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Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Perspectives Socialistes n° 033. Luttes ouvrières d’aujourd’hui

Cote : PERSP. SOC.

• Luttes ouvrières d’aujourd’hui. • Cinq ans d’offensive du capitalisme technocratique, par Pierre BELLEVILLE • L’évolution de la répartition des catégories professionnelles, par Jacqueline FRISCH-GAUTHIER • Expérience syndicale à la Thomson-Houston, par Jacques ROUGET • Dans le textile : accords paritaires et ornières économiques, par Fredo KRUMNOW • La grève de la sidérurgie américaine, par Roger JACQUES • L’Assemblée générale du M.S.U..D., par Lucien RIOUX • Réflexions sur l’action syndicale

BELLEVILLE Pierre – FRISCH-GAUTHIER Jacqueline – ROUGET Jacques – KRUMNOV Fredo – JACQUES Roger – RIOUX Lucien
033
1960
24 x 18 cm, 44 p.

Perspectives Socialistes n° 034. L’Etat moderne en expansion

Cote : PERSP. SOC.

• L’État moderne : arbitre ou instrument d’une classe, par Georges DUCAROY • Déclin du parlementarisme, par Yvan CRAIPEAU • La social-démocratie et l’État en Allemagne de l’Ouest, par Jean-Marie VINCENT • L’étatisme et l’émancipation de la personnalité, par Roudi SOUPEK • Cinq ans d’offensive du capitalisme technocratique (suite), par Pierre BELLEVILLE

DUCAROY Georges – CRAIPEAU Yvan – VINCENT Jean-Marie – SOUPEK Roudi – BELLEVILLE Pierre
034
1960
24 x 18 cm, 44 p.

Perspectives Socialistes n° 035. Bilan de l’U.G.S.

Cote : PERSP. SOC.

lre PARTIE : BILAN DE L’U.G.S. • Une expérience qui nous renforce, par Gilles MARTINET • Un parti socialiste d’action de masse ? par Jean BONNEVILLE 2e PARTIE : ACTION DE BASE ET VIE DÉMOCRATIQUE DANS L’U.G.S. 3e PARTIE : A PROPOS DU RENOUVEAU SOCIALISTE • Définition d’une stratégie, par P. BELLEVILLE, L. GUERY, H. LONGEOT, G. TAMBURINI • Éléments d’une doctrine, par C. AUDRY, J. ARTHUYS, G. DUCAROY, L. RIOUX • Rôle et méthodes, par G. GONTCHAROFF, C. PICANT, A. JACQUEMONT, M. RENVOISÉ DOCUMENT : La propriété en question L’AVENIR DU P. S

MARTINET – BONNEVILLE Jean – BELLEVILLE – GUERY – LONGEOT – TAMBURINI – GONTCHAROFF – PICANT – JACQUEMONT – RENVOISE – AUDRY – ARTHUIS
035
1960
24 x 18 cm, 48 p.

Perspectives Socialistes n° 037. Les travailleurs et la région parisienne

Cote : PERSP. SOC.

PREMIERE PARTIE : Les structures économiques et sociales de l’agglomération parisienne par Jacques JENNY et Jean-Louis PALIERME DEUXIÈME PARTIE : La vie sociale et l’action • Quelques aspects des communications sociales parisiennes, par Louis COUVREUR • Les conditions de l’action locale dans la région parisienne, par Pierre BELLEVILLE et Yvan CRAIPEAU • L’action à Paris vue par un militant provincial, par Roger COUTZAC TROISIÈME PARTIE : Les propositions actuelles d’aménagement • Les migrations journalières dans la région parisienne, par André CHAUDIERES • Rénovation urbaine et propriété du sol, par Claude BOURDET • Le nouveau plan d’aménagement de la région parisienne, par Roger BEAUNEZ

JENNY – PALIERME – COUVREUR – BELLEVILLE – CRAIPEAU – COUTZAC – CHAUDIERES – BOURDET Claude – BEAUNEZ
037
1960
24 x 18 cm, 48 p.

