Institut
tribune
socialiste

Centre
Jacques
Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Tribune Socialiste n°632 – 1er novembre 1974

Pour lancer le débat : 9ème congrès national du PSU

Préparation du 9ème congrès Tribune Socialiste N° 632, 1er Novembre 1974

Pour lancer le débat et préparer le 9ème Congrès National du PSU, la Direction Politique Provisoire propose d’ouvrir la discussion à l’ensemble du Parti sur les principales questions qui se posent à tous les militants afin de déterminer l’orientation du Parti. En premier lieu, il faut définir les conditions concrètes d’une stratégie populaire anti-capitaliste. Il faut également préciser le rôle du PSU, dans le contexte du programme commun initié par le parti socialiste, et promouvoir un rassemblement populaire autour de la classe ouvrière sur l’axe du contrôle et de l’autogestion. Enfin il faut engager la préparation d’un programme qui prenne appui sur les luttes des travailleurs.

La Commission d’organisation du Congrès, ratifiant les propositions de la Direction Politique Provisoire, a fixé la date du 9ème Congrès aux 14,15 et 16 Décembre 1974.

Grève aux P.T.T., tous les travailleurs sont concernés

Couverture TSN°635,Novembre 1974Après l’O.R.T.F., c’est le tour des P.T.T. et de Télécom : démantèlement, privatisation, remise en cause du statut. Il faut dire que depuis longtemps la pieuvre capitaliste s’intéresse aux P.T.T. : participation des banques aux investissements du téléphone et création de compagnies privées de développement, embauche de contractuels et présence de 100 000 auxiliaires dans les P.T.T., installation du contrôle de gestion pour rendre rentables les P.T.T. , pénurie d’effectifs qui empêche le service public de fonctionner correctement, jetant ainsi le discrédit sur ce secteur. Après la grève, les propositions du Ministre ont été rejetées car ce n’est pas en cédant des miettes que le mouvement pouvait être désamorcé. La grève des P.T.T est relayée par la lutte des cheminots, des électriciens et gaziers, il est le point névralgique de la combativité ouvrière. Faire l’unité dans les P.T.T et la fonction publique, maintenir l’action, la renforcer en organisant des rencontres entre les différents secteurs menacés, organiser des meetings communs est l’épreuve de force engagée contre le pouvoir. C’est une lutte qu’il faut gagner sous peine de décourager tous les travailleurs.

Le patronat veut gérer la crise

Début Octobre le patronat, au cours de ses Assises, a analysé la crise économique et a tenté d’élaborer une stratégie pour la gérer au mieux de ses intérêts. Le changement de la situation économique a été brutal après une année de larges profits en 1973. La récession mondiale a compromis la stratégie de production et de profit et a créé de larges disparités selon les secteurs, tant sont contradictoires les intérêts en jeu. Cette diversité de situations et de stratégies patronales doivent être prises en compte dans les mots d’ordre lors de conflits sociaux. Il est difficile de se contenter de slogans pour défendre le pouvoir d’achat quand une entreprise licencie massivement. La logique du patronat est avant tout d’accroître la capacité de production et donc d’investir pour financer les nouveaux équipements nécessaires à la production. Il lui faut donc de larges profits, des crédits importants et bon marché et parfois même des aides de l’Etat. Dans cette optique, le patronat s’oppose à toute réglementation sur le droit de licenciement et préfère maintenir une réserve de chômeurs disponible selon les besoins. Le patronat ne veut, malgré tout, pas d’intervention dirigiste de l’Etat et se méfie de l’idéologie de la croissance ralentie.

Le “Mai” des banques

Cote : CFDT

Les auteurs-acteurs qui relatent la grève de 1974 sont militants CFDT Première partie LA PROFESSION BANCAIRE Deuxième partie LE “MAI” DES BANQUES PRINTEMPS 1974 La grève à la Banque de France Le démarrage du conflit dans les autres banques Le Gouvernement et le Pouvoir Le patronat Les modes d’action Popularisation Les provocations Le règne des inégalités Les résultats de la grève Troisième partie Les GREVES DANS LA BANQUE, CHRONOLOGIE

MOUSSY JP – GEGOT G. – DELANGRE A. – LANGLOIS A. – MIGNOT D. – VIDAL R.
1974 octobre
21 x 13,5 cm, 100 p.
Syros

Coopération ou néo-colonialisme ?

