jean-Pierre
1972
21,5 x 12,8 cm, 168 p.
Champ libre
Histoire de l’URSS. Tome I La conquête du pouvoir (1917-1921)
Cote : ELLE
Dans ce premier volume, l’auteur étudie la situation de l’Empire russe à la veille de la Révolution et le déroulement du processus révolutionnaire. Pourquoi la révolution socialiste a-t-elle triomphé d’abord dans le pays capitaliste le plus pauvre d’Europe ? Quels sont les caractères généraux et spécifiques de cette révolution ? Quelle est la situation du pays au lendemain de la guerre civile ? Quel fut le rôle des hommes : Lénine, Trotski, Staline, Boukharine, Zinoviev, Kamenev, etc. ? Autant de questions auxquelles l’auteur s’efforce de répondre.
ELLESTEIN Jean
1972
17,6 x 11,2 cm, 221 p.
Éditions sociales
Le Pari chilien
Cote : LAMO
Salvator Allende, premier président marxiste de l’histoire du Chili, a entrepris de conduire son pays sur le chemin du socialisme, en évitant le recours à la force et la violence. Arrivé au pouvoir par des élections régulières, celui qui se fait appeler le compahero Présidente entend respecter le cadre légal dont son gouvernement a hérité. « On peut, affirme-t-il, effectuer de profondes réformes économiques et sociales, et changer la société en utilisant les lois de la démocratie bourgeoise. » Le chef de l’Etat chilien n’exclut pas un affrontement armé avec des puissances étrangères, ou avec l’oligarchie de son pays. Mais, estime-t-il, l’unité populaire, coalition des partis de gauche qui l’a porté au pouvoir, ne doit pas provoquer ce conflit. Si violence il y a, la droite devra en assumer la responsabilité, car elle en aura pris l’initiative. L’expérience chilienne suscite un vif intérêt en Europe, où elle sert de référence à de nouvelles tentatives de regroupement de la gauche. En même temps, on ne peut s’empêcher, sur le vieux continent, d’évoquer les espoirs mais aussi les échecs des fronts populaires, et le spectre de la guerre civile suscitée en Espagne par l’arrivée de la gauche au pouvoir. Un certain nombre de questions clefs sont en tout cas posées par la tentative de Salvator Allende de conduire son pays vers le socialisme dans le respect du jeu démocratique. A quelles conditions peut-il réussir ? D’autres pays d’Amérique latine peuvent-ils suivre l’exemple chilien ? Le Chili peut-il servir de modèle aux partis de la gauche européenne en quête d’unité ? Certaines caractéristiques propres au Chili, qui, dans une certaine mesure, font de ce pays une exception en Amérique latine, ont permis à un président marxiste d’accéder au pouvoir par le libre jeu des élections. Mais peut-on construire le socialisme dans la liberté sur un continent dominé par l’impérialisme ? En analysant les difficultés auxquelles se heurte déjà Salvator Allende pour changer les bases de la société chilienne, tout en respectant un cadre légal conçu à d’autres fins, on verra que le pas menant de la prise du gouvernement à la conquête du pouvoir n’est pas si facile à franchir, et que la marge de manoeuvre de l’unité populaire est étroite. Sa capacité à organiser et capitaliser le puissant mouvement de masse qui se dessine au Chili constitue, sans doute, une des clefs de sa réussite ou de son échec. L’enjeu est de taille : à travers l’une des problématiques les plus intéressantes d’Amérique latine, c’est tout le débat au sujet des voies de passage au socialisme, et vers quel socialisme, qui est posé. Catherine Lamour, rédactrice au service étranger du Monde dans la rubrique dirigée par Marcel Niedergang, puis à Politique Hebdo, connaît bien l’Amérique Latine puisque son travail de journaliste l’a conduite de Cuba au Mexique en passant par l’Argentine, l’Uruguay et les pays andins. Elle vient de se rendre à deux reprises au Chili pour tenter d’apporter une réponse à ces questions. .
