Coup d’arrêt à la privatisation des services publics
Donner un coup d’arrêt à la privatisation des services publics est le deuxième dossier ouvert par le PSU dans le cadre de la campagne pour les élections présidentielles. Il est présenté par Robert Chapuis à la presse le 13 Mai 1974. Le secteur public devrait avoir pour objectif un rôle moteur pour l’emploi et l’exportation. Il devrait tout faire pour favoriser le développement industriel sur des objectifs d’aménagement égalitaire du territoire. C’est dans ce sens que le PSU privilégierait la création d’entreprises régionales. Il souhaiterait, par ailleurs, définir une politique tarifaire des services publics mieux contrôlée et un financement des investissement des services publics dans le cadre des priorités arrêtées par le Plan avec une suppression des sociétés de financement. Il estime que personnels et usagers doivent avoir droit à l’information et propose la régionalisation des décisions en matière d’emplois.
D’autres dossiers ont été présentés à la presse : Avortement et libération des femmes, l’école, la santé, l’énergie, l’informatique.
Une politique étrangère progressiste
La campagne électorale pour les élections présidentielles n’a pas abordé la politique étrangère. Robert Chapuis a ouvert devant la presse une série de dossiers sur les questions auxquelles il faudra trouver une réponse au lendemain des élections. La réalité de 1974 dans les trois secteurs essentiels qui conditionnent l’action internationale d’un pays est marqué de l’empreinte de Giscard qui a donné aux responsables des firmes multinationales tous les pouvoirs. Giscard propose d’intégrer la France dans un ensemble atlantique qui supprimerait toute indépendance nationale. Le PSU propose de construire l’Europe et ouvre le débat pour créer des solidarités réelles au-delà d’une simple union douanière qu’est l’Europe aujourd’hui. Le PSU veut créer une communauté de travail dans laquelle les droits politiques et syndicaux seraient les mêmes pour tous les ressortissants de la C.E.E.. Il souhaite faire l’inventaire de la dépendance technologique actuelle de l’Europe et propose la création d’un organisme européen de l’énergie sur des objectifs communs. Il demande la préservation du secteur public et la coordination des politiques européennes en matière d’achats.
Demain la gauche, de nouvelles orientations économiques
Demain, le 19 Mai 1974, si la gauche accède au pouvoir, il lui faudra proposer de nouvelles orientations économiques face à la crise. C’est sur le front économique que la gauche jouera, en grande partie, son avenir. Ces orientations ne prendront tout leur sens — et leur efficacité — que si elles s’appuient sur une puissante mobilisation populaire et une capacité de contrôle suffisante des travailleurs. La lutte contre la spéculation financière est une priorité. Des propositions sont à faire pour relancer l’économie, sans alimenter l’inflation. Il faudra soutenir l’emploi, défendre le pouvoir d’achat, favoriser l’épargne populaire et également, poursuivre la recherche pour assurer au pays une indépendance énergétique et technologique.
Présidentielles, le passé et l’avenir
Pour les Présidentielles, le choix est bien désormais entre le passé et l’avenir. Et cet avenir, Giscard d’Estaing et la coalition qui le soutient ne sont pas en mesure de l’affronter. Un pays comme la France ne peut aujourd’hui affronter les difficultés considérables qui nous attendent sur le plan économique, amorcer les transformations sociales essentielles qui lui sont nécessaires, que s’il choisit la voie de la maîtrise consciente de son avenir. Car l’avenir est aujourd’hui à gauche. Si François Mitterrand est élu, il y aura une plus grande influence, une meilleure expression des intérêts ouvriers et populaires. Il sera dès lors possible de répondre aux difficultés et aux crises avec l’appui et la mobilisation de ceux qui en ressentent directement les effets. Pour éviter le pire, pour garantir la croissance et la démocratie, il faut un autre développement, un autre pouvoir. Pour entrer dans cette voie sur une base effectivement majoritaire (celle du pays et pas seulement celle du corps électoral) il faut que François Mitterrand soit élu le 19 mai. C’est pourquoi le P.S.U. lance un dernier appel, avant qu’il ne soit trop tard, à tous ceux qui hésitent encore pour qu’un avenir socialiste soit possible.
