16 février 2023 par Patrice Delabre | Catégorie: 7 Fondations | Commentaires fermés sur Comment l’accès à l’eau redessine le champ politique
Cycle de séminaires organisés par sept Fondations
Comment l’accès à l’eau redessine le champ politique
Mercredi 8 février 2023 au Maltais rouge
L’été 2022 a marqué les esprits par la répétition des épisodes de canicules et fortes chaleurs. Les sols, eux, ont été marqués par une sécheresse d’une rare intensité. Le 26 septembre, le préfet des Côtes-d’Armor annonçait un risque de pénurie d’eau potable quand des photos de la Loire asséchée envahissait les médias français. La bataille pour l’eau, sa préservation et son partage, que l’on pensait être l’enjeu de pays moins riches à des latitudes moins favorables, s’est invitée en France et est, à coup sûr, l’une des lignes de front politique les plus importantes des années et décennies qui viennent.
Avec
Julie TROTTIER
Directrice de recherches au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), elle enseigne le cours Critical Political Ecology of Water à Sciences Po Paris et poursuit depuis plus de 25 ans des recherches sur l’eau.
Débat animé par
Kevin PUISIEUX (Fondation de l’Ecologie Politique)
Absent de la campagne électorale, le travail a récemment surgi dans le débat à gauche. Joue d’abord un contexte général marqué par la « grande démission » et les difficultés patronales de recrutement. Une part importante de ces tensions reflète le rejet de conditions de travail délétères, avec en particulier une perte de sens du travail et des interrogations grandissantes sur ses conséquences écologiques. Ce phénomène montait déjà avant la crise sanitaire, qui l’a accéléré.
A gauche plus spécifiquement, le débat a été nourri par le constat d’une désaffection électorale des catégories populaires. Les salarié·es peu qualifié·es, précarisé.es, travaillant dans des PME et/ou soumis à un travail répétitif, tendent à s’abstenir ou à voter RN. La colère sociale provient pour une part de la dégradation du travail sous l’effet du « lean ou new public management ». Or si la gauche sait parler salaires et emploi, elle ne dit rien ou presque sur le travail. Que propose-t-elle par exemple aux soignant·es ou travailleuses du « care » qui démissionnent en masse, accablées par le mal-travail et les conflits éthiques ? Ou aux ouvrier·es dépossédé·es de leurs savoir-faire par les algorithmes ?
Au-delà des petites phrases et des tweets, comment sortir de ce déni ? Comment s’appuyer sur l’aspiration générale des salarié·es à mieux travailler ? Comment lier la lutte pour les salaires avec la défense du travail vivant ? Comment mieux associer la défense des retraites avec la reprise en main de leur travail par les premier·es concerné·es ? Comment faire de la réduction du temps de travail un instrument de la reconquête du travail ?
Les Sept Fondations vous proposent de venir en débattre.
Avec Thomas COUTROT
Statisticien, économiste et militant associatif, chercheur associé à l’IRES, co-animateur des « Ateliers Travail et Démocratie »
Animation Louise GAXIE
Fondation Gabriel Péri
Avec Thomas COUTROT
Statisticien, économiste et militant associatif, chercheur associé à l’IRES, co-animateur des « Ateliers Travail et Démocratie »
RENCONTRE – DÉBAT- PROJECTION Le samedi 9 juillet 2022 de 10 H à 18 H Au Maltais rouge, 40 rue de Malte, 75011 PARIS
Il y a soixante ans, l’Algérie accédait à l’indépendance après 130 ans de colonisation, d’humiliation, de déni de droits, de résistance, de luttes, de révoltes, et huit années d’une trop longue guerre de Libération. Cette guerre meurtrière, inutilement prolongée par des gouvernements ineptes et dépassés, a laissé des plaies qui ne sont pas encore refermées. Cette guerre a laissé le pays dans un état de ruines matérielles et humaines. Une partie de la population d’Algérie (un million de personnes), perdant ses privilèges, craignant pour son avenir, a déserté le pays. Le FLN lui-même, s’il a permis à l’Algérie d’être indépendante et de recouvrer sa dignité, s’est confronté à une France qui continuait de s’enliser, mais aussi à ceux parmi les Algériens qui n’approuvaient ni sa stratégie ni son hégémonie. Tout comme le gouvernement français et les organisations de gauche, dont le PSU, il a dû combattre l’OAS, expression violente, criminelle et suicidaire des ultras de l’Algérie française. Les divisions, rivalités et dissidences au sein même du FLN n’ont pas été surmontées. Au contraire, les conflits de pouvoir, à l’œuvre avant même le déclenchement de l’insurrection, vont perdurer. Le prix payé dès les premières années de l’indépendance dans un pays exsangue sera élevé, loin de l’idéal démocratique annoncé et des promesses d’émancipation portées par les discours et manifestes. Des « illusions » quant au devenir émancipateur de l’Algérie s’incrusteront au sein de la gauche progressiste française. Après avoir organisé une soirée à l’occasion du soixantième anniversaire du massacre de Charonne et une session aux Accords d’Évian, cette histoire mouvementée, marquée par l’espoir et la tragédie, est l’objet d’une journée que l’Institut Tribune Socialiste lui consacre le 9 juillet 2022. Prélude à d’autres rencontres et colloques sur les questions qui, en Algérie et en France, mais pas seulement, se sont posées et se posent encore dans un contexte changé.