LAMOUR Catherine
1972
21,5 x 13,7 cm, 314 p.
Stoick
Japon troisième grand
Cote : GUIL
« Des réalisations du Japon, Guillain donne des aperçus, descriptif s ou chiffrés, qui donnent le vertige. » André Fontaine, le Monde. « Un tableau remarquable où rien ne manque, ni la synthèse, ni le détail, ni le trait pénétrant du phénomène japonais. » Max Olivier-Lacamp, le Figaro. « Un livre passionnant où chacun de nous puisera d’utiles sujets de méditation. » Jean-Pierre Brûlé, la Croix. Robert Guillain Un des meilleurs connaisseurs français de l’Extrême-Orient, spécialiste du Japon : il est en Chine lors de la conquête japonaise, au Japon au moment de Pearl Harbour et durant la Deuxième Guerre mondiale. Depuis, comme grand reporter, il fait alterner des voyages en Chine, en Indochine, en Corée avec de longs séjours au Japon où il est actuellement le correspondant du Monde.
GUILLAIN Robert
1972
18 x 11,5 cm, 313 p.
Seuil
Le Syndicalisme. II – Contenu et signification des revendications
Cote : MARX
– Différences de salaires et classes – Réduction de la journée de travail – Droits du travail
MARX Karl, ENGELS Friedrich
1972
18 x 11 cm, 249 p.
FM / petite collection maspero
La CFDT des militants
Cote : SCHI
Une organisation syndicale, ce n’est pas qu’un Georges Séguy, qu’un Edmond Maire ou qu’un André Bergeron. C’est, plus justement, une masse d’hommes et de femmes engagés dans une lutte quotidienne et sans gloire. Des méconnus qui ne surgissent aux yeux de l’opinion que le temps d’un conflit ou d’un congrès comme celui que tiendra la C.F.D.T. en 1973. Des salariés qui se battent pour que leurs rêves d’aujourd’hui deviennent les réalités de demain. On les appelle des militants. Pour une fois, ils ont la parole. Certains, dans cette foule, sont différents : ceux de la C.F.D.T., parce qu’ils ont accompli, en moins de dix ans, une formidable évolution, se détachant de la morale sociale de l’Église pour un socialisme qu’ils veulent démocratique. Parce qu’ils prononcent des mots « mal connus » comme responsabilité, respect de la base, autogestion, etc., parce qu’ils apparaissent volontiers comme les « gauchistes responsables » de la Gauche française. Ainsi, au travers des régions, des entreprises, des professions, au travers de problèmes comme la hiérarchie, la politique contractuelle ou les relations avec les autres syndicats, des hommes se révèlent. Des hommes qui constituent, dans le domaine syndical comme le domaine politique, une force essentielle. On les craint ou on espère en eux. Car chaque fois que la société industrielle française s’interroge sur elle-même et sur son devenir, ils sont présents; que ce soit pour analyser le capitalisme actuel ou pour définir un socialisme éventuel, que ce soit pour comprendre le sens du « gauchisme » ou l’enjeu de prochaines élections. Il y a sans doute dans la C.F.D.T. un espoir pour l’avenir du syndicalisme français. Un espoir aussi pour ceux qui veulent se libérer sans tomber sous le joug d’une avant-garde, bureaucratique, fût-elle puissante. Personne ne sait évidemment ce que pourrait être « la révolution ». Comme d’autres, mais sans doute avec plus de rigueur et d’exigence, la C.F.D.T. est à la recherche de ce futur. Dans tous les cas, elle sera au rendez-vous, armée des sans-nom et des sans-grade, armée de « La C.F.D.T. des militants ». L’auteur : Né le 1er mai 1946 à Orléans. Études au Mans, à Caen et à Paris. Diplômé du Centre de Formation des Journalistes (C.F.J.). Passe deux ans à Madagascar à l’École Nationale de Promotion Sociale où il enseigne le journalisme. Dirige, depuis décembre 1970, la rubrique sociale de Combat. Professeur au C.F.J. à Paris.