Présidentielles, les conditions de la victoire au 2ème tour
Après le 1er Tour des Présidentielles, il est possible d’espérer la victoire de la gauche sous certaines conditions. Jean Le Garrec affirme qu’une des conditions est de créer la jonction entre la lutte sociale et la lutte politique. Le dernier conseil national du PSU a lié étroitement deux objectifs : tout faire pour la victoire de la gauche et tout faire pour que cette victoire ouvre de réelles perspectives aux luttes des travailleurs. Aussi les comités mis en place au cours de la campagne devront rester des structures de luttes unitaires après les élections pour le combat anticapitaliste qui s’engagera.
Dans ce même esprit, Robert Chapuis alerte les forces de gauche sur « les conditions de la victoire » et Michel Rocard rappelle que la gauche a une chance à saisir pour éviter de revenir à une situation connue et qui sera amplifiée par une victoire de la droite.
Le PSU et les élections

Les élections mobilisent le PSU qui concentre tous ses efforts pour la victoire de la gauche. Le socialisme autogestionnaire, sur lequel repose le projet politique du PSU est une réponse au mouvement social qui se développe dans le pays sous l’effet des mutations imposées par le développement du capitalisme. L’avenir de la victoire de la gauche dépend de la capacité d’union des forces populaires. La campagne du PSU s’effectue à travers deux millions de tracts, 100 000 affiches, un tirage renforcé de Tribune Socialiste et des centaines de meetings et réunions. Les thèmes de campagne se font autour de la lutte pour le contrôle ouvrier et populaire et les mesures à prendre au lendemain de la victoire. Le PSU propose un programme d’action pour la gauche au pouvoir. Robert Chapuis s’adresse en tant que Secrétaire National du PSU à la presse ce 29 Avril 1974. Le Bureau national appelle pour le meeting Chapuis-Rocard-Piaget.
Sur les sociétés pétrolières opérant en France… Rapport de la commission d’enquête parlementaire.
Cote : PETR
RAPPORT fait au nom de la Commission d’enquête parlementaire sur les conditions financières et fiscales dans lesquelles les sociétés pétrolières opérant en France approvisionnent le marché français et y assurent la distribution des différents produits pétroliers, et sur leurs rapports avec l’Etat.
Présentation par Julien SCHVARTZ
1974
17,5 x 11 cm, 255 p.
Union générale d’éditions Collection 10/18
La justice militaire. Ce qu’il faut savoir
Cote : PSU-BROCH ARMÉE
(Dessins de Cabu)
21 x 14 cm, 32 p.
La France militarisée
Cote : BRAC
• Un Mirage IV coûte 36 millions de francs. • Un sous-marin atomique lance-engins (sans les engins) coûte 98 millions de francs. • La France est au troisième rang du palmarès des ventes d’armes à l’étranger après les Etats-Unis et l’U.R.S.S. • Pourquoi la construction aéronautique militaire est-elle confiée aux entreprises privées ? • Pourquoi la construction aéronautique civile est-elle confiée aux entreprises d’Etat ? • Armement, force nucléaire, vente d’armes à l’étranger : une logique les unit. Conséquences : Une FRANCE MILITARISÉE.
BRACHET Olivier, PONS Christian, TACHON Michel
1974
18 x 12 cm, 96 p.
Editions du Cerf
Les cadres et le socialisme. Colloque organisé les 1 et 2 décembre 1973
Cote : CADR
Lucien Liou, Pierre Beregovoy, Michel Gouilloud, JM Borzeix. Discours aux cadres par François Mitterrand
1974
21 x 15 cm, 90 p.
Socialisme et entreprise
Prague au coeur
Cote : DAIX
Au camp de concentration de Mauthausen en 1944, Pierre Daix rencontre des communistes tchécoslovaques dont certains dont certains vont devenir les protagonistes de l’histoire de leur pays dans le quart du siècle qui suit. Au printemps 1947, accompagnant Charles Tillon, alors ministre, en 1950 comme envoyé du PCF, Pierre Daix verra ces hommes au pouvoir et le socialisme qu’ils veulent construire. Mais quand il revient en 1951, entre deux avions, la plupart d’entre eux sont déjà suspects ou arrêtés. En 1967, Pierre Daix sera de nouveau à Prague pour y voir se préparer le retour aux sources de la révolution socialiste qui va prendre le nom de Printemps de Prague. Il en vivra les moments décisifs jusqu’à la veille de l’invasion. Il reviendra encore une fois, sous l’occupation,en mars 1969, juste avant la chute de Dubcek.