Vidéos de la journée
Séance de 10h
Séance de 14h30
Séance de 16h30
Programme
Introduction : Marc Mangenot
À partir de 10 H : la fin de l’Algérie française L’autodétermination, la proclamation de l’indépendance
Avec :
Sylvie Thénault, historienne sur l’OAS,
Ali Guenoun, historien sur les conflits et dissensions annonçant la crise de l’été 62,
Bernard Ravenelhistorien positions du PSU durant la phase post-accords d’Évian et sur l’indépendance elle-même.
Projections
Dominique Wallon : le débat à l’UNEF sur l’indépendance
Film de Hubert Rouaud : 1er jour de l’indépendance à Philippeville
Extraits du film de B. Stora Algérie : été 62, une indépendance aux deux visages
Débat avec la salle
À partir de 14 H : Les débuts de l’indépendance Débats, affrontements, dissidences, le pouvoir confisqué … l’illusion socialiste
Avec :
Ghazi Hidouci, ancien ministre : le pouvoir confisqué
Sadek Sellam, historien : sur les divergences et les affrontements avant et après l’indépendance
Mohammed Harbi, historien ((ou extrait de ses mémoires filmées)
Robi Morder, politologue, sur la problématique de l’autogestion
Michel Capron, économiste : : sur la question de l’État et l’autogestion, et sur les illusions qui, par ailleurs, ont pu habiter les militants de gauche, du PSU en particulier
Projections
Extraits du film de B. Stora
Extrait de l’entretien accordé par Malika Rahal à France Inter le 18 mars 2022
Débat avec la salle
À partir de 16 H 30 : table ronde sur l’indépendance : paroles d’écrivaines
Avec :
Leïla Sebbar auteure de « Lettre à mon père » (éd. Bleu Autour)
Nadia Henni-Moulaï auteure de « Un rêve, deux rives » (éd. Slatkine et Cie)
Nedjma Kacimi auteure de « Sensible » (éd. Cambourakis)
Débat avec la salle.
Vente de livres et séances de dédicaces prévues lors des pauses.
entre dans la collection des Mémoires vives du PSU !
***
Dominique LAMBERT, née le 1er février 1950, a milité au PSU dans les années 70/80 en région parisienne, en sections locales et d’entreprise, ainsi que dans les groupes femmes ; elle a participé au secteur Femmes du PSU et à l’équipe qui a travaillé avec Huguette Bouchardeau au Ministère de l’Environnement.
De ces années riches d’évènements et d’engagements, elle livre quelques-uns de ses souvenirs dans l’entretien auquel elle s’est prêtée avec l’ITS pour le compte de la collection des mémoires vives du PSU.
