Echec aux défoliants
La mobilisation des habitants de Vicq et des environs à fait échec aux défoliants. Pour favoriser des intérêts personnels dans l’exploitation d’une forêt, la préfecture avait autorisé la pulvérisation de défoliants. Une pétition des habitants avait signifié au Préfet l’indignation devant le risque sanitaire pour toute la population de l’usage de ces défoliants, déclarés dangereux par le fabricant lui-même. Les maires des trois communes concernées se sont joints aux pétitionnaires et ont manifesté à leurs côtés. Ainsi, la réaction spontanée et vigoureuse des habitants d’une campagne encore peu polluée a été payante. Les journaux locaux et nationaux ont porté l’affaire à la connaissance de tous. L’intérêt général et la santé de toute une population ainsi été préservé contre l’intérêt financier privé.
Des Larzac partout…
Des Larzac partout… des territoires qui perdent leur identité et qui souffrent d’un manque de réflexion sur l’aménagement du territoire au profit des intérêts militaires. Fontevraud est invité à mourir pour laisser place à un camp militaire, Braud St Louis et le collectif des comités anti-nucléaires de la région ont organisé un rassemblement sur le site EDF en signe de protestation contre l’implantation d’une centrale nucléaire au bord de la Gironde, Vaumeilh, dans le Sud manifeste contre le projet d’un aérodrome pour super-jets. Partout la CFDT, le PSU, le CDJA avec les paysans et les travailleurs s’unissent pour protéger l’outil de travail de chacun. L’extension des camps militaires est réelle dans toute la France. 14 grands camps couvrent actuellement 110 400 hectares. Ils sont implantés dans l’Est, l’Ouest, le Sud. A cela s’ajoute les 35 000 hectares occupés par l’armée sur le plateau d’Albion. De nombreux camps de moindre importance se partagent le reste, notamment Avon, Chateaulin, le Larzac et Fontevraud.
Militer contre le militarisme. Fascicule n° 2 Pompiers, camps, industrie, Larzac, ordonnance, ids, psu
Cote : PSU-DOC
Série : les secteurs d’intervention – Sapeurs–pompiers – Camps militaires : Canjuers, Larzac – Ordonnances de 59 – Armes une politique – Informations pour les droits du soldat
094 / 095
1975 – Juillet
29,7 x 21 cm, 20 p.
La campagne antinucléaire de l’été

L’été a été marqué par la campagne antinucléaire dans toute la France. L’attentat de Fessenheim s’il est condamné par tous les militants, il souligne, néanmoins, le danger de ces centrales qui deviennent des bombes potentielles. La surveillance des sites nucléaires va entraîner une société policière et ce d’autant plus dans une société qui impose des tensions de plus en plus grandes à l’ensemble de la population. Il n’y a pas eu de vacances pour les préfets car tous les sites où il y aura des centrales nucléaires ont été des lieux de manifestations, de fêtes ou de colloques. Des rassemblements ont eu lieu à La Palme, sur le site de Plogoff, à Bourogne, à Braud et Saint Louis. Des campings gratuits et festifs on été organisés par les comités antinucléaires locaux et les sections PSU. Les agriculteurs se sont opposés aux CRS. Partout l’information a été donnée sur les dangers de la politique énergétique décidée par le gouvernement. Les agents de la Direction des études et de la Recherche d’EDF exige qu’un effort de recherche sur d’autres énergies soit fait.
Brochure – Le programme électronucléaire
Présentation
Titre du document : Le programme électronucléaire. Proposition de position de la fédération Nord-Pas-de-Calais.
Auteur(s) : Section de Calais du PSU, commission « actions urbaines et écologiques ».
Date du document : 1975.
Thématiques abordées : nucléaire, écologie.
Typologie : Brochure.
Nombre de pages : 3 p.
Dimensions : 21 x 29,7 cm.
Sommaire :
- Le programme électronucléaire
- Le rôle du PSU
La convention du PS, la greffe autogestionnaire
La Convention nationale du PS sur l’autogestion a présenté un texte constitué de 15 thèses sur l’autogestion, adopté à l’unanimité par le bureau exécutif du Parti (CERES compris). L’aspect nouveau et peut-être porteur d’avenir, de cette Convention du PS est que pour la première fois, un véritable débat politique a eu lieu. La stratégie autogestionnaire déplait aux Conventionnels et Poperenistes et tous les militants présents n’en n’ont pas forcément saisi les implications à venir. Néanmoins le ralliement autour de l’autogestion a eu lieu comme un moyen de s’affirmer différent du PC et comme une façon de sortir de l’étiquette « social-démocrate ». La Convention a permis de poser de nouvelles questions, la plus importante est celle qui lie militantisme et doctrine. A cet égard, les jalons posés à cette Convention sont un premier rapprochement entre les « deux gauches » du parti.