Perspectives Socialistes n° 038. Coup d’oeil sur quelques expériences socialistes

Cote : PERSP. SOC.

– Introduction, par Georges DUCAROY – U.R.S.S. : le sens de l’expérience socialiste, par Yvan CRAIPEAU – Yougoslavie : planification souple et contrôle ouvrier, par Serge MALLET – Scandinavie : les expériences social-démocrates, par Jean-Marie VINCENT – Afrique : de quoi dépend l’établissement du socialisme, par Claude MEILLASSOUX – Conclusion, par M. RUNGIS – Paysannerie 60 : pour une réforme socialiste. Ce numéro a été réalisé en collaboration avec le Centre d’Etudes Socialistes, 17, rue de Chaligny. Paris ; quatre des articles qui le composent, ceux d’Yvan Craipeau, Serge Mallet, Jean-Marie Vincent et Claude Meillassoux, correspondent à des conférences prononcées devant le Cercle d’Etudes Socialistes. Ce numéro constitue donc en quelque sorte la recension du deuxième cycle de formation organisé par le Centre d’Etudes Socialistes. Une seule des conférences de ce cycle, celle de Claude Julien sur Cuba, sera présentée à part, dans la mesure où elle n’était pas prononcée au moment de la mise sous presse de ce numéro.

DUCAROY Georges – CRAIPEAU Yvan – MALLET Serge – VINCENT Jean-Marie – MEILLASSOUX Claude – RUNGIS M.
038
1960
24 x 18 cm, 36 p.

Perspectives Socialistes n° 042-043. Le syndicalisme à la recherche de voies nouvelles

Cote : PERSP. SOC.

• 2 Le syndicalisme à la recherche de voies nouvelles, par Pierre BELLEVILLE • 12 Conscience de classe et entreprise, par Michel BARTHOD • 23 Une entreprise charentaise : les moteurs électriques Leroy • 26 Industrie chimique : une fédération syndicale analyse sa situation • 32 Les activités sociales et culturelles des Comités d’entreprise, par André GENTIL • 51 La guerre d’Algérie et le problème du parti, par Yvan CRAIPEAU • 56 Le parti communiste et les classes moyennes, par Serge MALLET Documents • 59 L’évolution de la C.F.T.C. • 65 L’état d’esprit de certains cadres • 67 L’évolution des modes de rémunération

BELLEVILLE Pierre – BARTHOD Michel – GENTIL André – CRAIPEAU Yvan – MALLET Serge –
042-043
1960
24 x 18 cm, 68 p.

Tribune Socialiste n°3 – 23 avril 1960

Le régime des apparences et la France des réalités

Il y a en France le régime des apparences et la France des réalités, celle de la crise économique et sociale. La presse parle beaucoup du voyage de Khrouchtchev à Paris et celui de De Gaulle à Londres. Elle fait état de l’apparence d’une France forte qui est reçue et qui reçoit. C’est oublier la France des réalités : celle des manifestations de paysans qui crient leur misère et refusent la politique agricole. C’est aussi oublier les mouvements sociaux dans les industries où les ouvriers dénoncent les choix patronaux. C’est enfin oublier la guerre en Algérie ou encore le combat pour la laïcité. Le PSU, nouvellement créé s’affirme comme le coordinateur de ces efforts et de cette réalité.

Un drame : la paysannerie….

Le drame pour la paysannerie c’est de ne plus supporter les choix politiques gouvernementaux qui les entraînent à la faillite. Des centaines de milliers de paysans se sont rassemblés dans toutes les villes de France pour manifester leur mécontentement vis à vis de la politique agricole. Le correspondant de Tribune Socialiste était à Tours et fait le point sur les enjeux de cette manifestation. Les paysans demandent l’alignement des prix des denrées agricoles sur la production industrielle, refusent les importations et les prix pratiqués par les intermédiaires. Au-delà de l’aspect revendicatif il faut souligner petit à petit une prise de conscience syndicale en particulier chez les jeunes agriculteurs. Le texte en deuxième partie expose le programme agricole du PSU, programme adopté par le Congrès d’unification.

