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socialiste

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Jacques
Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Mai ou l’irruption des classes moyennes dans le mouvement révolutionnaire

Philippe Nazaire analyse les composantes des mouvements de Mai au regard de l’organisation de la société capitaliste en pleine évolution. Il explicite comment le développement des forces productives et les innovations technologiques ont opéré depuis quelques vingt ans une profonde mutation du capitalisme qui se manifeste essentiellement par l’impérialisme monétaire, militaire et culturel du Capital. Il explicite par ailleurs la place grandissante des « couches moyennes » qui ont participé aux mouvements revendicatifs de Mai. Enfin il analyse les contradictions de l’autogestion et de la participation qui restent pour lui des attitudes technocratiques sans lien avec les aspirations révolutionnaires. (Texte extrait du journal ronéotypé strasbourgeois « Gros Sel »)

Tribune Socialiste n°534 – 26 avril 1972

La bête impérialiste se désespère

Couverture TS, N°534 26 Avril 1972Les Vietnamiens ont lancé une offensive massive contre la bête impérialiste qui se désespère d’obtenir une victoire au Vietnam. Pour placer les peuples sous son joug, la « bête » a pour moyen l’adaptation de la société vietnamienne au capitalisme pour son profit et l’agression frontale. Nixon ne croit qu’à la force, mais il doit avouer son échec. Malgré une puissance de feu jusqu’ici inégalée, la guerre populaire gagne du terrain et riposte aux américains. L’offensive généralisée montre que les forces de libération sont partout et réduit la pacification à néant. Ce mépris des peuples s’est heurtée à la volonté d’indépendance absolue des vietnamiens et des forces amies. A Hanoi ce sont des vietnamiens  qui dirigent, décident de tout, manoeuvrent et bombardent, pilotent les chars et les avions et guident les tirs d’artillerie. Nous sommes directement concernés par cette résistance, et nous devons refuser une Europe néo-colonialiste pour inventer des sociétés en conséquence. Bernard Jaumont intitule son article « un vent de panique » et précise qu’en France il faut poursuivre l’information et apporter un soutien sans réserve aux vietnamiens.

Programme commun de gouvernement du parti communiste et du parti socialiste (27 juin 1972)

Cote : PROG

« Cela ne peut plus durer. » Cette question est à l’ordre du jourde la vie de la nation. La France est à la croisée des chemins : ou bien elle s’enfoncera dans la crise où la plonge le capitalisme, ou bien elle s’engagera dans la voie d’une transformation sociale profonde permettant l’essor national. Avec le Programme commun de gouvernement du Parti communiste et du Parti socialiste, l’horizon s’est éclairci pour des millions de Françaises et de Français… L’issue apparaît. La mise en œuvre d un tel programme novateur, cohérent, réaliste, fera du bonheur une idée neuve en France. Vivre mieux, vivre autrement? C’est possible, sans délai. Ce livre le démontre. A l’union populaire d’en faire une réalité vivante.

Introduction de Georges Marchais
1972
17,5 x 11 cm, 192 p.
Editions sociales

Ecole, culture et langue française

Cote : BERN

Avant de mettre au point un enseignement du Français qui tienne compte des inégalités culturelles, il n*est pas inutile de réfléchir à la réalité du français, tel qu’on l’enseigne dans nos écoles. La langue joue, dans le système scolaire, un rôle clé. et il existe un rapport contradictoire entre langue normative et langue a-normative, qui reprend la division culturelle entre culture bourgeoise et culture marchande. L’école sélectionne les élèves en fonction de leur aptitude à reproduire la norme linguistique, c’est-à-dire la langue des bourgeois moyens. Les différences ne sont plus alors perçues comme enrichissantes mais comme menaçantes, des déviances qu’il faut réprimer. « Défense de cracher et de parler breton »… La suprématie des classes dominantes se perpétue ainsi, tandis que grandit l’aliénation linguistique — et culturelle — des autres. Cette recherche, théorique et sur le terrain, mérite d’être prolongée. Ses premiers résultats nous ont cependant paru susceptibles d’alimenter la réflexion des enseignants, formateurs… Régis Bernard, Doctorat en sociologie à l’Université de Lyon II où il poursuit ses recherches, orientées sur la sociologie et l’éducation.