DAIX Pierre
1974
18 X 11 cm, 318
Editions 10 /18
Les ouvriers en grève. France 1871-1990 (2 tomes)
Cote : PERR
TOME I PREMIERE PARTIE : LE MOUVEMENT DES GREVES Chapitre I. Les sources de l’histoire des grèves et leur évolution au 19e siècle. Contribution à l’étude de la sociologie empirique Chapitre II. La croissance des grèves de 1864 à 1914. Essor et déclin de la grève Chapitre III. Les grèves de 1864 à 1890. Analyse diachronique Chapitre IV. Les fluctuations des grèves et leurs facteurs. Recherches sur la psychologie des grévistes Chapitre V. Les obstacles à la rationalité économique de la grève SECONDE PARTIE : COMPOSANTES DES GREVES Chapitre I. L’ouvrier consommateur Chapitre II. Revendications et griefs Chapitre III. Sociologie des grévistes TOME II TROISIEME PARTIE : LE COURS DE LA GREVE Chapitre I. Le déclenchement des grèves Chapitre II. La conduite de la grève : les organisations Chapitre III. La conduite de la grève : les meneurs Chapitre IV. Méthodes de grève Chapitre V. Participation à la grève : grévistes et « fainéants » Chapitre VI. La vie matérielle des grévistes. La question des secours Chapitre VII. La vie collective des grévistes. Le geste : manifestations et violences Chapitre VIII. La vie collective des grévistes. La parole : réunions et discours Chapitre IX. Dénouement
PERROT Michelle
1974
24 x 16 cm, 900 p.
Mouton
La leçon d’Althusser
Cote : RANC
Quand un marxiste rencontre un autre marxiste, que peuvent-ils aujourd’hui se raconter – et nous apprendre? Ce livre s’interroge sur la leçon que le philosophe communiste Althusser donne à son confrère John Lewis. Qu’est-ce que la philosophie marxiste universitaire peut nous dire et doit nous taire de l’histoire dont elle est l’héritière ou la contemporaine? Du stalinisme et de la déstalinisation? De la dénonciation maoïste de l’U.R.S.S., de la Révolution culturelle et de Mai 68 ? Comment prend-elle sa place dans cet après-Mai 68 où le discours de l’ordre doit s’exprimer dans le langage de la subversion ? SOMMAIRE I. Leçon d’orthodoxie : Où le M. L. enseigne à John Lewis que les masses font l’histoire II. Leçon de politique: Comment les philosophes ne devinrent pas rois III. Leçon d’autocritique : La lutte des classes se déchaîne dans la théorie Appendice IV. Leçon d’histoire: Les méfaits de l’humanisme V. Un discours à sa place VI. Pour mémoire: Sur la théorie de l’idéologie (1969)
RANCIÈRE Jacques
Bon
1974
17,8 x 10,8 cm, 288 p.
Gallimard
Communismes au miroir français. Temps, cultures et sociétés en France devant le communisme
Cote : KRIE
Lue séparément, chacune de ces études sur le communisme en France depuis cinquante ans se situe au même moment particulier d’une même expérience historique concrète : celui où deux phénomènes – événements, cultures ou groupes -, jusque-là extérieurs l’un à l’autre, se trouvent tout à coup connectés. I l s’agit donc tantôt des réactions de l’opinion à la Révolution de 1917, du P.C.F. dans la France de la Libération ou de ce « système d’agression contrôlé» que le Parti a établi avec le pouvoir gaulliste ; tantôt de l’analyse du vocabulaire stratégique du « front unique », des thèmes de l’ouvriérisme ou, dans une étude appelée à devenir classique, de la version thorézienne du culte de la personnalité ; tantôt de l’étude du micromilieu chinois en France dans les années d’après guerre d’où sortiront plusieurs des leaders révolutionnaires, ou encore des affinités spéciales qui unissent le Parti et les juifs, ou le judaïsme et le gauchisme. Pourquoi la France a-t-elle marqué une réceptivité spécifique, considérable et toutefois limitée, au phénomène communiste ? Pourquoi la greffe bolchevique, pratiquée au Congrès de Tours en 1920, a-t-elle fini par s’adapter au corps national français, non sans provoquer en même temps de nombreuses et durables manifestations de rejet ? C’est la question qui donne son unité à ce recueil, parce qu’elle est au centre de toute l’œuvre de l’auteur, depuis son importante thèse sur Les Origines du Parti communiste français (Mouton, 1962) jusqu’à son récent essai d’ethnographie politique, Les Communistes français (Seuil, 2″ éd., 1972).