SCHIFFRES Michel
1972
21,5 x 13,5 cm, 258 p.
Stock
Gramsci et le bloc historique
Cote : PORT
AVERTISSEMENT AU LECTEUR La présente étude se réfère essentiellement aux Cahiers de prison d’Antonio Gramsci. Il s’agit d’un ensemble de notes formant une œuvre disparate, que l’édition Einaudi a largement restructurée en les regroupant par thèmes essentiels. Aussi avons-nous largement cité les termes mêmes de l’auteur à propos de chaque question abordée. Cela nous est apparu d’autant plus nécessaire que l’œuvre antérieure à 1927 n’a pas été traduite et que les Quaderni ne l’ont été que très partiellement — dans un ouvrage aujourd’hui épuisé. Les références renvoient donc pour l’essentiel à l’édition Einaudi des œuvres de Gramsci.
Hugues PORTELLI
1972
17,5 X 11,5 cm, 176 p.
PUF. Collection SUP
Juin 36 (volumes I et II)
Cote : DANO
VOLUME I Les étapes de la mobilisation populaire – Les débuts du mouvement gréviste – Le développement du mouvement jusqu’à la formation du gouvernement Blum – La formation du gouvernement et le développement du mouvement gréviste – Les accords Matignon – Les journées cruciales du 7 au 12 juin VOLUME II Les étapes de l’apaisement – Caractères généraux des grèves de 1936 – Les grèves de juin et l’action des organisations ouvrières – Les conquêtes – La contre-offensive de la bourgeoisie – La résistance et la défaite ouvrière
Jacques DANOS, Marcel GIBELIN
1972
18 X 11 cm, 126 et 176 p.
François Maspero Petite collection Maspero
A qui appartient Paris?
Cote : BOUR
La France se pique d’avoir appris au monde les droits de l’homme et du citoyen. Paris est la capitale de la France, et beaucoup plus encore : le symbole et le cœur et centre nerveux du pays. Mais Paris est la ville de France, et peut-être de cette part du monde où subsiste une démocratie formelle, la plus privée de citoyens. En fait Paris, cité qui a forgé l’essentiel de l’histoire nationale en l’imposant souvent à la province, est de toutes les cités françaises la plus aliénée, la plus colonisée par le pouvoir central. Des Capétiens à Pompidou, il n’est pas d’initiative, pas de sursaut parisien, pas de tentative d’organiser à la fois, une autonomie et une démocratie parisiennes, qui n’aient été l’occasion pour le pouvoir d’alourdir la mainmise sur la ville-capitale : Etienne Marcel, les Frondeurs, les Sans-Culotte, les Communards, tous tentent de faire des Parisiens des citoyens, et tous sont écrasés et transformés en figurants du pouvoir central, tout juste bons à faire la haie pour applaudir les souverains en visite, et payer les travaux du baron Haussmann. Toutes les franchises locales abattues, toutes les séquelles de la démocratie parisienne abolies, la capitale muette, violée, livrée par les assemblées fantomatiques à l’arbitraire des bureaucrates, à la voracité de l’argent-roi et du promoteur tout-puissant, n’est plus qu’un objet désarticulé. A qui appartient Paris? Pour l’heure à un régime d’affairistes et de technocrates. Et demain ? CLAUDE BOURDET Ingénieur et économiste de formation, Claude Bourdet devint l’un des chefs de la Résistance française. Membre du Conseil national de la Résistance, il fut arrêté en 1944 par la Gestapo et déporté. En 1945, il est vice-président de l’Assemblée consultative puis directeur général de la radio. De 1947 à 1950, il dirige le journal Combat et jusqu’en 1963 France-Observateur (devenu le Nouvel Observateur). Collaborateur de Témoignage chrétien, co-fondateur du P.S.U., il fut de 1959 à 1971 conseiller de Paris.