BERNARD Régis. Préface de Guy VINCENT
1972
18 x 13,3 cm, 312
Téma-éditions

La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky – La dictature du prolétariat

Cote : LENI

Le texte de Lénine publié ici est un de ses plus célèbres. Il n’a rien perdu de son utilité politique, puisque le fond du problème est la lutte contre le révisionnisme, et que celui d’hier comme celui d’aujourd’hui se bat sur les mêmes positions. Le texte de Kautsky, par contre, que Lénine attaque si violemment, était demeuré ignoré ou peu connu. On sera frappé des similitudes qui existent entre ses « principes » ou ceux des partis révisionnistes modernes, notamment du Parti Communiste Français. A ce titre, c’est également un texte important, et la critique qu’en fait Lénine trouve une nouvelle actualité.

LENINE – KAUTSKY – Testes présentés par Patrick Kessel
1972
17,7 x 10,7 cm, 312 p.
UGE 10/18

Les O. S.

Cote : MOTH

– Les ouvriers spécialisés, qui sont-ils ? – Les conditions de travail – La lutte syndicale et politique des O.S. ? – Les revendications fondamentales – De la revendication à l’utopie

Daniel MOTHÉ
1972
18 X12 cm, 96 p.
CERF

Guide du militant

Cote : LANG

– Les militants et la police – Les militants et la justice – Les militants et la prison – Les internements psychiatriques – Les militants et l’armée – Les militants et l’information – Les associations – Les manifestations – Les étrangers

LANGLOIS Denis
1972
18 X 11,5 cm, 256 p.
Seuil

Le nouveau Léviathan 5. Bureaucratie et révolution

Cote : NAVI

– Le pouvoir – Le droit et la juridiction – La bureaucratie, l’économie et la Société – Les conflits des bureaucraties – La bureaucratie et la révolution.

NAVILLE Pierre
1972
22 x 13,8 cm, 388 p.
Anthropos

L’internationale situationniste. Protagonistes / Chronologie / Bibliographie

Cote : SITU

Les situationnistes proposent une démarche originale dans les années 1960, au croisement des avant-gardes artistiques et du communisme de conseils. En 1957 est crée l’Internationale situationniste, qui s’auto-dissout en 1972. Cette organisation échappe aux classements sociaux habituels. Entre les avant-gardes artistiques et les luttes ouvrières, ce mouvement exprime un refus du travail pour se réapproprier son existence. Les situationnistes rejettent les séparations entre l’art, l’architecture, la poésie, la politique, la philosophie. Le sociologue Éric Brun tente néanmoins de comprendre la démarche originale de ce mouvement dans le livre Les situationnistes. Une avant-garde totale. Il s’appuie sur les analyses issues de la sociologie de Pierre Bourdieu. Les situationnistes s’inscrivent dans l’histoire des avant-gardes. Divers mouvements refusent l’académisme littéraire et artistique pour valoriser l’innovation et la créativité. L’art commercial, avec la littérature industrielle et les conventions bourgeoises sont attaqués par ces mouvements. Cette démarche s’accompagne d’une radicalité politique. Pierre Bourdieu observe « la réconciliation de l’avant-gardisme politique et de l’avant-gardisme en matière d’art et d’art de vivre dans une sorte de somme de toutes les révolutions, sociale, sexuelle, artistique ». (Zones subversives)

Institut de préhistoire contemporaine : RASPAUD Jean-Jacques, VOYER Jean-Pierre
1972
21,5 x 12,8 cm, 168 p.
Champ libre

Histoire de l’URSS. Tome I La conquête du pouvoir (1917-1921)

Cote : ELLE

Dans ce premier volume, l’auteur étudie la situation de l’Empire russe à la veille de la Révolution et le déroulement du processus révolutionnaire. Pourquoi la révolution socialiste a-t-elle triomphé d’abord dans le pays capitaliste le plus pauvre d’Europe ? Quels sont les caractères généraux et spécifiques de cette révolution ? Quelle est la situation du pays au lendemain de la guerre civile ? Quel fut le rôle des hommes : Lénine, Trotski, Staline, Boukharine, Zinoviev, Kamenev, etc. ? Autant de questions auxquelles l’auteur s’efforce de répondre.