Le Réseau Féministe « Ruptures » et l’Institut Tribune Socialiste/Le Maltais Rouge accueillent et soutiennent l’exposition d’oeuvres d’artistes afghanes en exil
« Ce que les femmes Afghanes ont à nous dire »
Du 2 au 7 avril 2022 de 14h à 19h
Au Maltais rouge, 40 rue de Malte 75011 Paris
Rencontre-débat autour de l’exposition– mardi 5 avril à 16H
Cette exposition réunit les oeuvres de cinq artistes photographes talentueuses contraintes à l’exil depuis le coup de force des talibans : Tahmina ALIZADA, Roya HEYDARI, Fatimah HOSSAINI, Najiba NOORI, Tahmina SALLEM. En organisant cette exposition d’oeuvres photographiques d’artistes afghanes renommées, nous souhaitons que les artistes récemment exilées s’expriment sur leur situation et celle de leur pays.Depuis août 2021, suite au retrait des forces américains, les Talibans, à nouveau au pouvoir, ont balayé en quelques semaines les acquis des Afghanes et mutilé la culture. La burqua grillagée est de retour, les filles empêchées de poursuivre leurs études, les femmes de travailler et sortir librement de chez elles, la musique interdite.Le 23 mars, jour de rentrée scolaire en Afghanistan, les talibans ont fait encore une fois, la démonstration de leur haine des femmes et des filles en leur interdisant l’accès à l’éducation.Nous témoignons notre soutien indéfectible aux résistantes qui courageusement descendent dans la rue à Kaboul et dans d’autres villes du pays pour défendre leurs droits et libertés. Ensemble, il s’agit de maintenir un niveau d’alerte maximum en France et en Europe sur les filles et les femmes afghanes privées de leur place dans l’espace public et de leurs droits humains fondamentaux.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie de Vladimir Poutine viole les principes élémentaires du droit international. Elle a été très largement condamnée. Après près d’un mois de bombardements, qui n’épargnent pas la population civile, la résistance du peuple ukrainien et de son gouvernement s’organise. Des manifestations contre la guerre se déroulent en Russie, malgré une répression sévère.
Quelles propositions pour la gauche, au-delà de mesures d’urgence comme un cessez-le-feu immédiat, le retrait des troupes russes d’Ukraine et l’ouverture de négociations sous l’égide de l’ONU ?
Cette agression montre en effet qu’il est urgent d’exclure l’emploi de la force pour résoudre les conflits, d’assurer le respect dans tous les pays des libertés fondamentales et de l’État de droit, seuls de nature à instaurer une paix durable. Comment concevoir et faire adopter un pacte de sécurité collective incluant tous les États du continent européen et dissoudre les alliances militaires ?
Dans le cadre de la journée de commémoration du 60ème anniversaire des accords d’Evian
LE PSU ET LES ACCORDS D’EVIAN LE PSU ET LA LUTTE CONTRE L’OAS
UNE RELECTURE DE L’ANNÉE 1962
Le samedi 26 mars au Maltais rouge
Le 18 mars les Accords d’Évian sont signés, mettant fin à la guerre d’Algérie. Soulagement, mais pas pour tout le monde cependant. Dès le lendemain, l’OAS initie un nouveau et terrible cycle de violences dans le but d’empêcher leur application et l’indépendance de l’Algérie. Profitant de son désarroi, l’OAS va entraîner une partie importante de la population européenne dans cette entreprise suicidaire. Résultat, des attentats, des morts, des blessés, de la contre violence, des destructions, l’exode de la majorité de la population européenne, les harkis laissés pour compte. Le PSU, également dans le viseur de l’OAS, participe à la lutte contre l’OAS, intervient dans le débat, notamment lors du référendum du 8 avril 1962.
L’Institut Tribune Socialiste organise une rencontre-débat pour un retour lucide sur cette période qui n’est pas sans écho sur la situation d’aujourd’hui en France et en Algérie.
Le plateau final de la présidentielle n’est pas encore définitivement fixé. Mais, pour l’instant, le plus vraisemblable est que nous nous trouverons devant une gauche éclatée et fragilisée. Dans cette soirée, il ne s’agira pas de distribuer les bons et les mauvais points et de défendre telle ou telle écurie, mais de comprendre comment on en est arrivé là. Peut-être aurons-nous aussi le loisir de formuler quelques hypothèses sur les effets possibles de cette situation.
La réunion s’est déroulée le lundi 14 février en visio-conférence
AVEC
Roger MARTELLI – historien, ancien membre du PCF et de sa direction,
Il a récemment publié deux textes sur le site de Regards :
Dans le cadre de la journée de commémoration du 60ème anniversaire du massacre de Charonne
CHARONNE 8 FEVRIER 1962 :
HISTOIRE ET MEMOIRE POUR AUJOURD’HUI
Le mardi 8 février 2022 Au Maltais Rouge, 40 rue de Malte 75011 Paris
Venant après l’initiative du 17 octobre 2021 évoquant le rôle méconnu du PSU dans la mobilisation contre la répression de la manifestation des Algériens le 17 octobre 1961 et avant de commémorer le soixantième anniversaire de paix avec l’Algérie le 19 mars 1962, l’Institut Tribune Socialiste (ITS), vous invite à une rencontre débat en hommage aux victimes de la manifestation du 8 février 1962 au métro Charonne.