KRIEGEL Annie
1974
22,5 x 14 cm, 253 p.
Gallimard
Le socialisme dans un seul pays
Cote : BOUK
Les différents Etats ouvriers connaissent aujourd’hui des évolutions divergentes entre eux, et contradictoires au sein de chacun d’entre eux. Sans chercher à lire chacune de ces politiques à travers les lunettes de la révolution russe, reste celle-ci : l’expérience privilégiée de devenir d’une révolution victorieuse, tant du point de vue des tendances à la restauration du capitalisme que de celui de la dégénérescence bureaucratique. Boukharine est à la croisée de ces deux tendances. «Enfant chéri du parti», dirigeant de la faction « gauche » en 1918, il porte la responsabilité historique de la politique petite-bourgeoise de 1925 à 1928 à laquelle Staline répond à sa manière en précipitant la dégénérescence bureaucratique. Comprendre Boukharine aujourd’hui, c’est comprendre comment une direction révolutionnaire, incapable de maîtriser les conditions nées de la victoire, fait le lit de la réaction bourgeoise ou bureaucratique. C’est aussi apprendre à maîtriser ces conditions et à y répondre révolutionnairement.
BOUKHARINE
1974
17,7 x 10,7 cm, 437 p.
UGE 10/18
Ouverture du ghetto étudiant. La gauche étudiante à la recherche d’un nouveau mode d’intervention politique (1960-1970)
Cote : MAUP
Comment s’est forgé, au long des années 60, le mouvement étudiant qui allait jouer un rôle actif en mai-juin 1968 et contribuer à un ébranlement institutionnel et social remarquable ? Une recherche sur ce passé n’a pas seulement un intérêt historique s’il est vrai qu’aujourd’hui, ni les groupes politiques, ni les syndicats étudiants ne parviennent à mobiliser durablement une base étudiante pourtant plus menacée que jamais et aussi sensible qu’hier à la conjoncture politique et sociale. Ce livre, qui s’appuie sur un nombre important de documents et de témoignages de militants, montre comment, au travers d’une série d’étapes, d’essais et d’erreurs, de périodes de flux et de reflux, un mouvement inédit prit forme, dont la logique est évoquée par le titre : « Ouverture du ghetto étudiant ». Cette formule vise à rendre compte de trois éléments de transformation : l’abandon, par les militants, de leur rôle traditionnel d’intellectuels-politiciens ; leur renonciation à la notion d’intérêts proprement étudiants à défendre dans le cadre d’un syndicat ; enfin leur volonté de conserver, tout en les partageant avec les travailleurs, les pratiques de critique du savoir et de lutte idéologique auxquelles ils s’étaient entraînés depuis plusieurs années dans le cadre de leurs études à l’université. NICOLE de MAUPÉOU-ABBOUD Chargée de recherches au C.N.R.S., l’auteur qui participe au groupe de sociologie du travail a publié en 1968 une étude très remarquée sur les jeunes ouvriers de la Région parisienne : « Les blousons bleus » (Armand Colin).
MAUPEOU-ABBOUD Nicole de
1974
21,5 x 13,8 cm, 388 p.