ELLESTEIN Jean
1972
17,6 x 11,2 cm, 221 p.
Éditions sociales

Le Pari chilien

Cote : LAMO

Salvator Allende, premier président marxiste de l’histoire du Chili, a entrepris de conduire son pays sur le chemin du socialisme, en évitant le recours à la force et la violence. Arrivé au pouvoir par des élections régulières, celui qui se fait appeler le compahero Présidente entend respecter le cadre légal dont son gouvernement a hérité. « On peut, affirme-t-il, effectuer de profondes réformes économiques et sociales, et changer la société en utilisant les lois de la démocratie bourgeoise. » Le chef de l’Etat chilien n’exclut pas un affrontement armé avec des puissances étrangères, ou avec l’oligarchie de son pays. Mais, estime-t-il, l’unité populaire, coalition des partis de gauche qui l’a porté au pouvoir, ne doit pas provoquer ce conflit. Si violence il y a, la droite devra en assumer la responsabilité, car elle en aura pris l’initiative. L’expérience chilienne suscite un vif intérêt en Europe, où elle sert de référence à de nouvelles tentatives de regroupement de la gauche. En même temps, on ne peut s’empêcher, sur le vieux continent, d’évoquer les espoirs mais aussi les échecs des fronts populaires, et le spectre de la guerre civile suscitée en Espagne par l’arrivée de la gauche au pouvoir. Un certain nombre de questions clefs sont en tout cas posées par la tentative de Salvator Allende de conduire son pays vers le socialisme dans le respect du jeu démocratique. A quelles conditions peut-il réussir ? D’autres pays d’Amérique latine peuvent-ils suivre l’exemple chilien ? Le Chili peut-il servir de modèle aux partis de la gauche européenne en quête d’unité ? Certaines caractéristiques propres au Chili, qui, dans une certaine mesure, font de ce pays une exception en Amérique latine, ont permis à un président marxiste d’accéder au pouvoir par le libre jeu des élections. Mais peut-on construire le socialisme dans la liberté sur un continent dominé par l’impérialisme ? En analysant les difficultés auxquelles se heurte déjà Salvator Allende pour changer les bases de la société chilienne, tout en respectant un cadre légal conçu à d’autres fins, on verra que le pas menant de la prise du gouvernement à la conquête du pouvoir n’est pas si facile à franchir, et que la marge de manoeuvre de l’unité populaire est étroite. Sa capacité à organiser et capitaliser le puissant mouvement de masse qui se dessine au Chili constitue, sans doute, une des clefs de sa réussite ou de son échec. L’enjeu est de taille : à travers l’une des problématiques les plus intéressantes d’Amérique latine, c’est tout le débat au sujet des voies de passage au socialisme, et vers quel socialisme, qui est posé. Catherine Lamour, rédactrice au service étranger du Monde dans la rubrique dirigée par Marcel Niedergang, puis à Politique Hebdo, connaît bien l’Amérique Latine puisque son travail de journaliste l’a conduite de Cuba au Mexique en passant par l’Argentine, l’Uruguay et les pays andins. Elle vient de se rendre à deux reprises au Chili pour tenter d’apporter une réponse à ces questions. .

LAMOUR Catherine
1972
21,5 x 13,7 cm, 314 p.
Stoick

Japon troisième grand

Cote : GUIL

« Des réalisations du Japon, Guillain donne des aperçus, descriptif s ou chiffrés, qui donnent le vertige. » André Fontaine, le Monde. « Un tableau remarquable où rien ne manque, ni la synthèse, ni le détail, ni le trait pénétrant du phénomène japonais. » Max Olivier-Lacamp, le Figaro. « Un livre passionnant où chacun de nous puisera d’utiles sujets de méditation. » Jean-Pierre Brûlé, la Croix. Robert Guillain Un des meilleurs connaisseurs français de l’Extrême-Orient, spécialiste du Japon : il est en Chine lors de la conquête japonaise, au Japon au moment de Pearl Harbour et durant la Deuxième Guerre mondiale. Depuis, comme grand reporter, il fait alterner des voyages en Chine, en Indochine, en Corée avec de longs séjours au Japon où il est actuellement le correspondant du Monde.