Tribune Socialiste n°2 – 16 avril 1960

PSU, ce que la presse en pense !

Dans cette revue de presse, chacun des journaux salue et appelle de ses voeux plus ou moins sincère la réussite de ce nouveau parti qu’est le P.S.U..Que les journaux soient « pour » ou qu’ils soient « contre », le P.S.U. ne les laisse pas indifférents. Ce qui a au moins l’avantage de la reconnaissance d’une certaine importance politique. On ne s’intéresse pas à ceux qui ne représentent rien, c’est connu. Maurice Duverger a écrit, dans Le Monde sous le titre « Les maladies infantiles du nouveau socialisme », un article particulièrement intéressant, dans lequel il analyse la position du P.S.U. par rapport aux structures politiques actuelles : « Le parti socialiste unifié n’est encore qu’une petite organisation. Mais sa faiblesse actuelle ne doit pas faire oublier sa force potentielle. »… Pour l’Express « Les « raisons d’espérer », selon la formule de l’appel final, qu’apporte le P.S.U. à la gauche sont nombreuses. Les trois courants qui se sont groupés dans le nouveau parti ont sur les grands problèmes de l’heure — guerre d’Algérie, évolution du régime gaulliste et laïcité — une conformité de vues beaucoup plus profonde qu’il n’en a jamais existé au Parti Radical ou à la S.F.I.O.

L’affaire Audin : un défi à la justice

Trois ans se sont écoulés depuis la disparition de Maurice Audin, assistant en Mathématiques à l’Université d’Alger et la vérité sur les circonstances de sa mort semble chaque jour s’éloigner davantage. Les tribunaux mettent tout en oeuvre pour que le procès des acteurs ne puissent pas avoir lieu. 

Ils saluent la naissance du P.S.U.

Les délégations étrangères invitées au Congrès d’Unification saluent la naissance du P.S.U. Pour Punicha Perovicht de l’Alliance Socialiste du Peuple travailleur de Yougoslavie, le P.S.U. contribuera au renforcement des forces progressistes, socialistes et démocratiques de France. Il ajoute que l’activité de ce nouveau parti aura une répercussion favorable aussi bien sur le développement intérieur du pays que sur la solution des problèmes non résolus du développement international. Medhi Ben Barka, de l’Union Nationale des Forces Populaires du Maroc déclare que ce nouveau parti provoque de grands espoirs au Maroc car celui-ci doit pouvoir compter sur toutes les forces de progrès. Moshe Zertal du M.P.P.A.M. (Parti ouvrier unifié d’Israël) salue avec joie la décision d’unir toutes les forces de la gauche socialiste en France afin que soient jetés les ponts de l’amitié, du progrès et de la paix au Moyen-Orient.

Pour une république socialiste

Le Congrès d’unification pose les bases d’une république socialiste et appelle de ses voeux la construction de la VIème République. Au lendemain des décisions positives intervenues aux Congrès respectifs de l’U.G.S., du P.S.A. et à la Conférence du Groupe de Tribune du Communisme, les trois organisations avaient convovoqué leur délégués à la salle des Fêtes d’Issy-les-Moulineaux pour la  session commune  où s’est réalisée la  fusion. Laurent Schwartz souligne les enjeux de cette unification. Il déclare nécessaire de faire basculer le régime réactionnaire actuel pour le remplacer par un socialisme français original. Il ajoute que la force de la gauche française est essentiel pour l’avenir et qu’elle se doit de réunir les conditions de la gestion ouvrière et démocratique de la société. Les partis socialistes étrangers ont manifesté leur solidarité à la construction du nouveau Parti Socialiste. Un Appel aux travailleurs est lancé par le P.S.U. résumant les objectifs du Parti.