Après Glascow, que disent les mobilisations pour le climat ?
Le Jeudi 3 février 2022 en webinaire
La COP 26 devait être l’occasion pour les dirigeants mondiaux d’agir ensemble pour limiter les hausses de température et les changements climatiques. Ils devaient s’engager notamment à atteindre des objectifs plus ambitieux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.
Mais la COP26 n’a abouti à aucune véritable avancée, contrairement à ce qu’ont affirmé les gouvernements, y compris le gouvernement français. Pourquoi cette inertie organisée alors que les mobilisations pour le climat ne cessent de prendre de l’ampleur dans l’ensemble des pays du monde ?
Pourquoi les engagements des États et des institutions financières restent-ils insuffisants ? Pire même, il a été acté que ces mêmes États et institutions subventionnent massivement la poursuite de la croissance des énergies fossiles !
Les 6 fondations proposent de faire le point avec des participants à la conférence de Glasgow et de débattre des stratégies que peuvent mettre en œuvre les mouvements citoyens pour faire basculer le rapport de force et réorienter complètement l’action internationale.
Les vidéos de la soirée
Introduction par Benoit Monange, directeur de la Fondation de l’Ecologie Politique (FEP)
Nicolas HAERINGER Directeur de campagne pour l’ONG 350.org, membre d’Attac & co-auteur de l’ouvrage Attac « pour la justice climatique, stratégies en mouvement » paru aux Liens qui Libèrent en 2021
Marie Pochon Secrétaire générale de « Notre affaire à tous »
Débat animé par Benoit Monange, directeur de la Fondation de l’Ecologie Politique (FEP)
entrent dans la collection ITS « Les mémoires vives du PSU »
En 2021, l’ITS a lancé la collection des « Mémoires filmées du PSU », destinée à recueillir des archives orales sur des figures marquantes du PSU – qu’elles l’aient été par leur rôle dans, et/ou en-dehors, de ce parti, mais dont ce dernier a pu à juste titre être fier de les avoir attirées dans ses rangs à un moment ou à un autre.
Cette nouvelle collection de l’ITS répond à l’extension continue de ses missions relatives à la postérité de l’histoire et des idées du PSU, en les faisant vivre non seulement par la collecte et la préservation des archives écrites détenues au Centre Jacques Sauvageot, mais aussi par la constitution d’archives orales de figures du PSU. Elle a ainsi l’ambition de contribuer à assurer la transmission au fil des générations de la vie, des idées et des pratiques de ce qu’a été le PSU au travers des témoignages de ses acteurs, avec la conviction que l’histoire permet aussi de réfléchir aux questions du présent.
La collection a débuté en mai 2021 par un entretien avec Michelle PERROT, historienne et figure marquante dans l’histoire du féminisme français, et s’est poursuivie en juin avec Emmanuel TERRAY, anthropologue et militant politique ; elle se poursuit ici avec trois personnalités interviewées en novembre et décembre 2021 : Charles Piaget, Alain Geismar, et Yves Tavernier.
On trouvera ci-après le « chapeau » de présentation de leur notice biographique dans le dictionnaire Maitron :
Découvrez maintenant leur trajectoire au PSU
https://vimeo.com/showcase/9060342
Charles PIAGET : Né 23 juillet 1928 à Besançon (Doubs) ; ouvrier horloger, technicien, puis contremaître chez Lip (usine d’horlogerie) ; membre de l’ACO (1957-1975 environ), syndicaliste CFTC puis CFDT, adhérent UGS (1956), militant PSU (1960-environ 1980), membre fondateur d’AC (Agir ensemble contre le chômage) en 1993 à Besançon ; syndicaliste CFDT du Doubs.
https://vimeo.com/showcase/9206474
Alain GEISMAR :
Né le 17 juillet 1939 à Paris (XVIe arr.) ; professeur ; syndicaliste SNESup ; militant du Parti socialiste unifié (PSU), puis d’extrême gauche, puis socialiste.
https://vimeo.com/showcase/9174003
Yves TAVERNIER :
Né le 20 octobre 1937 à Lyon (IIe arr., Rhône) ; militant du PSA et du PSU en Essonne ; professeur de l’Institut d’études politiques, spécialiste des problèmes du monde rural.
