Discours de Jean Poperen au congrès d’unification
Jean Poperin, ancien secrétaire de Tribune du Communisme, explique le pourquoi de la création d’une nouvelle structure politique. Les travailleurs, les ouvriers, les cadres, les techniciens, les employés et les paysans aspirent à un renouveau du système politique actuel essentiellement tourné vers le capitalisme. L’évolution de la société par le bon de l’industrialisation, la modernisation de l’agriculture, la guerre d’Algérie entraîne une rupture et une inadaptation des institutions et des règles politiques actuelles. Le nouveau parti devra prendre l’initiative et proposer des méthodes d’information et d’action propres à transformer la déception et le présent mécontentement d’une opinion qui a été bernée par la prise du pouvoir gaulliste. Il faudra que les vieilles habitudes de la gauche s’effacent au profit d’une réflexion approfondie sur l’armée, l’information, l’intérêt national et en finir avec la surenchère nationaliste. Une absurde division de la gauche est à surmonter dans l’unité d’action inséparable d’une franche et permanente confrontation idéologique pour proposer une société socialiste dans l’intérêt de la classe laborieuse opprimée aujourd’hui par le pouvoir. Telle est la feuille de route définie par Jean Poperen pour le Parti Socialiste Unifié.
Le Congrès d’unification du Parti Socialiste Unifié (P.S.U.) s’est tenu à Issy-les-Moulineaux le 3 avril 1960. Des éléments de programme ont été retenus par le Congrès. Ils portent sur la planification, la gestion de l’économie par les travailleurs, les problèmes agricoles, l’enseignement, la décolonisation. L’examen des questions de politique internationale a été renvoyé aux commissions d’études et les orientations et décisions seront présentées aux prochains congrès. Une charte pour l’unification socialiste a été ratifiée par le Congrès. Elle prépare la conquête du pouvoir par tous les travailleurs, en vue de créer une société socialiste. Le Parti Socialiste Unifié s’affirme comme un parti de la révolution sociale, il travaillera à ce que cet avenir se réalise par l’action des travailleurs eux-mêmes, conscients du rôle historique qui leur incombe et décidés à l’accomplir.