La C.F.D.T. est démocratique, sera-t-elle socialiste ?
Au Congrès extraordinaire du 7 Novembre 1964, la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (C.F.T.C.) devient C.F.D.T, (Confédération Française Démocratique du Travail). Elle apparaît comme la deuxième centrale syndicale française et espère pouvoir rassembler les nombreux travailleurs non syndiqués. Les débats ont été nombreux et parfois houleux mais cette conversion a été approuvée par 70% des participants. Edmond Maire, affirmant la nécessité de définir des perspectives socialistes, se prononce pour une planification démocratique, pour la démocratie dans l’entreprise et pour une alternative démocratique au régime gaulliste dans l’unité d’action.
Dossier Allocation d’études
L’UNEF propose que l’étudiant soit un être conscient, responsable avec les moyens de participer à son enseignement à temps plein sans être obligé de gagner sa vie comme surveillant ou en travaillant au noir. Ceci n’est possible que par l’attribution à tous les étudiants d’une allocation d’études non sur critères sociaux mais universitaires. Le numéro 9 de la revue 21 x 27 est principalement consacré à ce sujet.
L’enfant du siècle et le militant
Bernard Besnier fait le point sur la situation de l’U.N.E.F. , sa carte d’identité et ses militants. L’U.N.E.F. fédère 100 000 adhérents qui ne comprennent pas toujours le souci d’analyse et d’esprit critique de l’organisation. Il réitère l’idée qu’il faut faire œuvre de pédagogie vis-à-vis de la base pour mieux associer les militants.
Les données d’une réforme démocratique de l’enseignement
Les Sections ESU de la Sorbonne et Droit-Sciences Eco présentent les propositions du PSU pour une réforme démocratique de l’enseignement, adopté au Conseil national du P.S.U. de Lyon en novembre 1964. Ce texte a été également publié dans Perspectives, Cahier Bimensuel de la Section Sorbonne-Lettres N°6, janvier 1965. Ce texte est une réponse générale au plan Fouchet, et synthétise l’ensemble des réflexions du mouvement. La première partie est consacrée à une analyse de la crise de l’enseignement supérieur. La deuxième partie avance des « options fondamentales pour une réforme démocratique de l’enseignement supérieur »
Algérie : un anniversaire, mais la révolution continue
1954-1964 : 10 ans de révolution !. Pour comprendre l’Algérie politique d’aujourd’hui il est nécessaire de ne pas faire commencer son histoire en 1962, mais dès 1954. Peu d’informations ont été données à cette époque sur les mouvements spontanés d’opposition paysanne à l’exploitation des colons. Ce mouvement de contestation va être canalisé par le willayisme. Celui-ci constituera la meilleure formation d’organisation militaire pour un peuple qui n’a pas les moyens de livrer des batailles en rase campagne. Il ne saura pas, pour autant, constituer une organisation pour le temps de paix, et deviendra un obstacle à la réalisation de l’unité nationale. A l’intérieur de ce mouvement deux forces vont s’opposer : les régionalistes et les unitaires. Ben Bella choisira le camp des unitaires et affirmera son mode de gouvernance avec les décrets de 1963 sur l’autogestion. La révolution algérienne n’est pas une ligne droite mais elle s’appuie sur les forces populaires et continue à se construire.
U.N.E.F. et après ?
Les étudiants de la section ESU Droit- Sciences Eco analyse la situation de l’U.N.E.F. après l’Assemblée Générale et donnent le point de vue des militants E.S.U./ P.S.U sur cette crise entre les minoritaires et les majoritaires. Une analyse pour une stratégie offensive.
La C.F.T.C. va devenir la C.F.D.T.
Présentation de l’histoire de la C.F.T.C. et de son évolution. Si une large majorité est acquise à la laïcisation de la C.F.D.T., il n’en demeure pas moins que les débats sont vifs et que cela suscite aussi des réactions et de la méfiance à l’extérieur de la centrale en particulier autour de l’unité d’action revendicative aux côtés de la C.G.T.
Destitution de Khroutchnev
Le chef du gouvernement soviétique Nikita Khrouchtchev est limogé. Il est remplacé par Léonid Brejnev à la tête du Parti Communiste d’Union soviétique (PCUS). L’échec de la crise de Cuba lui est lourdement reproché, le Parti l’accuse aussi de prendre des décisions autoritaires. La nomination de Brejnev ouvre la voie de l’orthodoxie léniniste confirmée au XXIII Congrès en 1966.
U.N.E.F., la fuite en arrière
Les engagements du Bureau National autour de la lutte contre la technocratisation de l’Université, pour des solutions alternatives aux réformes Fouchet à venir, ne sont pas soutenus par la majorité de l’Assemblée Générale. Certains membres du Bureau démissionnent.