Les dix ans de pouvoir de Boumediène
Après dix ans de pouvoir de Boumediène, treize années après la déclaration d’indépendance (proclamée le 5 juillet 1962), et dix ans après le renversement de Ben Bella (le 19 juin 1965), on peut s’interroger sur l’orientation politique et économique du gouvernement algérien. Il est, par ailleurs, toujours difficile, dans l’extrême-gauche française —, et tout spécialement au PSU — de porter un jugement serein sur l’Algérie… D’abord parce que l’Algérie, à travers sa longue et douloureuse lutte de libération nationale, c’est un peu « l’accoucheuse » du PSU. Et surtout parce que nombreuses sont les questions non résolues. L’article ci-dessous est une première opinion dans cet important débat. L’Algérie se caractérise avant tout par ses contradictions mais aussi par l’improvisation et un grand volontarisme dans les orientations économiques et politiques et dans les enjeux proclamés. L’année 1975, sera pour l’Algérie l’année du grand tournant socialiste ou celle de la consolidation d’un socialisme d’État qui pourrait virer au capitalisme. C’est aussi la prolongation des luttes pour l’expulsion hors de la Méditerranée des puissances étrangères.
Conférence audio « Marxisme et structuralisme »
COTE : AUDIO
Crise, rafistoler pour durer
L’aggravation de la crise économique et sociale est très nette et les mesures gouvernementales proposées ne réduiront pas le chômage. Le gouvernement Chirac propose de réduire la durée du travail par l’abaissement de l’âge de la retraite et par la diminution du temps de travail et favorise l’extension du travail partiel. Enfin il diminue les offres d’emploi en allongeant la scolarité ou la formation des jeunes à la recherche d’un premier emploi. Ces palliatifs ne visent qu’à réduire la demande d’emploi mais ne résolvent pas le problème du chômage. Le gouvernement n’agit pas au niveau des causes mais à celui de ses effets. Il voudrait lutter contre l’inflation mais ne se pose pas la question d’investir pour développer de nouvelles industries. Les mesures de Fourcade, Ministre de l’Economie et des Finances, vont accroître les difficultés de la petite entreprise et hâter la concentration des secteurs d’activité que le capitalisme français veut privilégier pour sortir de la crise. Trois ouvrages sur l’analyse de la crise par Jacques Attali, Michel Bosquet et une oeuvre conjointe de Samir Amin, A.Faire, Mahamoud Hussein et Gustave Massiah, sont présentés dans l’article de Tribune Socialiste.
Le chômage sous-produit du capitalisme
Cote : PSU-DOC
Série : le capitalisme aujourd’hui I. Le développement de l’armée de réserve industrielle et la menace permanente du chômage sont les impératifs constants du capitalisme. A. Le chômage est lié au fonctionnement même du capitalisme. B. Le « plein emploi » n’est qu’un mythe, utile aux capitalistes pour obtenir la passivité ou la coopération des travailleurs et de leurs organisations. C. L’augmentation du chômage, aujourd’hui, est liée à une crise structurelle du capitalisme. II. La politique du chômage est à la fois conséquence et condition de la restructuration en cours de l’appareil de production capitaliste. A. Le développement de poches de chômage est une réponse à la résistance des travailleurs. B. La politique du chômage accroît les divisions au sein de la classe ouvrière. C. La pression du chômage vise à imposer des transferts massifs de travailleurs. D. Le patronat et l’État s’efforcent, par une politique d’indemnisation partielle et souvent factice, de faire accepter le chômage par les travailleurs. III. La riposte des travailleurs. A. Les luttes sur l’emploi et les revendications des organisations syndicales et politiques de la classe ouvrière. B. Lutte contre le chômage et stratégie anti-capitaliste. C. Quelles propositions pour l’immédiat ?
086 / 087 / 088
1975 – Mai
29,7 x 21 cm, 28 p.
Militer contre le militarisme. Fascicule n° 1. Je tue mon ennemi intérieur
Cote : PSU-DOC
Série : les secteurs d’intervention I. L’armée des républiques bourgeoises : survol historique de 1871 à 1972 II. Dossier technique : organigramme de fonctionnement de la défense, panorama sur les Forces Armées Françaises, effectifs, dépenses militaires. III. La doctrine militaire française et ses implications politiques. IV. Fronts de lutte : contrôle ouvrier, stratégie du contrôle dans l’armée, contrôle paysan- extension des camps militaires
089 / 090 / 091
1975 – Mai-juin
29,7 x 21 cm, 36 p.