Cycle de séminaires organisés par six Fondations Cycle 2021-2022
L’écho des luttes Mobilisations sociales et échéances électorales
Le Lundi 18 octobre 2021 à 18 h 30
Que disent les mobilisations sur le travail ?
Le travail continue à être l’objet de luttes : contre la mise en cause du droit du travail via des changements législatifs (les « réformes » successives) et la casse de la hiérarchie des normes, les délocalisations et suppressions d’emploi, les dégradations des conditions de travail et de la protection sociale… Ces luttes sont le plus souvent défensives.
Les mutations dans la nature du travail, avec l’irruption de nouvelles formes, sont moins propices à la lutte collective : travail à distance, développement des plateformes, individualisation de l’activité de travail, injonction à l’engagement personnel, contrôle et évaluation permanents, prégnance des outils informatiques, travaux saisonniers…
Le travail reste cependant ambivalent, mêlant ombres et lumières : ubérisation ou travail collaboratif, autonomie ou domination, aliénation ou émancipation, réalisation ou perte de soi…
Avec
Marie-Claire CAILLETAUD, chercheure, membre du bureau confédéral de la CGT et présidente du groupe CGT au CESE. Julien Lusson, membre de l’AITEC et des Ateliers Travail et Démocratie. Mathieu CISERANE, représentant du personnel SUD de l’entrepôt de Brétigny d’AMAZON.
Modératrice : Barbara GOMES, maîtresse de conférences en droit social et du numérique (Avignon), administratrice de la Fondation Gabriel-Péri
L’itinéraire syndical, politique et professionnel de Michel Mousel appartient à une génération engagée à gauche qui a eu vingt ans en pleine guerre d’Algérie et dont le conflit orienta, au moins en partie, le destin. Animateur de la JEC, membre du PSU à sa fondation, Président de l’UNEF, haut-fonctionnaire de l’Etat et dirigeant du PSU, Président de l’ITS de 2013 à 2017, Michel a été un homme-clé de la conception et de la mise en oeuvre du « développement durable », qui l’amena à créer l’association 4D ; c’est au siège de celle-ci, à la Chapelle des Récollets, qu’un vibrant hommage lui a été rendu par sa famille et ses amis le lundi 27 septembre 2021. Vous trouverez ci-après les vidéos de chacune des interventions qui ont évoqué les jalons de l’engagement d’une vie
le jeudi 14 octobre 2021à 18 heures 40 rue de Malte 75011
Ce film a été réalisé, pendant le cours même des évènements qu’il relate, d’Octobre 1961 à Mars 1962, par une équipe de cinéastes français.
Avec le soutien du Comité Maurice Audin et Vérité-Liberté.
Le 5 octobre 1961 Maurice Papon, avec l’accord du gouvernement de l’époque, imposa un couvre feu discriminatoire, visant exclusivement tous les français musulmans d’Algérie. Ce couvre feu raciste entraîna, à l’appel de la Fédération de France du FLN, une réaction pacifique sous la forme d’une grande manifestation dans les rues de Paris. Au soir du mardi 17 octobre près de trente mille algériens, hommes, femmes et enfants manifestèrent donc pacifiquement sur les grandes artères de la capitale pour rappeler leur droit à l’égalité et à l’indépendance de leur pays. Il s’en suivit une répression féroce, dissimulée à l’opinion publique durant de nombreuses années. Onze mille arrestations, des dizaines d’assassinats, dont de nombreux manifestants jetés à la Seine après avoir été tabassés. Des centaines d’expulsions et des plaintes restées sans suite.
Inscription préalable à l’ITS 40 rue de Malte 75011 Paris
Cette rencontre autour du livre de Jean-Claude Gillet écrit en collaboration avec Josette Boisgibault a donné lieu à des interventions de Monique Dental, Madeleine Estryn-Béhar et de plusieurs membres de la Commission Femmes du PSU. Michelle Perrot a fait la conclusion de la soirée.
Dans le cadre des « Journées Portes Ouvertes de l’ITS » du 30 septembre au 2 octobre au Maltais rouge
ont organisé une
Rencontre – Débat pour
Commémoration du soixantième anniversaire de la manifestation du 17 octobre 1961
Cette manifestation pacifique des algériens de Paris organisés par la Fédération de France du FLN a dégénéré en massacre sous les coups de la police parisienne dirigée par Maurice Papon.