Allocation d’études
Un mois avant la sortie du dossier UNEF sur l’allocation d’études ce texte présente déjà une réflexion aboutie sur le sujet. Détail du budget nécessaire à l’étudiant pour vivre indépendant de sa famille et de l’État, et étudier sans recourir au travail au noir – analyse du financement de cette allocation. Elle est proposée sur critères universitaires c’est-à-dire basée sur la réussite aux examens en tenant compte des spécificités de chacune des disciplines. Sont comparées analysées et chiffrées les autres formes possibles d’aide. L’année 1964-1965 sera-t-elle l’année qui verra le succès de cette revendication essentielle ? L’UNEF, pour sa part, est décidée à ne rien négliger pour qu’il en soit ainsi.
Revue internationale du socialisme n° 05-06
Cote : RIS – REVUE INTERNAT SOCIAL
L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS, Lelio Basso PACKAGE DEALS ET NEGOCIATION COLLECTIVE EN GRANDE BRETAGNE Tony Topham LA CONDITION ECONOMIQUE DES NOIRS AUX U.S.A., Stephen Rousseas LA SITUATION POLITIQUE EN ESPAGNE, Lorenzo Torres LA GAUCHE SOCIALISTE EN BELGIQUE, Marcel Deneckere LA GREVE GENERALE AU NIGERIA, Emile R. Braundi et Antonio Lettieri
BASSO – TOPHAM – ROUSSEAU – TORRES – DENECKERE – MORTIMER – BRAUNDI – LETTIERI – REY – DE SANTIS – BRECY – ALLAUN – MEYER
05-06
Septembre – décembre 1964
21,3 x 13,1 cm, 146 p.
Les réformes Fouchet : improvisation et incohérence
La conférence de presse du Ministre de l’Éducation Nationale le 9 septembre 1964, laisse perplexe. Il constate le mauvais fonctionnement de l’orientation tant dans le secondaire qu’à l’entrée dans le supérieur et décide en conséquence de supprimer l’examen de probatoire et l’année de propédeutique dans les facultés, tout en ouvrant une session en septembre pour les recalés du Bac en Juin. Ce ne sont pas ces décisions qui vont répondre au manque de professeurs, d’établissements et d’adaptation de l’enseignement à la réalité. Fermer la porte du second degré ou de l’enseignement supérieur aux élèves en difficulté sans leur proposer l’alternative d’un enseignement technique ou professionnel supérieur n’est autre qu’une décision de sélection par l’échec.
Action universitaire de base , modalités de la mise en pratique
Ce texte est une analyse critique des groupes de travail universitaire déjà mis en place, un mode d’emploi pour la construction d’une action revendicative qui corresponde aux attentes des étudiants. La mise en place des G.T.U (Groupes de Travail Universitaire), Comité d’amphi, Groupe d’études (G.E) doivent permettre d’étudier les réformes et les revendications à formuler.
Revue internationale du socialisme n° 04
Cote : RIS – REVUE INTERNAT SOCIAL
PLANIFICATION EN GRANDE BRETAGNE, Thomas Balogh ENCORE UN PAS EN ARRIERE, Lelio Basso LE SECTEUR PUBLIC DE L’ECONOMIE AUTRICHIENNE, Eduard März LA LUTTE EN GUINEE, Amilcar Cabral PROMOTION SOCIALE PAR L’INSTRUCTION ? Heribert Adam POLITIQUE DES REVENUS AU DANEMARK ET EN BELGIQUE, Kai Moltke et Jacques Yerna LES ASPECTS ECONOMIQUES DU CENTRE GAUCHE , Francesco Indovina QU’EST-CE QUI NE VA PAS EN AFRIQUE? Basil Davidson
BALOGH – BASSO – MÄRZ – CABRAL – ADAM – MOLTKE – YERNA – INDOVINA – DAVIDSON – LEE – CHEPDA – CARLI – SALOMON
04
Août 1964
21,3 x 13,1 cm, 134 p.
La réforme de l’enseignement supérieur
Publication par le journal Le Monde de plusieurs lettres de professeurs réagissant à l’étude de Bertrand Girod de l’Ain publié par le Monde (1 au 8 Juillet 1964) sur la réforme de l’enseignement supérieur. La question de l’examen d’entrée à la Faculté est abordée et débattue mais aussi dénoncée comme un remède inutile, en revanche le manque criant de professeurs face à un effectif d’étudiants toujours en augmentation est chiffrée. Le détachement d’agrégés enseignant en lycée ne peut être qu’une solution à court terme et ne résout en rien le manque de professeurs. Ivan Gobry, chargé d’enseignement à la faculté libre de philosophie de Paris propose l’instauration de stages pratiques d’étudiants dans les lycées.
Les syndicats à la recherche d’une politique
Le gouvernement se déclare résolu à appliquer son plan de stabilisation qui limite l’augmentation des salaires de 3 à 4% par an alors qu’on pressent des mouvements revendicatifs d’envergure. Face à la politique d’austérité, à un renforcement continu du pouvoir personnel favorisant les intérêts des sociétés capitalistes les plus puissantes, les syndicats au travers de leur congrès respectifs s’interrogent sur l’unité d’action, même si elle semble impossible aujourd’hui. Un programme commun d’action des forces de gauche serait le bienvenu à condition que celui-ci dépasse le simple catalogue revendicatif et ouvre des perspectives sur le changement réel des structures sur lesquelles les syndicats ont effectivement leur mot à dire.