Anthropos
La petite bourgeoisie en France
Cote : BAUD
Qui sont, aujourd’hui en France, les petits bourgeois ? Combien sont-ils ? A quels critères objectifs peut-on les reconnaître ? On ne peut définir scientifiquement les petits bourgeois français d’aujourd’hui sans définir les rapports qui les distinguent et les opposent aux autres classes de la société : bourgeoisie, prolétariat, paysannerie travailleuse. Parmi tous les rapports sociaux qui divisent et opposent des classes, les rapports sociaux de production sont déterminants. Il s’agit donc de définir d’abord la place qu’occupent aujourd’hui les petits bourgeois dans ces rapports capitalistes de production. La place qu’ils y occupent les fait bénéficier d’une rétrocession de plus-value sous des formes diverses : bénéfice commercial, avantages liés à l’exercice d’une profession salariée dans l’appareil d’Etat ou à la détention d’une compétence technique rare, scientifique, juridique, etc. La petite bourgeoisie constitue-t-elle pour autant une classe aujourd’hui en France ? Elle n’est ni un magma informe et nébuleux de privilégiés individuels, ni une classe aussi structurée et unifiée que la classe ouvrière. On peut distinguer aujourd’hui trois fractions de classe : — la petite bourgeoisie commerçante de biens et de services; — la petite bourgeoisie d’encadrement des compromis d’Etat; — la petite bourgeoisie d’encadrement de l’appareil économique capitaliste. Chacune de ces fractions petites bourgeoisies se caractérise par des positions de classe spécifiques qui les distinguent à la fois de la bourgeoisie et du prolétariat et peuvent aussi les opposer entre elles. On peut sur ces bases recenser 3.500.000 actifs petits bourgeois en 1968. (Cahiers libres 270-271)
BAUDELOT Christian, ESTABLET Roger, MALEMORT Jacques
1974
22 x 13,6 cm, 305 p.
François Maspero
Le nouveau Léviathan 4. Les échanges socialistes
Cote : NAVI
1. Pour une théorie des échanges – Les échanges dans la perspective de transition au socialisme chez Marx – Le marché socialiste et ses contradictions pratiques – La formalisation des relations d’échange 2. La planification comme opération et expérience – Rationalité et optimum – Le plan contre le marché et avec le marché – Comment planifier les besoins et les usages – Le plan et le temps 3. Accumulation, croissance et transition 4. Les échanges entre socialismes d’Értat
NAVILLE Pierre
1974
22 x 13,8 cm, 531 p.
Anthropos
Les documents du complot ITT. Les documents de Jack Anderson
Cote : CHIL
Souvent cités, mal connus, les documents sur le complot d’I. T. T. contre le Chili populaire n’avaient encore jamais été rassemblés en édition française. Rendus publics par le célèbre journaliste américain Jack Anderson, ils décrivent en détail, de l’intérieur, les tentatives faites par I. T. X. et la C. I. A. pour empêcher Salvador Allende d’arriver au pouvoir, entre septembre et novembre 1970. Ils apportent un témoignage précis et irremplaçable sur les relations entre une des principales sociétés multinationales et le gouvernement des Etats-Unis, leurs motivations, leurs incertitudes et leur incroyable manipulation des peuples et des hommes. Bref, ils jettent une lumière crue sur les réalités concrètes et les mécanismes de l’impérialisme. Ce sont les mêmes plans qui, étoffés, mûris, mieux préparés que les efforts infructueux d’octobre 1970, aboutiront au coup d’Etat de Pinochet : par-delà leur valeur historique, ces documents peuvent donc nous aider dans le combat qui nous unit à la Résistance chilienne, dont nous partageons la lutte comme nous avons partagé son espérance. Jack Anderson, ancien missionnaire mormon et ancien officier de marine, est l’un des plus connus des journalistes américains. Lauréat du Prix Pulitzer, il s’est fait une spécialité de dévoiler des documents secrets, comme ceux d’I. T. T. qu’il rendait publics les 21 et 22 mars 1972. La traduction et la présentation sont de Jean-François Merle, de la rédaction de Tribune socialiste. .
Traduction et présentation : Jean-François MERLE
1974
21 x 13,4 cm, 118 p.
Syros
I Fumetti di Unidad Popular
Cote : FUME
Uno strumento di informazione popolare nel Cile di Allende
Prefazione di Umberto Eco
1974
21 x 15,5 cm, 160 p.
