Pour une médiation révolutionnaire des mouvements de masse
L’analyse du groupe de Tesi (Revue trimestrielle proche du Mouvement Etudiant) est centrée sur le problème des rapports du mouvement de masse étudiant et de la révolution prolétarienne.
Cahiers de mai n° 9. La police privée des patrons. Manifeste du comité d’action de Alès… Rendez-vous de mars et idées de mai…
Cote : Revues-Cahiers de mai
DANS LE 16 PAGES – Comment fonctionne la police privée des patrons. – Document : manifeste du comité d’action de Alès – Grève des loyers à Londres. – Les mutineries de la Mer Noire DANS LE 4 PAGES – Université : comprendre ce qui se passe – Dunkerque : payer l’amende du délégué d’Usinor – Nîmes : première grève victorieuse à l’initiative d’un comité de base – Chambéry : le feu au gymnase (deux tracts) – Madrid : le témoignage d’un métallo sur les “commissions ouvrières” – Toulouse :une manifestation peu explicite (contre la répression en Espagne)
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1969 – Mars
31 x 22 cm et 44 X 31 cm, 16 p. + 4 p.
Conférence de Paris sur le Vietnam
« Ce que nous venons faire à Paris «
La séance plénière de la Conférence de Paris sur le Vietnam s’est tenue le 25 Janvier 1969. Le ministre Xuân Thuy, chef de la délégation du gouvernement de la République Démocratique du Vietnam explique que le but de la conférence à quatre est de rechercher une solution politique à la question vietnamienne sur la base du respect des droits fondamentaux du peuple vietnamien, à savoir l’indépendance, la souveraineté, l’unité et l’intégralité territoriales. Toute solution politique doit être basée sur la cessation de l’agression américaine et le respect des droits du peuple vietnamien. Par ailleurs il affirme que la délégation du Front National de Libération est une délégation indépendante et égale en droit aux autres délégations et qu’elle est compétente pour régler toutes questions se rapportant au Sud. Il dénonce l’administration de Saigon mise sur pied par les Etats Unis et précise que la présence des délégués de cette administration ne signifie pas sa reconnaissance par la République Démocratique du Vietnam.
Où va l’Espagne ?
La promulgation de l’état d’exception interroge le mouvement révolutionnaire français qui analyse le sens des transformations intervenues en Espagne de 1939 à aujourd’hui et les contradictions qu’a engendré le système capitaliste en Espagne comme ailleurs. En 1968-1969 l’opposition du mouvement révolutionnaire étudiant est sévèrement réprimée, comme toute opposition au pouvoir franquiste. Des étudiants madrilènes font l’historique des luttes universitaires, des mouvements syndicaux et de la politisation grandissante des étudiants qui organisent une lutte appuyée par la base et s’opposent à la tendance bureaucrate des syndicats existants. Ils luttent avant tout contre la répression et demandent le soutien de tous contre le régime fasciste de Franco.
Les vicissitudes de la politique réactionnaire
Le gouvernement tente par tous les moyens de réprimer la contestation du mouvement étudiant. A la suite de l’annonce de la venue de Pierre Chaunu, professeur d’histoire, membre éminent du Comité de Défense de la République, des provocations organisées par les appariteurs de la Faculté sont prétextes à des arrestations et des matraquages. Les étudiants de Nanterre dénonce la fascisation du pouvoir. Ils décident la grève illimitée jusqu’au départ des appariteurs.
Éléments d’une analyse sur la conjoncture politique
Une analyse de la conjoncture politique et des rapports de force est nécessaire à la définition par le mouvement étudiant de ses axes de luttes, de ses objectifs et des formes d’action qu’il choisit. Le mouvement étudiant doit répondre à la politique d’austérité, à la répression et à la participation en unifiant politiquement ses luttes. Il doit répondre par la transformation de ses structures en Comité d’Action-UNEF menant des luttes de masse qui permettront de peser réellement sur le rapport de forces entre la bourgeoisie et le mouvement ouvrier dans cette période de crise latente.
La participation
Les étudiants dénoncent la participation qui leur est proposée. Pour eux, c’est la participation à la réorganisation capitaliste de l’Université, et aujourd’hui plus particulièrement, l’application de la politique gouvernementale dans le cadre de la « politique d’austérité ». Devant cette perspective, les étudiants et enseignants réformistes proposent un combat de l’intérieur, prônant le mot d’ordre « participons et améliorons », ou, au mieux, « contestons en participant ». Pourtant l’expérience montre que seule la mobilisation de masse compte. Ils proposent de faire appliquer dans les faits les décisions du mouvement.
De la participation à la répression
Le gouvernement reprend en main le Théâtre de la Maison de la Culture. Face aux « nouvelles formes de culture imposées » une centaine d’étudiants ont investi le théâtre pour une discussion après la représentation de Cyrano de Bergerac. S’ensuit une bataille rangée avec les forces de police et l’arrestation puis la condamnation à un mois de prison ferme d’Yves Sarciat. Au même moment les étudiants étaient invités fermement à participer aux élections. Les étudiants ont répondu par une participation massive sur des listes fantaisistes. Le comité d’Action encourage la mobilisation de masse face à la répression et refuse la participation organisée par le pouvoir avec la caution des étudiants.