Au Congrès de l’U.G.S. : lucidité et détermination

Après beaucoup d’hésitations, l’unification avec le P.S.A a été décidée au Congrès de l’U.G.S. à la Grange-aux-Belles par les délégués de 78 fédérations. Le vote final donne 8008 mandats pour la résolution majoritaire d’unification. L’U.G.S. a hésité et s’est décidée lucidement pour l’unification. Ses militants continuent, pour le socialisme, un combat sans concession. La lutte démocratique s’identifie avec la lutte pour le renversement du régime capitaliste. L’action pour sauvegarder le niveau de vie des classes laborieuses et pour imposer la paix en Algérie, la résistance à des tentatives de coup d’État franquistes, la lutte contre la politique anti-ouvrière, anti-démocratique du régime, tous ces combats ne peuvent être menés à bien que par l’unité d’action des travailleurs et des organisations qui les représentent. Les militants U.G.S. s’efforceront d’entraîner la majorité du PSU dans l’action quotidienne en s’appuyant sur les mouvements sociaux en évolution.

La conférence de Tribune du Communisme

La conférence de Tribune du Communisme a réuni 80 militants dont la grande majorité représentait la région parisienne.  Le rapport politique du Bureau a été approuvé et l’analyse des causes de la crise de la démocratie a été approfondie par plusieurs interventions. L’échec des deux partis socialistes actuels montre la nécessité d’une nouvelle formation pour préparer, sur un programme adapté à l’évolution sociale, politique et économique de la France, le rassemblement de toutes les forces socialistes du pays. Celui-ci doit prendre appui sur les transformations qui s’opèrent dans la société industrielle et aussi dans les campagnes pour rallier au socialisme, c’est-à-dire à la socialisation des moyens de production, toutes les couches sociales progressives du pays, contre la propriété capitaliste, qui est non seulement le grand capital, mais aussi ses bases de classe dans la moyenne bourgeoisie rurale et urbaine. Jean Poperen, le lendemain au Congrès d’Unification, a rapporté ces discussions.

Tribune Socialiste n°1 – 9 avril 1960

Le Congrès du P.S.A.

A la veille du congrès d’unification, le 2ème et dernier Congrès du P.S.A. fait un bilan positif de ses effectifs. Édouard Depreux annonce 20.000 adhérents et note que dans tous les départements le P.S.A. est présent. En ce qui concerne la composition des militants du Parti, il observe qu’à peine un tiers proviennent de l’ancienne S.F.I.O. Un afflux d’adhésion a suivi celles de P.Mendès-France et de ses amis ainsi que de nombreux intellectuels ou des universitaires. En ce qui concerne la fusion avec le P.S.U, Oreste Rosenfeld demande avec force, à ce dernier, de grouper tous les socialistes et communistes, tous les travailleurs et intellectuels en une grande formation pour combattre le système actuel et pour l’instauration d’une société fondée sur la justice sociale, la liberté et le bien-être de tous. Les questions de l’Algérie, sans lesquelles il est impossible de résoudre les problèmes de l’actualité politique, économique et sociale, les problèmes agricoles  et la laïcité ont fait l’objet de débats tout au long de ce Congrès.

Tribune Socialiste N°1 – 9 avril 1960

TRIBUNE SOCIALISTE fait place à partir de ce numéro 1 à Tribune du Socialisme, à Tribune du Peuple et à Tribune du Communisme. A un parti unifié, il fallait une presse unifiée. Les titres changent, mais la même pensée continue, c’est la même volonté intransigeante qui l’anime. C’est la même ténacité dans l’union née dans l’enthousiasme qui mènera à la victoire. Le 3 avril 1960, le Parti Socialiste Unifié (P.S.U.) est né, la gauche a maintenant un point de rassemblement, une doctrine, un programme, une volonté. La « fusion » réalisée le 3 avril signifie au capitalisme et la réaction qu’ils ont désormais en face d’eux une force, dont la raison d’être et la volonté tenace sont, de les combattre et de les abattre. Le P.S.U sait que le problème algérien est le premier de tous les problèmes et les conditionne tous. Il appelle tous les démocrates à manifester, avec éclat dans ses rangs et autour de lui, leur ferme volonté d’une paix rapide. Le combat pour la paix en Algérie est son premier combat. La marche à la VIe République, qui ne peut être qu’une République socialiste, voilà l’espérance qu’il apporte.