Avant la projection du film « Le silence du fleuve » de Mehdi Lallaoui et Agnès Denis la soixantaine de personnes venue y assister ont participé à une rencontre débat avec Bernard Ravenel, Jean-François Merle, Gilles Manceron et Mehdi Lallaoui dont vous trouverez les vidéos ci-dessous.
Cliquer sur l’image
Nouvelle parution des Cahiers de l’ITS
Après l’indépendance algérienne, un très long travail de mémoire se fera progressivement jour pour briser l’omerta et établir la vérité sur la répression du 17 octobre 1961. Mais paradoxalement, l’historiographie contemporaine passera sous silence le rôle singulier du PSU pour riposter à ce crime d’État et le dénoncer.
C’est à réparer cet oubli que ce cahier, co-édité par l’Institut Tribune socialiste et l’Institut Édouard-Depreux, entend s’employer.
A l’occasion de la rentrée de septembre 2021 les 6 fondations qui organisent depuis plusieurs années des réunions-débat thématiques se sont réunies le 16 septembre au Maltais rouge pour une soirée conviviale à l’occasion de laquelle les participants ont présenté leurs organisations respectives pour que les spectateurs et auditeurs de leurs rencontres sachent qui parle et d’où chacun parle.
Ces présentations (voir les vidéos ci-après) et le débat qui s’ensuivit ont bien mis en évidence les différences entre les organisations mais aussi les raisons de leur coopération.
INTRODUCTION AUX VIDÉOS SUR LE CONGRÈS DE LILLE DE 1971
Dans le cadre de son travail d’archives et d’histoire sur le PSU, l’Institut Tribune Socialiste ITS a entamé depuis trois ans, avec la collaboration de l’Institut Edouard Depreux pour la période des débuts du PSU, un travail de longue haleine mêlant archives écrites, témoignages d’acteurs et regards d’historiens sur les grands moments de la vie du PSU, en se saisissant le cas échéant de dates-anniversaires significatives ; ce fut le cas depuis 2018 pour les deux colloques sur “Le PSU avant le PSU” en 2018 et 2019, le 60ème anniversaire de sa création en 2020, ou plus récemment son premier congrès à Clichy en mars 1961. (Voir la vidéo)
La vidéo qui vous est présentée ici concerne le moment important qu’a représenté le 7ème congrès du PSU, tenu à Lille fin juin 1971, il y a cinquante ans : il s’agit en quelque sorte d’un « Appel à témoins » qui pourra être utile à un travail de plus long terme, s’il provoque des réactions d’autres témoins que nous n’avons pu joindre pour la séance de travail du 26 juin ici filmée et qu’il intéresse des historiens.
La visio-conférence qui vous est présentée ici rassemble une vingtaine de participants, acteurs directs ou non du Congrès lui-même, une quinzaine d’autres camarades sollicités n’ayant pu y participer.
Il ne s’agissait pas de “rejouer le match”, mais d’essayer d’évoquer les thèmes de réflexion et les points de conflits qui peuvent encore faire sens aujourd’hui, comme éventuellement ceux qui n’ont pas survécu à l’usure du temps, ne serait-ce que parce qu’ils marquaient – éventuellement – la fin d’une époque et non les prémices de temps à venir. C’est ce que suggérait le court texte préparatoire de Gus Massiah, envoyé à tous les participants, que vous trouverez ici
N’hésitez pas à réagir en écrivant à Contact ITS….
L’Institut Tribune Socialiste /ITS a commencé à réaliser une série d’entretiens filmés destinés à constituer une collection d’archives audio-visuelles sur des personnalités ayant été membres du parti socialiste unifié à une période ou une autre de sa (courte) existence (1960/1989).