Cote : PSU-DOC

Série Dossier militant – la dimension internationale des luttes 1. Le colonialisme à la française 2. 1958 et le stratagème gaulliste : la décolonisation conservatrice 3. 1960-1974 : l’art de s’en aller pour mieux rester 4. Le sens des mots 5. Coopération, socialisme et autogestion

070 / 071 / 072
1974 – Octobre
29,7 x 21 cm, 36 p.

Tribune Socialiste n°631 bis – 22 octobre 1974

Déclaration de la Direction Politique provisoire

La déclaration de la Direction politique provisoire insiste sur l’urgence à envisager une offensive face à l’action du gouvernement qui laisse monter les prix à la consommation, organise l’inflation et permet la concentration du capital autour de quelques ensembles industriels et financiers. Face à l’abandon de la politique nationale dans les secteurs de pointe au profit de solutions immédiatement rentables, la DPP rappelle que la seule réponse efficace aujourd’hui est une action de masse résolument anti-capitaliste avec « toutes les forces populaires ». C’est pourquoi le PSU appelle les travailleurs et leurs organisations politiques et syndicales à mettre en commun leurs moyens d’action pour que s’affirme à tous les niveaux la volonté populaire contre la politique du régime et des patrons. Les actions pour l’emploi ou contre la dégradation du niveau de vie ne peuvent être dissociées de l’action politique. Il appelle à développer l’action de masse sur les questions les plus sensibles : immigration, armée, loi sur l’avortement, réforme scolaire.

Interviews après le Conseil National d’Orléans

Le Conseil national d’Orléans est l’occasion pour les membres de la Direction politique provisoire de faire le point sur l’avant et l’après conseil après de nombreux mois difficiles, et de réaffirmer les orientations de Toulouse en leur donnant vie. Si Michel Mousel rappelle l’importance de la décision de non fusion PSU-PS il ajoute que le parti prend solennellement l’engagement d’un dialogue libre et ouvert au sein du parti. André Barjonet insiste sur les rapports à construire avec les syndicats et les partis dans le sens de la construction d’une unité populaire avec tous les travailleurs, notamment ceux qui luttent contre le pouvoir et le patronat. Charles Piaget assure que les idées d’autogestion et de contrôle ouvrier seront portées par un mouvement massif aux ramifications nombreuses, en prise réelle sur les luttes en cours. Il veut un parti de masse c’est-à-dire une organisation dont les militants sont directement engagés et ont une audience réelle sur leur lieu d’activité. En outre, ce parti doit permettre au courant autogestionnaire de s’exprimer publiquement, de se structurer, de se développer et de proposer des actions de lutte concrètes. Pour lui, seule l’unité d’action peut obliger le pouvoir à des reculs décisifs.

Le « projet de société » du PS et le Manifeste de Toulouse du PSU, Débat

Le document soumis aux Assises sous le titre de « Projet de société » se présente comme une synthèse. Synthèse entre Mai 68 et Mai 74, synthèse entre « les programmes des différentes formations de la gauche », qui tous, indiqueraient « la direction où il faut s’engager pour aller vers une société différente ». L’un des grands problèmes était d’introduire la stratégie antimonopoliste commune au PC et au PS sans toutefois abandonner toute référence à la stratégie anticapitaliste mise en avant dans le « Manifeste ».Victor Leduc explicite ce débat entre « projet de société » et « Manifeste de Toulouse ». Le texte « projet de société »est incompatible avec la dynamique des luttes les plus significatives pour le contrôle ouvrier et populaire, avec la revendication clé du Manifeste de Toulouse : le pouvoir aux travailleurs. Ce « projet de société » qui se veut la base idéologique de l’intégration dans la « nouvelle » force socialiste confirme que cette intégration passerait donc inévitablement par l’abandon des acquis essentiels du PSU, ce qui n’est pas admis par la majorité du PSU.

Le PSU exclu des Assises !

Le Comité d’Organisation des Assises du Socialisme a décidé, ce mercredi 9 octobre, de ne pas accepter en son sein la nouvelle direction du P.S.U., et d’interdire la participation aux Assises de ceux qui sont en accord avec la majorité du Parti. Cette décision a été appuyée par les représentants de la 3ème composante, et cautionnée, après quelques hésitations, par des représentants de l’ancien Bureau National. La majorité du Bureau National a expliqué que la participation aux Assises était liée à la possibilité d’un débat au sein des forces de gauche mais a toujours refusé « le projet de société », texte fondateur des Assises avec pour conséquence, sans aucun doute, l’intégration du PSU au sein du PS, ce qui entraîne son exclusion des assises du socialisme.

