Les fondateurs de la CGT à l’épreuve du droit

Mots-clés : CGT, Droit social, droit syndical, Syndicalisme révolutionnaire, Syndicat

1978 • BANCE Pierre

Cote : BANC

Chaque instant de la vie du travailleur a un reflet juridique : contrat de travail, règlement intérieur, conventions collectives, lois diverses l’enserrent dans un filet légaliste. Les syndicats contemporains sont très à l’aise dans le monde du Droit : ils discutent les lois sociales, négocient les conventions collectives, agissent en justice. La C.G.T. d’avant 1914, parce que l’étude du Droit a été négligée, nous a laissé une image très radicale, où pratique et théorie sont essentiellement tournées vers l’action directe et la grève générale. Pourtant, les rapports du Syndicalisme et du Droit ne sont pas récents, ils sont nés avec le Syndicalisme lui-même. L’auteur s’est efforcé, sur la base d’une documentation abondamment citée de démontrer que la connaissance de l’histoire de la C.G.T., mais aussi la connaissance et la pratique du Syndicalisme Révolutionnaire d’aujourd’hui impliquaient une étude approfondie de la relation du Syndicalisme au Droit. L’enseignement des fondateurs de la C.G.T. est précieux. Ils montrèrent, au contraire de ceux qui leur succéderont, que l’organisation syndicale peut mener la lutte quotidienne de défense des travailleurs, lutte dans le système, dans l’ordre juridique, sans pour autant s’inféoder à l’Etat, à un parti politique, ou abandonner son objectif : la Révolution Sociale.

BANCE Pierre
1978
21,5 x 13,5 cm, 254 p.
La pensée sauvage

Un travailleur, un emploi

Mots-clés : droit syndical, Emploi, stratégie politique

4 Avril 1968 • Michel Rocard

« Editorial de Michel Rocard au Conseil National du PSU, Versailles »

Au-delà de l’établissement d’un programme commun de toutes les forces de gauche pour permettre la victoire socialiste, le Conseil National de Versailles a abordé la question de la lutte pour le plein emploi et de sa liaison avec l’indépendance économique. Cette liaison passe par le refus de la domination monétaire du dollar sur le monde. La création d’emplois nouveaux est la seule capable d’assurer le plein emploi dans un pays en changement technologique rapide. Par ailleurs, ce conseil national a exprimé les axes de travail pour la défense des droits syndicaux. Le PSU confirme qu’à ses yeux, le droit des hommes est prééminent sur le droit de l’argent et doit être à la base du système juridique de la future société socialiste. Si l’autonomie syndicale par rapport aux partis est réaffirmée, il n’en demeure pas moins que le Conseil national demande une réflexion commune sur la nature du pouvoir économique, de sa contestation, de son contrôle ou de sa gestion, ou encore de la répartition des revenus, qu’ensemble, partis et syndicats, désirent mettre en place. Ces questions doivent nourrir le débat entre militants syndicalistes et politiques à tous les niveaux des deux entités.