GUILLAIN Robert
1972
18 x 11,5 cm, 313 p.
Seuil

Le Syndicalisme. II – Contenu et signification des revendications

Cote : MARX

– Différences de salaires et classes – Réduction de la journée de travail – Droits du travail

MARX Karl, ENGELS Friedrich
1972
18 x 11 cm, 249 p.
FM / petite collection maspero

La CFDT des militants

Cote : SCHI

Une organisation syndicale, ce n’est pas qu’un Georges Séguy, qu’un Edmond Maire ou qu’un André Bergeron. C’est, plus justement, une masse d’hommes et de femmes engagés dans une lutte quotidienne et sans gloire. Des méconnus qui ne surgissent aux yeux de l’opinion que le temps d’un conflit ou d’un congrès comme celui que tiendra la C.F.D.T. en 1973. Des salariés qui se battent pour que leurs rêves d’aujourd’hui deviennent les réalités de demain. On les appelle des militants. Pour une fois, ils ont la parole. Certains, dans cette foule, sont différents : ceux de la C.F.D.T., parce qu’ils ont accompli, en moins de dix ans, une formidable évolution, se détachant de la morale sociale de l’Église pour un socialisme qu’ils veulent démocratique. Parce qu’ils prononcent des mots « mal connus » comme responsabilité, respect de la base, autogestion, etc., parce qu’ils apparaissent volontiers comme les « gauchistes responsables » de la Gauche française. Ainsi, au travers des régions, des entreprises, des professions, au travers de problèmes comme la hiérarchie, la politique contractuelle ou les relations avec les autres syndicats, des hommes se révèlent. Des hommes qui constituent, dans le domaine syndical comme le domaine politique, une force essentielle. On les craint ou on espère en eux. Car chaque fois que la société industrielle française s’interroge sur elle-même et sur son devenir, ils sont présents; que ce soit pour analyser le capitalisme actuel ou pour définir un socialisme éventuel, que ce soit pour comprendre le sens du « gauchisme » ou l’enjeu de prochaines élections. Il y a sans doute dans la C.F.D.T. un espoir pour l’avenir du syndicalisme français. Un espoir aussi pour ceux qui veulent se libérer sans tomber sous le joug d’une avant-garde, bureaucratique, fût-elle puissante. Personne ne sait évidemment ce que pourrait être « la révolution ». Comme d’autres, mais sans doute avec plus de rigueur et d’exigence, la C.F.D.T. est à la recherche de ce futur. Dans tous les cas, elle sera au rendez-vous, armée des sans-nom et des sans-grade, armée de « La C.F.D.T. des militants ». L’auteur : Né le 1er mai 1946 à Orléans. Études au Mans, à Caen et à Paris. Diplômé du Centre de Formation des Journalistes (C.F.J.). Passe deux ans à Madagascar à l’École Nationale de Promotion Sociale où il enseigne le journalisme. Dirige, depuis décembre 1970, la rubrique sociale de Combat. Professeur au C.F.J. à Paris.

SCHIFFRES Michel
1972
21,5 x 13,5 cm, 258 p.
Stock

Gramsci et le bloc historique

Cote : PORT

AVERTISSEMENT AU LECTEUR La présente étude se réfère essentiellement aux Cahiers de prison d’Antonio Gramsci. Il s’agit d’un ensemble de notes formant une œuvre disparate, que l’édition Einaudi a largement restructurée en les regroupant par thèmes essentiels. Aussi avons-nous largement cité les termes mêmes de l’auteur à propos de chaque question abordée. Cela nous est apparu d’autant plus nécessaire que l’œuvre antérieure à 1927 n’a pas été traduite et que les Quaderni ne l’ont été que très partiellement — dans un ouvrage aujourd’hui épuisé. Les références renvoient donc pour l’essentiel à l’édition Einaudi des œuvres de Gramsci.

Hugues PORTELLI
1972
17,5 X 11,5 cm, 176 p.
PUF. Collection SUP

Juin 36 (volumes I et II)

Cote : DANO

VOLUME I Les étapes de la mobilisation populaire – Les débuts du mouvement gréviste – Le développement du mouvement jusqu’à la formation du gouvernement Blum – La formation du gouvernement et le développement du mouvement gréviste – Les accords Matignon – Les journées cruciales du 7 au 12 juin VOLUME II Les étapes de l’apaisement – Caractères généraux des grèves de 1936 – Les grèves de juin et l’action des organisations ouvrières – Les conquêtes – La contre-offensive de la bourgeoisie – La résistance et la défaite ouvrière

Jacques DANOS, Marcel GIBELIN
1972
18 X 11 cm, 126 et 176 p.
François Maspero Petite collection Maspero

A qui appartient Paris?