Les Assises du socialisme

Couverture de Tribune Socialiste N°631 Bis 22 0ctobre 1974

Les Assises du socialisme se sont tenues les samedi 12 et dimanche 13 octobre 1974 dans les salons de l’Hôtel PLM Saint Jacques à Paris. Il n’y a eu aucune remise en cause des structures du parti ni de sa stratégie. Le PS signifiera désormais « Parti des socialistes » dans lequel le rôle du leader est fondamental. « Parti, autogestion et pouvoir » sont les thèmes de ces Assises. Le ciment idéologique du parti, c’est théoriquement l’autogestion dont il fut beaucoup question. Le thème du pouvoir proche est un autre leitmotiv des Assises. Le problème principal c’est aussi la diversité, voire les contradictions entre les parties prenantes. Certains militants du courant majoritaire du PSU ont malgré tout participé à titre individuel aux Assises et à ses carrefours. Ils tenaient (et avec eux beaucoup de camarades de la 3ème composante) un langage bien différent de celui des militants du PS à ces divers carrefours et forums. Ainsi la véritable nature organisationnelle leur est apparue clairement et les comptes-rendus qu’ils feront à leur retour seront sans doute utiles pour une prise de conscience collective des intentions du PS au-delà de la nébuleuse des discours.

Assises, préparation des carrefours

« Assises : le Conseil au travail »

Les carrefours de discussions sont préparés au Conseil National des 5 et 6 Octobre 1974. L’objectif principal a été d’étudier la possibilité de propositions d’actions communes et de préciser sur chacune des questions abordées les points d’accord ou non des questionnaires de réflexion. Une intervention politique par le PSU est prévu au carrefour « entreprises »notamment sur la démocratie ouvrière, la remise en cause de l’autorité patronale et la nature des productions. Le questionnaire « Éducation, formation permanente, culture est très contesté car il ne correspond pas à celui qui avait reçu l’accord des représentants du PSU. Ce questionnaire fait l’objet de nombreuses mises au point.

Les problèmes monétaires internationaux

« De Nairobi à Champs-sur-Marne »

Les problèmes monétaires internationaux intéressent souvent peu de monde. Or ces questions sont des terrains de lutte et de contrôle auxquelles il est temps de s’intéresser car on ne peut pas laisser les spécialistes décider. Après une explication simple des mécanismes de la parité du dollar et de l’étalon-or, l’auteur montre que la crise monétaire internationale est la traduction de difficultés et des contradictions qui secouent le monde capitaliste. Car la monnaie fait partie intégrante d’un système social qu’elle reflète. La spéculation engendre aujourd’hui d’énormes profits, ce qui accroît d’autant le chaos monétaire. Il s’agit là d’une perversion du capitalisme qui est des plus dangereuse pour le système car elle menace l’investissement et la production.

Tribune Socialiste n°631 – 12 octobre 1974

Compte rendu du Conseil National d’Orléans

Couverture Tribune Socialiste N°629, supplément 28 Septembre 1974

« Un Conseil National difficile mais efficace »

Au Conseil National d’Orléans des 5 et 6 Octobre 1974, l’orientation politique du Bureau National a été majoritairement refusée et ce bureau devait démissionner. Une direction politique provisoire a été mise en place. Elle a été chargée d’assurer la continuité du parti et la préparation des Assises et du Congrès des 14 et 15 Novembre. L’unanimité s’est faite sur la participation aux Assises du P.S., en tant que participation à un débat sans intégration du PSU au PS. Adoption des motions  Chapuis, Leduc, Barjonet, Hercet et Rocard. En revanche, le courant « des assises » ne cautionne pas ce conseil et ne souhaite pas participer à la Direction Politique Provisoire.

Le Conseil national a tranché

« Ouvrir largement les portes du P.S.U »

Le conseil national a tranché sans ambiguïté et a repoussé la proposition de la Direction nationale qui souhaitait, par le biais de la participation aux Assises du socialisme, une intégration du PSU dans le Parti Socialiste. Les militants ont choisi de participer aux débats des Assises mais de préserver l’identité du Parti, marquée par le Manifeste de Toulouse, par l’affirmation d’un socialisme autogestionnaire et jouant pleinement son rôle dans la bataille contre le pouvoir. Les militants ont voté pour une Direction Politique provisoire qui a pour tâche essentielle d’ouvrir le PSU aux militants qui ne veulent ni du réformisme ni du modèle stalinien même rénové. Le parti doit devenir l’instrument politique avec lequel peuvent se développer les luttes pour le pouvoir aux travailleurs.