49ème Congrès de l’UNEF

Le 49ème congrès de l’U.N.E.F. est marqué par la question algérienne qui conditionne la plupart des points abordés. Après trois ans et demi de luttes internes entre les tendances corporatistes apolitiques et les tendances minoritaires favorables à la reprise de dialogue avec les étudiants représentés par l’UGEMA, l’U.N.E.F. apparaît comme une force syndicale qui n’hésite pas à prendre position. Pierre Gaudez est élu Président. C’est Dominique Wallon qui se chargera des relations entre l’UNEF et l’UGEMA, ce qui lui vaudra d’être interdit d’entrée à l’ENA et qui donnera lieu à « l’arrêt Wallon », interdisant toute prise de position politique à un candidat souhaitant intégrer l’ENA.

Naissance du Parti Socialiste Unifié (PSU)

Naissance du Parti Socialiste Unifié (PSU) au congrès d’Issy-les-Moulineaux le 3 Avril 1960 ; Edouard Depreux (PSA) est élu secrétaire national du PSU ; le premier Comité Politique National (CPN) élu du PSU comprend :

  • 25 représentants du PSA (Parti Socialiste Autonome, créé par scission de la SFIO, contre la politique algérienne de Guy Mollet)
  • 25 représentants de l’UGS (Union de la Gauche Socialiste, elle-même issue de la fusion de divers mouvements de nouvelle gauche et de catholiques de gauche)
  • Parmi ces membres : un étudiant, Jean-Pierre Delaville, qui se trouve être le plus jeune membre de ce CPN
  • et  5 représentants de Tribune du Communisme, mouvement composé d’anciens membres du PCF

Discours de Jean Poperen au congrès d’unification

Jean Poperin, ancien secrétaire de Tribune du Communisme, explique le pourquoi de la création d’une nouvelle structure politique. Les travailleurs, les ouvriers, les cadres, les techniciens, les employés et les paysans aspirent à un renouveau du système politique actuel essentiellement tourné vers le capitalisme. L’évolution de la société par le bon de l’industrialisation, la modernisation de l’agriculture, la guerre d’Algérie entraîne une rupture et une inadaptation des institutions et des règles politiques actuelles. Le nouveau parti devra prendre l’initiative et proposer des méthodes d’information et d’action propres à transformer la déception et le présent mécontentement d’une opinion qui a été bernée par la prise du pouvoir gaulliste. Il faudra que les vieilles habitudes de la gauche s’effacent au profit d’une réflexion approfondie sur l’armée, l’information, l’intérêt national et en finir avec la surenchère nationaliste. Une absurde division de la gauche est à surmonter dans l’unité d’action inséparable d’une franche et permanente confrontation idéologique pour proposer une société socialiste dans l’intérêt de la classe laborieuse opprimée aujourd’hui par le pouvoir. Telle est la feuille de route définie par Jean Poperen pour le Parti Socialiste Unifié.

Discours d’Édouard Depreux au Congrès d’Unification

Édouard Depreux, dans son discours au Congrès d’Unification, rappelle que tous ceux qui se retrouveront demain dans le Parti Socialiste Unifié ont dû résoudre de douloureux problèmes de conscience et provenant d’horizons différents ils constituent aujourd’hui la grand famille socialiste. Il rappelle qu’il s’agit d’une fusion des forces de gauche et non d’une simple juxtaposition de courants différents. Rappelant la poursuite de la guerre d’Algérie, la lutte pour une éducation laïque, pour un pouvoir démocratique, il pose la question de savoir si le nouveau parti va renflouer un régime politique, économique et social qui explose ou s’il va savoir créer un régime fondamentalement nouveau. Pour cela il affirme qu’il faut renverser les assises du capitalisme et mettre en place une république démocratique qui ne sera possible que si elle est socialiste. Pour cela il faudra un immense effort d’intelligence, de volonté, de travail permanent avec les travailleurs pour bâtir un programme et proposer des actions en adéquation avec les nouvelles données de l’industrialisation et des aspirations des travailleurs.