Cote : BOUR

La France se pique d’avoir appris au monde les droits de l’homme et du citoyen. Paris est la capitale de la France, et beaucoup plus encore : le symbole et le cœur et centre nerveux du pays. Mais Paris est la ville de France, et peut-être de cette part du monde où subsiste une démocratie formelle, la plus privée de citoyens. En fait Paris, cité qui a forgé l’essentiel de l’histoire nationale en l’imposant souvent à la province, est de toutes les cités françaises la plus aliénée, la plus colonisée par le pouvoir central. Des Capétiens à Pompidou, il n’est pas d’initiative, pas de sursaut parisien, pas de tentative d’organiser à la fois, une autonomie et une démocratie parisiennes, qui n’aient été l’occasion pour le pouvoir d’alourdir la mainmise sur la ville-capitale : Etienne Marcel, les Frondeurs, les Sans-Culotte, les Communards, tous tentent de faire des Parisiens des citoyens, et tous sont écrasés et transformés en figurants du pouvoir central, tout juste bons à faire la haie pour applaudir les souverains en visite, et payer les travaux du baron Haussmann. Toutes les franchises locales abattues, toutes les séquelles de la démocratie parisienne abolies, la capitale muette, violée, livrée par les assemblées fantomatiques à l’arbitraire des bureaucrates, à la voracité de l’argent-roi et du promoteur tout-puissant, n’est plus qu’un objet désarticulé. A qui appartient Paris? Pour l’heure à un régime d’affairistes et de technocrates. Et demain ? CLAUDE BOURDET Ingénieur et économiste de formation, Claude Bourdet devint l’un des chefs de la Résistance française. Membre du Conseil national de la Résistance, il fut arrêté en 1944 par la Gestapo et déporté. En 1945, il est vice-président de l’Assemblée consultative puis directeur général de la radio. De 1947 à 1950, il dirige le journal Combat et jusqu’en 1963 France-Observateur (devenu le Nouvel Observateur). Collaborateur de Témoignage chrétien, co-fondateur du P.S.U., il fut de 1959 à 1971 conseiller de Paris.

BOURDET Claude
1972
2O,5 X 14 cm, 352 p.
Seuil

Les travailleurs étrangers en France

Cote : MINC

Pour les uns, ils viennent « manger le pain des Français », « accroître la menace de chômage », « profiter des bienfaits de notre civilisation », « pomper des devises à la métropole », « se faire un pécule pour jouer les nababs à leur retour au pays », « abuser de tous les avantages sociaux, aux frais du contribuable français », « agresser nos filles et nos compagnes », « créer le racisme dans un pays où il n’existait pas… ». Pour d’autres, étant les plus démunis, les plus vulnérables, les plus marginaux, ceux qui viennent « remuer la merde que les Français ne veulent plus toucher », ils constituent nécessairement le fer de lance de la révolution prolétarienne à venir. Pour d’autres encore, ils représentent une masse de manœuvre indispensable pour réussir sans trop de heurts l’industrialisation de l’économie française et pour diminuer la pression sociale en jouant sur les divisions entre ouvriers autochtones et immigrés. Pour d’autres enfin, ils ne sont ni plus ni moins qu’une matière, première comme les autres, exploitée par l’ancienne métropole coloniale dans le cadre du pillage généralisé du monde sous-développé, par les nations nanties. Au cours d’une enquête de trois ans, Juliette Minces est allée interroger des centaines de représentants de toutes les communautés de travailleurs étrangers installés en France. : voici leurs témoignages, leurs doléances, tout ce qu’ils ont à dire eux-mêmes, et ce qu’il faut savoir des conditions réelles qui sont faites, d’un bout à l’autre de leur séjour, à ces nouveaux « soutiers de l’Europe ».

Juliette MINCES
1972
20,5 X 14 cm, 480 p.
Seuil Combats

L’action culturelle et le budget municipal

Cote : VERP

Ce livre a été écrit dans le sillage des rencontres du Festival d’Avignon qui se sont déroulées pendant plusieurs années sous la présidence du regretté Jean Vilar et au cours desquelles des élus, des hauts fonctionnaires, des créateurs et des animateurs ont confronté leurs expériences et leurs perspectives sur l’action culturelle des communes de France et d’Europe. Soucieuses de réalisme, ces confrontations ont vite débouché sur les problèmes financiers notamment, abordés et comparés avec minutie dans plusieurs villes françaises. Il est apparu utile d’affiner les études des budgets communaux afin de mettre au point une méthode d’analyse. Ce livre est le fruit de recherches patronnées par le Service des Études du ministère des Affaires Culturelles et menées dans plusieurs grandes villes et plus particulièrement à Rennes, par la cellule de recherches de l’Office Social et Culturel. Jean Verpraet est le directeur de cet organisme qui a pour tâche de coordonner les interventions des collectivités publiques et des associations dans le développement de la vie sociale de la capitale bretonne. Alain Lefebvre, depuis lors enseignant à l’Université de Toulouse Le Mirail, a suivi l’étude rennaise au titre du ministère des Affaires Culturelles et contribué à généraliser ses conclusions.