Titan-Coder veut vivre !

Les travailleurs de Titan-Coder veulent vivre et maintenir leur emploi. Ils se préparent à une lutte longue et difficile. Le 16 septembre encore, ils travaillaient quand la radio leur a appris brusquement que le tribunal de commerce mettait le groupe Titan-Coder en liquidation et se préparait à licencier les 2 700 travailleurs des quatre usines : Maubeuge, Villefranche et Marseille. Ils ont décidé à 82% du personnel une occupation combative, avec le souci constant de ne pas se laisser oublier et isoler : c’est ainsi que, dès la première semaine de grève, les Titan de Marseille ont organisé des actions fortes en ville, et dans les entreprises de la région. Après trois semaines d’occupation, l’affaire est toujours au point mort. Syndicats, partis de gauche, élus de la région, etc., demandent que la Régie Renault — avec la Saviem et en liaison peut-être avec Berliet — reprenne en charge ce secteur, avec une subvention de l’Etat. Sinon, c’est la vente totale de cette activité aux fabricants américains qui règnent déjà sur plus de la moitié du marché. Les ouvriers de Titan-Coder s’organisent en préparant des campagnes de popularisation de leur lutte et mobilisent leur branche professionnelle au plan régional et national en liaison avec d’autres professions.

Les Assises du socialisme, présentation et déroulement

Les Assises du socialisme ont été décidées au lendemain des élections présidentielles suite au constat convergent du PS, du PSU et de la CFDT de prendre les dispositions pour que ceux et celles qui se situent dans une perspective socialiste aient les moyens de lutter de manière concertée. Une rencontre des forces socialistes pourrait être efficace si elle jette les bases d’une action militante étroitement liée aux luttes sociales. Les Assises entendent bien ne pas être un simple colloque mais une étape qui devrait avoir un prolongement permettant d’envisager un projet de société fondé sur l’autogestion, une stratégie à mettre en oeuvre pour y parvenir et un projet militant dans le cadre d’actions liées aux luttes sociales. Un texte de réflexion servira de support de discussion et 12 carrefours de travail sont prévus.

Conseil National, questions – réponses

La préparation du Conseil National est l’occasion pour Robert Chapuis de demander à André Barjonet une explication sur son insistance à parler de la troisième composante et la nécessité d’un dépassement du PSU pour créer les conditions d’une force socialiste autogestionaire. André Barjonet répond que la question cruciale est avant tout de développer une stratégie unitaire de façon à faire en sorte que le ressenti profond des masses se transforme en luttes concrètes déterminantes. Il faut développer une pratique sociale effective. Robert Chapuis interroge également Victor Leduc sur l’avancée du courant socialiste autogestionnaire et du comment donner à ce courant un rôle déterminant au sein du mouvement ouvrier. André Barjonet et Victor Leduc interrogent également les positions défendues par Robert Chapuis.

Paysans, définitivement condamnés ?

Les paysans, notamment les petits producteurs et les éleveurs, subissent une dégradation rapide de leurs revenus et sont condamnés par le gouvernement et une politique agricole qui les menacent gravement. La crise actuelle est le résultat d’une soumission économique des producteurs aux industries d’amont et d’aval qui imposent leurs prix et mettent les régions en concurrence les unes avec les autres. Dans ces conditions les paysans sont condamnés à produire plus ou à partir. Il faut exiger des prix pour chaque produit qui prennent en compte les coûts de production réels et instaurer des compléments de prix pour tenir compte des disparités régionales. Il faut en outre, exiger un contrôle populaire sur les circuits de distribution entre les producteurs et les consommateurs afin d’éviter les multiples intermédiaires. Il semble urgent que les paysans s’organisent et coordonnent les initiatives à la base.