La première personnalité que nous avons sollicitée dans le cadre de cette série, dénommée « Mémoires vives du PSU », a été Michelle PERROT, dont vous trouverez ici un enregistrement d’une durée totale de 82′, découpé en 5 séquences consacrées à autant de thèmes différents :
I- Michelle PERROT : Mon engagement avant le PSU : 29’30 »
II – Michelle PERROT : mon engagement avec le PSU : 22’32 »
III – Michelle PERROT : Mon engagement du PSU au féminisme : 14’57 »
IV – Michelle PERROT : Michel Foucault : 12’44 »
V – Michelle PERROT : Violence/Non violence : 8’23 »
On ne présente plus Michèle PERROT, historienne et figure marquante de l’histoire du féminisme français, dont l’appartenance au PSU durant les années soixante est par ailleurs assez méconnue ; c’est justement sous l’angle de son militantisme politique des années cinquante et soixante, préalable à son engagement dans la cause féministe, que cet entretien a été conduit, et permet ainsi d’appréhender une « part de vie » de l’historienne du mouvement ouvrier qu’elle était déjà à cette époque.
La collection des « Mémoires vives du PSU » a ainsi l’ambition de contribuer à assurer la transmission au fil des générations de la vie, des idées et des pratiques des anciens acteurs du PSU au travers de leurs témoignages, avec la conviction que l’histoire permet aussi de réfléchir aux questions du présent.Michelle PERROT
La réunion-débat en webinaire a eu lieu le Mercredi 26 mai 2021 à 18h
A l’évidence, la crise sanitaire a encore aggravé les inégalités entre les femmes et les hommes. Précarités sociales et économiques accrues, «charge mentale» plus pesante que jamais, violences intrafamiliales de plus en plus fréquentes, tout cela fait partie de la dégradation de la situation engendrée par la pandémie et ses conséquences sur la vie quotidienne. Les femmes sont majoritaires dans les secteurs de «première ou deuxième ligne», les plus exposées au danger sanitaire. Elles le sont également dans nombre de secteurs particulièrement sinistrés par la crise (tourisme, hôtellerie, restauration, commerces etc.). La précarité, dont elles sont encore les principales victimes, a explosé dans cette période. Beaucoup plus que les hommes, elles vivent le télétravail en supportant le poids des tâches domestiques et parentales.
Redonner toute sa place au combat pour l’égalité est une priorité majeure. Tel est l’objet du débat organisé en webinaire par nos six fondations.
Modérateur : Alain OBADIA de la Fondation Gabriel Peri
Rachel SILVERA, économiste, est maître de conférences à l’université Paris-Ouest Nanterre La Défense, chercheur associée au CES (Centre d’économie de la Sorbonne) et membre du réseau de recherche « Marché du travail et genre » (Mage). Elle a codirigé « Comparer les emplois entre les femmes et les hommes. De nouvelles pistes vers l’égalité salariale » (La Documentation française, Paris, 2010).
Myriam CHATOT , sociologue, docteure de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et actuellement post-doctorante à l’Institut de Recherches Interdisciplinaire en Sciences Sociales (IRISSO) – Université Paris-Dauphine dans le cadre d’un projet de recherche européen sur les effets de la pandémie du Covid-19 sur les familles en France, en Suisse et en Suède, co-autrice de Familles en confinement, à paraître en juillet 2021 aux éditions du Croquant.
La réunion-débat en webinaire a eu lieu le mercredi 14 avril à 18h
Ces dernières années, la fréquence et la gravité des violences policières sont en augmentation. Touchant depuis longtemps les populations pauvres et racialisées des quartiers populaires, cette violence d’État est de plus en plus utilisée dans les mobilisations sociales (loi travail, gilets jaunes, marches pour le climat, loi sécurité globale, etc.) au point de mettre à mal le droit fondamental de manifester. Quelles sont les évolutions de l’arsenal répressif, des doctrines du maintien de l’ordre et de l’encadrement de l’usage de la force ces dernières décennies ? Quels sont les héritages historiques de ces politiques et pratiques répressives ? Quels liens entre l’explosion de ces violences et l’orientation générale des politiques sociales et économiques mises en œuvre ? Quels traitements et réparations des victimes de violences policières ? Comment résister à ces violences et les combattre ? Quelles transformations structurelles sont envisageables ?
Analyses croisées pour comprendre les racines du phénomène, les logiques de ces violences, les évolutions juridiques en cours et avancer des propositions politiques pour transformer en profondeur l’institution policière.
Les vidéos de la séance
Présentation Louise GAXIE
Amal BENTOUNSI
Ludivine BANTIGNY
Fabien JOBARD
Arié ALIMI
Le DÉBAT
* * * * *
Retrouvez ci-dessous l’actualité éditoriale des intervenants de cette soirée.