VERPRAET Jean, LEFEBVRE Alain
1972
18 X 13,5 cm, 216 p.
Les Editions Ouvrières

Les scissionnistes de Pékin

Cote : LEON

« L’activité scissionniste de l’actuelle direction chinoise dans le mouvement communiste et ouvrier mondial cause un immense préjudice à l’unité des principales forces révolutionnaires de notre temps, elle handicape sérieusement leur lutte contre l’impérialisme pour la paix, la démocratie et le socialisme. C’est précisément pourquoi les participants à la Conférence internationale des partis communistes et ouvriers, réunie à Moscou en juin 1969, ont été amenés à procéder à une vaste discussion concernant l’orientation scissionniste antiléniniste de la direction chinoise…. »

LEONIDOV G.
1972
16,5 X10,5 cm, 128 p.
Editions de l’Agence de Presse Novosti, Moscou

Si j’avais de l’argent beaucoup d’argent je quitterais l’école. Textes d’un C.E.T. de la région parisienne rassemblés par deux maîtres d’école.

Cote : JAKU

Série pédagogique dirigée par Fernand Oury, Aïda Vasquez et Emile Copfermann Présentation(extrait): “Les textes rassemblés ici ont été rédigés sous la direction d’un professeur qui débutait dans l’enseignement ( ….).” “Un exercice, qui fut appelé “écriture automatique” encouragea aussi les élèves à plus de liberté. Il s’agissait, retrouvant les méthodes des surréalistes, d’écrire spontanément images, idées, sentiments…”

JAKUBOWICZ Maurice – POUGNY Claude
1972
22 X 13,5 cm, 320 p.
François Maspero

Faut-il une organisation pour les paysans-travailleurs? Si oui laquelle?

Cote : Boite PAYSANS

Sommaire: – Rappel des acquis théoriques – Les forces en présence – Bilan politique des luttes – Vers une nouvelle organisation du secteur – A la recherche de solutions

Commission nationale agricole du PSU
1972 ?
30 X 21 cm, 22 p.
Tribune socialiste (Borromée)

Femmes mythes et réalités

Cote : Boite FEMMES 1

Sommaire: – Débat Ménie Grégoire – Evelyne Sullerot – La femme et les professions, les effets de l’évolution technique (Madeleine Guilbert) – L’activité des femmes mariées (Robert Salais et Marie Geneviève Michal) – La division sexuelle du travail social (Geneviève Foujol)

Geneviève Poujol. Association pour la Diffusion de la Recherche sur l’Action Culturelle (ADRAC)
16
1972
27 X 20,5 cm, 53 p.
Vireflay: ADRAC

Clefs pour le syndicalisme

Cote : RIOU

Une “ petite phrase “ de Georges Séguy, une réplique d’Edmond Maire, une remarque d’André Bergeron, et le pays sursaute. Voilà qui donne une idée de la force qu’aujourd’hui représentent en France les organisations syndicales. Elles ont, dans l’opposition, pris le relais des partis politiques affaiblis. Pour comprendre les recherches, les idées, les méthodes et les contradictions des syndicats, il faut bien les connaître, savoir évoluer dans le méandre des sigles, des souvenirs, des textes sacrés et des habitudes qui marquent leur vie quotidienne. Il faut posséder un guide, ce guide que se propose d’être « Clefs pour le Syndicalisme ». Lucien Rioux, 44 ans, ancien responsable syndical, chroniqueur social du « Nouvel Observateur », après avoir été celui de « France-Observateur », suit depuis plus de vingt ans la vie des syndicats. Il a rédigé plusieurs études sur ce sujet et, dans un ouvrage écrit en collaboration avec René Backmann, L’Explosion de Mai (Laffont, 1968), il analyse en détail le rôle des syndicats dans la grande révolte de 1968.