Discours de Gilles Martinet au Congrès d’unification

Gilles Martinet déclare dans son discours au Congrès d’unification des différentes forces de gauche qui vont constituer le nouveau Parti Socialiste Unifié (PSU) : « ce que nous voulons créer c’est l’instrument qui transformera le mouvement ouvrier comme l’ensemble de la gauche française et qui permettra de bâtir cette société démocratique répondant aux conditions historique de la seconde moitié du XXème siècle. »; Il déclare qu’il faut intégrer dans le parti, le monde ouvrier, car un parti socialiste est d’abord un parti capable d’apporter une aide et une réponse pratique aux travailleurs sur les questions qui les concernent. Notre action est d’autant plus nécessaire que la classe des salariés connait aujourd’hui de grandes transformations auxquelles les partis traditionnels s’adaptent très mal. Il a la conviction que ce nouveau parti doit être l’agent de la reconquête socialiste. Il ajoute qu’à travers celui-ci, il faut construire une organisation unie et qui soit capable par ses actions et ses réponses de faire face au régime gaulliste et au capitalisme, au-delà des discours.

Congrès d’unification du PSU

Couverture Textes du Congrès d'unification, Nelle Ed, Avril 2010Le Congrès d’unification du Parti Socialiste Unifié (P.S.U.) s’est tenu à Issy-les-Moulineaux le 3 avril 1960. Des éléments de programme ont été retenus par le Congrès. Ils portent sur la planification, la gestion de l’économie par les travailleurs, les problèmes agricoles, l’enseignement, la décolonisation. L’examen des questions de politique internationale a été renvoyé aux commissions d’études et les orientations et décisions seront présentées aux prochains congrès. Une charte pour l’unification socialiste a été ratifiée par le Congrès. Elle prépare la conquête du pouvoir par tous les travailleurs, en vue de créer une société socialiste. Le Parti Socialiste Unifié s’affirme comme un parti de la révolution sociale, il travaillera à ce que cet avenir se réalise par l’action des travailleurs eux-mêmes, conscients du rôle historique qui leur incombe et décidés à l’accomplir.

Les événements d’Algérie

Le 16 septembre 1959, De Gaulle avait évoqué le droit des algériens à l’autodétermination. En janvier 1960, le général Massu, commandant du corps d’armée d’Alger, est muté en métropole, pour avoir tenu à un journal allemand des propos sceptiques quant à la conduite des affaires algériennes par le général De Gaulle. Les insurgés d’Alger (« barricades d’Alger » 24 Janvier-1er Février 1960) veulent contraindre De Gaulle à renoncer à l’autodétermination. En France,  les trois organisations syndicales ouvrières (CFTC, CGT et FO) et la FEN, sont invitées par l’U.N.E.F. à se réunir en terrain « neutre », dans les locaux de la MNEF. Les organisations syndicales – appuyées par de nombreux mouvements politiques –  lancent des appels conjoints et partiellement identiques pour un arrêt de travail le 1er février de 11 heures à midi témoignant de leur « attachement à la légalité républicaine et à la politique d’autodétermination ».

L’enseignement public et laïque

Couverture Perspectives socialistes N°31, Décembre 1959

L’enseignement public et laïque est à sauver et à élargir. L’instruction, l’éducation et la culture comme l’enseignement se doivent d’être dégagés de toute contrainte politique, ou religieuse, et être indépendants des groupes d’intérêt. L’enseignement est menacé par la pression des forces économiques surtout dans le domaine de l’enseignement technique. L’Éducation nationale n’a pas assez de budget d’investissement et de fonctionnement et délègue au privé des fonctions essentielles.  La culture populaire et les loisirs des jeunes sont placés directement sous le contrôle du Premier Ministre par l’intermédiaire du Haut Comité de la  Jeunesse. Ces menaces sont d’autant plus graves qu’elles apparaissent au moment où les moyens de l’enseignement sont inadaptés à l’évolution technologique et industrielle. Le manque de locaux scolaires se fait sentir à tous les échelons de l’enseignement et la fonction enseignante est toujours plus dévalorisée. On peut s’interroger sur le fait que la formation professionnelle des adultes soit sous la tutelle du Ministère du travail. Devant ces menaces les forces de gauche doivent s’unir pour une contre-attaque et un programme d’action immédiate.