Celuc
Histoire de l’URSS. Tome III L’URSS en guerre (1939-1946)
Cote : ELLE
Plus de vingt millions de morts, la partie la plus riche du pays occupée et détruite, tel est le bilan tragique de la Deuxième Guerre mondiale pour l’Union soviétique. C’est cependant sur elle que reposa, des années durant, le poids principal de la guerre. Malgré les épreuves et les premières défaites, les peuples de l’Union soviétique tinrent tête à Hitler. Eclatante démonstration de force du régime socialiste alors que partout en Europe occupée la bourgeoisie collaborait avec Hitler. Pourquoi dut-elle signer le pacte germano-soviétique et quelles en furent les conséquences ? Quelles furent les étapes de la guerre ? Comment comprendre le double caractère complémentaire de celle-ci, révolutionnaire et patriotique ? Quelles en furent les conséquences ? C’est à ces questions que Jean Elleinstein tente de répondre.
ELLESTEIN Jean
1974
17,5 x 11 cm, 238 p.
Éditions sociales
Chili 1970-1973. Un peuple en lutte
Cote :
Présentation générale : Cette brochure est le fruit d’un travail collectif, composé de contributions diverses, de militants du P. S. U. qui, tous, sont allés au Chili sous l’Unité Populaire. Leur voyage militant, organisé par Découverte et Culture, les contacts multiples qu’ils ont pu avoir là-bas, les travaux théoriques, les révolutionnaires chiliens, quelle que soit l’organisation à laquelle ceux-ci appartiennent, se reflètent directement dans les analyses proposées. Ce qui signifie donc que le travail ne se prétend pas définitif et encore moins complet. Il se veut une contribution qu’on pourrait presque dire élaborée sur le terrain même de la lutte avec ses limites et aussi ses avantages. Cela permet de mieux percevoir comment des militants français se sont directement sentis concernés par l’expérience de l’Unité Populaire ; cela permet aussi de mieux comprendre la profondeur de notre solidarité aujourd’hui face au fascisme ; cela permet enfin de saisir l’importance littéralement vitale des leçons — de toutes les leçons — que nous devons tirer de cette expérience et de la fin tragique qu’elle a connue. Cette brochure se veut être une contribution proposée aux militants qui, en France, dans toutes les organisations de gauche et d’extrême-gauche cherchent à réfléchir à partir d’une analyse non dogmatique du processus chilien pour pouvoir assurer la victoire des travailleurs en France. Pour un tel enjeu on ne gagne rien à la précipitation ni à la politique de l’autruche. Bernard RAVENEL. P. S. — Les limites de cette brochure s’expliquent, en partie, par l’existence de deux autres brochures qui la complètent. La première c’est celle qui fut élaborée par la commission internationale du P. S. U. en novembre 71 qui s’intitule « CHILI, voie électorale et ou lutte armée »; la deuxième est la brochure plus récente du « Comité de soutien à la lutte révolutionnaire du peuple chilien » : « Chili, l’affrontement de classes ». Il faut y ajouter le numéro spécial de Critique Socialiste (mars 1974) consacré au Chili.
Collectif Chili PSU
1974
21 x 13,5 cm, 108 p.
Syros
Premier congrès de l’Internationale communiste (2-6 mars 1919)
Cote : INTE
« La portée universelle de l’Internationale communiste est d’avoir commencé à mettre en pratique le plus grand des mots d’ordre de Marx, […], le mot d’ordre de dictature du prolétariat »… « Sa mission — appliquer, traduire dans la vie les préceptes du marxisme et réaliser l’idéal séculaire du socialisme et du mouvement ouvrier —, ce trait éminemment caractéristique de cette Internationale s’est révélé d’emblée par le fait que la nouvelle, la troisième « Association internationale des travailleurs » coïncide dès maintenant, […] avec la Russie soviétique. » C’est ainsi que, dès sa fondation, au lendemain du carnage, fruit de la barbarie et de la décadence capitaliste, Lénine définissait l’Internationale communiste, inséparable de la Révolution russe, héritière des luttes contre l’opportunisme et le social-chauvinisme — faillite de la Deuxième Internationale — et traduisant enfin les aspirations ouvrières à réorganiser le monde. Telle est la toile de fond du Premier Congrès, sur quoi viennent se greffer les discussions passionnées sur l’opportunité de la fondation de la nouvelle Internationale, les interventions des délégués dont le sérieux et l’enthousiasme, mais aussi parfois la candeur contrastent vivement avec la profondeur et la qualité des textes des dirigeants bolcheviques, les Thèses de Lénine, le Manifeste de Trotsky, la Plate-forme d’Eherlein et Boukharine, etc. C’est assez souligner le rôle primordial que l’I.C., bien que recouvrant des réalités différentes, a joué dans l’histoire du mouvement ouvrier et révolutionnaire, dans l’histoire du monde, tant à travers sa brève existence — sa dissolution en 1943 ne faisait qu’officialiser une mort réelle bien antérieure — que par son héritage stalinien. Pourtant, son histoire est mal connue. On se demande toujours avec Victor Serge pourquoi « cette étoile qui brillait au ciel d’Orient s’est éteinte si vite dans le cœur des hommes sans avoir, même de loin, répondu aux espoirs dont elle avait été chargée par des millions ».