RIOUX Lucien
1972
17,5 X 11,5 cm, 288 p.
SEGHERS

Capitalisme et mode de vie

Cote : GRAN

Il existe une relation étroite entre capitalisme et mode de vie. Le capitalisme s’est progressivement saisi de l’ensemble des activités humaines et des conditions de l’existence : travail à la chaîne, loisirs, H.L.M., télévision… Dès lors, changer la vie, n’est-ce pas détruire le système capitaliste? André Granou, refusant la  » révolution scientifique et’ technique », « l’intervention de l’Etat » et le « fétichisme des forces productives  » chers à tant de marxistes, montre que la méthode de Marx reste cependant le meilleur instrument d’une critique portant sur les conditions d’existence que le capitalisme a imposées. Une critique qui vise à leur transformation radicale. André GRANOU : Vingt-huit ans. Economiste. Collaborateur de Politique Hebdo, des Temps modernes et de Politique aujourd’hui.

GRANOU André
1972
18 X 12 cm, 96 p.
Cerf

Nous garderons le Larzac! Des paysans parlent

Cote : Que faire – Brochures

Sommaire: * Présentation * Réalités du Larzac – Le Larzac, région peuplée et dynamique – Le camp et la zone opérationnelle – des promesses à la protection de la nature – Merci Debré ou la prise de conscience – Larzac un pas de plus dans la colonisation de l’Occitanie * Larzac: les paysans parlent * Chanson de Patrick sur le Larzac * Samex-Larzac: liaison ouvriers-paysans * Dernières nouvelles * Le Larzac n’est pas un cas isolé – Bretagne, terrain militaire – La Provence occupée – Orgosolo, Sardaigne

8/9 Supplément Que faire
1972
29,5 X 21 cm, 52 p.

Critique socialiste. Supplément au n° 9-10

Cote : CRIT. SOC.

– Blandine Barret-Kriegel : l’Anti Oedipe de Deleuze et Guattari – Pierre Garrigues : les problèmes de la croissance – François Barbet : Lire Fourrier – Jacques Gallus : la consommation des signes… Baudrillard – Robert Chapuis : Chronique de l’école caserne

BARRET-KRIEGEL Blandine – GARRIGUES Pierre – BARBET François – GALLUS Jacques – CHAPUIS Robert
09 – 10- Suppl.
Septembre – Décembre 1972
29,7 x 21 cm, 42 p.
Syros

La gauche française. Le nouvel âge 1958-1965.

Cote : POPE

En onze ans de pouvoir gaulliste, la gauche française a beaucoup changé. C’est ce changement que Jean Poperen nous raconte. Mêlé de près aux événements politiques de ces onze années, familier des milieux politiques de gauche et disposant d’une riche documentation personnelle, Jean Poperen était bien placé pour retracer cette histoire complexe. L’anecdote et le souvenir personnel, les portraits de leaders et de groupes militants donnent vie au récit d’événements qui furent autant d’épisodes de la lutte pour la direction de la gauche : le 13 mai 1958 et la guerre d’Algérie, l’affaire Servin-Casanova, le tournant de la S.F.I.O., la Grande Fédération de G. Defferre, la candidature Mitterrand, etc. Au-delà de l’événement, l’auteur s’est donné pour tâche de décrire et d’expliquer les phénomènes nouveaux qui bouleversent la gauche. Après avoir été un des fondateurs du P.S.U., Jean Poperen, actuellement âgé de quarante-sept ans, est maître-assistant d’histoire à la Sorbonne et membre du Bureau Exécutif National du Parti Socialiste. Il est l’auteur de plusieurs études : Textes choisis de Robespierre (Editions Sociales), Unification socialiste ou technocratie autoritaire (Centre d’Etudes socialistes), et chez Fayard d’un ouvrage intitulé : Une stratégie pour la gauche.

POPEREN Jean
1972
22 X 14 cm, 498 p.
Fayard. Les grandes études contemporaines.

Face à la crise (1). Une crise prolongée de l’impérialisme. Qui va payer la crise?

Cote : OCT-OCGOP-PLC

I. UNE CRISE PROLONGEE DE L’IMPERIALISME – CHAPITRE I : Les crises : produits des contradictions du mode de production capitaliste – CHAPITRE II : Le monde d’après-guerre et sa désagrégation – CHAPITRE III : La crise de la bourgeoisie française II. QUI VA PAYER LA CRISE ? – CHAPITRE I : Le plan de la bourgeoisie : faire payer la crise aux travailleurs – CHAPITRE II : Notre réponse : emploi et revenu garantis

n° 2
1972 ?
21 X 13,5 cm, 72 p.
Imprimerie N. P. P.- Projet