Le sens social du combat laïque

Donner un sens social au combat laïque, en particulier dans l’enseignement, est une réflexion des socialistes depuis la Libération. Il est nécessaire d’envisager une réforme de l’Enseignement en défendant sa gratuité pour son accessibilité à tous.  Cette perspective humaniste qui veut mettre à disposition de chacun toutes les richesses de la culture et de la science et donner à tous les mêmes chances devant la vie est un objectif démocratique qui ne peut être atteint que par un grand service d’Education Nationale. Face à la politique des besoins, les démocrates et plus particulièrement les socialistes ont toujours préconisé une politique qui lie la promotion de l’homme et le progrès social. La laïcité est garante du progrès social dans la liberté. Notre tâche est de maintenir cette lutte dans son sens primordial en approfondissant de plus en plus nos analyses et en précisant sans sectarisme nos mots d’ordre.

Crise de l’enseignement et crise politique

Les crises du système de l’enseignement sont toujours liées à des crises sociales et politiques et non de difficultés relatives à la pédagogie et aux méthodes et objectifs de l’éducation elle-même. Aussi est-ce le moment pour notre parti et pour toutes les organisations syndicales et populaires de comprendre clairement qu’il faut bâtir une politique scolaire répondant à une situation nouvelle. Pour commencer, il semble important de faire front à l’offensive de la majorité parlementaire qui espère porter un coup d’envergure à l’école laïque grâce au soutien par « conventionnement » de l’enseignement confessionnel privé, qui se verrait ainsi assimilé à un service public. Par ailleurs, la politique éducative du régime est de plus en plus marquée par le rôle joué par l’Armée. La Loi de Janvier 1959 a étendu d’une façon menaçante les pouvoirs de l’armée. De l’école-caserne à l’Etat-caserne, voilà une évolution que l’on voit se dessiner, et qui s’épanouit d’ailleurs déjà complètement en Algérie. L’U.G.S. et, demain, le parti socialiste unifié, sont donc appelés à animer, avec toutes les organisations syndicales et démocratiques d’enseignants et de jeunes, une grande campagne de défense de la laïcité liée à une réflexion sur nécessité d’une transformation du système éducatif.

Le Marché Commun. Chômage ou prospérité ?

Cote : MARC

INTRODUCTION 3

PREMIÈRE PARTIE. — Qu’est-ce que le Marché Commun ? 7

CHAPITRE I. — Deux idées simples 10

CHAPITRE II. — La mise en œuvre du Marché Commun, telle que la prévoit le traité 18

CHAPITRE III. — Les institutions et les hommes du Marché Commun 40

DEUXIÈME PARTIE. — Les Six partenaires du Marché Commun et leurs atouts 65

CHAPITRE I. — 165 millions d’habitants 68

CHAPITRE II. — Que produisent les Six ? 73

CHAPITRE III. — Les transports dans le Marché Commun 113

CHAPITRE IV. — Le commerce des « Six » 121

TROISIÈME PARTIE. — Les conséquences du Marché Commun 125

CHAPITRE I. — Les conséquences économiques 127

CHAPITRE H. — Les conséquences sociales 149

CHAPITRE III. — Les conséquences politiques 170

QUATRIÈME PARTIE — Quelle attitude adopter face au Marché Commun ? 197

CHAPITRE I. — La gauche, d’abord divisée devant les institutions européennes, cherche maintenant une réponse commune 201

CHAPITRE II. — Les impératifs sociaux à promouvoir 213

CHAPITRE III. — D’un Marché Commun libéral à l’économie socialiste des « Six » 233

CHAPITRE IV. — Vers une action politique commune des socialistes d’Europe 247

CONCLUSIONS 257

1959
21 x 13,5 cm, 263 p.
Éditions du Monde Ouvrier