Tribune Socialiste n°629 – 28 septembre 1974 (supplément)

Tribune Socialiste n°629 – 28 septembre 1974

L’emploi c’est pas du luxe

« L’emploi c’est pas du luxe », un jeu de mots autour du paquebot de luxe « France « qui permet d’informer sur la crise de la marine marchande, de l’industrie du tourisme et des loisirs et de la question de la reconversion des industries, très coûteuses, comme le France ou Le Concorde. Le paquebot « France » est occupé par les salariés et bloqué dans le chenal du Havre. A terre, un Comité de Défense travaille pour défendre l’emploi au niveau régional et plus particulièrement dans la Marine Marchande. Le déficit de la marine marchande est actuellement de 20 millions de F par an et depuis 1960, la flotte commerciale française a perdu la moitié de ses emplois. Par ailleurs le marché des croisières, qui croit de 9% par an, pourrait lui aussi être réorienté du tourisme de luxe vers le tourisme social. La section P.S.U du Havre souligne la détermination des travailleurs et de la population havraise qui veulent faire échec à la suppression de 3 000 emplois. Elle s’associe et soutient les organisations syndicales et le comité de défense du Paquebot « France ».

Vers la crise ?

Est-il juste de craindre une crise économique et financière si on se limite au calcul du nombre de chômeurs ? Il semble qu’il faille aller plus loin dans l’analyse et noter que les difficultés présentes sont d’ordres économique et financier. L’inflation galopante menace les équilibres économiques et touchent fortement les petites entreprises. La politique gouvernementale de blocage du crédit lamine l’activité économique. A court terme les fermetures d’usines vont entraîner un ralentissement économique qui pèsera sur la croissance générale et menacera l’emploi. Le PSU dans son Manifeste de Toulouse a dénoncé cette impasse et a proposé une autre forme de développement qui tienne compte des nouvelles conditions mondiales de l’organisation économique. Sur le plan financier, la crise monétaire internationale aggravée par la question pétrolière peut entraîner une véritable crise des liquidités par la nécessité pour les banques de prêter à long terme des dépôts qu’elles ont reçus à court terme. Mais c’est l’impasse pétrolière de notre commerce extérieur qui constitue le plus grave danger. Elle est porteuse d’une grave crise de l’emploi si on ne se décide pas à modifier notre système de croissance.

Capitalisme et consommation

Cote : PSU-DOC

Série Dossier militant – les secteurs d’intervention 1°) Premières réflexions sur les problèmes de la consommation et les luttes à mener. 2°) Deux exemples de luttes : – Un « circuit court » qui en dit long ! – L’opération étiquetage, 3°) Comment s’y retrouver parmi les organisations 4°) Bibliographie 5°) Annexes : – Quelques données maîtresses sur le commerce en France – Les techniques de vente modernes.

067 / 068 / 069
1974 – Sept-oct
29,7 x 21 cm, 36 p.

Textes préparatoires du conseil national d’Orléans

Couverture Tribune Socialiste N°628, 23 septembre 1974

Les textes préparatoires au Conseil national d’Orléans vont au-delà du débat sur la participation ou non aux Assises du socialisme. Ces textes signés Robert Chapuis, Victor Leduc, André Barjonet constituent un ensemble de déclarations sur la nécessité et les conditions de l’unité populaire pour donner toute sa force au socialisme autogestionnaire. Ces déclarations sont en opposition à la majorité du Bureau national qui pensent que les Assises s’inscrivent dans une dynamique qui doit conduire à l’intégration du PSU dans une force socialiste rénovée par cette adhésion. Au-delà des Assises, les auteurs sont préoccupés par les moyens et l’urgence de constituer, avec les forces politiques et sociales qui le veulent, une force politique puissante et crédible qui puisse servir d’appui au développement du courant socialiste autogestionnaire.

Tribune Socialiste n°628 – 23 septembre 1974 (supplément)

Tribune Socialiste n°628 – 23 septembre 1974

Pour le socialisme

couverture Tribune Socialiste N°628 supplément Septembre 1974« Pour le socialisme » est un texte préparatoire aux Assises du Socialisme qui veut indiquer le sens d’un projet de société qui répondra à l’attente d’un peuple et d’un monde inquiets. Après une analyse de la situation économique et politique, ce texte voudrait s’appuyer sur la dynamique de la campagne électorale et sur cette aspiration à changer la vie, pour ouvrir une réflexion sur le programme de la gauche. Une large place est faite à l’autogestion, définie comme clé de voûte du socialisme démocratique. Pour réussir il faut une stratégie de luttes et construire un grand parti socialiste dans l’unité politique des forces populaires. C’est aussi une stratégie européenne anticapitaliste qu’il va falloir construire. En conclusion, la gauche doit faire la synthèse des enseignements de Mai 1968 à Mai 1974, la victoire est à ce prix. Ce texte est une synthèse écrite par trois membres du PSU, trois syndicalistes CFDT et trois syndicalistes CGT et trois membres du PS dont un appartenant au CERES.