L’U.N.E.F. après Marseille ?
Après le congrès de Marseille, la lutte contre la politique d’austérité, contre la politique de réorganisation capitaliste de l’université et la politique de participation constituent les axes fondamentaux du mouvement étudiant. Face à un gouvernement qui cherche à tester les capacités de résistance du Mouvement étudiant par tous les moyens, seul le développement des actions de masse peut être un rempart efficace contre toutes les attaques portées à celui-ci. Mise en place des Comités d’Action qui peuvent donner à l’ensemble des explications et les significations politiques des problèmes pour déterminer les axes de luttes et définir des mots d’ordre justes.
Antimilitariste, il s’appelle Terry Klug
Antimilitariste, il s’appelle Terry Klug, il vivait depuis plus d’un an en Europe et militait activement contre la politique du gouvernement américain au Vietnam. Au début du mois de janvier il a décidé de retourner aux Etats-Unis et d’y être emprisonné pour ses idées. On sait peu de choses en France sur l’importance que prend aujourd’hui sur le sol américain le mouvement de résistance à la guerre. Cependant on peut noter que ni la guerre d’Indochine, ni la guerre d’Algérie n’ont suscité en France de mouvement antimilitariste qui fut l’ombre de ce qui se fait aux Etats-Unis aujourd’hui. Le « Syndicat des jeunes recrues » étend son influence et combat contre l’impérialisme américain. Le PSU rappelle qu’il est important d’apporter soutien matériel et politique à ce combat des jeunes soldats américains dont plusieurs centaines sont actuellement en France.
À Bas la loi Faure
Appel au meeting du PSU le 30 janvier 1969 à la salle Gaillard. Marc Heurgon, Luc Barret, Emmanuel Terray animeront le débat. Le tract explicite la logique interne de la Loi Faure. Il dénonce une politique de rentabilisation de l’Université au profit de l’économie capitaliste. Il appelle à la non-participation des étudiants aux conseils de gestion des Universités.
Grève des loyers en cité à Montpellier
Les étudiants se mobilisent contre la politique d’austérité menée par le gouvernement. Début Janvier 1969, les comités d’action UNEF de Montpellier ont décidé la grève des loyers en cité Universitaire. Cette grève fragilise la gestion et l’équilibre financier du CROU pour faire pression sur le gouvernement qui a réduit la subvention d’équilibre . Ils revendiquent le contrôle des structures de gestion par les étudiants. Cette grève est suivie par la majorité des étudiants malgré les campagnes de désinformation de la Fédération des Cités Universitaires et l’UEC.
Thieu et Ky doivent quitter Saigon

Le général Thieu et Ky doivent quitter Saigon et la scène politique. Ils ont été mis en place par les Américains et aujourd’hui tout le monde sait que la paix ne se fera pas avec eux. Si la guerre a ralenti, si on peut voir des soldats Américains se faire prendre en photo sous le drapeau du F.N.L., il n’en demeure pas moins que les pourparlers de paix n’avancent pas. Les Américains commencent discrètement un resserrement de leurs troupes mais l’engagement de retrait total n’est pas encore à l’ordre du jour. Le F.N.L. et Hanoi ont laissé le gouvernement de Saigon se déconsidérer aux yeux de l’opinion, ils les méprisent ouvertement et soufflent la solution aux Américains. Avant de pouvoir former un gouvernement de transition à Saigon, il y aura une autre transition celle du « cabinet de la paix ». Les Américains doivent se rendre à l’évidence que personne ne peut empêcher les maquisards de parler en leur nom propre et de le dire sans se confondre avec Hanoi.
Déclaration du mouvement de libération nationale de la Palestine
La détermination du peuple palestinien à reconquérir son territoire national crée une situation nouvelle au Moyen-Orient. L’action révolutionnaire engagée par le Mouvement de Libération Nationale « FAT’H et son avant-garde armée « EL-ASSIFA » témoigne de la volonté du peuple palestinien de libérer par la lutte armée les territoires conquis et colonisés par Israël.
57ème Congrés National de L’U.N.E.F., Marseille
Bilan de l’action du bureau depuis son élection au Congrès de Lyon. Analyse du mouvement étudiant avant et après Mai. Mouvement étudiant et mouvement ouvrier.
De Fouchet à Faure une même politique
Le sous titre de l’article : l’adaptation de l’Université aux besoins du grand patronat donne le ton. L’université est intimement liée au contexte socio économique global du pays. Mais c’est aussi une vieille institution dont les décisions sont centralisées, dont le fonctionnement est hiérarchisé et rigide et qui ne peut que très difficilement s’adapter aux demandes et à la concurrence internationale. Ainsi apparaissent les raisons profondes des échecs successifs des diverses tentatives de réformes, du Plan Fouchet… à la loi Faure, sans oublier les propositions des colloques de Caen et d’Amiens.