BOURDET Claude
1972
2O,5 X 14 cm, 352 p.
Seuil
Les travailleurs étrangers en France
Cote : MINC
Pour les uns, ils viennent « manger le pain des Français », « accroître la menace de chômage », « profiter des bienfaits de notre civilisation », « pomper des devises à la métropole », « se faire un pécule pour jouer les nababs à leur retour au pays », « abuser de tous les avantages sociaux, aux frais du contribuable français », « agresser nos filles et nos compagnes », « créer le racisme dans un pays où il n’existait pas… ». Pour d’autres, étant les plus démunis, les plus vulnérables, les plus marginaux, ceux qui viennent « remuer la merde que les Français ne veulent plus toucher », ils constituent nécessairement le fer de lance de la révolution prolétarienne à venir. Pour d’autres encore, ils représentent une masse de manœuvre indispensable pour réussir sans trop de heurts l’industrialisation de l’économie française et pour diminuer la pression sociale en jouant sur les divisions entre ouvriers autochtones et immigrés. Pour d’autres enfin, ils ne sont ni plus ni moins qu’une matière, première comme les autres, exploitée par l’ancienne métropole coloniale dans le cadre du pillage généralisé du monde sous-développé, par les nations nanties. Au cours d’une enquête de trois ans, Juliette Minces est allée interroger des centaines de représentants de toutes les communautés de travailleurs étrangers installés en France. : voici leurs témoignages, leurs doléances, tout ce qu’ils ont à dire eux-mêmes, et ce qu’il faut savoir des conditions réelles qui sont faites, d’un bout à l’autre de leur séjour, à ces nouveaux « soutiers de l’Europe ».
Juliette MINCES
1972
20,5 X 14 cm, 480 p.
Seuil Combats
L’action culturelle et le budget municipal
Cote : VERP
Ce livre a été écrit dans le sillage des rencontres du Festival d’Avignon qui se sont déroulées pendant plusieurs années sous la présidence du regretté Jean Vilar et au cours desquelles des élus, des hauts fonctionnaires, des créateurs et des animateurs ont confronté leurs expériences et leurs perspectives sur l’action culturelle des communes de France et d’Europe. Soucieuses de réalisme, ces confrontations ont vite débouché sur les problèmes financiers notamment, abordés et comparés avec minutie dans plusieurs villes françaises. Il est apparu utile d’affiner les études des budgets communaux afin de mettre au point une méthode d’analyse. Ce livre est le fruit de recherches patronnées par le Service des Études du ministère des Affaires Culturelles et menées dans plusieurs grandes villes et plus particulièrement à Rennes, par la cellule de recherches de l’Office Social et Culturel. Jean Verpraet est le directeur de cet organisme qui a pour tâche de coordonner les interventions des collectivités publiques et des associations dans le développement de la vie sociale de la capitale bretonne. Alain Lefebvre, depuis lors enseignant à l’Université de Toulouse Le Mirail, a suivi l’étude rennaise au titre du ministère des Affaires Culturelles et contribué à généraliser ses conclusions.
VERPRAET Jean, LEFEBVRE Alain
1972
18 X 13,5 cm, 216 p.
Les Editions Ouvrières
Les scissionnistes de Pékin
Cote : LEON
« L’activité scissionniste de l’actuelle direction chinoise dans le mouvement communiste et ouvrier mondial cause un immense préjudice à l’unité des principales forces révolutionnaires de notre temps, elle handicape sérieusement leur lutte contre l’impérialisme pour la paix, la démocratie et le socialisme. C’est précisément pourquoi les participants à la Conférence internationale des partis communistes et ouvriers, réunie à Moscou en juin 1969, ont été amenés à procéder à une vaste discussion concernant l’orientation scissionniste antiléniniste de la direction chinoise…. »
LEONIDOV G.
1972
16,5 X10,5 cm, 128 p.
Editions de l’Agence de Presse Novosti, Moscou