Arié Alimi,
avocat de victimes de violences policières, membre de la Ligue des droits de l’Homme, auteur de Le coup d’état d’urgence – Surveillance, répression et libertés (Seuil, 2021)
Ludivine Bantigny,
maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’université de Rouen, spécialiste des mouvements sociaux et des engagements politiques, co-initiatrice d’un appel à la création d’une assemblée de riposte contre les violences d’État
Ludivine Bantigny, dans son intervention, cite le film « A nos corps défendants » que vous pouvez trouver sur You Tube
Amal Bentousi,
fondatrice du collectif des familles des victimes tuées par la police, co-autrice avec Antonin Bernanos, Julien Coupat, David Dufresne et Frédéric Lordon de Police (éd. La Fabrique, 2020)
Fabien Jobard,
directeur de recherche au CNRS, membre du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), co-auteur avec Olivier Fillieule de Politiques du désordre. La police des manifestations en France (Seuil, 2020).
Visio-conférence en Webinaire du Jeudi 25 mars 2021 à 18h
Réunion animée par Gilles MORIN, historien, chercheur associé au CHS-MC de Paris-I
Avec
Sylvie GUILLAUME, professeure honoraire des universités : « La guerre d’Algérie et la nature du régime gaulliste au cœur des débats du PSU, an 1 »
Jean-Louis RIZZO, agrégé d’histoire : «Le courant mendésiste au 1er Congrès du PSU»
Bernard RAVENEL, agrégé d’histoire, auteur de « Quand la gauche se réinventait. Le PSU, histoire d’un parti visionnaire,1960-1989 » : « Le Front socialiste, un concept polysémique »
Interventions suivies d’une table-ronde
avec la participation
d’Octave PERNOT, auteur de « Derrière l’affiche : être militant du PSU » (prix 2020 de la Fondation Jean Jaurès)
et de trois congressistes de Clichy :
Georges GONTCHAROFF, fédération de Seine-banlieue
Jean-Louis PENINOU, représentant de Lyon au Comité national de coordination étudiant en 1961, membre du secrétariat national étudiant du PSU en 1962,
Yves TAVERNIER, secrétaire national étudiant en 1961/1962 et élu au CPN (1961/63) ; ancien maire de Dourdan et député de l’Essonne,
Conclusion par
Georges GONTCHAROFF, membre du Bureau National du PSU (1966-71) : « le congrès de Clichy, soixante ans après ».
Introduction par Gilles MORIN
Sylvie GUILLAUME
Jean-Louis RIZZO
Bernard RAVENEL
Conclusion par Georges GONTCHAROFF
TOUR de TABLE
Vous trouverez ci-dessous le texte de Jean-Marie Domenach que cite Georges Gontcharoff à la fin de sa conclusion Cliquez ici
Le Forum Social Mondial virtuel qui vient de se tenir fin janvier 2021 a été un beau succès. Il a démontré la vitalité du mouvement altermondialiste. Par la participation (9500 inscrits de 144 pays dont 1300 associations) et par la qualité des débats à travers 800 activités (dont près de 150 sur des initiatives et des mobilisations).
De nombreux réseaux internationaux ont mis en avant la présence nécessaire d’une dimension internationale. C’est une réponse à la situation créée par la crise de la pandémie et du climat. A cette question éminemment mondiale les réponses ont été nationales et étatiques.
Les mouvements sociaux et citoyens ont réaffirmé leur refus d’une mondialisation néolibérale et capitaliste et ont mis en avant la nécessité d’une mondialité solidaire, celle d’un autre monde possible et nécessaire. La question posée est celle d’un nouvel internationalisme et d’un altermondialisme de notre époque.
La réunion-débat en webinaire a eu lieu le Mercredi 17 février
avec
Boaventura de Sousa Santosprofesseur à l’Université de Coïmbra (Portugal), participant aux FSM de Porto-Alegre, membre du Conseil international du FSM
Carminda Mac Lorincoordinatrice du FSM de Montréal en 2016, membre du Conseil international du FSM,
et Chico WhitackerArchitecte de formation, un des organisateurs du premier Forum social mondial à Porto Alegre en 2001 et toujours membre de son Conseil international.
Webinaire co-animé
par Gus Massiah Fondation PAM – Fondation Pour un Autre Monde et Christophe AguitonMembre d’ATTAC et l’un des fondateurs des Forums Sociaux Mondiaux
Introduction par Gus Massiah et Christophe Aguiton