BROUÉ Pierre (Présentation et introduction)
1974
24 x 16 cm, 307 p.
EDI (Etudes et documentation internationales)
Le mouvement ouvrier français. II – Efforts pour créer le parti de classe
Cote : MARX
Du dialogue des vivants avec leurs morts est né le programme historique de toute la classe ouvrière. Par leurs luttes, leur sang & leurs larmes, nos ancêtres de classe ont inauguré le combat révolutionnaire & ont tracé pour l’actuelle génération aussi la voie classique qui mène jusqu’à la conquête révolutionnaire du pouvoir d’Etat. – La Première Internationale de Marx-Engels & les sections françaises. – Le parti la Commune de Paris – La création du parti ouvrier moderne en France
MARX Karl, ENGELS Friedrich
1974
18 x 11 cm, 182 p.
FM / petite collection maspero
Le mouvement ouvrier français. I – Tactique dans la révolution permanente
Cote : MARX
Les batailles de préparation révolutionnaire. Les tentatives héroïques pour conquérir le pouvoir en 1848 & 1871. Les luttes pour l’organisation du prolétariat en classe, donc en parti, pour son érection en classe dominante par la conquête du pouvoir d’Etat. Textes inédits, traductions & notes de Roger Dangeville Les plébéiens de 1789 (praxis révolutionnaire) & les utopistes (idéologie socialiste) Marx-Engels & les babouvistes, les sociétés secrètes Le parti socialiste démocrate 1848 : la révolution permanente en France & à l’échelle internationale Les blanquistes.
MARX Karl, ENGELS Friedrich
1974
18 x 11 cm, 182 p.
FM / petite collection maspero
Assises du socialisme. Pour le socialisme
Cote : SOCI
Table des matières INTRODUCTION 7 Projet de société : « Pour le socialisme ».. 13 Une société dans l’impasse, 14. — Le socialisme à l’ordre du jour, 24. — Une stratégie pour vaincre, 37. Séance du samedi 12 octobre (matin) …. 47 André Jeanson, 49. — François Mitterrand, 50. — Michel Rocard, 56. — Jacques Chérèque, 61. — Louis Mermaz, 65. — Yves Le Foll, 67. — Marcel Viot, 69. — Georges Sarre, 71. Carrefours « Militer pour le socialisme » .. 75 Agriculture, 80. — Armée-défense, 84. — Cadre de vie, 87. — Consommation et modèle de développement, 91. — Education, formation permanente, culture, 95. — Entreprises, 97. — Information, 101. — Justice et Libertés publiques, 105. — Régions et collectivités locales, 108. — Santé, 111. — Femmes, 114. — Immigrés, 117. — Gala des Assises, 120. Séance du dimanche 13 octobre (après-midi). 121 Régis Debray, 123. — Jean-Pierre Cot, 126. — Claude Germon, 129. — Jean Le Garrec, 131. — Jean Poperen, 133. — Robert de Caumont, 137. — Philippe Warnier, 140. — Gérard Fuchs, 141. — Lionel Jospin, 144. — Gilles Martinet, 146. — Pierre Bérégovoy, 14’9. — François Soulage, 152. — Gérard Delfau, 155. — Irène Charamande, 158. — Pierre Héritier, 158. — Jacques Julliard, 161. — Robert Chapuis, 165. — Pierre Mauroy, 169. — Gaston Defferre, 173. Déclaration finale 177 Revue de presse 181 Liste du comité d’organisation et des animateurs des Assises . 197
1974
20,5 x 13 cm, 198 p.
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